C'est par l'intermédiaire des Chroniques de Conan que j'ai pu enfin lire cette histoire que je convoitais à force de lire des avis dithyrambiques à son sujet par les fans de Conan. Hormis le film que j'aime beaucoup, je ne connaissais pas du tout les comics de ce personnage. Et je dois admettre que cette histoire là est vraiment bonne.
Ce qui est bon avant tout, c'est le dessin de Barry Windsor-Smith. Certes il est un peu vieillot et théatral, certes ses personnages prennent souvent la pause, muscles saillants. Mais que c'est esthétique ! Vraiment un régal pour les yeux ! Chaque planche est soigneusement travaillée chaque case intelligemment composée. C'est beau comme des illustrations tout en étant fluide et efficace comme une bonne BD.
L'histoire se compose de trois chapitres.
Le premier, à l'extérieur, met quasi uniquement en scène Conan et la belle et farouche Valéria. Cette introduction permet de mettre brillamment les personnages et les décors en scène. J'étais surpris de la modernité de la narration malgré l'âge avancé de ce comics. Bon, ok, les dialogues de ce macho barbare de Conan m'ont parfois fait rire (mais ma femme a moins ri) notamment avec des répliques telles que "assez de palabres, femme, je te veux !" et autres "une femme à la course ressemble toujours à une chamelle pleine".
Le second chapitre a été celui qui m'a envoûté, avec cet excellent décor que représente cette cité antique, toute en salles et couloirs, aux catacombes insondables cachant dans le noir des mystères indicibles. Il y a une légère atmosphère à la Lovecraft dans ces lieux.
J'ai par contre moins aimé le dernier chapitre et le charme s'est rompu lors du grand combat final : j'ai trouvé qu'il manquait singulièrement de charme et qu'il tombait un peu comme un cheveu sur la soupe comparé à l'ambiance réussie des passages précédents.
Heureusement, cela ne gâche pas ma bonne opinion sur le reste.
Pour le moment, la plus belle et la meilleure aventure de Conan le Barbare que j'ai lue.
Hier matin, ayant une heure à perdre au BD fugue de ma ville, j'ai fureté dans les exemplaires du "bar" laissés en libre consultation. Tombant sur cette BD et me souvenant du très alléchant avis précédent je m'installais confortablement bien décidé à en faire une lecture complète (j'ai plus pour habitude de feuilleter les BD dans cette situation).
Et le moins que l'on puisse dire est que cette lecture est passée trop vite, et que j'aurais bien enchaîné tout de suite sur le deuxième tome s'il existait déjà.
Les dessins nous font effectivement bien plonger dans une ambiance british de début de siècle (on pense bien sûr à Conan Doyle, mais aussi un peu à l'esprit Blake et Mortimer), mi réaliste (Winston Churchill est mis en scène), mi fantastique (le sujet principal).
Le scénario est très bien pensé dans son déroulement jusqu'à la case finale (on est pas si loin d'une intrique "Lostienne"), et j'ai beaucoup apprécié le fait que les membres de l'expédition ne se jettent pas tête baissée dans l'inconnu, mais fasse preuve d'un esprit scientifique rigoureux apportant une valeur ajoutée certaine au suspens.
Pour faire une comparaison cinématographique, ce premier tome constitue un excellent premier acte (mise en place des personnages, du mystère et des moyens dont ils vont disposés pour s'y confronter) comparable à celui du King Kong de Jackson (jusqu’à l’arrivée sur Skull Island). Ca sent l’aventure avec un grand A pour la suite !
Sombre, angoissant, l'ambiance qui se dégage à la lecture de Sanctuaire est vraiment impressionnante. Après les premières pages d'intro qui ne sont pas vraiment passionnantes, on plonge littéralement avec ce fameux sous-marin et son équipage.
Bec a su recréer une atmosphère pesante et angoissante digne des meilleurs films sur le sujet.
Chapeau bas.
