Les derniers avis (32297 avis)

Par Whym33
Note: 4/5
Couverture de la série Au-delà des nuages
Au-delà des nuages

Quel talent du dessinateur Romain Hugault ! Les avions sont superbes, ainsi que les paysages, et il arrive à transmettre l'impression de vitesse. Malheureusement, même si il y a une amélioration importante par rapport à son album précédent Le Dernier Envol, les visages ne sont pas encore bien maîtrisés. Mais il s'agit là du seul défaut ! C'est une belle surprise, notamment dans le second volet de cette série, avec une bataille aérienne dans laquelle on se croirait. Je suis resté scotché sur la page avec les nuages. Le scénario aurait mérité un peu plus de profondeur, mais cela doit être délicat sur deux tomes seulement. Bref, à conseiller, et j'attends avec hâte les prochaines séries.

05/02/2008 (modifier)
Par Chelmi
Note: 4/5
Couverture de la série Effleurés
Effleurés

"effLeuréS", une amourette à fleur de peau... Bauthian nous raconte une histoire d’amour dont dès le départ on comprend qu’elle est impossible à cause du monde qui sépare les deux amoureux : Fleur, baba cool au caractère bien trempé qui vit au jour le jour, et Christophe, cadre supérieur ancré dans une routine rassurante. Ce sujet vu et revu, que ce soit en littérature, au cinéma ou en musique, est exposé avec justesse sans tomber dans la tragédie ou le roman à l’eau de rose. L’auteur arrive à traiter du banal, et le rendre intéressant sans artifice et autres coups d’éclat. Sans révéler la fin, je trouve que celle-ci est le meilleur argument pour établir la légitimité et la sincérité du récit, car elle évite les poncifs : Les histoires d’amours finissent toujours mal et Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, en zigzaguant entre les deux comme dans la vraie vie. Je lis très peu de roman graphique car je trouve ce genre souvent ennuyeux et/ou extrême dans son propos, ici ce n’est pas le cas, bien au contraire, et avec ces 72 pages, on en a pour son argent. Les dessins de Limousi sont atypiques et ne laissent pas indifférent. Aux premiers abords on peut être surpris par le visage des personnages avec leurs yeux très excentrés. Mais au fil de la lecture on s’aperçoit que cette caractéristique accentue et met en valeur les expressions du regard que je trouve très réussi : simple voire rudimentaire mais efficace. La ligne est claire avec un encrage bien noir, fin et non disparate. Seul petit bémol, je trouve certaines cases un peu trop statiques. Les couleurs informatiques ne sont pas exceptionnelles mais j’aime bien cette palette chaude qui penche pas mal vers des tonalités jaune, orange et verte. Le jeu d’ombres et lumières est simple mais bien marqué sans effet d’esbroufe malvenu.

05/02/2008 (MAJ le 05/02/2008) (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5
Couverture de la série Les Schtroumpfs
Les Schtroumpfs

Les Schtroumpfs j’adore, c’est une des premières bd que j’ai lues. Le dessin est très beau, exactement comme les couleurs, j’adore ces petits êtres bleus. Les scénarios sont bien, mais un peu répétitifs. Je trouve que c’est une bd qui s’adresse aussi bien aux jeunes qu’aux adultes. Je n’ai pas trop aimé le dernier album. Je n'ai pas trop aimé non plus les gags par pages (même si certains sont bien pensé). Par contre ce qui est pas très bien, c'est que dans le premier tome, ça nous met l'histoire comme ça, sans rien présenté. A lire absolument.

04/11/2006 (MAJ le 05/02/2008) (modifier)
Par Tetsuo
Note: 4/5
Couverture de la série Le Cancer de Maman
Le Cancer de Maman

