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Couverture de la série FullMetal Alchemist
FullMetal Alchemist

"FullMetal Alchemist" est une série qui mériterait d'être beaucoup plus connue. Après 2 lectures, j'éprouve toujours autant de plaisir à suivre les aventures des frères Elric. Le scénario est original. Oui c'est un shônen mais la façon de raconter l'histoire et l'ambiance qui s'en dégage le font totalement oublier. L'idée d'utiliser comme thème central l'alchimie est excellente : une fois la lecture commencée, on voit tout de suite la quantité de possibilités scénaristiques qu'il est possible de suivre. Les scènes d'humour sont particulièrement bien réussies : Alphonse et le commandant Armstrong sont tout simplement mythiques. Le dessin est très bon lui aussi. La façon qu'a l'auteur de passer du dessin "sérieux" des combats où des scènes tristes aux dessins humoristiques est incroyable. Alphonse, Edward, Armstrong et les autres sont croqués à la va-vite, ce qui renforce le côté caustique des passages. Ce manga vaut la peine d'être lu et acheté. Pour moi un incontournable dans ma collection de manga !

15/04/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Complexe du chimpanzé
Le Complexe du chimpanzé

Bien prometteuse cette série. Le "pitch" de départ est bien excitant, mais aussi potentiellement casse-gueule. En effet, comment remettre en question des évènements qui sont tenus pour acquis ? Qui plus est, des évènements que tout le monde a vus ? Et si on nous mentait, si on nous racontait des bobards depuis le début ? Une telle histoire ne tiendrait pas si elle se passait en 2007. En effet la plupart des acteurs sont encore, sinon vivants, du moins très présents dans les mémoires collectives. Par contre, dans 28 ans... Marazano tire bien son épingle du jeu, en insérant une dimension intimiste dans ce qui s'annonce comme un thriller science-fictionnesque de premier plan. En effet le personnage principal, Hélène Friedman, est une physicienne qui travaille pour la NASA, mais qui a aussi une vie de famille... Enfin, qui essaie d'en avoir une. Elle a en effet du mal à s'occuper de sa petite fille, très futée. Et lorsqu'elle s'embarque pour sa mission d'investigation, elle sait que sa mission durera plusieurs années, peut-être même plus que prévu... La couverture du tome 1 est terrible, puisqu'elle contient en creux ce double aspect de l'intrigue : techno-thriller et récit graphique dramatique. Niveau graphique, il semblerait que ce soit le premier album de Ponzio. J'avoue que j'ai un peu de mal avec le côté "figé" de son trait. Mais cette gêne disparaît au fil de la lecture, tant celle-ci est prenante. Une série à suivre de près, donc.

15/04/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Le Maître de Benson Gate
Le Maître de Benson Gate

Vraiment pas mal comme entrée en matière !... Une sorte de "Dallas" au début du siècle dernier. Un scénario vraiment bien ficelé avec son lot de veuleries, de coups bas, de gangs qui se déchirent, de contrebandes diverses, de rackets, de malfrats vraiment "pas possibles"... Le postulat et ses développements n'ont rien à envier aux scénarios -parfois "tordus"- de Largo Winch. Et pourtant, c'est si simple au départ : deux frères, deux héritiers. Mais un seul deviendra le maître de Benson Gate. C'est du costaud. Et fort prometteur. Le dessin ?... Un trait vif, "viril", qui fait bien ressortir les caractères typés des intervenants. Des ambiances qui me font penser à ce magnifique feuilleton télévisé qu'était "Les Incorruptibles". Belle palette de couleurs qui fait bien ressortir habillement, mobilier, voitures et décors de cette époque. Une chouette entrée en matière.