J'ai découvert Domu en m'intéressant à Katsuhiro Otomo après avoir vu le film Akira. Ici point d'univers Steampunk, toute l'action se situe dans une banlieue tout ce qu'il y a de plus banale (à première vue seulement !) au Japon.
L'histoire, tout d'abord, originale et teintée de fantastique, est assez originale et les éléments sont disposés de manière très efficace. C'est un polar. On est happé par le scénario dès les premières pages de lecture.
Les dessins ensuite sont impeccables, et certaines cases vous font vraiment frémir ou impressionnent. La mise en scène est top et rajoute à la tension omniprésente.
Voilà, du très bon Otomo en somme, que l'on prend beaucoup de plaisir à lire.
L'histoire est basée sur la vie malheureuse d'un musicien qui voit sa vie brisée lorsque son instrument fétiche est cassé. On découvre alors chez lui un profond malaise dont la réelle cause nous est dévoilée à la fin. Un bel ouvrage qui nous fait découvrir le destin raté de cet homme qui décide de mettre fin à ses jours ! La fin est inattendue et parfaitement réussie selon moi car on découvre que le fait que son Tar se soit brisé n'est pas en réalité le facteur déclenchant de son profond malaise.
Une histoire émouvante à découvrir : du vrai Satrapi !
J'ai voulu aborder cet album vierge de tout préjugé, de tout a priori. C'est pourquoi, mis à part son genre et sa couverture, je n'ai rien voulu savoir avant de le lire.
Vincent de Raeve et Stephan Plottès, dont c'est la première bande dessinée, nous proposent de suivre un homme un peu désoeuvré, de sa sortie d'usine au bonheur d'être à deux, en passant par le service militaire et les bas-fonds de la toxicomanie.
Il y a plusieurs écueils dans ce type de récit.
L'aigreur, la haine que l'on souhaite cracher à une société qui vous rejette.
L'attendrissement, qui peut mener au cul-cul la praline dû peut-être au fait d'avoir trouvé une vie réglée, ronronnante.
Il y en a d'autres, mais je n'aurai pas l'outrecuidance de les citer, n'ayant finalement pas assez vécu pour ça.
Vincent de Raeve parvient à éviter tout cela. Son récit est découpé en chapitres, chacun représentant un moment particulier de ce tronçon de vie. Il nous propose des moments noirs, mais ne s'attarde pas dessus. Finalement le récit se veut une formidable ode à la vie, laquelle est personnifiée par sa compagne, avec laquelle il vit une osmose stupéfiante, mais tout à fait réaliste.
Je dois avouer qu'au-delà des scènes, les mots m'ont touché aussi. Simples, mais recherchés. Poétiques, mais fortement évocateurs.
Côté dessin, Stephan Plottès est un nouveau venu, mais je ne doute pas qu'il va bientôt se faire un nom chez les éditeurs indépendants. Il a un style très fort, surtout en noir et blanc, et est capable de retranscrire de nombreuses émotions, mais aussi de dessiner des paysages et des architectures urbaines avec beaucoup de talent.
Ma note hésite entre 3,5 et 4/5, mais vu que c'est un coup de coeur, c'est le 4 qui l'emporte.
Note : 3.5/5
Avis sur Accro à la Vie et Le Sepulcre Rouge (correspondant à l'album "Le Sepulcre Rouge" de l'édition Panini Comics et inclus dans le tome 1 de l'intégrale "Mike Carey présente Hellblazer") :
Cet album se scinde en deux histoires courtes qui se suivent. La première, Accro à la vie, ramène Constantine en Angleterre pour y retrouver sa soeur et... en quelque sorte exorciser le HLM où elle vit. La seconde histoire est dans la continuité de la première et amène Constantine à Londres à la recherche de sa nièce disparue. Cette deuxième histoire est nettement plus conséquente et intéressante que la première. Elle m'a permis de découvrir plus de choses sur les pouvoirs du héros et sur les personnages qui l'entourent.
