Note approximative : 3.5/5
Voilà bien une série qui ne payait pas de mine pour moi mais qui m'a agréablement surpris. En effet, tout dans le titre et les couvertures me faisait penser à une banale série fantasy un peu jeunesse.
En fait, Alzeor Mondraggo, c'est du médiéval fantastique. L'intrigue se situe à l'époque de la Guerre de Cent ans, ou dans un équivalent à peine romancé de celle-ci pour se donner plus de libertés. C'est donc la guerre entre les Franssois et les Anglois. Et au milieu de cela, voilà Alzeor, jeune seigneur sans le sou et surtout très malchanceux, dont les Cieux se rendent compte un jour qu'il a subi nettement trop de malheurs jusqu'à présent et qu'il est temps de changer tout ça. Et voilà le sympathique héros affublé d'un ange gardien invisible quoique bavard, capable d'exaucer tous ses souhaits, ou de plus ou moins bien les exaucer, et contre paiement bien entendu... L'idéal pour sauver sa bien-aimée des griffes de l'Anglois. Sauf que de passer soudainement pour un super-héros va entraîner encore bien des malheurs au pauvre Alzeor.
Le dessin ne me plait qu'à moitié. Le trait est plutôt bon et la technique sans reproche. Mais j'ai l'impression que ce sont surtout les couleurs qui me gâchent mon plaisir visuel, notamment ces cieux oranges que je n'aime pas. Pour le reste, ça reste assez joli, je n'ai rien à redire.
La base de l'intrigue est amusante et divertissante. Elle comporte pas mal d'incongruités et de sous-intrigues amusantes, comme toute cette histoire assez burlesque autour des ceintures de chasteté. Mais avec juste cela, le récit serait cependant assez plat.
Heureusement il s'y ajoute une véritable excellence dans bon nombre de dialogues : l'humour dont y fait preuve le scénariste m'a vraiment réjoui et fait rire à bien des passages. Il y a un peu d'Astérix ou de Garulfo dans l'humour de ces dialogues, dans ces phrases à double sens bien amenées. Aucune lourdeur car les auteurs ne jouent pas le jeu de mots à tout prix, ce sont simplement des dialogues qui tombent juste et sont offerts au lecteur avec parcimonie et avec une certaine élégance.
Bref, voilà une lecture plaisante qui m'a réellement fait rire par quelques-uns de ses dialogues percutants. Une bonne surprise de médiéval fantastique, d'aventure et d'humour.
Après lecture des 3 premiers tomes (1er cycle).
J'ai hésité entre 3 et 4, la qualité de fabrication du coffret fait que je pousse à 4.
J'ai été agréablement surpris par cette série moins légère que je croyais.
On retrouve certains thèmes et une morale classiques aux oeuvres de JD Morvan.
Le format 3 tomes pour une histoire permet comme c'est le cas dans ce premier cycle de développer une intrigue intéressante sans trop tirer sur la corde.
J'ai eu un peu de mal à me faire au dessin au début notamment en raison de son rendu sombre.
En fait, c'est voulu et cela participe à mettre en valeur l'ambiance oppressante de ce thriller.
L'ensemble se révèle être un excellent choix de lecture.
Ajout après lecture du tome 4 : les personnages étant bien en place, on repart sur une nouvelle histoire qui semble prometteuse. Je suivrai de très près.
Un bien beau petit album...
François Duprat est un grand fan de l'univers des comics. Il a voulu créer son super-héros à lui, mais un super-héros dont le pouvoir n'est pas tout à fait utile. Il lui trouve toutefois des aventures sympathiques à vivre, à notre Antipluieman. J'aime beaucoup cet univers, à la fois contemporain et burlesque, où le fantastique léger côtoie le business de requin. Le trait de l'auteur est très sympathique, ses personnages sont agréables à défaut d'être touchants...
J'ai du mal à trouver mes mots, car l'impression est globale.
Un 3,5/5, augmenté par le coup de coeur. :)
Ca démarre un peu poussivement, mais ensuite les choses se précipitent.
