Même si cette bd est destinée à un public jeune, il y a plein d'humour et de jeux de mots excellents (rien que dans les noms des personnages).
On développe ici principalement le principe de l'envie : Iznogoud qui veut devenir Calife à la place du Calife, objet du désir jamais atteignable. Il est méchant avec tout le monde, mais en même temps très attendrissant dans sa quête.
Les situations développées sont toujours drôles et farfelues, bref, il faut avoir lu au moins une bd d'Iznogoud.
Sans aucun doute le meilleur des 4 premiers tomes de cette collection.
Les personnages sont attachants, chacun à sa manière, et d'ailleurs ils vont mener leurs missions de la même façon : chacun à sa manière !
J'ai énormément aimé ce tome car - et je rejoins d'autres avis sur ce point - le "recrutement" est plus rapide, il laisse donc davantage de place à l'histoire elle-même.
Le scénario est génial, jusqu'à la fin on se demande où l'on va. Les dessins et les couleurs cadrent parfaitement avec l'époque. Pour l'ensemble je mettrai un gros 4,5/5.
Un 4/5 proche du 5/5.
Les BD documentaires font très fort ces derniers temps !!!
Que dire de celle-ci ?
Des textes directs à la limite des cris, l'auteur ne fait pas dans le paraître. Il maîtrise son sujet car ce travail d'écriture puise directement dans ce vécu de 30 ans d'usine.
Le parti pris est clair et assumé. Cette franchise apporte du poids aux histoires qui forment un tout même si parfois on passe du coq à l'âne (seul petit reproche que je pourrais faire).
Le dessin m'a surpris : il est vraiment superbe, souvent en noir et blanc, parfois en nuancés gris, mais dans tous les cas incisif, dynamique, esthétique, etc. J'ai adoré le travail d'Efix.
Cet emprunt se transformera prochainement en achat car c'est une des meilleures BD en ce début 2008.
J'avais des a priori sur ce one-shot, la surprise n'en est que plus belle.
Je recommande vivement.
Très bonne surprise que cet album que j’ai lu d’une traite avec un grand plaisir. Des changements de rythme et de décors au bon moment, des péripéties bien équilibrées sur la longueur et un humour qui fait mouche.
Cette histoire d’ancienne civilisation perdue (très Black & Mortimer), bien que peu originale, est exploitée selon un angle des plus sympathique, et ne m’a pas ennuyé une seconde.
Quand aux dessins, s’ils déroutent au début, je les ai trouvé très dynamiques et finalement très intégrables à l’univers de Spirou.
Bon, il se trouve que j’aime aussi beaucoup la Nouvelle-Zélande ce qui ne gâche rien (même si j’aurais aimé reconnaître certains lieux pou les confronter à mon souvenir).
Lu lors de mes années estudiantines, Durango fut pour moi un excellent moment de lecture, qui sut rapidement me passionner. Et voilà que je tombe dessus en occasion, n'ayant jamais eu l'idée de me les acheter. J'en fais donc l'acquisition et aussitôt rentré, je me replonge dans ces paysages ensoleillés, ces mains moites, ces regards sombres, ces odeurs de poudre, bref cet univers âpre et dur.
Car nous ne sommes pas dans des faits véridiques mais davantage en présence du western spaghetti, un western semi-imaginé et semi-réaliste. Le héros est quasiment le stéréotype du personnage solitaire quasiment indestructible, mais on se rend compte que lui aussi à ses faiblesses et que le malheur ne le quitte pas. Courageux, tireur d'élite, yeux verts énigmatiques, juste, idéaliste... le héros a énormément d'atouts pour lui.
La violence est omniprésente dans la série, mais il est difficile d'exprimer l'univers du western autrement. Un duel ne se termine pas souvent autour d'un verre à jouer aux cartes ! Non, le contexte veut que cette violence soit si fortement marquée. Et puis, l'auteur a quand même beaucoup d'audace, il maltraite son héros, particulièrement dans les premiers tomes, voir comment Durango sort diminué de son épopée laisse sans voix...
Une des meilleures séries de Swolfs car elle n'est pas exempte de défauts ni de tâtonnements... c'est ce qui fait présentement son charme ! Tout est traité de manière magistrale, des paysages à l'utilisation des points de vue. Parfaitement réalisée, la série reste agréable et attractive même après 5 lectures. De même, l'ensemble des albums ne vieillit pas, le premier tome a plus de 25 ans, mais il est toujours aussi plaisant de le relire.
