"L’actu tue", http://maester.over-blog.com/
Cette série est un recueil de tous les billets du blog de Maëster. Blog où il commente l’actualité politique à la manière d’un dessinateur de presse. Tout le monde en prend pour son grade, même si on comprend assez facilement que ses convictions penchent à gauche.
Avec son regard incisif, il touche au but à chaque fois. Sa satire est appuyée par une mise en scène très inventive, lourde de sens, drôle, et provocatrice. C’est bien simple, j’adore, je suis ça avec avidité, et l’attente entre chaque article est insoutenable !
Aux dessins, il n’a pas son pareil pour croquer et mettre en boîte les personnages publics. Il mêle habilement caractéristiques physiques et traits de personnalité. De plus, pour ne rien gâcher et contrairement à l’ensemble de ses bds publiées à ce jour, il met ses dessins en couleurs. C’est bien simple, n’ayons pas peur des mots, Maëster est le dieu de la caricature.
Pour ce qui est de l’achat je ne sais pas trop quoi vous conseiller, vu que vous pouvez lire ça gratuitement sur son blog. De plus l’actualité, c’est mieux de la suivre en direct au jour le jour plutôt qu’une fois par an. Il n’empêche que je n’ai pas pu m’abstenir de m’offrir le plaisir de savourer ces illustrations sur format papier, c’est tellement plus agréable et confortable...
Elu "meilleur album de l'année" au festival d'Angoulême 2008, "Là où vont nos pères" est une bd qui nous conte le voyage d'un immigré. Celui-ci va quitter les siens et son pays pour s'installer (et surtout, trouver du travail) dans une contrée totalement étrangère à sa culture et à tout ce qu'il a connu.
La première chose qui m'est venue en finissant cette lecture, c'est le mot : "intelligent".
"Intelligent" car l'auteur, Shaun Tan, à mon avis, a eu la pertinence de créer un univers imaginaire, fantastique dans lequel aucun lecteur ne pourra affirmer que "Là où vont nos pères" est une autobiographie réelle d'un immigrant. Il y a une volonté forte de la part de Shaun Tan d'éviter la confrontation d'idées avec l'actualité et les sujets polémiques sur l'immigration.
"Intelligent" car le lecteur découvre en même temps que le héros les découvertes et les difficultés à s'adapter dans ce pays d'accueil. Ainsi, dans cet album, les écrits (et donc, la langue) sont représentés par des hiéroglyphes imaginaires (et par conséquent, incompréhensibles !) comme lorsque le héros reçoit des documents de la part des autorités ou lorsque celui-ci se balade dans la ville avec la présence de noms d'enseignes extraterrestres !
De plus, la faune, la flore, la technologie employée et autres sont complètement dépaysants !
En conséquence, j'ai eu l'impression de vivre en temps réel les péripéties de notre héros comme un étranger l'accompagnant !
"Intelligent" car le trait de Shaun Tan et sa bonne faculté à mettre en page son récit ont réussi à me retransmettre la découverte (la bd comporte de somptueux plans larges où le lecteur pourra contempler l'environnement dans lequel évolue le héros) et à me procurer des émotions (notamment, quand le héros quitte son pays natal. Les gros plans sur les personnages y sont, dès lors, légions).
Toutefois, je dois reconnaître que l'absence de dialogue m'a tout de même déconcerté. J'aurais préféré découvrir quelques onomatopées afin de renforcer, par exemple, l'ambiance urbaine dans laquelle évolue le personnage principal.
Cependant, ne soyez pas rebutés par cela car cette bd m'est apparue très plaisante à lire, notamment parce que le récit comporte des scènes très poétiques et intimes qui ont su me toucher, et parce que le thème de l'immigration est très intelligemment traité.
A découvrir absolument !
"Encore un cycle sur le mythe arthurien" serait-on tenté de dire.
La quête du Graal offre son lot de recherches historiques et est dotée de magnifiques graphismes.
On intègre parfaitement le cheminement sans pour autant être noyé dans la masse d'informations (pourtant allégrement riche).
Pour résumer, un excellent coup de crayon de Bileau et un scénario de Debois fidèle à la légende, en d'autres termes un régal pour les yeux et pour les fans d'Arthur.
À posséder.