Je ne connais pas encore les autres travaux de Steve Niles (30 jours de nuit) et de Greg Ruth ("Matrix"), mais je dois dire que celui-là m'a vraiment plu !
Au coeur de l'Amérique profonde, en une époque indéterminée (mais qui pourrait être n'importe quand au 20ème siècle), ils nous racontent une histoire universelle. De tout temps des enfants sont nés avec des malformations. Souvent et pendant très longtemps considérés comme l'oeuvre du Diable, ils étaient sacrifiés à la naissance. Ici certains de ces enfants ont été conservés... mais l'heure de leur réveil approche...
Niles appose une touche une touche de fantastique en nous indiquant que ces enfants sont tous nés dans la même semaine, et en nous montrant -par deux fois- leurs étranges aptitudes, mais n'explique nullement leur origine. Et c'est cela qui rend ce comics plus attachant. Car malgré leurs visages grimaçants, ces "freaks" savent faire transparaître leurs sentiments au long de pages. Des pages au style impressionniste, où chaque case est en fait une toile peinte à part, comme le dit Ruth dans les suppléments de fin d'ouvrage.
Beau, émouvant, intelligent. Un classique, tout simplement.
C'est tout simplement magistral !
Je n'étais pas trop attiré par le milieu de la mafia mais là j'ai tout de suite changé d'avis.
Le scénario est fichtrement bien foutu. Cette série a vraiment le petit truc que beaucoup d'autres n'ont pas, c'est à dire vous tenir en haleine jusqu'à la fin. On est limite déçu que ce soit fini au bout de 2 albums.
Le second tome est pour moi légèrement en dessous du premier.
Dommage que ce ne soit pas plus connu car ça le mérite vraiment.
Une série à découvrir de toute urgence !
Après avoir découvert Les aigles décapitées, je me devais de découvrir son antithèse : Le Ruistre.
Ici, point n'est question d'êtres gentils ou sympas. C'est du moyen-âge pur et dur, du vrai.
Notre (anti-)héros est plutôt du genre pas commode et mieux vaut ne pas le contrarier sous peine de se faire occire.
Ce qui est intéressant, c'est le langage utilisé. il permet de rendre l'histoire plus authentique.
Encore bravo à M. Kraehn pour ces magnifiques dessins et ce superbe scénario.
J'attends la suite avec impatience.
Début Février. Passage chez mon libraire. Quelques nouveautés BD. Tiens ?… « Effleurés ». J’en ai lu un compte-rendu positif quelques jours plus tôt dans mon quotidien.
Pourquoi pas ?… Achat.
Achat non regretté d’ailleurs. J’ai lu une chronique comme beaucoup de gens peuvent en vivre de nos jours celle de deux personnes dont les chemins vont se croiser. J’ai ainsi suivi Christophe et Fleur. Lui est cadre dans une entreprise. Elle y est de passage, le temps d’un job d’été. Lui est du genre sérieux. Elle ?… ben plutôt du style « relax »…
Et comme dans beaucoup d’histoires « ils » vont se rencontrer, puis se découvrir l’un l’autre.
Et d’une certaine façon, de par un scénario rédigé en nuances, je suis entré dans leurs vies, les ai observé. J’ai ainsi lu une histoire qui met en scène des moments de tous les jours, et qui vous sont peut-être arrivés de cette façon.
C’est l’histoire d’oppositions, d’attirances, de conventions tues. Une histoire de chaque jour quoi.
Et j’ai bien aimé. J’ai lu quelque chose de bien, de bon dans sa fausse simplicité ; quelque chose loin des grosses machines que les éditeurs nous assènent souvent à coups de matraquages publicitaires. J’ai lu un livre qui est comme une fleur au milieu d’un champs d’autres fleurs au ton uni ; mais celle fleur-ci a une couleur différente. Et ça m’a plu.
Le dessin ?… C’est vrai que Limousi n’est pas une « pointure » de la BD ; mais il fait montre d’un graphisme « sain » assez original dans le trait. Laissons-le mûrir, c’est quelqu’un –à mon avis- de prometteur (et je me trompe rarement).