Ce sont donc des histoires de magie noire et de satanisme, dans une ambiance urbaine et glauque comme beaucoup de séries de la collection Vertigo (Sandman en tête). Un soupçon d'humour ou de dérision évitent heureusement trop de sérieux aux scénarios.
Malheureusement, sans connaître vraiment John Constantine, je n'ai pu que moyennement apprécier ces histoires car je n'en saisissais pas toujours les points clés : de quoi Constantine est-il capable, que représente-t-il aux yeux des autres, quelles peuvent être les intentions de son entourage et ses relations vis-à-vis de lui ? Autant d'inconnues qui m'ont empêché de vraiment tout capter et apprécier dans ce comics.
Pour le reste, ce sont des histoires assez originales, qui se lisent bien, dotées d'un dessin tout à fait correct. Bref, ce fut un bon divertissement pour amateur du genre Vertigo.
Avis sur Toutes ses machines (correspondant à l'album "Toutes ses Machines" de l'édition Panini Comics et inclus dans le tome 3 de l'intégrale "Mike Carey présente Hellblazer"
De tous les albums de Hellblazer que j'ai lus, c'est celui-ci qui m'a le plus plu. Son scénario est en effet bien construit, dense et suffisamment linéaire pour ne pas perdre le néophyte que je suis. En outre, l'album paru chez Panini a la bonne idée de fournir en épilogue une biographie très complète de John Constantine et un long résumé de l'histoire de sa série, ce qui m'a permis de nettement mieux m'y retrouver dans ce comics et avec ce personnage dont je n'avais pour le moment pas saisi grand chose du passé et des compétences.
Cet album traite d'une histoire de démons qui ont investi Los Angeles et qui se font concurrence pour la récolte d'âmes, ce qui irrite fortement le vieux Dieu de la Mort Aztèque qui était sur les lieux depuis bien plus longtemps qu'eux. Constantine va ainsi attiser les conflits entre eux pour arriver à ses fins, à savoir libérer l'âme de la petite fille de son meilleur ami.
Cette trame scénaristique m'a grandement fait penser à un épisode de Sandman, car Neil Gaiman aime également à faire se rencontrer déités et démons. Je trouve cependant que le récit de Constantine est nettement moins original et imaginatif que ceux du seigneur du Rêve. En cela, j'ai trouvé ma lecture plaisante et prenante mais loin d'être aussi envoûtante qu'un bon épisode de Sandman.
Pour le reste, rien à dire. Le dessin n'est pas tellement ma tasse de thé mais il est bon et agréable. Bref, j'ai bien aimé ma lecture sans qu'elle me marque vraiment. Un bon Hellblazer qui me donne envie d'en lire encore quelques autres, et peut-être de relire Hellblazer - Hard Time.
On peut penser ce que l'on veut des adaptations en BD d'oeuvres littéraires mais elles ont au moins, dans le meilleur des cas, deux avantages non négligeables :
1. Vous faire découvrir une oeuvre peu connue et que vous n'auriez pas forcément envie de lire en roman (c'est mon cas pour Ibicus, la littérature classique russe n'étant pas vraiment ma tasse de thé).
2. Y trouver un petit "plus" grâce à une interprétation graphique originale.
Avec Ibicus, Rabaté a réussi à me convaincre sur les deux tableaux. J'ignore en quoi sa BD diffère de l'oeuvre d'Alexis Tolstoï, ce qu'il a pu supprimer ou les libertés qu'il a pu prendre mais l'histoire m'a paru suffisamment prenante, dans son déroulement comme dans ses implications psycho-sociologiques - pour que je m'y plonge avec intérêt sans éprouver le moindre ennui tout au long des quatre tomes. Certes, le canevas est classique, très XIXè siècle, avec son personnage d'arriviste médiocre qui fait fortune en profitant du chaos généralisé mais ce serait un non-sens de reprocher à un classique son...classicisme !
