Voilà un excellent premier tome.
Tout dans ce premier tome laisse espérer une très bonne série pleine de bonnes idées et très joliment illustrée !
Ce premier volet de la série est très dense mais garde une parfaite fluidité dans le récit. Tout commence avec quelques scènes éparses dans le temps en remontant au milieu de XIXème siècle et l'exode des Irlandais vers une "vie meilleure" en America.
Les drames familiaux, les séparations, les morts et les espoirs perdus. En deux pages, tout cela nous saute aux yeux. Puis, des êtres particuliers font leur apparition, le peuple magique fait sont entrée discrètement comme à leur habitude, mais nous sentons leur empreinte forte sur la présence dans notre monde. Nous atterrissons alors aux Etats-Unis en 1899 où nous rencontrons celui qui semble être le héro, un gamin des rues orphelins depuis l'âge de 11 ans… L'histoire joue habilement entre le drame, le fantastique, le féerique et le romantique. Un mélange délicat qui nous phagocyte dès les premières pages. Une fois dans cette ambiance feutrée à la violence sous jacente, il est difficile de relever la tête.
D'autant plus que le dessin est superbe. Le même artiste dessine et colorie. Cela se voit car les coups de crayon sont minimum et à plusieurs reprises, notamment sur les décors, seules les couleurs œuvrent pour le bonheur de nos yeux. Des couleurs parfaitement choisies, parfaitement appliquées au pinceau avec de vrais poils.
Le trait en lui-même fait un peu 'jeune', loin d'être réaliste, mais je le trouve parfaitement homogène et surtout convient parfaitement au style de BD que je recherche. Un auteur avec un vrai style personnel, lisible et agréable.
Les effets spéciaux sont tous réussis. Elvire De Cock dispose d'un vrai talent.
J'espère sincèrement qu'une série qui a commencé de si belle manière ne sera pas abandonnée.
Je viens de lire le dernier tome "Idylles", il m'a autant plu que les 3 premiers : la même fraîcheur, toujours inventif, il reflète bien la vie d'adolescents (ma fille de 15 an est d'accord).
On attend toujours avec impatience l'album suivant !
J’avais découvert Florence Magnin, il y a bien longtemps par l’intermédiaire d’illustrations diverses, c’est en fouillant ici que j’appris qu’elle oeuvrait aussi dans l’art noble de la bande-dessinée alors forcement j’achète les yeux fermés.
Cette femme possède vraiment un style particulier, ses couleurs principalement nous plonge vraiment dans un autre monde. Seul petit défaut, le visage de son héros avec son gros nez qui m’a un peu surpris, mais les planches sont d’une telle richesse que c’est un pur bonheur de contempler cette voûte céleste ou de compter les chats, tellement détaillés, de l’hôte de notre voyageur perdu.
Le scénario est bien foutu, il y a de très bonnes idées qui intriguent le lecteur mais qui ne sont pas développées ou expliquées (en même temps, en 2 tomes, c’est dur d’étoffer plus que ça). C’est une belle histoire pleine de poésie, au final inattendu.
N’hésitez pas une seule seconde, rien que pour le plaisir des yeux, il faut avoir lu du Magnin au moins une fois dans sa vie.
Carême, voilà un achat effectué après les nombreux avis positifs de ce site.
Si je devais résumer ces trois tomes en un mot, je dirais « simplicité ». Et cette simplicité est loin d’être l’anti-thèse de qualité...
Les dessins sont différents, j’ai difficile à les décrire, je pense que l’on peut les apprécier sans les trouver exceptionnels. Certaines planches proposent néanmoins un plan large d’une ville ou d’une montagne et sont dès lors assez impressionnantes, je m’en rappelle aisément à la rédaction du présent avis.
L’histoire, certains pourraient dire qu’il ne se passe pas grand-chose, d’autres que la relation entre les deux protagonistes est riche et se construit au fil des tomes. Je pense que les deux ont raison, le scénario et l’histoire sont simples. L’intéressant dans cette BD, c’est également et surtout la sincérité qui émane de la relation d’amitié de nos deux héros.
