J'aime bien cet auteur espagnol. Révélation de la BD espagnole en 1988 avec son premier album, Chienne de vie (Humanoïdes Associés), il récoltera au fil des années toutes sortes de récompenses. Il nous livre ici des petites histoires qui ont toutes un sens très profond. C'est exagéré et caricatural à souhait pour démontrer l'absurdité de certaines situations que la société nous impose.
Dans ce contexte, la stupidité de l'homme est mise à nue. Il y a en effet sept histoires où des personnages sont confrontés aux aléas de la bêtise, voir de la cruauté humaine. Ces embûches sont peut-être drôles pour le lecteur mais terrifiantes pour les différents protagonistes avec une mention spéciale pour le premier récit où une simple ballade dans un parc peut terminer en carnage général...
De même, porter secours à un accidenté peut se retourner contre vous si vous avez à faire face à des policiers déchaînés et stupides. Les administrations chez Prado ont un air de Kafka. Les gens sont méchants, égoïstes et hypocrites. Chacune de ces chroniques est une petite fable méchamment drôle. De la pure poésie noire bien maîtrisée par son auteur !
Enfin un bon polar BD avec du bon suspense dedans !!!
L'histoire est très bien racontée, et l'intrigue prend forme petit à petit. Une présentation rapide mais efficace des différents personnages et l'histoire est lancée.
Une histoire où se mélangent meurtre, magouille et politique (pléonasme??). Beaucoup de suspense et la place pour de nombreux rebondissements dans le tome 2.
Concernant le dessin j'ai été gêné par les personnages dessinés de loin, ils ont une fâcheuse tendance à perdre leur visage !!!!
Une très bonne histoire en place donc, et je suis pressé de voir la suite qui malheureusement est prévue en septembre 2008... patience donc !!
Cette BD est vraiment dans la droite lignée des autres oeuvres du grand maître Taniguchi. Ici, nous découvrons un livre publié au Japon en 2000 et seulement traduit en français en 2007.
C'est vrai: on part encore d'une histoire de montagne sans la puissance de la ligne graphique du "Sommet des Dieux". Mais on explore une jungle urbaine des quartiers mal famés de Tokyo à travers un genre jusqu'ici peu exploité par l'auteur: le thriller-policier. Ceci est intéressant à plus d'un titre. On découvre la face "sombre" de Taniguchi. Puis, c'est comme une sorte de pont entre le monde naturaliste à travers un héros dur au grand coeur qui vient de la montagne et le polar très urbain.
Dessin toujours aussi soigné et dynamique. Les thèmes abordés semblent plus sérieux que d'habitude (certaine forme de prostitution, la détresse des adolescentes...). L'histoire est également plus inquiétante même si le rythme peut paraître lent. Voilà un auteur qui aime bien prendre son temps avant de tout nous dévoiler.
Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 3/5 - Note Globale: 3.5/5
Super une BD sur la Police ! Moi j'ai lu les 2 Albums avec beaucoup de plaisir en plus dans le deuxième Opus il y a un gag sur les gendarmes ! Poilant ! Grâce à Deberg je ne regarde plus les policiers de la même façon. A quand le troisième volet ?
L'idée d'illustrer de vieilles légendes est plutôt risquée, vu le caractère souvent un peu désuet des récits. Mais je dois dire que, même si les épisodes sont inégaux en qualité, le dessin et l'ambiance (très) guerrière me poussent à persévérer dans l'acquisition de la série. Pour être allé au Pays de Galles, je crois pouvoir dire que la nostalgie des temps anciens est très présente dans ce pays, et je ne doute pas que les auteurs se soient très bien documentés sur place. Des noms comme ça, ça ne s'invente pas !
La fin de la saga est dirigée de façon magistrale, à mon goût, cloturant quand il faut un récit épique qui n'aurait peut être pas supporté de multiples rallonges à but commercial. C'est une marque de respect appréciable de la part des auteurs pour les lecteurs, d'autant que les fan du genre et de cette série pourront retrouver une ambiance similaire dans Sept voleurs, des mêmes auteurs.