Petit album qui traite d'un sujet difficile : le cancer. Et cette maladie touche une personne très proche de l'auteur, puisqu'il s'agit de sa mère (toujours nommée maman dans cette histoire). On retrouve peu de personnages mais ils sont facilement repérables : Maman, Soeur infirmière, Petite soeur et moi (l'auteur). La famille s'embarque donc dans un difficile combat contre ce cancer. On suit par chapitres les épisodes du cancer : du diagnostic au traitement. Véritables tranches de vie d'une femme atteinte d'une maladie grave, l'auteur dévoile avec finesse les hauts, les bas, les difficultés rencontrées, les moments de doutes et de désespoir,... Avec beaucoup de finesse mais également avec un recul surprenant, comme s'il écrivait son histoire 10 ans après les faits, alors qu'il la racontait quasiment au jour le jour ! C'est touchant de sincérité et notre point de vue se place exclusivement du côté du narrateur qui essaye de rester optimiste face à l'adversité. Il angoisse, se pose une multitude de questions et surtout se sent souvent impuissant pour soulager ou aider sa mère. Souvenirs d'enfance, passages oniriques, passages rocambolesques dédramatisent des situations poignantes et tragiques. L'album est séquencé par des petits chapitres de quelques pages qui dévoilent un aspect de cette maladie. Un beau récit, difficile, servi par un dessin très simple mais peu réaliste. Le graphisme fait décalé par rapport au sujet, mais s'il semble étrange au début, il s'adapte parfaitement à ce type de récit et complète de singulière façon le scénario. Pas de chichis, juste un ton qui sonne réel. Pour finir, la dernière phrase de la préface résume admirablement l'ensemble de l'ouvrage : "Le Cancer de Maman est l'honnête et sincère tentative de transformer un évènement négatif en une expérience positive. Bien que je me méfie des histoires à leçons, en voici une : personne ne prendra mieux soin de votre vie que vous, et personne n'est plus qualifié que vous pour décider de votre avenir. L'expert, c'est vous."

05/02/2008 (modifier)
Couverture de la série Le Pantin
Le Pantin

Certes l'album n'est pas très épais, certes il est muet, mais tout çà est très largement compensé par la beauté et la sensibilité de cette histoire. Le dessin est sublime, à la craie dirait-on, sur un support façon feuille Canson, dont l'impression restitue merveilleusement le grain. Quant au pantin lui-même, il est au moins aussi craquant que l'adorable Eusébio (ceux qui ont déjà lu De Cape et de Crocs savent de quoi je parle, les autres ont bien de la veine : 8 tomes de pur bonheur en perspective ! Depuis le temps qu'on vous le dit, nom d'une carotte !). L'histoire est terriblement émouvante, moi aussi j'ai eu la larme à l'oeil. Un beau cadeau à faire mais plutôt à un adulte, le thème étant la nostalgie, le temps qui passe et qui sépare ceux qui s'aiment, et cette sorte de choses...

07/10/2004 (MAJ le 05/02/2008) (modifier)
Couverture de la série Pilules bleues
Pilules bleues

Ayant lu tellement de bien à propos de cet album, je l’ai abordé avec un mélange d’excitation et d’appréhension. Heureusement, cette dernière a vite laissé place à un intérêt grandissant pour cette histoire et pour les personnages qui l’habitent. C’est une banale histoire d’amour qui devient une sorte de ménage à trois, le sida imposant rapidement son encombrante et dangereuse présence, parasitant la relation mais renforçant aussi chez les protagonistes, la conscience de la valeur et de la fragilité de la vie et du bonheur à deux. Ainsi, l’album nous donne à voir les instants heureux d’un couple ordinaire, mais qui, du fait de cette menace qui plane au-dessus d’eux, sont empreints d’une intensité particulière, ce qui rend le récit très touchant. Bien sûr, le sujet même et le fait que l’auteur raconte sa propre vie confèrent à cette histoire une certaine gravité, mais sans jamais sombrer dans le voyeurisme. Cela intensifie aussi l’émotion que l’on peut ressentir à sa lecture. On n’est pas dans une fiction, ces gens existent et l’histoire se poursuit dans la vraie vie, au-delà de la dernière page. Mais elle n’est pas dépourvue d’humour (notamment lors des visites chez le médecin) de poésie, et même, d’espoir. S’y mêle aussi une réflexion métaphorique sur le sentiment amoureux, la relation à l’autre lorsque la maladie s’interpose et pose ses conditions. C’est un passage vraiment très fort. J’ai également beaucoup apprécié le coup de crayon de Frederik Peeters. Je le trouve souple et sensuel, pas trop réaliste lorsqu’il n’est pas nécessaire qu’il le soit, ce qui laisse plus de place à l’émotion pure. En conclusion, une belle lecture, que je vous recommande chaudement.