En proposant un récit simple, sincère et émouvant, les auteurs nous offrent un ouvrage dont on ne peut sortir indemne, à moins peut-être de n’avoir pas vraiment compris l’objet du récit...
Voila une série qui trompe son monde !
En regardant bien la couverture du premier album, on s'attend à lire quelque chose de léger, de hautement coloré, une histoire simple et toute mignonne. En le lisant aussi notre avis ne change pas trop en fait.
Le scénario est centré autour de la relation entre un papa et sa fille, donc forcément touchant, de celle que l'on suit avec le sourire au coin des lèvres...
L'intrigue se déroule dans un monde inconnu, à une période inconnue elle aussi, ce qui renforce la part de mystère de la bd. Et dans ce monde tous les villageois croient à un dieu, tous sauf un, ou plutôt une : Bull, la petite fille, qui à cause d'une énorme bourde contraint son père, elle, mais aussi pépé (le malin pépé) à l'exil. Et c'est le début de l'aventure pour ces hors-castes...
Conclusion du premier tome : c'est frais, les illustrations sont magnifiques, l'histoire est à la fois légère et pleine de tendresse.
Et puis arrive le deuxième volume. Et là on sent que cela va changer un peu de ton, car dès la couverture, on voit un Alim luttant contre une tempête de neige, le combat s'annonce difficile.
A la lecture du tome, il est moins question de relation père-fille que d'interrogations politico-religieuses. On a même carrément l'impression que ce n'est plus du tout au même type de lecteur que les auteurs s'adressent.
Dans un premier temps, on est un peu déçu par la tournure des évènements, heureux que l'on était par la simplicité merveilleuse du premier tome. Et puis au fil de la lecture, on s'imprègne d'un autre style, sans doute plus revendicatif, avec un imaginaire encore plus développé. Il est question de manipulations de chefs spirituels (ou pseudos-spirituels plutôt) prêts à tout pour accéder au pouvoir. De plus, Alim et sa petite troupe, sont recherché par ces dits chefs car les hors castes sont considérés comme des traîtres, ni plus ni moins.
Enfin, le troisième volume concrétise ce qui avait été aperçu dans le deuxième volume. 10 ans ont passé et après un accident tragique sur une terre inconnue (en fait c'est l'Afrique), Alim n'a plus revu sa fille depuis. On voit la un personnage résigné plus que triste. D'autant plus que les gourous ont exporté la croyance en Jésameth (le Dieu unique selon eux) sur ces terres nouvelles et ont conquis la population locale. On y voit la un clin d'oeil aux croisades.
Mais Alim n'a plus qu'un seul objectif, celui de retrouver sa fille...
La suite de cette magnifique série est attendue avec beaucoup d'impatience...
J’ai passé un très bon moment avec cette série, qui est à réserver uniquement aux amateurs de polar. L’intrigue est complexe, c’est le genre de BD qu’il vaut mieux éviter de commencer à 23h30 en allant se coucher. J’ai enchaîné les tomes les uns à la suite des autres, et je n’aurais pas pu apprécier cette série si j’en avais lu un par semaine par exemple, trop compliqué…
En effet les personnages sont nombreux et la narration est malheureusement un peu décousue. Les changements de lieu, d’actions, de personnages s’enchaînent à grande vitesse. Parfois toutes les planches, mais parfois moins, juste quelques cases. Il faut s’accrocher.
Le dessin est pas trop mal, mais il s’améliore de tome en tome. La colorisation est par contre très moyenne. Ca s’arrange radicalement à partir du 4e tome.
J’ai aimé l’intrigue qui nous emmène aux 4 coins de l’Angleterre, elle s’étale sur des mois, ce qui la rend très crédible. Politiciens véreux, marchés publics truqués (on se croirait dans la vraie vie) mais aussi meurtres ou encore élimination de témoin gênant. L’histoire mélange très habilement enquête policière et intrusion dans la vie politique.
Je n’ai lu que le premier cycle de 4 tomes. Je ne vois pas la pertinence de la suite pour le moment. Je la lirai peut être si l’occasion se présente.
