Après maintes hésitations (ben non je n'étais pas trop attiré par le milieu des avocats), j'ai fini par me lancer.
J'ai été agréablement séduit. Comme d'autre internautes l'ont souligné, cette saga fait penser aux Maîtres de l'Orge et avec pour ma part un zeste de Largo Winch en plus.
C'est bourré d'intrigue, le premier volume consacré à l'histoire des 2 copains de classe est tout simplement fabuleux.
Le second tome démarre sur une accusation, c'est assez troublant.
Les dessins quant à eux sont impeccables, les expressions des personnages sont bien rendues.
Vivement avril prochain pour la parution du nouvel opus.
Ca fait longtemps que j'entends parler de cette série. La semaine dernière je me suis décidé à la lire.
Inutile de dire que j'ai été ravi.
C'est une pure merveille. Grace à ses dessins hyper réalistes, Gibrat parvient à nous emmener en 1943 sans problème.
Le scénario est mené sans aucune faute goût. Tout est parfait, peut être même trop...
Avec Le Sursis, l'auteur a atteint le sommet de son art, je pense qu'il sera dès lors difficile de faire mieux et peut être même aussi bien.
A quand une adaptation cinématographique?
Mon avis: 4,5/10
J'ai lu cet album hier soir. Il était tard, j'étais fatigué, et pourtant, malgré ses 70 pages bien pesées, je n'ai pas pu arrêter de le lire avant de l'avoir fini.
Je ne vais pas répéter ce qui a déjà été largement dit précédemment. Simplement ajouter que pour moi, cet album présente un trait assez rare et extrêmement précieux : quand on l'a fini et qu'on le referme, on est encore plongé dedans. Ce matin j'y pense encore, et d'ici quelques jours je le relirai.
Car cette histoire a beau pouvoir sembler banale, elle est construite et présentée avec une réelle richesse. De ces richesses qui fleurent le vécu, qui titillent plein de choses chez le lecteur, et qui font ressentir.
Un bon cru, très marquant.
Il y en a des romans graphiques...
Il y en a peu qui sortent du lot. Pourtant, "Effleurés" fait partie de cette catégorie. Première oeuvre, que ce soit pour la scénariste comme pour le dessinateur, cet album se pose comme une belle pierre dans le jardin des spécialistes du genre.
Ici on nous conte l'histoire de deux jeunes gens (enfin, pas trop jeunes non plus, ils ont 28 ans) dont l'amour semble impossible, tellement ils sont différents. Pourtant il se passe un truc entre eux. Mais aussi entre les auteurs et le lecteur. Une sorte de connivence due à une maturité proche de la part des conteurs. Car le récit écrit par Isabelle Bauthian est assez prenant, on ne lâche pas l'album avant de l'avoir terminé. Pourtant, 70 pages c'est un format peu habituel. Mais ce qui fait ressortir le récit du lot, c'est le partir pris de la scénariste. Elle ne prend pas fait et cause pour le style de vie et le caractère de l'un ou l'autre des deux héros, Fleur et Christophe ; non, elle se contente de raconter, de montrer ce que peut donner la rencontre de deux êtres que tout oppose, ou presque. Elle ponctue son récit de quelques piques parfois acides, mais sans méchanceté réelle.
J'avais suivi de relativement loin l'avancement de l'album, étant un habitué du blog d'Isabelle et la connaissant dans la vraie vie, mais voir l'album fini a été un vrai plaisir, surtout en découvrant toute la profondeur de son propos, élément que je n'avais pu juger en n'en voyant que des extraits.
Côté graphisme, celui de Sylvain Limousi est un peu difficile d'accès de prime abord, mais il faut saluer son choix de rester fidèle à son trait "naturel", même si celui-ci évolue au fil de ce premier tome vers un style un peu plus accessible.
Un premier album réussi donc, dont ma note finale sera de 3,5/5, arrondie à 4 pour l'aspect coup de coeur. Deux auteurs à suivre également.
"Soda" quand un flic fait son sermon…
Tome nous raconte les histoires de Soda un flic à la gâchette facile dans la ville de New York. Rien de bien originale jusque là, sauf si ce n’est qu’il se fait passer pour un pasteur aux yeux de sa mère veuve et cardiaque qui habite le même appartement que lui. Il joue se double jeu pour protéger le cœur fragile de cette dernière qui ne supporterai pas le choc d’apprendre que son fils unique fait le même métier que son père mort en service. Ce petit manège apporte son lot de quiproquos, de malentendu et de comique de situation toujours assez drôle malgré les répétitions. Les enquêtes policières sont assez simples à suivre et apporte leur large part d’action à la série. Un point qui est très intéressant, c’est le décalage qui est fait entre le dessin très classique par rapport à certaines scènes de violence qu’on ne voit habituellement pas dans de ce genre de série d’humour. Ces ones shot, dégagent un certain cynisme, ça ne finit pas toujours par un happy end, mais les illustrations contrastent et atténuent pas mal cette noirceur. C’est un genre vraiment à part auquel on se doit de goûter.