Pour moi c'est le plus respectueux et aussi le plus réussi de ces aventures de Spirou et Fantasio vues par des auteurs différents. Autant les géants pétrifiés m'avaient séduit par le scénario mais avec un graphisme qui à l'époque m'avait décontenancé, autant les Marais du temps étaient graphiquement plus dans la lignée Franquin ou Fournier mais là c'était le scénario qui m'avait laissé sur ma faim.
Ici pour ce troisième opus tout est réuni : On retrouve graphiquement nos héros, le Comte de Champignac est même bluffant, tout droit tiré des précédents albums et puis le scénario est à la hauteur. Avec des clins d'oeils à d'autres albums (un invité mystérieux au château qui ici s'avère être une invitée, dupilon, jérôme, la zorglumobile, la turbotraction) qui font que l'on se sent déjà "chez soi".
Et puis quand même des nouveautés scénaristiques avec notamment Sécotine (une grande Violine !) qui va prendre une part beaucoup plus importante dans la vie de nos 2 héros (je ne dévoile pas tout quand même). Bon c'est vrai l'intrigue principale se termine un peu à la tintin (cf. trésor de Rackham et secret de la licorne)
Mais les dernières cases de l'album lient à la fois humour et tendresse comme le réussissait parfaitement Franquin.
Alors oui tout cela est un peu nostalgique mais n'est ce pas ce dont on avait finalement envie ? Cet album très bien fait est un bel hommage aux aventures du plus célèbre groom. Et s'il fallait choisir des auteurs pour continuer la série principale et bien sans hésiter à la lecture Du tombeau des champignac je choisirais Tarrin et Yann.
Toute bonne série.
Une des meilleures de ma collection.
Un petit point négatif cependant : les dessins. Ils sont bons mais Loisel a fait énormément de chemin depuis. Ce n'est donc graphiquement pas du tout sa meilleure oeuvre.
Mais quelle histoire géniale, les personnages sont attachants, leur caractère bien défini, ce qui fait de cette bd un incontournable pour tout bédéphile qui se respecte !
J'aurais voulu mettre la note maximale mais le dessin fait que je n'ai pas pu (je l'aurais bien sûr fait si Loisel avait eu à l'époque son niveau actuel).
Inio Asano ne m'avait pas totalement convaincu avec ses précédentes oeuvres Un monde formidable et Le Quartier de la lumière. Ces deux mangas étaient très beaux graphiquement parlant, assez forts et originaux dans leur contenu, mais trop pessimistes et noirs à mon goût.
Avec Solanin, l'auteur reste dans le domaine du pur roman graphique, de la chronique sociologique tout autant qu'intime. Il conserve une petite part de pessimisme et de réalisme tranchant, mais le récit est nettement plus ouvert, avec de vraies notes d'espoir, et pas l'aspect glauque que je reprochais à ses précédents albums. Du coup, j'ai nettement plus apprécié cette lecture.
Le graphisme est franchement très beau. Les décors, souvent travaillés à partir de photos urbaines, sont hyper détaillés et esthétiques. Les personnages tranchent en comparaison par leur relative simplicité mais sont également réussis, dynamiques et expressifs. L'auteur fait en outre l'utilisation de techniques informatiques très maîtrisées qui donnent au tout un aspect parfaitement rendu et une ambiance visuelle digne de grands films d'animation.
Du beau boulot !
Le récit est bien raconté, avec des dialogues plaisants, des personnages attachants et une narration fluide. Il aborde avec justesse des sujets de réflexions intelligents. Ces derniers sont présentés avec la simplicité de faits racontés tels quels, sans jugement, permettant au lecteur de se faire sa propre opinion, voire de tout simplement se laisser porter par l'histoire sans avoir besoin d'y réfléchir plus profondément.
Le scénario peine cependant un peu à décoller durant les deux tiers du premier tome. On suit la vie professionnelle et intime d'un petit groupe d'amis, mais on en vient assez facilement à se demander où l'auteur veut en venir.