Argh, que dire de cette oeuvre?
Bon coté graphique c'est pas mal du tout, un trait assez mignon et des couleurs qui vont assez bien, un poil trop estompées à mon goût tout de même. Les détails des décors sont assez riches et bien faits, les personnages sont assez crédibles. Du tout bon de ce côté là. Même si évite pas quelques facilités (le fort type "boyard", les nains, la fille aux gros seins à l'air...) l'ambiance graphique est plutôt réussie.
Coté scénario, c'est plus délicat, on a là une oeuvre sur plusieurs tomes dont le premier est (comme souvent dans ces cas de figure) très introductif. Il s'agit donc d'une histoire de pirates avec des personnages pas mal foutus et dont on cerne encore mal les motivations (notamment le passé du capitaine que l'on découvre petit à petit lors de flash-backs dans les tomes 2 et 3). Le tout agrémenté de fantastique (univers parallèle et elfes de rigueur).
Le tomes 2 et 3 permettent de comprendre les motivations de certains personnages et surtout amènent enfin l'action et le rythme qui manquaient un peu au tome1.
Donc, une bonne BD de pirates sans grand défaut... Vivement la suite.
Difficile de juger une série sur un seul tome, mais dans le cas présent, il est légitime d'encourager les lecteurs à découvrir cette nouveauté.
Il s'agit d'un tome d'introduction, le dessin y est superbe et le scénario excellent.
L'inconnu reste l'histoire et surtout l'évolution qu'elle prendra. Si le niveau persiste, on tiendra alors une série immanquable.
A découvrir.
J’ai acquis l’intégrale des aventures de Fabien M car j’étais avant tout attiré par découvrir d’autres œuvres de l’auteur Stalner dont j’avais apprécié les dessins et le scénario sur La Croix de Cazenac.
Verdict ? Une bonne BD d’aventure dans la plus pure tradition. Je n’ai pas été déçu ni par le dessin, ni par le scénario parfois très prévisible.
Fabien est un orphelin qui tente de survivre avec son plus jeune frère par de menus larcins dans le Paris du début du XXème siècle. Leur père a été assassiné durant leur enfance. Fabien est bien décidé à le venger. cependant, il va être entraîné dans les griffes d'une puissante organisation secrète dont les membres se font tatouer le symbole d'une pièce d'échec.
La série est très distrayante mais l'intrigue est très stéréotypée car certains passages ont un goût de déjà vu. L'histoire attire le lecteur par son rythme sans cependant véritablement le tenir en haleine. Par ailleurs, il manque de la profondeur aux différents personnages.
Une BD qui se laisse lire agréablement mais dont le style fait très années 80. J'encourage ceux qui ne connaissent pas cette bande dessinée et qui aiment les belles aventures avec de beaux paysages de lire les aventures de Fabien M, je pense sincèrement qu'ils ne seront pas du tout déçu de leur lecture.
Note Dessin : 4.25/5 – Note Scénario : 3.75/5 – Note Globale : 4/5
J'arrive nettement à faire la différence entre la Bd qui me plaît et celle que je rejette dès les premières pages de lecture.
Nous avons ici un excellent dessinateur associé à un scénariste de génie. Ce Jodorowsky fait passer dans la bd ses plus gros fantasmes et cela donne un résultat assez intéressant, je dois dire (et je ne parle pas de la grosse Lola !). C'est qu'il ose des choses vraiment pas très catholiques et à la limite du blasphématoire. Mais c'est pour notre plus grand plaisir comme pour expurger toutes nos sourdes colères.
Une œuvre extrême dans l'esthétisme et la violence qui s'en dégage ! Un scénario palpitant associé à un graphisme d'une grande beauté jusque dans l'architecture de cette cité au bord de mer !
Pour moi, cette œuvre est une critique sociale acide de l'autoritarisme et du pouvoir religieux. Une vision réaliste ? C'est plutôt l'œuvre d'un fou mêlant habillement cataclysme sur fond de sauveur christique. A découvrir car le plaisir est constamment au rendez-vous !