J'adore les cinq premiers tomes de la série ! J'ai beaucoup aimé suivre la saga familiale remplie de trahisons et de confrontations. J'adore surtout celle qui se passe dans les années 30. Je ne sais pas pourquoi, mais j'adore les histoires qui se passent dans ces années sombres. J'adore aussi le personnage de Noël qui est le seul à rester vraiment gentil devant la fortune.
Par contre, je trouve les tomes 6 et 7 plutôt moyens. Ce n'est pas mauvais, mais ça se passe à notre époque et cela casse un peu le charme. De plus, la manière dont François règle son problème dans le dernier tome est un peu n'importe quoi.
Le tome 8 est un hors-série (comme le tome 13 de XIII) qui nous montre certains évènements non relatés dans les 7 tomes. C'est dommage qu'il n’y ait pas de scène avec Adrienne et Fritz qu'on a plus vus après le tome 1. J'aurais voulu voir leur vie après le coup de pute de Charles.
L'adaptation de Sherlock Holmes la plus drôle et la plus cruelle ! Veys détruit le mythe en transformant le grand détective en un être égoïste et prétentieux qui préfère se disputer avec Watson que de faire des enquêtes. Wilson est aussi un excellent personnage qui complète très bien Holmes dans ses délires.
Les situations sont très drôles et je passe toujours un excellent moment en lisant un tome. Barral est un excellent dessinateur et j'adore son trait qui va à merveille avec l'humour de la série. Je n'imagine pas un autre dessinateur que lui !
3,5/5
Avant ma lecture, j’avais un peu peur de m’ennuyer en assistant à un défilé de trop nombreuses scènes de baston. Et finalement, il y a bien quelques scènes de combats, mais ce n’est pas du tout indigeste. Je me suis laissé entraîner par les aventures de notre maître samouraï et de ses compagnons de route. C’est très plaisant à lire car l’intrigue est prenante sans être compliquée à suivre...
En plus visuellement j’adore. J’ai immédiatement été charmé par les dessins. C’est bien simple, je trouve le rendu d’ensemble (dessins plus couleur) superbe.
Je regrette juste les trop nombreux termes japonais qui nous renvoient à des petits astérisques. (Ça ne décrédibilise pas spécialement les dialogues, par contre c’est pénible de toujours devoir se référer aux petites mentions en bas de pages)
Et enfin je suis un peu déçu par le final, où les facilités scénaristiques, à grand coup de traditions ancestrales, de prières et d’invocation des dieux, viennent sauver notre héros. Alors qu'Okko me semblait vraiment suffisamment fort pour s’en sortir tout seul comme un grand.
C’est ce qui m’empêche hélas de mettre un vrai 4/5, parce qu’à part ça, cette série est vraiment bien.
Je savais que la lecture du "Photographe" ne serait pas innocente. Que ce n'était pas du divertissement, qu'on entrait dans le réel, le témoignage.
La lecture a en effet été prenante. Longue, certainement, puisqu'il y a 3 albums de 70 pages. Mais passionnante. Le témoignage de Didier Lefèvre (qui nous a quittés il y a un an) est tétanisant, il reste une marque indélébile sur ce qu'est l'Afghanistan. Enfin, sur ce qu'il était il y a 20 ans, mais je ne pense pas que la situation se soit beaucoup améliorée depuis. La peur doit toujours retourner le ventre de ceux qui passent les cols, que ce soient pour des raisons humanitaires, commerciales ou autres. Il doit encore y avoir des petites filles aux doigts brûlés qui serrent les dents pour ne pas pleurer. Des chevaux qui meurent à 5 000 m d'altitude, plus d'épuisement que de froid. Des gens qui donnent tout ce qu'ils ont à ces médecins qui viennent de l'autre bout du monde pour les soulager. L'Afghanistan doit toujours être un pays aux paysages magnifiques, aux gens surprenants. L'histoire de Didier Lefèvre donne envie de le connaître, ce pays...
C'est Emmanuel Guibert qui s'est collé à l'adaptation graphique. Au début du récit Lefèvre parle de "Tintin" pour comparer ses pérégrinations. Cette référence m'a frappé, car pour moi le trait de Guibert y puise de nombreuses fois. Il y a du dépouillement dans certaines cases, mais aussi un souci du détail -dans les pierrailles par exemple- qui force le respect.
"Le Photographe" est une bande dessinée qui est aussi un reportage-témoignage poignant, même si je n'arrive pas à trouver de belles formules pour l'exprimer. Lisez-le.