In fine ?… j’ai lu et apprécié quelque chose « d’autre ». Qui plus est, le soleil illuminait l’après-midi. Et la conjonction livre-lumière m’a fait passer un réel bon moment.
Récit d'une fin annoncée, cette bédé est tout d'abord bouleversante, mais ça, on pouvait s'y attendre...
Ce qui par contre m'a énormément surpris, c'est la qualité, la finesse des textes et l'humour (parfois noir, mais pas toujours) :
Alternant entre "sketches" délicieux, clairement dignes de ce qu'un Desproges ou un Devos ont pu écrire au meilleur de leur forme, et scènes de la vie quotidienne très vivantes et colorées, puis encore de moments particulièrement puissants, où l'artiste doit annoncer à ses proches la nouvelle de son décès prochain, c'est à la fois un roman plein d'humour et de finesse et une réflexion très touchante sur le sens de la vie.
Si Brice Fourrastier, le "héros" de ce one shot avait vraiment existé, sûr que j'aurais été un de ses plus grands fans. A la fin de la lecture, on ne peut que partager avec les personnages de la bédé (et, je suppose, ses auteurs) la tristesse et le tragique de cette disparition si brutale... Car, quand Brice Fourrastier meurt, c'est une splendide bande-dessinée qui touche également à sa fin et, par une certaine magie, on quitte celle-ci avec la sensation d'être en deuil.
Le dessin, quant à lui, peut paraître quelconque, de prime abord. Mais au fil des pages, il parvient parfaitement à vous faire rentrer dans cette ambiance toute en contrastes (le noir et blanc est, il va de soi, le choix par excellence pour cette oeuvre pleine de lumière, mais également de moments très sombres).
Bref, une découverte, choisie un peu par hasard chez mon libraire, et qui s'avère l'un des tous bons moments bédé de ce début d'année.
Gros potentiel pour cette série. Les dessins sont superbes, les villes magnifiques et gigantesques et l'histoire me semble bien compliquée.
Nous sommes dans une époque où Ben Laden et les attentats du 11 septembre 2001 ont totalement modifié nos civilisations. Les buildings ont des minarets, les vêtements sont d'un style oriental, les femmes portent le voile, les hommes ont le pouvoir.
Le scénario semble bien compliqué, mais l'ambiance, les personnages et l'action se déroulant dans ce 1er tome donnent envie de voir la suite.
Je suis quand même un peu déçu par les anachronismes apparaissant dans des détails. Par exemple, toute la civilisation a évolué ainsi que l'architecture des villes, nous sommes sensés être dans un futur proche et pourtant, les personnages utilisent de vieux appareils photos N*kon Co*lpix datant de 2001 (je sais j'ai eu le même), des téléphones Son*Er*csson et autres Sag*m datant de 2005-2007. Ils roulent dans des voitures futuristes, mais des Peuge*t 206 sont stationnées à côté. Bref, je suis un peu perdu, et cela perd en crédibilité. Pourquoi avoir choisi de reproduire au détail près ces appareils alors que tout autour a changé, comme les vérificateurs d'identité et les équipements des policiers ?
Entre rêves dans des univers parallèles, et réalité, tout cela semble touffu.
Mais ce projet est intéressant.
Lorsque j’ai feuilleté pour la première fois « Troubles fêtes » du duo Le Guirec et Loisel (c’était en 1989), j’ai reposé rapidement cet album à la vue des dessins !
En effet, l’anatomie des femmes ne me plaisait guère : je les trouve boulottes et laides (les seins qui pendent : beurk !)… bref, c’était loin d’être le style que j’appréciais le plus dans la bd.
Et puis, par la suite, j’ai lu "La quête de l’oiseau du temps" qui m’a laissé un souvenir impérissable et qui m’a « habitué » au trait de Régis Loisel.