Les choses commencent à prendre de l'ampleur vers le dernier tiers du premier tome et gagnent d'autant plus en force qu'on a pris le temps auparavant de découvrir les personnages et leurs états d'esprits complexes mais réalistes tout autant que sympathiques. Et au fil des pages, l'émotion monte. On en vient à vraiment s'attacher aux personnages, on craint de voir se détruire l'équilibre de leurs vies amoureuses et de leurs ambitions personnelles et professionnelles. En cela, les toutes dernières pages du premier tome m'ont vraiment touché car j'en suis à espérer sincèrement que ce qui y est raconté ne soit pas aussi grave qu'elles le laissent craindre.
Un roman graphique en manga raconté avec beaucoup de justesse et de maturité, avec des personnages attachants, et qui bénéficie d'un graphisme de toute beauté. Et même s'il n'est pas passionnant dès le départ, il prend de la force et de l'intérêt au fil des chapitres.
La couverture du premier tome n’attirait pas vraiment l’œil, et avait fait que j’étais passé à côté. A la sortie du 2ème album, je suis vraiment tombé sous le charme des dessins et je me suis donc procuré cette série où j’ai découvert un excellent scénario.
Nous sommes transportés dans un monde imaginaire un peu dans un esprit fantasy, où religion et pouvoir sont directement liés. Dans l’empire de Jesameth, la croyance est forte et ne doit souffrir d’aucune contestation. Les armées sont envoyées à la découverte des terres éloignées pour convertir les infidèles. Mais, tout ceci va basculer le jour où Alim et sa fille Bul vont découvrir dans les entrailles d’un monstre marin les habits que portaient Jesameth lorsqu’il est parti à la rencontre des dieux.
Ainsi, dans un univers riche entièrement basé sur la religion, Lupano nous conte les mésaventures de cette petite famille qui doit fuir pour ne pas être exécutée pour blasphème. Malgré l’importance du thème abordé, une certaine naïveté et légèreté s’échappaient du premier tome mais celles-ci disparaissent au fur et à mesure que l’on avance dans l’aventure. Il s’agit au final d’une critique en bien et en mal de la religion et de son utilisation politique avec quelques références non feintes à des dogmes existants (voir le 2ème tome avec un temple n’étant pas sans rappeler les temples bouddhistes). La narration quant à elle nous plonge complètement dans l’aventure avec des personnages charismatiques dont l’évolution au fil du temps est vraiment bien réalisée.
Cet excellent scénario est parfaitement servi par un graphisme d’une grande qualité qui nous montre tout le talent de Virginie Augustin. Le style utilisé se situe entre réalisme et cartoon ce qui permet de donner un peu de légèreté à l’histoire. Le dessin de Bul par exemple fait vraiment très dessin animé dans le 1er tome et représente bien sa jeunesse et donc sa grande naïveté. Pour les personnages adultes, ils alternent entre des traits arrondis ou durs selon le caractère de chacun. L’auteur réalise également de superbes décors évoluant au fil des aventures et des régions traversées : montagnes enneigées, villes orientales, temples incas, verts pâturages, déserts... Le tout est accompagné d’une mise en couleur d’une qualité que j’ai rarement vue. Assurée par Penloup sur les 2 premiers tomes puis par Virginie Augustin sur le 3ème, le résultat est très bon, très coloré et les tons utilisés correspondent parfaitement à chaque ambiance.
Cette série est donc une très grande réussite graphique mais aussi scénaristique avec le destin de nos héros qui ne nous laisse pas indifférent. Pour moi, c’est un incontournable et si le 4ème et dernier album est du même niveau, la note augmentera certainement.
J’ai beaucoup aimé cette série dès le premier tome. Je trouve que les images sont bien faites et que l’histoire est drôle car ils ont tous leur propre personnalité. Mon personnage préféré est Kyo parce qu’il est maladroit dans la manière dont il parle avec les filles et qu’il fait le gros dur mais en fais il ne l’est pas réellement.
Je n’ai jamais vu l’anim mais a la télé ça finit au tome 8 alors que la série continue : c’est complètement différent, je crois.