Graphiquement, le style s'accorde bien avec le fond : technique au lavis, personnages filandreux à l'apparence d'ectoplasmes, décors esquissés en quelques coups de pinceau font bien ressortir l'atmosphère aliénante d'une période bouleversée de l'histoire de la Russie.
A ce sujet, les paysages de la campagne russe où plane l'ombre de la famine et de la barbarie dans le tome 2 sont particulièrement réussis.
C'est la première fois que j'aborde Rabaté et ce ne sera sûrement pas la dernière.
J'ai bien apprécié le premier opus de cette série qui se penche avec une note Jazzy sur le destin mouvementé d'un frère et sa soeur.
Le trait est soigné et original, l'histoire se lit d'une traite sans ennui. Les guerres de gang et l'aspect policier nous plongent dans un scénario qui parait prometteur à la Tarantino (on se croirait dans Pulp Fiction pendant la séance de questionnement).
J'ai déjà hâte de lire le deuxième tome.
Voila un manga qui m'avait littéralement scotché lors de sa parution (1997).
En le relisant je pense avoir trouvé où l'auteur de Naruto a puisé une partie de son inspiration.
L’originalité de ce manga est son époque, l'histoire se passe dans le Japon antique, thème rarement traité dans les mangas parus dans nos contrées.
L’histoire est palpitante et les scènes de combat sont menées tambours battant, je me demande pourquoi les éditions Glénat ont brutalement interrompu la publication de ce titre au bout de 5 tomes, et au moment où il y a des grosses révélations.
Certes les dessins peuvent paraître simplistes par rapport à ce que l'on peut voir de nos jours, mais cela reste plaisant pour les yeux.
5 gros pavés de plus de 300 pages (même format que L'Habitant de l'infini) à dévorer.
Un seul mot pour le qualifier : « palpitant ».
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Conan le Barbare - Les Clous rouges
C'est par l'intermédiaire des Chroniques de Conan que j'ai pu enfin lire cette histoire que je convoitais à force de lire des avis dithyrambiques à son sujet par les fans de Conan. Hormis le film que j'aime beaucoup, je ne connaissais pas du tout les comics de ce personnage. Et je dois admettre que cette histoire là est vraiment bonne. Ce qui est bon avant tout, c'est le dessin de Barry Windsor-Smith. Certes il est un peu vieillot et théatral, certes ses personnages prennent souvent la pause, muscles saillants. Mais que c'est esthétique ! Vraiment un régal pour les yeux ! Chaque planche est soigneusement travaillée chaque case intelligemment composée. C'est beau comme des illustrations tout en étant fluide et efficace comme une bonne BD. L'histoire se compose de trois chapitres. Le premier, à l'extérieur, met quasi uniquement en scène Conan et la belle et farouche Valéria. Cette introduction permet de mettre brillamment les personnages et les décors en scène. J'étais surpris de la modernité de la narration malgré l'âge avancé de ce comics. Bon, ok, les dialogues de ce macho barbare de Conan m'ont parfois fait rire (mais ma femme a moins ri) notamment avec des répliques telles que "assez de palabres, femme, je te veux !" et autres "une femme à la course ressemble toujours à une chamelle pleine". Le second chapitre a été celui qui m'a envoûté, avec cet excellent décor que représente cette cité antique, toute en salles et couloirs, aux catacombes insondables cachant dans le noir des mystères indicibles. Il y a une légère atmosphère à la Lovecraft dans ces lieux. J'ai par contre moins aimé le dernier chapitre et le charme s'est rompu lors du grand combat final : j'ai trouvé qu'il manquait singulièrement de charme et qu'il tombait un peu comme un cheveu sur la soupe comparé à l'ambiance réussie des passages précédents. Heureusement, cela ne gâche pas ma bonne opinion sur le reste. Pour le moment, la plus belle et la meilleure aventure de Conan le Barbare que j'ai lue.