C’est ainsi que je me suis remis à feuilleter « Troubles fêtes » et que j'ai apprécié enfin cette représentation graphique de la gente féminine qui me semble désormais très proche de la « vraie beauté » d’une femme (faut dire aussi qu’à la longue j’avais acquis plus d’expérience sur les femmes… ;) ) !
Au niveau du scénario, « Troubles fêtes » est composé de trois courts récits délicieusement sensuels et savoureux ! Le lecteur découvre entre-autres une apparition poétique de la nymphe… et pour les deux autres histoires : je vous laisse la surprise ! J’ai eu le sentiment que Régis Loisel a laissé libre court à ses fantasmes, en tout cas, il semble s’être fait énormément plaisir en dessinant cette bd !
J’ai hautement apprécié de la part des auteurs de ne pas avoir inséré dans cet album des scènes pornographiques, chaque récit est d’un érotisme « soft » à fois coquin et troublant. Les femmes débordent de charme et sont traitées avec beaucoup de respect (et non comme des esclaves sexuelles).
Graphiquement, comme je l’expliquais précédemment, le dessin de Régis Loisel demande un petit effort de la part de ceux qui ne sont pas habitués à son trait (C’est le cas pour mes amis qui viennent de découvrir le monde de la bd).
Pour ma part, je considère Régis Loisel comme l’un des auteurs les plus talentueux de nos jours. En tout cas, il figure -à mon avis- parmi les meilleurs dessinateurs dans la capacité à nous transmettre aisément des émotions en une seule planche !
La mise en couleurs en aquarelle est superbe ! D’ailleurs, il me semble que « Troubles fêtes » est l’ouvrage le plus abouti de cet auteur jusqu’à maintenant sur ce plan-là.
Bon, je pense que vous l’avez compris : « Troubles fêtes » est, à ma connaissance, un des meilleurs albums érotiques.
Cette bd est composée de trois courts récits délicieusement sensuels et coquins. Elle est illustrée par un Régis Loisel en (très) grande forme !
A découvrir (discrètement) !
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Alzeor Mondraggo
Note approximative : 3.5/5 Voilà bien une série qui ne payait pas de mine pour moi mais qui m'a agréablement surpris. En effet, tout dans le titre et les couvertures me faisait penser à une banale série fantasy un peu jeunesse. En fait, Alzeor Mondraggo, c'est du médiéval fantastique. L'intrigue se situe à l'époque de la Guerre de Cent ans, ou dans un équivalent à peine romancé de celle-ci pour se donner plus de libertés. C'est donc la guerre entre les Franssois et les Anglois. Et au milieu de cela, voilà Alzeor, jeune seigneur sans le sou et surtout très malchanceux, dont les Cieux se rendent compte un jour qu'il a subi nettement trop de malheurs jusqu'à présent et qu'il est temps de changer tout ça. Et voilà le sympathique héros affublé d'un ange gardien invisible quoique bavard, capable d'exaucer tous ses souhaits, ou de plus ou moins bien les exaucer, et contre paiement bien entendu... L'idéal pour sauver sa bien-aimée des griffes de l'Anglois. Sauf que de passer soudainement pour un super-héros va entraîner encore bien des malheurs au pauvre Alzeor. Le dessin ne me plait qu'à moitié. Le trait est plutôt bon et la technique sans reproche. Mais j'ai l'impression que ce sont surtout les couleurs qui me gâchent mon plaisir visuel, notamment ces cieux oranges que je n'aime pas. Pour le reste, ça reste assez joli, je n'ai rien à redire. La base de l'intrigue est amusante et divertissante. Elle comporte pas mal d'incongruités et de sous-intrigues amusantes, comme toute cette histoire assez burlesque autour des ceintures de chasteté. Mais avec juste cela, le récit serait cependant assez plat. Heureusement il s'y ajoute une véritable excellence dans bon nombre de dialogues : l'humour dont y fait preuve le scénariste m'a vraiment réjoui et fait rire à bien des passages. Il y a un peu d'Astérix ou de Garulfo dans l'humour de ces dialogues, dans ces phrases à double sens bien amenées. Aucune lourdeur car les auteurs ne jouent pas le jeu de mots à tout prix, ce sont simplement des dialogues qui tombent juste et sont offerts au lecteur avec parcimonie et avec une certaine élégance. Bref, voilà une lecture plaisante qui m'a réellement fait rire par quelques-uns de ses dialogues percutants. Une bonne surprise de médiéval fantastique, d'aventure et d'humour.