On peut juste reprocher une petite baisse de régime sur certains albums, mais le cycle au Mexique par exemple (tomes 4-5-6) est tout simplement une pure merveille !
Et puis j'aime le trait de Swolfs, bien qu'imparfait, je trouve qu'il retranscrit parfaitement cette ambiance des westerns italiens. Difficile d'exprimer concrètement ma sympathie pour ce dessin, toujours est-il que je suis très souvent enthousiaste lorsque j'ai l'occasion de lire un album dessiné par cet auteur.
Un incontournable dans le thème du western.
Tsukasa Hojo est, avec Rumiko Takahashi et Akira Toriyama, le mangaka qui me fait le plus rire. Pour moi, City Hunter est un chef d’œuvre. Malheureusement, je ne trouvais pas ses autres œuvres en libraire. Quand j’ai appris que "Cat’s Eye" allait être réédité j’ai sauté sur l’occasion et j’ai attendu avec impatiente son arrivé dans les librairies du Québec. Cette attente est enfin comblée avec l’achat des deux premiers tomes.
Bon. C’est vrai que c’est moins drôle que City Hunter, mais ça ne veut pas dire que c’est mauvais. Si je trouve que les différentes histoires du premier tome sont effectivement moyennes, celles du tome 2 en revanche sont passionnantes. On entre dans la grande intrigue du manga et je la trouve tout simplement géniale. De plus, plusieurs gags m’ont bien fait rigoler et les personnages sont réellement attachants.
J’ai bien hâte de lire les prochains tomes ! Oh ! Il y a un truc que j’ai oublié d’écrire. Pourquoi Panic Comic met un chapitre en couleur ? Je trouve que c’est inutile et que le résultat est plutôt mauvais. On voit très bien que c’est ajouté.
Cat's eye est le premier méga hit de l'un des meilleurs mangaka qui soit. Et, dès les premières planches de cette première œuvre, on découvre tout le talent de cet auteur prolifique.
Même s'il faut environ un tome pour que les visages soient enfin fixés et que l'on retrouve les personnages que l'on connait si bien grâce à la célèbre adaptation TV, les décors et le soin apporté aux détails sur chaque scène tient de l'œuvre d'art et n'a rien à envier aux œuvres suivantes du même auteur. On notera d'ailleurs que Cat's eye contient très peu de déformations de personnage, gouttes de sueur et autres exagérations graphiques propres aux mangas. Et par conséquent plaira davantage à tous ceux que ces artifices horripilent.
Mais je ne trouve absolument pas que cette œuvre ne soit à considérer que par les nostalgiques de l'anime. En effet, j'ai pour ma part revu tous les DVD récemment et j'ai trouvé la version papier bien plus passionnante. Tout d'abord parce que les aventures se suivent logiquement (contrairement aux épisodes qui peuvent se regarder dans n'importe quel sens) et forment une histoire parfaitement cohérente et aboutie.
Ensuite parce que les personnages (plus nombreux) sont plus fouillés, plus intéressants et que rapidement leurs relations prennent le pas sur l'aspect policier. Il est d'ailleurs à noter que les vols tiennent rarement sur plus de 20 pages (un épisode à chaque fois dans les DVD) alors qu'il peut se passer 1 tome complet (350 pages) sans vol ! L'auteur conte plus des tranches de vies particulières qu'un banal jeu du chat et de la souris.
Enfin, bien sûr, le manga comporte la fin que l'on a jamais eu en DVD. Même si celle-ci est moins réussie à mon gout que celle de City Hunter, elle vaut largement le coup d'être lue tout de même.
En conclusion ma note n'est pas la note maximale à cause des visages du premier tome et de la fin qui n'était pas à la hauteur de mes attentes mais j'aurais bien mis 4,5 tout de même !
Edit le 09/02/2008 Suite à la ré-édition de Cat's eye par Pannini comics:
Cette ré-édition n'est pas aussi réussie que je l'espérais. Malgré le prix très élevé de l'EO de Tomkam en occasion (environ 150Euro), il vous en coûtera autant d'acheter cette ré-édition. Car si le prix de chaque tome n'est "que" de 10 Euros, il faudra compter non plus 10 mais 15 tomes avec ce nouveau découpage. Premier écueil. Le second écueil est la non traduction de tous les hurlements, onomatopées et autres glyphes hors phylactères. Un point qui, pour moi, ne contrebalance ni les 3 pages couleurs (et quelques pages en noir, banc et rose) ni le format plus grand qui rend un peut mieux hommage aux dessins. Bref préférez l'EO.