Adamson
Hier matin, ayant une heure à perdre au BD fugue de ma ville, j'ai fureté dans les exemplaires du "bar" laissés en libre consultation. Tombant sur cette BD et me souvenant du très alléchant avis précédent je m'installais confortablement bien décidé à en faire une lecture complète (j'ai plus pour habitude de feuilleter les BD dans cette situation). Et le moins que l'on puisse dire est que cette lecture est passée trop vite, et que j'aurais bien enchaîné tout de suite sur le deuxième tome s'il existait déjà. Les dessins nous font effectivement bien plonger dans une ambiance british de début de siècle (on pense bien sûr à Conan Doyle, mais aussi un peu à l'esprit Blake et Mortimer), mi réaliste (Winston Churchill est mis en scène), mi fantastique (le sujet principal). Le scénario est très bien pensé dans son déroulement jusqu'à la case finale (on est pas si loin d'une intrique "Lostienne"), et j'ai beaucoup apprécié le fait que les membres de l'expédition ne se jettent pas tête baissée dans l'inconnu, mais fasse preuve d'un esprit scientifique rigoureux apportant une valeur ajoutée certaine au suspens. Pour faire une comparaison cinématographique, ce premier tome constitue un excellent premier acte (mise en place des personnages, du mystère et des moyens dont ils vont disposés pour s'y confronter) comparable à celui du King Kong de Jackson (jusqu’à l’arrivée sur Skull Island). Ca sent l’aventure avec un grand A pour la suite !
Sanctuaire
Sombre, angoissant, l'ambiance qui se dégage à la lecture de Sanctuaire est vraiment impressionnante. Après les premières pages d'intro qui ne sont pas vraiment passionnantes, on plonge littéralement avec ce fameux sous-marin et son équipage. Bec a su recréer une atmosphère pesante et angoissante digne des meilleurs films sur le sujet. Chapeau bas.
Dômu - Rêves d'enfants
J'ai découvert Domu en m'intéressant à Katsuhiro Otomo après avoir vu le film Akira. Ici point d'univers Steampunk, toute l'action se situe dans une banlieue tout ce qu'il y a de plus banale (à première vue seulement !) au Japon. L'histoire, tout d'abord, originale et teintée de fantastique, est assez originale et les éléments sont disposés de manière très efficace. C'est un polar. On est happé par le scénario dès les premières pages de lecture. Les dessins ensuite sont impeccables, et certaines cases vous font vraiment frémir ou impressionnent. La mise en scène est top et rajoute à la tension omniprésente. Voilà, du très bon Otomo en somme, que l'on prend beaucoup de plaisir à lire.
Poulet aux Prunes
L'histoire est basée sur la vie malheureuse d'un musicien qui voit sa vie brisée lorsque son instrument fétiche est cassé. On découvre alors chez lui un profond malaise dont la réelle cause nous est dévoilée à la fin. Un bel ouvrage qui nous fait découvrir le destin raté de cet homme qui décide de mettre fin à ses jours ! La fin est inattendue et parfaitement réussie selon moi car on découvre que le fait que son Tar se soit brisé n'est pas en réalité le facteur déclenchant de son profond malaise. Une histoire émouvante à découvrir : du vrai Satrapi !