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Tir Nan Og
Voilà un excellent premier tome. Tout dans ce premier tome laisse espérer une très bonne série pleine de bonnes idées et très joliment illustrée ! Ce premier volet de la série est très dense mais garde une parfaite fluidité dans le récit. Tout commence avec quelques scènes éparses dans le temps en remontant au milieu de XIXème siècle et l'exode des Irlandais vers une "vie meilleure" en America. Les drames familiaux, les séparations, les morts et les espoirs perdus. En deux pages, tout cela nous saute aux yeux. Puis, des êtres particuliers font leur apparition, le peuple magique fait sont entrée discrètement comme à leur habitude, mais nous sentons leur empreinte forte sur la présence dans notre monde. Nous atterrissons alors aux Etats-Unis en 1899 où nous rencontrons celui qui semble être le héro, un gamin des rues orphelins depuis l'âge de 11 ans… L'histoire joue habilement entre le drame, le fantastique, le féerique et le romantique. Un mélange délicat qui nous phagocyte dès les premières pages. Une fois dans cette ambiance feutrée à la violence sous jacente, il est difficile de relever la tête. D'autant plus que le dessin est superbe. Le même artiste dessine et colorie. Cela se voit car les coups de crayon sont minimum et à plusieurs reprises, notamment sur les décors, seules les couleurs œuvrent pour le bonheur de nos yeux. Des couleurs parfaitement choisies, parfaitement appliquées au pinceau avec de vrais poils. Le trait en lui-même fait un peu 'jeune', loin d'être réaliste, mais je le trouve parfaitement homogène et surtout convient parfaitement au style de BD que je recherche. Un auteur avec un vrai style personnel, lisible et agréable. Les effets spéciaux sont tous réussis. Elvire De Cock dispose d'un vrai talent. J'espère sincèrement qu'une série qui a commencé de si belle manière ne sera pas abandonnée.
Lou !
Je viens de lire le dernier tome "Idylles", il m'a autant plu que les 3 premiers : la même fraîcheur, toujours inventif, il reflète bien la vie d'adolescents (ma fille de 15 an est d'accord). On attend toujours avec impatience l'album suivant !
L'Autre Monde
J’avais découvert Florence Magnin, il y a bien longtemps par l’intermédiaire d’illustrations diverses, c’est en fouillant ici que j’appris qu’elle oeuvrait aussi dans l’art noble de la bande-dessinée alors forcement j’achète les yeux fermés. Cette femme possède vraiment un style particulier, ses couleurs principalement nous plonge vraiment dans un autre monde. Seul petit défaut, le visage de son héros avec son gros nez qui m’a un peu surpris, mais les planches sont d’une telle richesse que c’est un pur bonheur de contempler cette voûte céleste ou de compter les chats, tellement détaillés, de l’hôte de notre voyageur perdu. Le scénario est bien foutu, il y a de très bonnes idées qui intriguent le lecteur mais qui ne sont pas développées ou expliquées (en même temps, en 2 tomes, c’est dur d’étoffer plus que ça). C’est une belle histoire pleine de poésie, au final inattendu. N’hésitez pas une seule seconde, rien que pour le plaisir des yeux, il faut avoir lu du Magnin au moins une fois dans sa vie.
Carême
Carême, voilà un achat effectué après les nombreux avis positifs de ce site. Si je devais résumer ces trois tomes en un mot, je dirais « simplicité ». Et cette simplicité est loin d’être l’anti-thèse de qualité... Les dessins sont différents, j’ai difficile à les décrire, je pense que l’on peut les apprécier sans les trouver exceptionnels. Certaines planches proposent néanmoins un plan large d’une ville ou d’une montagne et sont dès lors assez impressionnantes, je m’en rappelle aisément à la rédaction du présent avis. L’histoire, certains pourraient dire qu’il ne se passe pas grand-chose, d’autres que la relation entre les deux protagonistes est riche et se construit au fil des tomes. Je pense que les deux ont raison, le scénario et l’histoire sont simples. L’intéressant dans cette BD, c’est également et surtout la sincérité qui émane de la relation d’amitié de nos deux héros. En proposant un récit simple, sincère et émouvant, les auteurs nous offrent un ouvrage dont on ne peut sortir indemne, à moins peut-être de n’avoir pas vraiment compris l’objet du récit...