Reality Show (Mediacop)
Après lecture des 3 premiers tomes (1er cycle). J'ai hésité entre 3 et 4, la qualité de fabrication du coffret fait que je pousse à 4. J'ai été agréablement surpris par cette série moins légère que je croyais. On retrouve certains thèmes et une morale classiques aux oeuvres de JD Morvan. Le format 3 tomes pour une histoire permet comme c'est le cas dans ce premier cycle de développer une intrigue intéressante sans trop tirer sur la corde. J'ai eu un peu de mal à me faire au dessin au début notamment en raison de son rendu sombre. En fait, c'est voulu et cela participe à mettre en valeur l'ambiance oppressante de ce thriller. L'ensemble se révèle être un excellent choix de lecture. Ajout après lecture du tome 4 : les personnages étant bien en place, on repart sur une nouvelle histoire qui semble prometteuse. Je suivrai de très près.
Il fera beau demain
Un bien beau petit album... François Duprat est un grand fan de l'univers des comics. Il a voulu créer son super-héros à lui, mais un super-héros dont le pouvoir n'est pas tout à fait utile. Il lui trouve toutefois des aventures sympathiques à vivre, à notre Antipluieman. J'aime beaucoup cet univers, à la fois contemporain et burlesque, où le fantastique léger côtoie le business de requin. Le trait de l'auteur est très sympathique, ses personnages sont agréables à défaut d'être touchants... J'ai du mal à trouver mes mots, car l'impression est globale. Un 3,5/5, augmenté par le coup de coeur. :)
Freaks of the Heartland
Ca démarre un peu poussivement, mais ensuite les choses se précipitent. Je ne connais pas encore les autres travaux de Steve Niles (30 jours de nuit) et de Greg Ruth ("Matrix"), mais je dois dire que celui-là m'a vraiment plu ! Au coeur de l'Amérique profonde, en une époque indéterminée (mais qui pourrait être n'importe quand au 20ème siècle), ils nous racontent une histoire universelle. De tout temps des enfants sont nés avec des malformations. Souvent et pendant très longtemps considérés comme l'oeuvre du Diable, ils étaient sacrifiés à la naissance. Ici certains de ces enfants ont été conservés... mais l'heure de leur réveil approche... Niles appose une touche une touche de fantastique en nous indiquant que ces enfants sont tous nés dans la même semaine, et en nous montrant -par deux fois- leurs étranges aptitudes, mais n'explique nullement leur origine. Et c'est cela qui rend ce comics plus attachant. Car malgré leurs visages grimaçants, ces "freaks" savent faire transparaître leurs sentiments au long de pages. Des pages au style impressionniste, où chaque case est en fait une toile peinte à part, comme le dit Ruth dans les suppléments de fin d'ouvrage. Beau, émouvant, intelligent. Un classique, tout simplement.
Ocean City
C'est tout simplement magistral ! Je n'étais pas trop attiré par le milieu de la mafia mais là j'ai tout de suite changé d'avis. Le scénario est fichtrement bien foutu. Cette série a vraiment le petit truc que beaucoup d'autres n'ont pas, c'est à dire vous tenir en haleine jusqu'à la fin. On est limite déçu que ce soit fini au bout de 2 albums. Le second tome est pour moi légèrement en dessous du premier. Dommage que ce ne soit pas plus connu car ça le mérite vraiment. Une série à découvrir de toute urgence !