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Chienne de vie
J'aime bien cet auteur espagnol. Révélation de la BD espagnole en 1988 avec son premier album, Chienne de vie (Humanoïdes Associés), il récoltera au fil des années toutes sortes de récompenses. Il nous livre ici des petites histoires qui ont toutes un sens très profond. C'est exagéré et caricatural à souhait pour démontrer l'absurdité de certaines situations que la société nous impose. Dans ce contexte, la stupidité de l'homme est mise à nue. Il y a en effet sept histoires où des personnages sont confrontés aux aléas de la bêtise, voir de la cruauté humaine. Ces embûches sont peut-être drôles pour le lecteur mais terrifiantes pour les différents protagonistes avec une mention spéciale pour le premier récit où une simple ballade dans un parc peut terminer en carnage général... De même, porter secours à un accidenté peut se retourner contre vous si vous avez à faire face à des policiers déchaînés et stupides. Les administrations chez Prado ont un air de Kafka. Les gens sont méchants, égoïstes et hypocrites. Chacune de ces chroniques est une petite fable méchamment drôle. De la pure poésie noire bien maîtrisée par son auteur !
Le Protocole du tueur
Enfin un bon polar BD avec du bon suspense dedans !!! L'histoire est très bien racontée, et l'intrigue prend forme petit à petit. Une présentation rapide mais efficace des différents personnages et l'histoire est lancée. Une histoire où se mélangent meurtre, magouille et politique (pléonasme??). Beaucoup de suspense et la place pour de nombreux rebondissements dans le tome 2. Concernant le dessin j'ai été gêné par les personnages dessinés de loin, ils ont une fâcheuse tendance à perdre leur visage !!!! Une très bonne histoire en place donc, et je suis pressé de voir la suite qui malheureusement est prévue en septembre 2008... patience donc !!
Le Sauveteur
Cette BD est vraiment dans la droite lignée des autres oeuvres du grand maître Taniguchi. Ici, nous découvrons un livre publié au Japon en 2000 et seulement traduit en français en 2007. C'est vrai: on part encore d'une histoire de montagne sans la puissance de la ligne graphique du "Sommet des Dieux". Mais on explore une jungle urbaine des quartiers mal famés de Tokyo à travers un genre jusqu'ici peu exploité par l'auteur: le thriller-policier. Ceci est intéressant à plus d'un titre. On découvre la face "sombre" de Taniguchi. Puis, c'est comme une sorte de pont entre le monde naturaliste à travers un héros dur au grand coeur qui vient de la montagne et le polar très urbain. Dessin toujours aussi soigné et dynamique. Les thèmes abordés semblent plus sérieux que d'habitude (certaine forme de prostitution, la détresse des adolescentes...). L'histoire est également plus inquiétante même si le rythme peut paraître lent. Voilà un auteur qui aime bien prendre son temps avant de tout nous dévoiler. Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 3/5 - Note Globale: 3.5/5
Les Policiers
Super une BD sur la Police ! Moi j'ai lu les 2 Albums avec beaucoup de plaisir en plus dans le deuxième Opus il y a un gag sur les gendarmes ! Poilant ! Grâce à Deberg je ne regarde plus les policiers de la même façon. A quand le troisième volet ?
Arthur
L'idée d'illustrer de vieilles légendes est plutôt risquée, vu le caractère souvent un peu désuet des récits. Mais je dois dire que, même si les épisodes sont inégaux en qualité, le dessin et l'ambiance (très) guerrière me poussent à persévérer dans l'acquisition de la série. Pour être allé au Pays de Galles, je crois pouvoir dire que la nostalgie des temps anciens est très présente dans ce pays, et je ne doute pas que les auteurs se soient très bien documentés sur place. Des noms comme ça, ça ne s'invente pas ! La fin de la saga est dirigée de façon magistrale, à mon goût, cloturant quand il faut un récit épique qui n'aurait peut être pas supporté de multiples rallonges à but commercial. C'est une marque de respect appréciable de la part des auteurs pour les lecteurs, d'autant que les fan du genre et de cette série pourront retrouver une ambiance similaire dans Sept voleurs, des mêmes auteurs.