15/04/2007 (modifier)
Par Scram
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Cromwell Stone
Cromwell Stone

Ayant moi-même beaucoup aimé les ouvrages de Lovecraft, je me suis lancé dans cette série avec un a priori très positif et je n'ai pas été déçu. On retrouve toute la noirceur et la complexité des nouvelles de l'auteur américain : les créatures très anciennes et malveillantes tapies dans les recoins les plus sombres de notre planète. Il ne s'agit pas d'une adaptation mais la filiation est évidente. Ici le héros est confronté, sans qu'il l'ait cherché, à un de ces grands anciens. Il est mêlé à la quête d'une clé qui permettrait de réveiller cette créature. Toute la BD est oppressante : le noir et blanc est superbe, le graphisme avec des personnages torturés (c'est dû au style d'Andreas mais cela va à merveille avec son univers) et surtout le scénario. Le héros est dépassé par les évènements mais la curiosité et l'envie de comprendre ce qu'il lui arrive le poussent à poursuivre son enquête. On sent que des choses obscures gravitent autour de lui mais ni lui ni nous n'arrivons à définir ce que c'est : phénomènes normaux ayant une explication rationnelle ou créatures irréelles cherchant à nous faire du mal. On aurait envie de lui crier de partir en courant se réfugier là où la lumière est vive et rassurante. J'adore cette ambiance, je retrouve vraiment ce qui fait la force des récits de Lovecraft (une fois encore ce n'est pas une adaptation d'une de ses nouvelles). Le lecteur est lui aussi dépassé par l'ampleur de ce qu'il commence à découvrir. L'histoire est très complexe, deux lectures semblent nécessaires pour bien saisir toute la subtilité du scénario. C'est très riche, les indices ne semblent pas avoir de lien entre eux et jusqu'à la fin on n'a pas l'impression que l'auteur parviendra à boucler son récit. C'est là la force d'Andreas, tout se met en place et on entrevoit alors la richesse et l'inventivité de cet auteur. Je dis que l'on entrevoit car on continue de découvrir des éléments de l'histoire à la quatrième ou cinquième lecture. Certains auront peut-être lâché avant, lassés par les méandres de l'histoire, avec la désagréable impression de n'aller nulle part. A ceux-là je ne peux que conseiller de s'accrocher. Il est vrai que certaines cases sont déstabilisantes, on a du mal à bien voir ce que font les personnages (surtout quand il y a du mouvement et de l'action). Sachant que l'histoire est complexe, cela n'aide pas à suivre. Mais quand on fait l'effort de rentrer dans la BD, de la relire, on en ressort en ayant fait le plein d'émotions. Ce sentiment d'oppression, de peurs et de craintes du héros sont très bien retranscrites. Pourquoi pas un 5/5 ? Je pense que mon avis n'est pas des plus objectifs sur cette série. J'adore Lovecraft et je pense que l'on peut passer complètement à côté de la BD (voire même se demander ce que c'est que cette série). Ensuite, certaines planches sont très difficiles à suivre (même si en les détaillant bien on comprend ce qu'il se passe mais en lisant sans s'arrêter on passe à côté de certains éléments). Enfin je trouve que le troisième tome ne s'imposait pas. Les deux premiers suffisaient, le premier étant pour moi le meilleur car on ne sait pas encore à quoi est confronté Cromwell Stone et du coup le côté inquiétant de la série y est le plus fort. Ce troisième tome est bon mais à la fin de la lecture j'ai tout de même été déçu. Mais quoi qu'il arrive, le premier tome justifie à lui seul l'achat de cette série, le deuxième l'éclairant et le rendant encore plus intéressant (on prend pleinement conscience de la force du récit). Du très très bon, je conseille vivement cette série. Andreas est vraiment un auteur plein de talents.

15/04/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Lester Cockney
Lester Cockney

Une série d'aventure avec un grand A, donc une série d'Aventure comme on aimerait en voir plus souvent. Râleur et tête de mule, l'irlandais Lester Cockney se voit intégré malgré lui dans l'armée anglaise avec pour affectation les Indes. Le pays est bien rapidement trop petit pour notre héros qui à la suite de péripéties aussi nombreuses que hautes en couleurs se voit contraint de fuir en compagnie d'une comtesse et d'une jeune fille vers la Hongrie. Mais le voyage ne cessera jamais pour Cockney... Superbes personnages, excellentes intrigues, originalité tant des sentiments que des situations... Que demander de plus ? Un dessin époustouflant ? Il l'est, tout en puissance et virtuosité. Attention de ne pas être renversé par un cheval ou surpris par le vent qui court sur les paysages superbes de Franz, car tout cela à la faculté de déborder des planches des albums de cet auteur décidément parti trop tôt. Un classique (mais vraiment original par son style) à découvrir sans hésitation ni restriction.