En voyant la couverture, je pensais que c'était un album sur des super-héros ratés comme on en a déjà vu mille fois. C'est donc avec une certaine impression négative que j'ai lu l'album. Surprise ! Les super-héros ne sont pas des ratés, mais plutôt des surhommes complètement forts et complètement débiles !
Impossible de savoir quelle est mon histoire préférée tellement elles sont remplies de gags à se rouler par terre ! Je me demande où Larcenet va chercher ses scénarios ! Le dessin est très bien et rend la lecture encore plus agréable.
La série qui semblait trouver son dénouement dans le 6ème épisode renaît finalement de ses cendres, et nous replonge dans le passé des protagonistes en nous donnant de nombreuses nouvelles clés de compréhension. Après une montée crescendo et une apothéose dans l'épisode précédent, ce thriller politico-futuriste a du mal à redémarrer, mais on attend quand même la suite avec impatience.
Malgré tout, c'est un incontournable et la 1ère intrigue est passionnante et le dessin agréable.
Une excellente histoire de vengeance, pour tous les amoureux du « Comte de Monte Cristo »…
Ce diptyque vous entraîne dans la haute bourgeoisie parisienne où l’Art de la peinture est étroitement lié au procès de quelques individus. Ce procès, assuré sur l’ensemble des deux opus, vous entraînera dans une aventure mêlant l’Art, l’amour, la trahison, la souffrance, la piraterie, l’exotisme et la vengeance. Si vous ajoutez à cela plusieurs rebondissements finement préparés, on ne peut que s’étonner de la qualité du récit proposé en cent-dix pages environ.
Les planches sont assez spéciales, elles se rapprochent en réalité d’un des thèmes de cet ouvrage : la peinture. Comme souvent, quelques planches sont nécessaires pour se familiariser au style; après, cela devient très agréable et permet à cette série de jouir d’une singularité peu répandue dans ce genre.
Pour information, dans le genre aventure, je conseillerais également dans un autre style Chéri-Bibi aux éditions Delcourt.
En conclusion, si vous aimez l’aventure, foncez-vous procurer ces deux tomes, vous ne le regretterez pas...
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L'Actu tue
"L’actu tue", http://maester.over-blog.com/ Cette série est un recueil de tous les billets du blog de Maëster. Blog où il commente l’actualité politique à la manière d’un dessinateur de presse. Tout le monde en prend pour son grade, même si on comprend assez facilement que ses convictions penchent à gauche. Avec son regard incisif, il touche au but à chaque fois. Sa satire est appuyée par une mise en scène très inventive, lourde de sens, drôle, et provocatrice. C’est bien simple, j’adore, je suis ça avec avidité, et l’attente entre chaque article est insoutenable ! Aux dessins, il n’a pas son pareil pour croquer et mettre en boîte les personnages publics. Il mêle habilement caractéristiques physiques et traits de personnalité. De plus, pour ne rien gâcher et contrairement à l’ensemble de ses bds publiées à ce jour, il met ses dessins en couleurs. C’est bien simple, n’ayons pas peur des mots, Maëster est le dieu de la caricature. Pour ce qui est de l’achat je ne sais pas trop quoi vous conseiller, vu que vous pouvez lire ça gratuitement sur son blog. De plus l’actualité, c’est mieux de la suivre en direct au jour le jour plutôt qu’une fois par an. Il n’empêche que je n’ai pas pu m’abstenir de m’offrir le plaisir de savourer ces illustrations sur format papier, c’est tellement plus agréable et confortable...