Le Spirou de Tarrin et Yann - Le Tombeau des Champignac
Pour moi c'est le plus respectueux et aussi le plus réussi de ces aventures de Spirou et Fantasio vues par des auteurs différents. Autant les géants pétrifiés m'avaient séduit par le scénario mais avec un graphisme qui à l'époque m'avait décontenancé, autant les Marais du temps étaient graphiquement plus dans la lignée Franquin ou Fournier mais là c'était le scénario qui m'avait laissé sur ma faim. Ici pour ce troisième opus tout est réuni : On retrouve graphiquement nos héros, le Comte de Champignac est même bluffant, tout droit tiré des précédents albums et puis le scénario est à la hauteur. Avec des clins d'oeils à d'autres albums (un invité mystérieux au château qui ici s'avère être une invitée, dupilon, jérôme, la zorglumobile, la turbotraction) qui font que l'on se sent déjà "chez soi". Et puis quand même des nouveautés scénaristiques avec notamment Sécotine (une grande Violine !) qui va prendre une part beaucoup plus importante dans la vie de nos 2 héros (je ne dévoile pas tout quand même). Bon c'est vrai l'intrigue principale se termine un peu à la tintin (cf. trésor de Rackham et secret de la licorne) Mais les dernières cases de l'album lient à la fois humour et tendresse comme le réussissait parfaitement Franquin. Alors oui tout cela est un peu nostalgique mais n'est ce pas ce dont on avait finalement envie ? Cet album très bien fait est un bel hommage aux aventures du plus célèbre groom. Et s'il fallait choisir des auteurs pour continuer la série principale et bien sans hésiter à la lecture Du tombeau des champignac je choisirais Tarrin et Yann.
La Quête de l'Oiseau du Temps
Toute bonne série. Une des meilleures de ma collection. Un petit point négatif cependant : les dessins. Ils sont bons mais Loisel a fait énormément de chemin depuis. Ce n'est donc graphiquement pas du tout sa meilleure oeuvre. Mais quelle histoire géniale, les personnages sont attachants, leur caractère bien défini, ce qui fait de cette bd un incontournable pour tout bédéphile qui se respecte ! J'aurais voulu mettre la note maximale mais le dessin fait que je n'ai pas pu (je l'aurais bien sûr fait si Loisel avait eu à l'époque son niveau actuel).
Solanin
Inio Asano ne m'avait pas totalement convaincu avec ses précédentes oeuvres Un monde formidable et Le Quartier de la lumière. Ces deux mangas étaient très beaux graphiquement parlant, assez forts et originaux dans leur contenu, mais trop pessimistes et noirs à mon goût. Avec Solanin, l'auteur reste dans le domaine du pur roman graphique, de la chronique sociologique tout autant qu'intime. Il conserve une petite part de pessimisme et de réalisme tranchant, mais le récit est nettement plus ouvert, avec de vraies notes d'espoir, et pas l'aspect glauque que je reprochais à ses précédents albums. Du coup, j'ai nettement plus apprécié cette lecture. Le graphisme est franchement très beau. Les décors, souvent travaillés à partir de photos urbaines, sont hyper détaillés et esthétiques. Les personnages tranchent en comparaison par leur relative simplicité mais sont également réussis, dynamiques et expressifs. L'auteur fait en outre l'utilisation de techniques informatiques très maîtrisées qui donnent au tout un aspect parfaitement rendu et une ambiance visuelle digne de grands films d'animation. Du beau boulot ! Le récit est bien raconté, avec des dialogues plaisants, des personnages attachants et une narration fluide. Il aborde avec justesse des sujets de réflexions intelligents. Ces derniers sont présentés avec la simplicité de faits racontés tels quels, sans jugement, permettant au lecteur de se faire sa propre opinion, voire de tout simplement se laisser porter par l'histoire sans avoir besoin d'y réfléchir plus profondément. Le scénario peine cependant un peu à décoller durant les deux tiers du premier tome. On suit la vie professionnelle et intime d'un petit groupe d'amis, mais on en vient assez facilement à se demander où l'auteur veut en venir. Les choses commencent à prendre de l'ampleur vers le dernier tiers du premier tome et gagnent d'autant plus en force qu'on a pris le temps auparavant de découvrir les personnages et leurs états d'esprits complexes mais réalistes tout autant que sympathiques. Et au fil des pages, l'émotion monte. On en vient à vraiment s'attacher aux personnages, on craint de voir se détruire l'équilibre de leurs vies amoureuses et de leurs ambitions personnelles et professionnelles. En cela, les toutes dernières pages du premier tome m'ont vraiment touché car j'en suis à espérer sincèrement que ce qui y est raconté ne soit pas aussi grave qu'elles le laissent craindre. Un roman graphique en manga raconté avec beaucoup de justesse et de maturité, avec des personnages attachants, et qui bénéficie d'un graphisme de toute beauté. Et même s'il n'est pas passionnant dès le départ, il prend de la force et de l'intérêt au fil des chapitres.