Histoires policières en deux tomes qui donnent un dynamisme intéressant sans lasser le lecteur.
On suit les aventures d'un jeune sociologue en criminologie de Marseille (assez sportif) qui à travers des meurtres qu'il est sensé observer, va à chaque fois être mêlé activement à l'enquête.
Les dessins, classiques et contemporains, rendent bien pour du policier. Les histoires sont pour l'instant (je n'ai lu pour l'instant que les huit premiers tomes) assez variées et cohérentes.
Ce n'est pas révolutionnaire mais c'est très distrayant et attirant.
Cet album plonge le lecteur dans le quotidien des RG. Les écoutes téléphoniques, les planques, les longues heures de surveillance, les indics, … tout y est. Et pour cause Pierre Dragon, le scénariste, travaille effectivement pour les RG. Et un de ses souhaits est de montrer aux lecteurs ce que c’est réellement que de travailler pour les renseignements généraux. Cette BD est à la limite de la réalité et de la fiction.
Et le résultat est vraiment très bon. A aucun moment je ne me suis ennuyé. Je n’avais pas la sensation de lire un documentaire mais juste un polar très réaliste.
Dans ce genre là, ça me fait un peu penser à Flag, mais en beaucoup mieux.
05/05/2008 : tome 2
C'est reparti pour les filatures et les longues heures de surveillances... C'est toujours aussi bien !
En plus d'un bon polar dans la lignée du premier tome, on a droit a quelques répliques excellentes qui m'ont fait bien sourire. L'interrogatoire d'un thaïlandais à qui on montre des photos compromettantes le mettant en scène. Le gars répond : "C'est pas moi, tous les chinois ont la même tête"... j'adore !
En trois volumes, les auteurs nous proposent une histoire de truands, de complots politiques et de règlements de compte. Violence, manipulations, humour noir, tout y est pour faire de cette trilogie une très bonne référence en la matière. Même si le registre est différend, j’ai mieux apprécié ce triptyque que La Trilogie noire du même éditeur.
J’ai particulièrement savouré les dialogues décalés et spontanés des protagonistes de l’histoire. Dès le début, deux tueurs se préparent à conclure un contrat et discutent, calmement et avec humour, de la paire de chaussures de l’un d’eux. Ce passage m’a vraiment fait sourire et je n’ai pu m’empêcher de penser à cette scène du film Pulp Fiction où Vincent (Travolta) et Julius (L. Jackson) discutent de hamburgers avant d’aller abattre froidement plusieurs personnes dans un appartement. Cet exemple pour vous donner l’atmosphère politiquement incorrect et dès lors enthousiasmante du scénario.
Au niveau des dessins, ils sont bons et réalistes. Les couleurs le sont tout autant.
En conclusion, le lecteur qui apprécie ces histoires de truands froids et violents, de flics borderline et d’expéditions punitives qui tournent mal, devrait ici trouver le cocktail presque parfait à ces ingrédients… J’en conseille vivement la dégustation !
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Iznogoud
Même si cette bd est destinée à un public jeune, il y a plein d'humour et de jeux de mots excellents (rien que dans les noms des personnages). On développe ici principalement le principe de l'envie : Iznogoud qui veut devenir Calife à la place du Calife, objet du désir jamais atteignable. Il est méchant avec tout le monde, mais en même temps très attendrissant dans sa quête. Les situations développées sont toujours drôles et farfelues, bref, il faut avoir lu au moins une bd d'Iznogoud.
Sept Missionnaires
Sans aucun doute le meilleur des 4 premiers tomes de cette collection. Les personnages sont attachants, chacun à sa manière, et d'ailleurs ils vont mener leurs missions de la même façon : chacun à sa manière ! J'ai énormément aimé ce tome car - et je rejoins d'autres avis sur ce point - le "recrutement" est plus rapide, il laisse donc davantage de place à l'histoire elle-même. Le scénario est génial, jusqu'à la fin on se demande où l'on va. Les dessins et les couleurs cadrent parfaitement avec l'époque. Pour l'ensemble je mettrai un gros 4,5/5.