Assis debout
J'ai voulu aborder cet album vierge de tout préjugé, de tout a priori. C'est pourquoi, mis à part son genre et sa couverture, je n'ai rien voulu savoir avant de le lire. Vincent de Raeve et Stephan Plottès, dont c'est la première bande dessinée, nous proposent de suivre un homme un peu désoeuvré, de sa sortie d'usine au bonheur d'être à deux, en passant par le service militaire et les bas-fonds de la toxicomanie. Il y a plusieurs écueils dans ce type de récit. L'aigreur, la haine que l'on souhaite cracher à une société qui vous rejette. L'attendrissement, qui peut mener au cul-cul la praline dû peut-être au fait d'avoir trouvé une vie réglée, ronronnante. Il y en a d'autres, mais je n'aurai pas l'outrecuidance de les citer, n'ayant finalement pas assez vécu pour ça. Vincent de Raeve parvient à éviter tout cela. Son récit est découpé en chapitres, chacun représentant un moment particulier de ce tronçon de vie. Il nous propose des moments noirs, mais ne s'attarde pas dessus. Finalement le récit se veut une formidable ode à la vie, laquelle est personnifiée par sa compagne, avec laquelle il vit une osmose stupéfiante, mais tout à fait réaliste. Je dois avouer qu'au-delà des scènes, les mots m'ont touché aussi. Simples, mais recherchés. Poétiques, mais fortement évocateurs. Côté dessin, Stephan Plottès est un nouveau venu, mais je ne doute pas qu'il va bientôt se faire un nom chez les éditeurs indépendants. Il a un style très fort, surtout en noir et blanc, et est capable de retranscrire de nombreuses émotions, mais aussi de dessiner des paysages et des architectures urbaines avec beaucoup de talent. Ma note hésite entre 3,5 et 4/5, mais vu que c'est un coup de coeur, c'est le 4 qui l'emporte.
Mike Carey présente Hellblazer (John Constantine Hellblazer)
Note : 3.5/5 Avis sur Accro à la Vie et Le Sepulcre Rouge (correspondant à l'album "Le Sepulcre Rouge" de l'édition Panini Comics et inclus dans le tome 1 de l'intégrale "Mike Carey présente Hellblazer") : Cet album se scinde en deux histoires courtes qui se suivent. La première, Accro à la vie, ramène Constantine en Angleterre pour y retrouver sa soeur et... en quelque sorte exorciser le HLM où elle vit. La seconde histoire est dans la continuité de la première et amène Constantine à Londres à la recherche de sa nièce disparue. Cette deuxième histoire est nettement plus conséquente et intéressante que la première. Elle m'a permis de découvrir plus de choses sur les pouvoirs du héros et sur les personnages qui l'entourent. Ce sont donc des histoires de magie noire et de satanisme, dans une ambiance urbaine et glauque comme beaucoup de séries de la collection Vertigo (Sandman en tête). Un soupçon d'humour ou de dérision évitent heureusement trop de sérieux aux scénarios. Malheureusement, sans connaître vraiment John Constantine, je n'ai pu que moyennement apprécier ces histoires car je n'en saisissais pas toujours les points clés : de quoi Constantine est-il capable, que représente-t-il aux yeux des autres, quelles peuvent être les intentions de son entourage et ses relations vis-à-vis de lui ? Autant d'inconnues qui m'ont empêché de vraiment tout capter et apprécier dans ce comics. Pour le reste, ce sont des histoires assez originales, qui se lisent bien, dotées d'un dessin tout à fait correct. Bref, ce fut un bon divertissement pour amateur du genre Vertigo. Avis sur Toutes ses machines (correspondant à l'album "Toutes ses Machines" de l'édition Panini Comics et inclus dans le tome 3 de l'intégrale "Mike Carey présente Hellblazer" De tous les albums de Hellblazer que j'ai lus, c'est celui-ci qui m'a le plus plu. Son scénario est en effet bien construit, dense et suffisamment linéaire pour ne pas perdre le néophyte que je suis. En outre, l'album paru chez Panini a la bonne idée de fournir en épilogue une biographie très complète de John Constantine et un long résumé de l'histoire de sa série, ce qui m'a permis de nettement mieux m'y retrouver dans ce comics et avec ce personnage dont je n'avais pour le moment pas saisi grand chose du passé et des compétences. Cet album traite d'une histoire de démons qui ont investi Los Angeles et qui se font concurrence pour la récolte d'âmes, ce qui irrite fortement le vieux Dieu de la Mort Aztèque qui était sur les lieux depuis bien plus longtemps qu'eux. Constantine va ainsi attiser les conflits entre eux pour arriver à ses fins, à savoir libérer l'âme de la petite fille de son meilleur ami. Cette trame scénaristique m'a grandement fait penser à un épisode de Sandman, car Neil Gaiman aime également à faire se rencontrer déités et démons. Je trouve cependant que le récit de Constantine est nettement moins original et imaginatif que ceux du seigneur du Rêve. En cela, j'ai trouvé ma lecture plaisante et prenante mais loin d'être aussi envoûtante qu'un bon épisode de Sandman. Pour le reste, rien à dire. Le dessin n'est pas tellement ma tasse de thé mais il est bon et agréable. Bref, j'ai bien aimé ma lecture sans qu'elle me marque vraiment. Un bon Hellblazer qui me donne envie d'en lire encore quelques autres, et peut-être de relire Hellblazer - Hard Time.