Le Ruistre
Après avoir découvert Les aigles décapitées, je me devais de découvrir son antithèse : Le Ruistre. Ici, point n'est question d'êtres gentils ou sympas. C'est du moyen-âge pur et dur, du vrai. Notre (anti-)héros est plutôt du genre pas commode et mieux vaut ne pas le contrarier sous peine de se faire occire. Ce qui est intéressant, c'est le langage utilisé. il permet de rendre l'histoire plus authentique. Encore bravo à M. Kraehn pour ces magnifiques dessins et ce superbe scénario. J'attends la suite avec impatience.
Effleurés
Début Février. Passage chez mon libraire. Quelques nouveautés BD. Tiens ?… « Effleurés ». J’en ai lu un compte-rendu positif quelques jours plus tôt dans mon quotidien. Pourquoi pas ?… Achat. Achat non regretté d’ailleurs. J’ai lu une chronique comme beaucoup de gens peuvent en vivre de nos jours celle de deux personnes dont les chemins vont se croiser. J’ai ainsi suivi Christophe et Fleur. Lui est cadre dans une entreprise. Elle y est de passage, le temps d’un job d’été. Lui est du genre sérieux. Elle ?… ben plutôt du style « relax »… Et comme dans beaucoup d’histoires « ils » vont se rencontrer, puis se découvrir l’un l’autre. Et d’une certaine façon, de par un scénario rédigé en nuances, je suis entré dans leurs vies, les ai observé. J’ai ainsi lu une histoire qui met en scène des moments de tous les jours, et qui vous sont peut-être arrivés de cette façon. C’est l’histoire d’oppositions, d’attirances, de conventions tues. Une histoire de chaque jour quoi. Et j’ai bien aimé. J’ai lu quelque chose de bien, de bon dans sa fausse simplicité ; quelque chose loin des grosses machines que les éditeurs nous assènent souvent à coups de matraquages publicitaires. J’ai lu un livre qui est comme une fleur au milieu d’un champs d’autres fleurs au ton uni ; mais celle fleur-ci a une couleur différente. Et ça m’a plu. Le dessin ?… C’est vrai que Limousi n’est pas une « pointure » de la BD ; mais il fait montre d’un graphisme « sain » assez original dans le trait. Laissons-le mûrir, c’est quelqu’un –à mon avis- de prometteur (et je me trompe rarement). In fine ?… j’ai lu et apprécié quelque chose « d’autre ». Qui plus est, le soleil illuminait l’après-midi. Et la conjonction livre-lumière m’a fait passer un réel bon moment.
L'Accablante apathie des dimanches à rosbif
Récit d'une fin annoncée, cette bédé est tout d'abord bouleversante, mais ça, on pouvait s'y attendre... Ce qui par contre m'a énormément surpris, c'est la qualité, la finesse des textes et l'humour (parfois noir, mais pas toujours) : Alternant entre "sketches" délicieux, clairement dignes de ce qu'un Desproges ou un Devos ont pu écrire au meilleur de leur forme, et scènes de la vie quotidienne très vivantes et colorées, puis encore de moments particulièrement puissants, où l'artiste doit annoncer à ses proches la nouvelle de son décès prochain, c'est à la fois un roman plein d'humour et de finesse et une réflexion très touchante sur le sens de la vie. Si Brice Fourrastier, le "héros" de ce one shot avait vraiment existé, sûr que j'aurais été un de ses plus grands fans. A la fin de la lecture, on ne peut que partager avec les personnages de la bédé (et, je suppose, ses auteurs) la tristesse et le tragique de cette disparition si brutale... Car, quand Brice Fourrastier meurt, c'est une splendide bande-dessinée qui touche également à sa fin et, par une certaine magie, on quitte celle-ci avec la sensation d'être en deuil. Le dessin, quant à lui, peut paraître quelconque, de prime abord. Mais au fil des pages, il parvient parfaitement à vous faire rentrer dans cette ambiance toute en contrastes (le noir et blanc est, il va de soi, le choix par excellence pour cette oeuvre pleine de lumière, mais également de moments très sombres). Bref, une découverte, choisie un peu par hasard chez mon libraire, et qui s'avère l'un des tous bons moments bédé de ce début d'année.