Putain d'usine
Un 4/5 proche du 5/5. Les BD documentaires font très fort ces derniers temps !!! Que dire de celle-ci ? Des textes directs à la limite des cris, l'auteur ne fait pas dans le paraître. Il maîtrise son sujet car ce travail d'écriture puise directement dans ce vécu de 30 ans d'usine. Le parti pris est clair et assumé. Cette franchise apporte du poids aux histoires qui forment un tout même si parfois on passe du coq à l'âne (seul petit reproche que je pourrais faire). Le dessin m'a surpris : il est vraiment superbe, souvent en noir et blanc, parfois en nuancés gris, mais dans tous les cas incisif, dynamique, esthétique, etc. J'ai adoré le travail d'Efix. Cet emprunt se transformera prochainement en achat car c'est une des meilleures BD en ce début 2008. J'avais des a priori sur ce one-shot, la surprise n'en est que plus belle. Je recommande vivement.
Le Spirou de Yoann & Vehlmann - Les Géants pétrifiés
Très bonne surprise que cet album que j’ai lu d’une traite avec un grand plaisir. Des changements de rythme et de décors au bon moment, des péripéties bien équilibrées sur la longueur et un humour qui fait mouche. Cette histoire d’ancienne civilisation perdue (très Black & Mortimer), bien que peu originale, est exploitée selon un angle des plus sympathique, et ne m’a pas ennuyé une seconde. Quand aux dessins, s’ils déroutent au début, je les ai trouvé très dynamiques et finalement très intégrables à l’univers de Spirou. Bon, il se trouve que j’aime aussi beaucoup la Nouvelle-Zélande ce qui ne gâche rien (même si j’aurais aimé reconnaître certains lieux pou les confronter à mon souvenir).
Durango
Lu lors de mes années estudiantines, Durango fut pour moi un excellent moment de lecture, qui sut rapidement me passionner. Et voilà que je tombe dessus en occasion, n'ayant jamais eu l'idée de me les acheter. J'en fais donc l'acquisition et aussitôt rentré, je me replonge dans ces paysages ensoleillés, ces mains moites, ces regards sombres, ces odeurs de poudre, bref cet univers âpre et dur. Car nous ne sommes pas dans des faits véridiques mais davantage en présence du western spaghetti, un western semi-imaginé et semi-réaliste. Le héros est quasiment le stéréotype du personnage solitaire quasiment indestructible, mais on se rend compte que lui aussi à ses faiblesses et que le malheur ne le quitte pas. Courageux, tireur d'élite, yeux verts énigmatiques, juste, idéaliste... le héros a énormément d'atouts pour lui. La violence est omniprésente dans la série, mais il est difficile d'exprimer l'univers du western autrement. Un duel ne se termine pas souvent autour d'un verre à jouer aux cartes ! Non, le contexte veut que cette violence soit si fortement marquée. Et puis, l'auteur a quand même beaucoup d'audace, il maltraite son héros, particulièrement dans les premiers tomes, voir comment Durango sort diminué de son épopée laisse sans voix... Une des meilleures séries de Swolfs car elle n'est pas exempte de défauts ni de tâtonnements... c'est ce qui fait présentement son charme ! Tout est traité de manière magistrale, des paysages à l'utilisation des points de vue. Parfaitement réalisée, la série reste agréable et attractive même après 5 lectures. De même, l'ensemble des albums ne vieillit pas, le premier tome a plus de 25 ans, mais il est toujours aussi plaisant de le relire. On peut juste reprocher une petite baisse de régime sur certains albums, mais le cycle au Mexique par exemple (tomes 4-5-6) est tout simplement une pure merveille ! Et puis j'aime le trait de Swolfs, bien qu'imparfait, je trouve qu'il retranscrit parfaitement cette ambiance des westerns italiens. Difficile d'exprimer concrètement ma sympathie pour ce dessin, toujours est-il que je suis très souvent enthousiaste lorsque j'ai l'occasion de lire un album dessiné par cet auteur. Un incontournable dans le thème du western.