Warnant (Tome 1 et 2) a su mettre en place un univers et un dessin très traditionnel, très franco-belge, qui me fait pas mal penser à du Franquin, et Gazzotti (pour tous les tomes suivants) a lui apporté une touche plus moderne (à l’image de Janry avec Spirou) qui est fort sympathique et un peu moins brouillonne.
De Becker (Tome 1 à 6) et Cerise (pour tous les tomes suivant) fournissent une colorisation très classique pour ce genre de dessins, c'est-à-dire peu travaillé (sans tomber dans de vulgaire aplat) mais très efficaces.
Apprendra-t-on un jour pourquoi Soda n’a que trois doigts à la main gauche ?
En visitant ce site, je me rends compte que je n'ai jamais donné mon avis sur Soda !
D'autant plus bizarre, que j'ai la série complète.
Mais que dire de plus qui n'ait déjà été dit précédemment ici même ?
Disons que comme beaucoup d'entre vous je me suis régalé à cette lecture, et que je trouve que les parutions sont trop espacées à mon goût.
Un vrai régal, avec des scénarios bien ficelés, un personnage des plus atypique et surprenant, ce qui permet de glisser, ici ou là des quiproquos qui donnent un côté humoristique à des histoires qui pourraient, très bien, se contenter d'être de bons polars en BD.
A découvrir pour ceux qui ne connaîtraient pas (y en a-t-il ?).
Raymond
Voila une nouvelle série qui commence fort, pour moi une des meilleurs bd du moment. Corbeyran nous mijote un fameux scénario vu comment ce tome se termine, on attend la suite avec impatience.
Au niveau du dessin, c'est splendide, les décors sont magnifiques et les couleurs collent parfaitement avec l'univers de cette bd.
Dialogue percutant, bd super rythmée, de l'action et des héros avec un certain charisme.
Que demande le peuple ? La suite bien entendu.
Foncez l'acheter.
Une sympathique histoire faisant d’avantage chronique urbaine que style policier. Le fonds est indéniablement du genre policier puisqu’on suit une planque de 3 membres des Renseignements Généraux qui surveillent un groupe de trafiquant. Mais loin des cascades ou des courses poursuites effrénées, on assiste ici à une enquête minutieuse, de longue haleine, ou petit à petit les éléments s’imbriquent les uns aux autres. Un côté réaliste plaisant qu’on retrouve peu dans ce genre.
Ce qui est réussi, c’est qu’on s’implique au niveau des personnages. On apprend beaucoup sur leur vie, leurs modes de pensées et leur façon d’être. De ce fait, l’intrigue policière se retrouve parfois reléguée au second plan. C’est à des lieux également des clichés du genre, on s’aperçoit vite que faire parti des RG, c’est de l’inaction et du dialogue, beaucoup de dialogues… Pour moi, est venue de la complicité des trois hommes, de leur méthode de travail. On comprend les mécanismes d’une filature, les coups de poker pour faire parler un suspect, les relations avec les indics,…
Je ne m’attendais pas à cette lecture, à vrai dire, je ne savais pas grand-chose quand j’ai ouvert les premières pages. D’où peut-être cet agréable moment. L’effet de découverte ne sera plus présent pour le second tome, espérons que les auteurs arrivent à maintenir le ton et la spécificité de cette bande dessinée.
C'est bien du Bézian cette BD. L'ambiance sombre et noire, les situations lourdes et incompréhensibles, son trait très torturé. Cette fois c'est l'attente des 2 hommes qui nous procure une angoisse certaine au fil des pages. C'est une très belle narration que Bézian nous propose là.
Cet album fut une véritable découverte pour moi et c'est avec tristesse que j'ai appris le décès du dessinateur.
Ce couple d'auteurs est digne des grands raconteurs d'histoire, ils ont su profiter des potentiels du média pour nous livrer une très belle bande dessinée d'aventures que je mets au même niveau que "le manchot de la butte rouge" de Rullier et Stanislas (c'est à dire assez haut dans mon panthéon personnel).
Le dessin est au service d'une histoire bien construite et ne s'enferme pas dans le respect du détail historique. Le trait rappelle le travail de C. Blain et ce n'est pas un petit compliment.
Vive la BD québécoise et vivement l'album de G Bouchard "vers les mondes lointains" (titre approximatif), chez Paquet !