Là où vont nos pères
Elu "meilleur album de l'année" au festival d'Angoulême 2008, "Là où vont nos pères" est une bd qui nous conte le voyage d'un immigré. Celui-ci va quitter les siens et son pays pour s'installer (et surtout, trouver du travail) dans une contrée totalement étrangère à sa culture et à tout ce qu'il a connu. La première chose qui m'est venue en finissant cette lecture, c'est le mot : "intelligent". "Intelligent" car l'auteur, Shaun Tan, à mon avis, a eu la pertinence de créer un univers imaginaire, fantastique dans lequel aucun lecteur ne pourra affirmer que "Là où vont nos pères" est une autobiographie réelle d'un immigrant. Il y a une volonté forte de la part de Shaun Tan d'éviter la confrontation d'idées avec l'actualité et les sujets polémiques sur l'immigration. "Intelligent" car le lecteur découvre en même temps que le héros les découvertes et les difficultés à s'adapter dans ce pays d'accueil. Ainsi, dans cet album, les écrits (et donc, la langue) sont représentés par des hiéroglyphes imaginaires (et par conséquent, incompréhensibles !) comme lorsque le héros reçoit des documents de la part des autorités ou lorsque celui-ci se balade dans la ville avec la présence de noms d'enseignes extraterrestres ! De plus, la faune, la flore, la technologie employée et autres sont complètement dépaysants ! En conséquence, j'ai eu l'impression de vivre en temps réel les péripéties de notre héros comme un étranger l'accompagnant ! "Intelligent" car le trait de Shaun Tan et sa bonne faculté à mettre en page son récit ont réussi à me retransmettre la découverte (la bd comporte de somptueux plans larges où le lecteur pourra contempler l'environnement dans lequel évolue le héros) et à me procurer des émotions (notamment, quand le héros quitte son pays natal. Les gros plans sur les personnages y sont, dès lors, légions). Toutefois, je dois reconnaître que l'absence de dialogue m'a tout de même déconcerté. J'aurais préféré découvrir quelques onomatopées afin de renforcer, par exemple, l'ambiance urbaine dans laquelle évolue le personnage principal. Cependant, ne soyez pas rebutés par cela car cette bd m'est apparue très plaisante à lire, notamment parce que le récit comporte des scènes très poétiques et intimes qui ont su me toucher, et parce que le thème de l'immigration est très intelligemment traité. A découvrir absolument !
La Quête du Graal
"Encore un cycle sur le mythe arthurien" serait-on tenté de dire. La quête du Graal offre son lot de recherches historiques et est dotée de magnifiques graphismes. On intègre parfaitement le cheminement sans pour autant être noyé dans la masse d'informations (pourtant allégrement riche). Pour résumer, un excellent coup de crayon de Bileau et un scénario de Debois fidèle à la légende, en d'autres termes un régal pour les yeux et pour les fans d'Arthur. À posséder.
Les Maîtres de l'Orge
J'adore les cinq premiers tomes de la série ! J'ai beaucoup aimé suivre la saga familiale remplie de trahisons et de confrontations. J'adore surtout celle qui se passe dans les années 30. Je ne sais pas pourquoi, mais j'adore les histoires qui se passent dans ces années sombres. J'adore aussi le personnage de Noël qui est le seul à rester vraiment gentil devant la fortune. Par contre, je trouve les tomes 6 et 7 plutôt moyens. Ce n'est pas mauvais, mais ça se passe à notre époque et cela casse un peu le charme. De plus, la manière dont François règle son problème dans le dernier tome est un peu n'importe quoi. Le tome 8 est un hors-série (comme le tome 13 de XIII) qui nous montre certains évènements non relatés dans les 7 tomes. C'est dommage qu'il n’y ait pas de scène avec Adrienne et Fritz qu'on a plus vus après le tome 1. J'aurais voulu voir leur vie après le coup de pute de Charles.
Baker Street
L'adaptation de Sherlock Holmes la plus drôle et la plus cruelle ! Veys détruit le mythe en transformant le grand détective en un être égoïste et prétentieux qui préfère se disputer avec Watson que de faire des enquêtes. Wilson est aussi un excellent personnage qui complète très bien Holmes dans ses délires. Les situations sont très drôles et je passe toujours un excellent moment en lisant un tome. Barral est un excellent dessinateur et j'adore son trait qui va à merveille avec l'humour de la série. Je n'imagine pas un autre dessinateur que lui !
Okko
3,5/5 Avant ma lecture, j’avais un peu peur de m’ennuyer en assistant à un défilé de trop nombreuses scènes de baston. Et finalement, il y a bien quelques scènes de combats, mais ce n’est pas du tout indigeste. Je me suis laissé entraîner par les aventures de notre maître samouraï et de ses compagnons de route. C’est très plaisant à lire car l’intrigue est prenante sans être compliquée à suivre... En plus visuellement j’adore. J’ai immédiatement été charmé par les dessins. C’est bien simple, je trouve le rendu d’ensemble (dessins plus couleur) superbe. Je regrette juste les trop nombreux termes japonais qui nous renvoient à des petits astérisques. (Ça ne décrédibilise pas spécialement les dialogues, par contre c’est pénible de toujours devoir se référer aux petites mentions en bas de pages) Et enfin je suis un peu déçu par le final, où les facilités scénaristiques, à grand coup de traditions ancestrales, de prières et d’invocation des dieux, viennent sauver notre héros. Alors qu'Okko me semblait vraiment suffisamment fort pour s’en sortir tout seul comme un grand. C’est ce qui m’empêche hélas de mettre un vrai 4/5, parce qu’à part ça, cette série est vraiment bien.