Alim le tanneur
La couverture du premier tome n’attirait pas vraiment l’œil, et avait fait que j’étais passé à côté. A la sortie du 2ème album, je suis vraiment tombé sous le charme des dessins et je me suis donc procuré cette série où j’ai découvert un excellent scénario. Nous sommes transportés dans un monde imaginaire un peu dans un esprit fantasy, où religion et pouvoir sont directement liés. Dans l’empire de Jesameth, la croyance est forte et ne doit souffrir d’aucune contestation. Les armées sont envoyées à la découverte des terres éloignées pour convertir les infidèles. Mais, tout ceci va basculer le jour où Alim et sa fille Bul vont découvrir dans les entrailles d’un monstre marin les habits que portaient Jesameth lorsqu’il est parti à la rencontre des dieux. Ainsi, dans un univers riche entièrement basé sur la religion, Lupano nous conte les mésaventures de cette petite famille qui doit fuir pour ne pas être exécutée pour blasphème. Malgré l’importance du thème abordé, une certaine naïveté et légèreté s’échappaient du premier tome mais celles-ci disparaissent au fur et à mesure que l’on avance dans l’aventure. Il s’agit au final d’une critique en bien et en mal de la religion et de son utilisation politique avec quelques références non feintes à des dogmes existants (voir le 2ème tome avec un temple n’étant pas sans rappeler les temples bouddhistes). La narration quant à elle nous plonge complètement dans l’aventure avec des personnages charismatiques dont l’évolution au fil du temps est vraiment bien réalisée. Cet excellent scénario est parfaitement servi par un graphisme d’une grande qualité qui nous montre tout le talent de Virginie Augustin. Le style utilisé se situe entre réalisme et cartoon ce qui permet de donner un peu de légèreté à l’histoire. Le dessin de Bul par exemple fait vraiment très dessin animé dans le 1er tome et représente bien sa jeunesse et donc sa grande naïveté. Pour les personnages adultes, ils alternent entre des traits arrondis ou durs selon le caractère de chacun. L’auteur réalise également de superbes décors évoluant au fil des aventures et des régions traversées : montagnes enneigées, villes orientales, temples incas, verts pâturages, déserts... Le tout est accompagné d’une mise en couleur d’une qualité que j’ai rarement vue. Assurée par Penloup sur les 2 premiers tomes puis par Virginie Augustin sur le 3ème, le résultat est très bon, très coloré et les tons utilisés correspondent parfaitement à chaque ambiance. Cette série est donc une très grande réussite graphique mais aussi scénaristique avec le destin de nos héros qui ne nous laisse pas indifférent. Pour moi, c’est un incontournable et si le 4ème et dernier album est du même niveau, la note augmentera certainement.
Fruits Basket
J’ai beaucoup aimé cette série dès le premier tome. Je trouve que les images sont bien faites et que l’histoire est drôle car ils ont tous leur propre personnalité. Mon personnage préféré est Kyo parce qu’il est maladroit dans la manière dont il parle avec les filles et qu’il fait le gros dur mais en fais il ne l’est pas réellement. Je n’ai jamais vu l’anim mais a la télé ça finit au tome 8 alors que la série continue : c’est complètement différent, je crois.