Alim le tanneur
Voila une série qui trompe son monde ! En regardant bien la couverture du premier album, on s'attend à lire quelque chose de léger, de hautement coloré, une histoire simple et toute mignonne. En le lisant aussi notre avis ne change pas trop en fait. Le scénario est centré autour de la relation entre un papa et sa fille, donc forcément touchant, de celle que l'on suit avec le sourire au coin des lèvres... L'intrigue se déroule dans un monde inconnu, à une période inconnue elle aussi, ce qui renforce la part de mystère de la bd. Et dans ce monde tous les villageois croient à un dieu, tous sauf un, ou plutôt une : Bull, la petite fille, qui à cause d'une énorme bourde contraint son père, elle, mais aussi pépé (le malin pépé) à l'exil. Et c'est le début de l'aventure pour ces hors-castes... Conclusion du premier tome : c'est frais, les illustrations sont magnifiques, l'histoire est à la fois légère et pleine de tendresse. Et puis arrive le deuxième volume. Et là on sent que cela va changer un peu de ton, car dès la couverture, on voit un Alim luttant contre une tempête de neige, le combat s'annonce difficile. A la lecture du tome, il est moins question de relation père-fille que d'interrogations politico-religieuses. On a même carrément l'impression que ce n'est plus du tout au même type de lecteur que les auteurs s'adressent. Dans un premier temps, on est un peu déçu par la tournure des évènements, heureux que l'on était par la simplicité merveilleuse du premier tome. Et puis au fil de la lecture, on s'imprègne d'un autre style, sans doute plus revendicatif, avec un imaginaire encore plus développé. Il est question de manipulations de chefs spirituels (ou pseudos-spirituels plutôt) prêts à tout pour accéder au pouvoir. De plus, Alim et sa petite troupe, sont recherché par ces dits chefs car les hors castes sont considérés comme des traîtres, ni plus ni moins. Enfin, le troisième volume concrétise ce qui avait été aperçu dans le deuxième volume. 10 ans ont passé et après un accident tragique sur une terre inconnue (en fait c'est l'Afrique), Alim n'a plus revu sa fille depuis. On voit la un personnage résigné plus que triste. D'autant plus que les gourous ont exporté la croyance en Jésameth (le Dieu unique selon eux) sur ces terres nouvelles et ont conquis la population locale. On y voit la un clin d'oeil aux croisades. Mais Alim n'a plus qu'un seul objectif, celui de retrouver sa fille... La suite de cette magnifique série est attendue avec beaucoup d'impatience...
Les coulisses du pouvoir
J’ai passé un très bon moment avec cette série, qui est à réserver uniquement aux amateurs de polar. L’intrigue est complexe, c’est le genre de BD qu’il vaut mieux éviter de commencer à 23h30 en allant se coucher. J’ai enchaîné les tomes les uns à la suite des autres, et je n’aurais pas pu apprécier cette série si j’en avais lu un par semaine par exemple, trop compliqué… En effet les personnages sont nombreux et la narration est malheureusement un peu décousue. Les changements de lieu, d’actions, de personnages s’enchaînent à grande vitesse. Parfois toutes les planches, mais parfois moins, juste quelques cases. Il faut s’accrocher. Le dessin est pas trop mal, mais il s’améliore de tome en tome. La colorisation est par contre très moyenne. Ca s’arrange radicalement à partir du 4e tome. J’ai aimé l’intrigue qui nous emmène aux 4 coins de l’Angleterre, elle s’étale sur des mois, ce qui la rend très crédible. Politiciens véreux, marchés publics truqués (on se croirait dans la vraie vie) mais aussi meurtres ou encore élimination de témoin gênant. L’histoire mélange très habilement enquête policière et intrusion dans la vie politique. Je n’ai lu que le premier cycle de 4 tomes. Je ne vois pas la pertinence de la suite pour le moment. Je la lirai peut être si l’occasion se présente.