Le Photographe
Je savais que la lecture du "Photographe" ne serait pas innocente. Que ce n'était pas du divertissement, qu'on entrait dans le réel, le témoignage. La lecture a en effet été prenante. Longue, certainement, puisqu'il y a 3 albums de 70 pages. Mais passionnante. Le témoignage de Didier Lefèvre (qui nous a quittés il y a un an) est tétanisant, il reste une marque indélébile sur ce qu'est l'Afghanistan. Enfin, sur ce qu'il était il y a 20 ans, mais je ne pense pas que la situation se soit beaucoup améliorée depuis. La peur doit toujours retourner le ventre de ceux qui passent les cols, que ce soient pour des raisons humanitaires, commerciales ou autres. Il doit encore y avoir des petites filles aux doigts brûlés qui serrent les dents pour ne pas pleurer. Des chevaux qui meurent à 5 000 m d'altitude, plus d'épuisement que de froid. Des gens qui donnent tout ce qu'ils ont à ces médecins qui viennent de l'autre bout du monde pour les soulager. L'Afghanistan doit toujours être un pays aux paysages magnifiques, aux gens surprenants. L'histoire de Didier Lefèvre donne envie de le connaître, ce pays... C'est Emmanuel Guibert qui s'est collé à l'adaptation graphique. Au début du récit Lefèvre parle de "Tintin" pour comparer ses pérégrinations. Cette référence m'a frappé, car pour moi le trait de Guibert y puise de nombreuses fois. Il y a du dépouillement dans certaines cases, mais aussi un souci du détail -dans les pierrailles par exemple- qui force le respect. "Le Photographe" est une bande dessinée qui est aussi un reportage-témoignage poignant, même si je n'arrive pas à trouver de belles formules pour l'exprimer. Lisez-le.
Les Superhéros Injustement Méconnus
En voyant la couverture, je pensais que c'était un album sur des super-héros ratés comme on en a déjà vu mille fois. C'est donc avec une certaine impression négative que j'ai lu l'album. Surprise ! Les super-héros ne sont pas des ratés, mais plutôt des surhommes complètement forts et complètement débiles ! Impossible de savoir quelle est mon histoire préférée tellement elles sont remplies de gags à se rouler par terre ! Je me demande où Larcenet va chercher ses scénarios ! Le dessin est très bien et rend la lecture encore plus agréable.
Golden City
La série qui semblait trouver son dénouement dans le 6ème épisode renaît finalement de ses cendres, et nous replonge dans le passé des protagonistes en nous donnant de nombreuses nouvelles clés de compréhension. Après une montée crescendo et une apothéose dans l'épisode précédent, ce thriller politico-futuriste a du mal à redémarrer, mais on attend quand même la suite avec impatience. Malgré tout, c'est un incontournable et la 1ère intrigue est passionnante et le dessin agréable.
La Vengeance du Comte Skarbek
Une excellente histoire de vengeance, pour tous les amoureux du « Comte de Monte Cristo »… Ce diptyque vous entraîne dans la haute bourgeoisie parisienne où l’Art de la peinture est étroitement lié au procès de quelques individus. Ce procès, assuré sur l’ensemble des deux opus, vous entraînera dans une aventure mêlant l’Art, l’amour, la trahison, la souffrance, la piraterie, l’exotisme et la vengeance. Si vous ajoutez à cela plusieurs rebondissements finement préparés, on ne peut que s’étonner de la qualité du récit proposé en cent-dix pages environ. Les planches sont assez spéciales, elles se rapprochent en réalité d’un des thèmes de cet ouvrage : la peinture. Comme souvent, quelques planches sont nécessaires pour se familiariser au style; après, cela devient très agréable et permet à cette série de jouir d’une singularité peu répandue dans ce genre. Pour information, dans le genre aventure, je conseillerais également dans un autre style Chéri-Bibi aux éditions Delcourt. En conclusion, si vous aimez l’aventure, foncez-vous procurer ces deux tomes, vous ne le regretterez pas...