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L'Ordre de Cicéron
Après maintes hésitations (ben non je n'étais pas trop attiré par le milieu des avocats), j'ai fini par me lancer. J'ai été agréablement séduit. Comme d'autre internautes l'ont souligné, cette saga fait penser aux Maîtres de l'Orge et avec pour ma part un zeste de Largo Winch en plus. C'est bourré d'intrigue, le premier volume consacré à l'histoire des 2 copains de classe est tout simplement fabuleux. Le second tome démarre sur une accusation, c'est assez troublant. Les dessins quant à eux sont impeccables, les expressions des personnages sont bien rendues. Vivement avril prochain pour la parution du nouvel opus.
Le Sursis
Ca fait longtemps que j'entends parler de cette série. La semaine dernière je me suis décidé à la lire. Inutile de dire que j'ai été ravi. C'est une pure merveille. Grace à ses dessins hyper réalistes, Gibrat parvient à nous emmener en 1943 sans problème. Le scénario est mené sans aucune faute goût. Tout est parfait, peut être même trop... Avec Le Sursis, l'auteur a atteint le sommet de son art, je pense qu'il sera dès lors difficile de faire mieux et peut être même aussi bien. A quand une adaptation cinématographique? Mon avis: 4,5/10
Effleurés
J'ai lu cet album hier soir. Il était tard, j'étais fatigué, et pourtant, malgré ses 70 pages bien pesées, je n'ai pas pu arrêter de le lire avant de l'avoir fini. Je ne vais pas répéter ce qui a déjà été largement dit précédemment. Simplement ajouter que pour moi, cet album présente un trait assez rare et extrêmement précieux : quand on l'a fini et qu'on le referme, on est encore plongé dedans. Ce matin j'y pense encore, et d'ici quelques jours je le relirai. Car cette histoire a beau pouvoir sembler banale, elle est construite et présentée avec une réelle richesse. De ces richesses qui fleurent le vécu, qui titillent plein de choses chez le lecteur, et qui font ressentir. Un bon cru, très marquant.
Effleurés
Il y en a des romans graphiques... Il y en a peu qui sortent du lot. Pourtant, "Effleurés" fait partie de cette catégorie. Première oeuvre, que ce soit pour la scénariste comme pour le dessinateur, cet album se pose comme une belle pierre dans le jardin des spécialistes du genre. Ici on nous conte l'histoire de deux jeunes gens (enfin, pas trop jeunes non plus, ils ont 28 ans) dont l'amour semble impossible, tellement ils sont différents. Pourtant il se passe un truc entre eux. Mais aussi entre les auteurs et le lecteur. Une sorte de connivence due à une maturité proche de la part des conteurs. Car le récit écrit par Isabelle Bauthian est assez prenant, on ne lâche pas l'album avant de l'avoir terminé. Pourtant, 70 pages c'est un format peu habituel. Mais ce qui fait ressortir le récit du lot, c'est le partir pris de la scénariste. Elle ne prend pas fait et cause pour le style de vie et le caractère de l'un ou l'autre des deux héros, Fleur et Christophe ; non, elle se contente de raconter, de montrer ce que peut donner la rencontre de deux êtres que tout oppose, ou presque. Elle ponctue son récit de quelques piques parfois acides, mais sans méchanceté réelle. J'avais suivi de relativement loin l'avancement de l'album, étant un habitué du blog d'Isabelle et la connaissant dans la vraie vie, mais voir l'album fini a été un vrai plaisir, surtout en découvrant toute la profondeur de son propos, élément que je n'avais pu juger en n'en voyant que des extraits. Côté graphisme, celui de Sylvain Limousi est un peu difficile d'accès de prime abord, mais il faut saluer son choix de rester fidèle à son trait "naturel", même si celui-ci évolue au fil de ce premier tome vers un style un peu plus accessible. Un premier album réussi donc, dont ma note finale sera de 3,5/5, arrondie à 4 pour l'aspect coup de coeur. Deux auteurs à suivre également.