15/04/2007 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Nic Oumouk
Nic Oumouk

J’ai bien aimé les aventures de Nic Omouk, jeune apprenti délinquant dans sa cité. Le dessin est fidèle au style de Larcenet, mais c’est du bon Larcenet. Il a une bonne tête ce p’tit Nic ! En tout cas j’ai bien aimé son personnage qui s’en prend régulièrement plein la tronche par les autres lascars du quartier. C’est très inspiré des clichés qu’on a sur les banlieues et je pense que c’est parfois un petit peu trop caricatural. Mais dans l’ensemble c’est assez marrant. Ca ne vaut pas les fous rire de la cultissime Légende de Robin des Bois mais on passe tout de même un bon moment. 20/07/2007 Le second tome est encore meilleur. Bien que le début de l’histoire s’inspire clairement des émeutes de banlieues, j’ai trouvé que cet album abusait moins des clichés sur cet univers. Notamment parce qu’on va retrouver Nic dans un cadre inattendu : la campagne. Il y a pas mal de répliques excellentes. Je me suis beaucoup marré et du coup je hausse ma note à 4/5.

15/04/2007 (modifier)
Par x
Note: 4/5
Couverture de la série Les Dérivantes
Les Dérivantes

Pour une première B.D ce n'est pas mal. L' ensemble est épuré et les couleurs pas trop criardes comme dans d'autres. La dérive des îles est une bonne idée. Cependant certaines perspectives sont à corriger et les changements de séquence peuvent surprendre. Une surprise : l'héroïne est gauchère, ce qui n'est pas fréquent dans la B.D. Après un départ poétique, l'action s'accélère et on est tout étonné de se retrouver déjà à la dernière page à attendre impatiemment le prochain tome. Faisons confiance à l'imagination de l'auteur pour nous emmener dériver avec ses îles.

15/04/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Docteur Monge
Docteur Monge

Le docteur Monge est un médecin de campagne, mais les blessures qu'il doit soigner cachent bien souvent de sombres histoires dont le brave praticien sera le personnage privilégié pour les clarifier. Située dans la France du dix-neuvième siècle, cette série propose un personnage qui évolue donc seul pour découvrir des vérités bien cachées. Classiques sans doute, très classiques même mais bien charpentées, ces histoires sont passionnantes à suivre. Daniel Bardet excelle dans les intrigues policières et signe là une de ses plus belles réussites. Beaucoup plus accessible que Les chemins de Malefosse au niveau des dialogues mais tout aussi documentée, la série bénéficie du graphisme de Chabbert qui, s'il semble inspiré de celui de François Dermaut au départ, trouve rapidement un style agréable, malgré quelques mises en pages assez artificielles, aux angles de vue pas toujours maîtrisés. D'un classissisme impeccable réalisé par des auteurs de qualité, cette série injustement méconnue est une valeur sûre pour les amateurs de policier ou de bandes dessinées historiques, qu'il faut découvrir de toute urgence pour lui offrir le succès qu'elle mérite. Il faut noter que Michel Janvier reprend le dessin au tome 6, or le dessinateur qui n'avait oeuvré que sur des séries humoristiques, notamment Rantanplan où il se substituait à Morris, réalise un album avec un étonnant mimétisme, comparé au style de son prédécesseur. On sent néanmoins dans le travail de ce caméléon un grand sens de la mise en scéne qui s'accorde à merveille avec son scénariste. Les lecteurs de Rantanplan peuvent se ruer directement sur le tome 6, ils en auront pour leur argent (avec Jean Yanne en guest star).