Uchronie[s] - New Byzance
Gros potentiel pour cette série. Les dessins sont superbes, les villes magnifiques et gigantesques et l'histoire me semble bien compliquée. Nous sommes dans une époque où Ben Laden et les attentats du 11 septembre 2001 ont totalement modifié nos civilisations. Les buildings ont des minarets, les vêtements sont d'un style oriental, les femmes portent le voile, les hommes ont le pouvoir. Le scénario semble bien compliqué, mais l'ambiance, les personnages et l'action se déroulant dans ce 1er tome donnent envie de voir la suite. Je suis quand même un peu déçu par les anachronismes apparaissant dans des détails. Par exemple, toute la civilisation a évolué ainsi que l'architecture des villes, nous sommes sensés être dans un futur proche et pourtant, les personnages utilisent de vieux appareils photos N*kon Co*lpix datant de 2001 (je sais j'ai eu le même), des téléphones Son*Er*csson et autres Sag*m datant de 2005-2007. Ils roulent dans des voitures futuristes, mais des Peuge*t 206 sont stationnées à côté. Bref, je suis un peu perdu, et cela perd en crédibilité. Pourquoi avoir choisi de reproduire au détail près ces appareils alors que tout autour a changé, comme les vérificateurs d'identité et les équipements des policiers ? Entre rêves dans des univers parallèles, et réalité, tout cela semble touffu. Mais ce projet est intéressant.
Troubles fêtes
Lorsque j’ai feuilleté pour la première fois « Troubles fêtes » du duo Le Guirec et Loisel (c’était en 1989), j’ai reposé rapidement cet album à la vue des dessins ! En effet, l’anatomie des femmes ne me plaisait guère : je les trouve boulottes et laides (les seins qui pendent : beurk !)… bref, c’était loin d’être le style que j’appréciais le plus dans la bd. Et puis, par la suite, j’ai lu "La quête de l’oiseau du temps" qui m’a laissé un souvenir impérissable et qui m’a « habitué » au trait de Régis Loisel. C’est ainsi que je me suis remis à feuilleter « Troubles fêtes » et que j'ai apprécié enfin cette représentation graphique de la gente féminine qui me semble désormais très proche de la « vraie beauté » d’une femme (faut dire aussi qu’à la longue j’avais acquis plus d’expérience sur les femmes… ;) ) ! Au niveau du scénario, « Troubles fêtes » est composé de trois courts récits délicieusement sensuels et savoureux ! Le lecteur découvre entre-autres une apparition poétique de la nymphe… et pour les deux autres histoires : je vous laisse la surprise ! J’ai eu le sentiment que Régis Loisel a laissé libre court à ses fantasmes, en tout cas, il semble s’être fait énormément plaisir en dessinant cette bd ! J’ai hautement apprécié de la part des auteurs de ne pas avoir inséré dans cet album des scènes pornographiques, chaque récit est d’un érotisme « soft » à fois coquin et troublant. Les femmes débordent de charme et sont traitées avec beaucoup de respect (et non comme des esclaves sexuelles). Graphiquement, comme je l’expliquais précédemment, le dessin de Régis Loisel demande un petit effort de la part de ceux qui ne sont pas habitués à son trait (C’est le cas pour mes amis qui viennent de découvrir le monde de la bd). Pour ma part, je considère Régis Loisel comme l’un des auteurs les plus talentueux de nos jours. En tout cas, il figure -à mon avis- parmi les meilleurs dessinateurs dans la capacité à nous transmettre aisément des émotions en une seule planche ! La mise en couleurs en aquarelle est superbe ! D’ailleurs, il me semble que « Troubles fêtes » est l’ouvrage le plus abouti de cet auteur jusqu’à maintenant sur ce plan-là. Bon, je pense que vous l’avez compris : « Troubles fêtes » est, à ma connaissance, un des meilleurs albums érotiques. Cette bd est composée de trois courts récits délicieusement sensuels et coquins. Elle est illustrée par un Régis Loisel en (très) grande forme ! A découvrir (discrètement) !