Soda
"Soda" quand un flic fait son sermon… Tome nous raconte les histoires de Soda un flic à la gâchette facile dans la ville de New York. Rien de bien originale jusque là, sauf si ce n’est qu’il se fait passer pour un pasteur aux yeux de sa mère veuve et cardiaque qui habite le même appartement que lui. Il joue se double jeu pour protéger le cœur fragile de cette dernière qui ne supporterai pas le choc d’apprendre que son fils unique fait le même métier que son père mort en service. Ce petit manège apporte son lot de quiproquos, de malentendu et de comique de situation toujours assez drôle malgré les répétitions. Les enquêtes policières sont assez simples à suivre et apporte leur large part d’action à la série. Un point qui est très intéressant, c’est le décalage qui est fait entre le dessin très classique par rapport à certaines scènes de violence qu’on ne voit habituellement pas dans de ce genre de série d’humour. Ces ones shot, dégagent un certain cynisme, ça ne finit pas toujours par un happy end, mais les illustrations contrastent et atténuent pas mal cette noirceur. C’est un genre vraiment à part auquel on se doit de goûter. Warnant (Tome 1 et 2) a su mettre en place un univers et un dessin très traditionnel, très franco-belge, qui me fait pas mal penser à du Franquin, et Gazzotti (pour tous les tomes suivants) a lui apporté une touche plus moderne (à l’image de Janry avec Spirou) qui est fort sympathique et un peu moins brouillonne. De Becker (Tome 1 à 6) et Cerise (pour tous les tomes suivant) fournissent une colorisation très classique pour ce genre de dessins, c'est-à-dire peu travaillé (sans tomber dans de vulgaire aplat) mais très efficaces. Apprendra-t-on un jour pourquoi Soda n’a que trois doigts à la main gauche ?
Soda
En visitant ce site, je me rends compte que je n'ai jamais donné mon avis sur Soda ! D'autant plus bizarre, que j'ai la série complète. Mais que dire de plus qui n'ait déjà été dit précédemment ici même ? Disons que comme beaucoup d'entre vous je me suis régalé à cette lecture, et que je trouve que les parutions sont trop espacées à mon goût. Un vrai régal, avec des scénarios bien ficelés, un personnage des plus atypique et surprenant, ce qui permet de glisser, ici ou là des quiproquos qui donnent un côté humoristique à des histoires qui pourraient, très bien, se contenter d'être de bons polars en BD. A découvrir pour ceux qui ne connaîtraient pas (y en a-t-il ?). Raymond
Uchronie[s] - New Byzance
Voila une nouvelle série qui commence fort, pour moi une des meilleurs bd du moment. Corbeyran nous mijote un fameux scénario vu comment ce tome se termine, on attend la suite avec impatience. Au niveau du dessin, c'est splendide, les décors sont magnifiques et les couleurs collent parfaitement avec l'univers de cette bd. Dialogue percutant, bd super rythmée, de l'action et des héros avec un certain charisme. Que demande le peuple ? La suite bien entendu. Foncez l'acheter.
RG
Une sympathique histoire faisant d’avantage chronique urbaine que style policier. Le fonds est indéniablement du genre policier puisqu’on suit une planque de 3 membres des Renseignements Généraux qui surveillent un groupe de trafiquant. Mais loin des cascades ou des courses poursuites effrénées, on assiste ici à une enquête minutieuse, de longue haleine, ou petit à petit les éléments s’imbriquent les uns aux autres. Un côté réaliste plaisant qu’on retrouve peu dans ce genre. Ce qui est réussi, c’est qu’on s’implique au niveau des personnages. On apprend beaucoup sur leur vie, leurs modes de pensées et leur façon d’être. De ce fait, l’intrigue policière se retrouve parfois reléguée au second plan. C’est à des lieux également des clichés du genre, on s’aperçoit vite que faire parti des RG, c’est de l’inaction et du dialogue, beaucoup de dialogues… Pour moi, est venue de la complicité des trois hommes, de leur méthode de travail. On comprend les mécanismes d’une filature, les coups de poker pour faire parler un suspect, les relations avec les indics,… Je ne m’attendais pas à cette lecture, à vrai dire, je ne savais pas grand-chose quand j’ai ouvert les premières pages. D’où peut-être cet agréable moment. L’effet de découverte ne sera plus présent pour le second tome, espérons que les auteurs arrivent à maintenir le ton et la spécificité de cette bande dessinée.
Archipels
C'est bien du Bézian cette BD. L'ambiance sombre et noire, les situations lourdes et incompréhensibles, son trait très torturé. Cette fois c'est l'attente des 2 hommes qui nous procure une angoisse certaine au fil des pages. C'est une très belle narration que Bézian nous propose là.
Les Derniers corsaires
Cet album fut une véritable découverte pour moi et c'est avec tristesse que j'ai appris le décès du dessinateur. Ce couple d'auteurs est digne des grands raconteurs d'histoire, ils ont su profiter des potentiels du média pour nous livrer une très belle bande dessinée d'aventures que je mets au même niveau que "le manchot de la butte rouge" de Rullier et Stanislas (c'est à dire assez haut dans mon panthéon personnel). Le dessin est au service d'une histoire bien construite et ne s'enferme pas dans le respect du détail historique. Le trait rappelle le travail de C. Blain et ce n'est pas un petit compliment. Vive la BD québécoise et vivement l'album de G Bouchard "vers les mondes lointains" (titre approximatif), chez Paquet !