14/04/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Irish Melody (Lester Cockney Jeunesse)
Irish Melody (Lester Cockney Jeunesse)

Indispensables. In-dis-pen-sables. C'est le mot qui me vient à l'esprit en évoquant ces deux titres contant l'enfance de Lester Cockney. Je n'arrive même pas à saisir ce qui m'empêche de mettre le maximum de la note. L'enfance est un sujet qui peut rebuter, mais celle de Cockney dans une Irlande du dix-neuvième siècle est peuplée par une galerie de personnages colorés qui enrichissent nettement le portrait du petit berger découvrant un monde bien difficile à vivre. Il faut saluer la prouesse de Franz d'éviter toute naïveté ou sensiblerie excessive, les drames qui couvent dans une campagne sauvage auraient pu justifier bien des débordements, or la retenue et la justesse du ton, conjuguées à un humour toujours bienvenu, offrent de véritables tranches de vie que le dessin précis et racé sublime admirablement. La finesse de l'observation psychologique n'aurait en effet pas pu posséder autant d'épaisseur sans une très grande proximité avec le dessin. Il fallait là pour transcender le sujet de l'enfance un auteur complet, dont la sensibilité se ressentirait dans chaque trait. Bien autant que les dialogues bien sentis, les silences sont particulièrement éloquents, tant l'auteur sait faire passer les émotions dans les regards de ses personnages qui s'agitent dans des paysages grandioses rendus avec un amour évident, dans une mise en page remarquable. Passion évidente aussi pour les chevaux qui peuplent le début de l'errance du jeune Lester Cockney dont l'initiation au contact de ces animaux est traduite admirablement. Mais l'apprentissage de la vie a aussi ses aspects cruels, surtout pour un petit garçon né d'un père étranger et orphelin de mère, qui se voit rejeté par les garçons de son âge, et découvre aussi l'occupation de son pays par les soldats anglais. Jamais le récit ne connaît de temps morts, et même s'il paraît parfois se perdre dans des pistes incertaines, touts les destins évoqués finissent par se croiser. Une belle oeuvre, à la fois complexe et limpide, d'une pureté rare qui mérite d'être découverte. C'est l'une des plus belles réussites de Franz.

14/04/2007 (modifier)
Par Sejy
Note: 4/5
Couverture de la série Le Cabinet Chinois
Le Cabinet Chinois

Jeune étudiant intelligent aux idées nouvelles, opposé aux croyances moyenâgeuses d’un XVI ème siècle qui se heurte à la Renaissance et ou règnent obscurantisme et absolutisme religieux, Corneel est alchimiste. Engagé par un riche mécène pour effectuer des recherches sur l’immortalité, il abandonne sa fiancée, Magriete. Peu après, cette dernière est enlevée par ce même « mécène », homme défiguré, qui voit en elle le sosie d’un ancien amour perdu. Sans le savoir, elle est retenue prisonnière dans la même maison que Corneel… L’alchimie. C’est tout le symbolisme de cette science et art ésotérique qui transparaît dans cette oeuvre. Ou plus précisément l’allégorie de l’une de ses principales étapes, la dissolution de la matière : « purifier et laisser apparaître ce qui est invisible ». Cette phase de l’esprit, chacun des protagonistes l’accomplit à sa manière. Alors que son aimé, cloîtré à la cave, se révèle en se détruisant dans l’application de ses connaissances occultes, Magriete, séquestrée dans le cabinet chinois, opère, elle aussi, sa propre expérience alchimique. Petit à petit, se débattant avec ses chimères, elle va parcourir le long chemin qui consiste à briser tous ses préjugés, se découvrir et deviner l’homme derrière son « monstrueux » geôlier. Quant au maître des lieux, qui s’exaspère de l’imperfection de la copie, il va progressivement désaimer l’icône de son souvenir pour mieux en goûter la version réelle et bien vivante. Tous déchireront le voile de leurs illusions, libérant ainsi la vérité de l’âme et du cœur. Au travers de ce conte, Nancy Peña nous invite dans son univers onirique et simplement beau. Elle nous enchante de son trait élégant, fin et délicat, si divinement féminin. J’ai particulièrement aimé la profondeur du traitement des personnages ainsi que les différents clins d’œil artistiques, entre autre, le parallèle entre le Corneel de Magriete et le Zénon de Marguerite (Yourcenar).

14/04/2007 (modifier)