Le Sang du Dragon
Argh, que dire de cette oeuvre? Bon coté graphique c'est pas mal du tout, un trait assez mignon et des couleurs qui vont assez bien, un poil trop estompées à mon goût tout de même. Les détails des décors sont assez riches et bien faits, les personnages sont assez crédibles. Du tout bon de ce côté là. Même si évite pas quelques facilités (le fort type "boyard", les nains, la fille aux gros seins à l'air...) l'ambiance graphique est plutôt réussie. Coté scénario, c'est plus délicat, on a là une oeuvre sur plusieurs tomes dont le premier est (comme souvent dans ces cas de figure) très introductif. Il s'agit donc d'une histoire de pirates avec des personnages pas mal foutus et dont on cerne encore mal les motivations (notamment le passé du capitaine que l'on découvre petit à petit lors de flash-backs dans les tomes 2 et 3). Le tout agrémenté de fantastique (univers parallèle et elfes de rigueur). Le tomes 2 et 3 permettent de comprendre les motivations de certains personnages et surtout amènent enfin l'action et le rythme qui manquaient un peu au tome1. Donc, une bonne BD de pirates sans grand défaut... Vivement la suite.
Le Manoir des Murmures
Difficile de juger une série sur un seul tome, mais dans le cas présent, il est légitime d'encourager les lecteurs à découvrir cette nouveauté. Il s'agit d'un tome d'introduction, le dessin y est superbe et le scénario excellent. L'inconnu reste l'histoire et surtout l'évolution qu'elle prendra. Si le niveau persiste, on tiendra alors une série immanquable. A découvrir.
Fabien M.
J’ai acquis l’intégrale des aventures de Fabien M car j’étais avant tout attiré par découvrir d’autres œuvres de l’auteur Stalner dont j’avais apprécié les dessins et le scénario sur La Croix de Cazenac. Verdict ? Une bonne BD d’aventure dans la plus pure tradition. Je n’ai pas été déçu ni par le dessin, ni par le scénario parfois très prévisible. Fabien est un orphelin qui tente de survivre avec son plus jeune frère par de menus larcins dans le Paris du début du XXème siècle. Leur père a été assassiné durant leur enfance. Fabien est bien décidé à le venger. cependant, il va être entraîné dans les griffes d'une puissante organisation secrète dont les membres se font tatouer le symbole d'une pièce d'échec. La série est très distrayante mais l'intrigue est très stéréotypée car certains passages ont un goût de déjà vu. L'histoire attire le lecteur par son rythme sans cependant véritablement le tenir en haleine. Par ailleurs, il manque de la profondeur aux différents personnages. Une BD qui se laisse lire agréablement mais dont le style fait très années 80. J'encourage ceux qui ne connaissent pas cette bande dessinée et qui aiment les belles aventures avec de beaux paysages de lire les aventures de Fabien M, je pense sincèrement qu'ils ne seront pas du tout déçu de leur lecture. Note Dessin : 4.25/5 – Note Scénario : 3.75/5 – Note Globale : 4/5
Face de Lune
J'arrive nettement à faire la différence entre la Bd qui me plaît et celle que je rejette dès les premières pages de lecture. Nous avons ici un excellent dessinateur associé à un scénariste de génie. Ce Jodorowsky fait passer dans la bd ses plus gros fantasmes et cela donne un résultat assez intéressant, je dois dire (et je ne parle pas de la grosse Lola !). C'est qu'il ose des choses vraiment pas très catholiques et à la limite du blasphématoire. Mais c'est pour notre plus grand plaisir comme pour expurger toutes nos sourdes colères. Une œuvre extrême dans l'esthétisme et la violence qui s'en dégage ! Un scénario palpitant associé à un graphisme d'une grande beauté jusque dans l'architecture de cette cité au bord de mer ! Pour moi, cette œuvre est une critique sociale acide de l'autoritarisme et du pouvoir religieux. Une vision réaliste ? C'est plutôt l'œuvre d'un fou mêlant habillement cataclysme sur fond de sauveur christique. A découvrir car le plaisir est constamment au rendez-vous !