Ibicus
On peut penser ce que l'on veut des adaptations en BD d'oeuvres littéraires mais elles ont au moins, dans le meilleur des cas, deux avantages non négligeables : 1. Vous faire découvrir une oeuvre peu connue et que vous n'auriez pas forcément envie de lire en roman (c'est mon cas pour Ibicus, la littérature classique russe n'étant pas vraiment ma tasse de thé). 2. Y trouver un petit "plus" grâce à une interprétation graphique originale. Avec Ibicus, Rabaté a réussi à me convaincre sur les deux tableaux. J'ignore en quoi sa BD diffère de l'oeuvre d'Alexis Tolstoï, ce qu'il a pu supprimer ou les libertés qu'il a pu prendre mais l'histoire m'a paru suffisamment prenante, dans son déroulement comme dans ses implications psycho-sociologiques - pour que je m'y plonge avec intérêt sans éprouver le moindre ennui tout au long des quatre tomes. Certes, le canevas est classique, très XIXè siècle, avec son personnage d'arriviste médiocre qui fait fortune en profitant du chaos généralisé mais ce serait un non-sens de reprocher à un classique son...classicisme ! Graphiquement, le style s'accorde bien avec le fond : technique au lavis, personnages filandreux à l'apparence d'ectoplasmes, décors esquissés en quelques coups de pinceau font bien ressortir l'atmosphère aliénante d'une période bouleversée de l'histoire de la Russie. A ce sujet, les paysages de la campagne russe où plane l'ombre de la famine et de la barbarie dans le tome 2 sont particulièrement réussis. C'est la première fois que j'aborde Rabaté et ce ne sera sûrement pas la dernière.
Jazz Maynard
J'ai bien apprécié le premier opus de cette série qui se penche avec une note Jazzy sur le destin mouvementé d'un frère et sa soeur. Le trait est soigné et original, l'histoire se lit d'une traite sans ennui. Les guerres de gang et l'aspect policier nous plongent dans un scénario qui parait prometteur à la Tarantino (on se croirait dans Pulp Fiction pendant la séance de questionnement). J'ai déjà hâte de lire le deuxième tome.
Raïka
Voila un manga qui m'avait littéralement scotché lors de sa parution (1997). En le relisant je pense avoir trouvé où l'auteur de Naruto a puisé une partie de son inspiration. L’originalité de ce manga est son époque, l'histoire se passe dans le Japon antique, thème rarement traité dans les mangas parus dans nos contrées. L’histoire est palpitante et les scènes de combat sont menées tambours battant, je me demande pourquoi les éditions Glénat ont brutalement interrompu la publication de ce titre au bout de 5 tomes, et au moment où il y a des grosses révélations. Certes les dessins peuvent paraître simplistes par rapport à ce que l'on peut voir de nos jours, mais cela reste plaisant pour les yeux. 5 gros pavés de plus de 300 pages (même format que L'Habitant de l'infini) à dévorer. Un seul mot pour le qualifier : « palpitant ».