05/02/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Les Champs d'honneur
Les Champs d'honneur

Au départ c’est un roman. Et pas n’importe lequel : Prix Goncourt en 1990. Le récit a été retravaillé par l’auteur. Il en résulte ainsi une histoire, faite par petites touches prises ci et là dans la vie quotidienne d’une famille –la sienne- ; laquelle aura vécu les affres de la Première Guerre Mondiale. C’est aussi un excellent graphisme de Deprez, où chaque case s’apparente à une peinture. La rencontre du narratif et du dessin offre une BD assez complexe au premier abord, faite d’impressions, développant une émotion vraie qui vous tient. Assez étonnant positivement. Des collaborations comme celle-là, j’en connais peu. Et ça fait vraiment du bien à une certaine normalité de la BD, une « standardisation » à laquelle je commençais –doucement- à m’habituer.

05/02/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Avec Massoud
Avec Massoud

Un album historique ?… Didactique ?… oui, mais, réalisé à la façon des « histoires de l’Oncle Paul » de bonne mémoire. Une sorte de retour à la BD « traditionnelle » qui a toujours son attrait. En extrapolant très fort, j’ai envie d’écrire –ce que je fais d’ailleurs- « apprenez en vous amusant » (si l’on peut dire ici). « Avec Massoud » n’est pas une BD ennuyeuse, que du contraire ! Le scénario et ses développements offrent véritablement une réelle BD d’action. Ca ne manque vraiment pas de souffle et j’en ai rapidement oublié le didactisme. Par moments, j’ai cru me retrouver dans un de ces bons vieux « Timour » de Sirius, dont le sous-titrage de la série était : « Images de l’histoire du monde ». Et c’est ce qui s’est passé avec cet album. Des images. Qui restent ainsi fixées sur papier. Pour ne pas oublier. Qui plus est, le narratif est vraiment bien mis en valeur par un graphisme de qualité de Kada (auquel il faut associer Philippe Glogowski). « Avec Massoud » ?… une sorte de création « à l’ancienne », mais vraiment fort bien réalisée.

05/02/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Pyongyang
Pyongyang

Pas mal. Vraiment. J’ai vécu l’histoire de quelqu’un qui travaille dans le domaine de l’animation. Et cette personne est envoyée en Corée du Nord pour œuvrer sur un nouveau film. La Corée du Nord ?… c’est celle du dictateur Kim Jong II. Et là, j’ai plongé dans un monde que n’aurait pas renié Kafka… ou Ubu, c’est selon !… J’ai plongé dans une sorte de voyage en Absurdie, avec ses courbettes imposées, ses coupures d’électricité, ses visites –quasi obligatoires- dans les musées du régime en place, ses moments de résignation de la part de la population… mais aussi ses quelques rares accès de rébellion. J’ai voyagé dans une satire assez féroce où l’auteur n’a pas eu besoin de « grossir le trait » pour nous monter une des dictatures des plus caricaturales ; un monde étrange décrit avec humour (acerbe) ainsi qu’une vraie finesse. Delisle n’entend pas nous faire une quelconque leçon, mais ce qu’il nous montre –comme une sorte de journaliste engagé- représente quand même quelque chose d’insensé contre lequel le système occidental devrait agir… à défaut de méditer par de sempiternelles palabres.

05/02/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Les Aigles de Rome
Les Aigles de Rome

Bien bon que tout ceci. Un premier tome qui augure d’une belle et bonne série. Les « Aigles de Rome » ?… c’est l’histoire d’une amitié virile entre le fils d’un notable de Rome et d’un esclave barbare… au sang princier (euh… ça ne vous rappelle pas « Alix » ?…) Ici, ces deux « frères » vont être élevés et formés dans la dureté de ce qu’était la légion romaine. Ce que j’ai apprécié est que cette époque présentée, ainsi que la Rome d’alors, n’ont rien à voir avec l’image que certains films dits « peplums » ou même certaines séries BD donnent habituellement. Ici c’est du cru, du vrai ! Je me suis trouvé plongé dans une période brutale, dure… et dépravée aussi. On est loin de « Ben-Hur » ou de « Cléopâtre ». C’est violent, morbide aussi ; le sang giclant dans les scènes de batailles. ET- surtout- le sexe n’est pas oublié. Ce dernier est assez débridé, les scènes érotiques « animent » les bas-fonds de la cité. Sans oublier le vocabulaire : on est loin, ici, des convenances « pudiques » de la langue française. Le dessin ?… ah que oui !… un magnifique graphisme au trait réaliste de toute beauté ; le tout réellement magnifié par l’abondance des détails, des décors et arrière-plans. Déjà que j’apprécie la période antique, j’ai vraiment aimé ce tome. Et même si l’histoire contée ne renouvelle pas le genre, c’est fichtrement bien fait.

05/02/2008 (modifier)