Cat's eye
Tsukasa Hojo est, avec Rumiko Takahashi et Akira Toriyama, le mangaka qui me fait le plus rire. Pour moi, City Hunter est un chef d’œuvre. Malheureusement, je ne trouvais pas ses autres œuvres en libraire. Quand j’ai appris que "Cat’s Eye" allait être réédité j’ai sauté sur l’occasion et j’ai attendu avec impatiente son arrivé dans les librairies du Québec. Cette attente est enfin comblée avec l’achat des deux premiers tomes. Bon. C’est vrai que c’est moins drôle que City Hunter, mais ça ne veut pas dire que c’est mauvais. Si je trouve que les différentes histoires du premier tome sont effectivement moyennes, celles du tome 2 en revanche sont passionnantes. On entre dans la grande intrigue du manga et je la trouve tout simplement géniale. De plus, plusieurs gags m’ont bien fait rigoler et les personnages sont réellement attachants. J’ai bien hâte de lire les prochains tomes ! Oh ! Il y a un truc que j’ai oublié d’écrire. Pourquoi Panic Comic met un chapitre en couleur ? Je trouve que c’est inutile et que le résultat est plutôt mauvais. On voit très bien que c’est ajouté.
Cat's eye
Cat's eye est le premier méga hit de l'un des meilleurs mangaka qui soit. Et, dès les premières planches de cette première œuvre, on découvre tout le talent de cet auteur prolifique. Même s'il faut environ un tome pour que les visages soient enfin fixés et que l'on retrouve les personnages que l'on connait si bien grâce à la célèbre adaptation TV, les décors et le soin apporté aux détails sur chaque scène tient de l'œuvre d'art et n'a rien à envier aux œuvres suivantes du même auteur. On notera d'ailleurs que Cat's eye contient très peu de déformations de personnage, gouttes de sueur et autres exagérations graphiques propres aux mangas. Et par conséquent plaira davantage à tous ceux que ces artifices horripilent. Mais je ne trouve absolument pas que cette œuvre ne soit à considérer que par les nostalgiques de l'anime. En effet, j'ai pour ma part revu tous les DVD récemment et j'ai trouvé la version papier bien plus passionnante. Tout d'abord parce que les aventures se suivent logiquement (contrairement aux épisodes qui peuvent se regarder dans n'importe quel sens) et forment une histoire parfaitement cohérente et aboutie. Ensuite parce que les personnages (plus nombreux) sont plus fouillés, plus intéressants et que rapidement leurs relations prennent le pas sur l'aspect policier. Il est d'ailleurs à noter que les vols tiennent rarement sur plus de 20 pages (un épisode à chaque fois dans les DVD) alors qu'il peut se passer 1 tome complet (350 pages) sans vol ! L'auteur conte plus des tranches de vies particulières qu'un banal jeu du chat et de la souris. Enfin, bien sûr, le manga comporte la fin que l'on a jamais eu en DVD. Même si celle-ci est moins réussie à mon gout que celle de City Hunter, elle vaut largement le coup d'être lue tout de même. En conclusion ma note n'est pas la note maximale à cause des visages du premier tome et de la fin qui n'était pas à la hauteur de mes attentes mais j'aurais bien mis 4,5 tout de même ! Edit le 09/02/2008 Suite à la ré-édition de Cat's eye par Pannini comics: Cette ré-édition n'est pas aussi réussie que je l'espérais. Malgré le prix très élevé de l'EO de Tomkam en occasion (environ 150Euro), il vous en coûtera autant d'acheter cette ré-édition. Car si le prix de chaque tome n'est "que" de 10 Euros, il faudra compter non plus 10 mais 15 tomes avec ce nouveau découpage. Premier écueil. Le second écueil est la non traduction de tous les hurlements, onomatopées et autres glyphes hors phylactères. Un point qui, pour moi, ne contrebalance ni les 3 pages couleurs (et quelques pages en noir, banc et rose) ni le format plus grand qui rend un peut mieux hommage aux dessins. Bref préférez l'EO.
Luka
Histoires policières en deux tomes qui donnent un dynamisme intéressant sans lasser le lecteur. On suit les aventures d'un jeune sociologue en criminologie de Marseille (assez sportif) qui à travers des meurtres qu'il est sensé observer, va à chaque fois être mêlé activement à l'enquête. Les dessins, classiques et contemporains, rendent bien pour du policier. Les histoires sont pour l'instant (je n'ai lu pour l'instant que les huit premiers tomes) assez variées et cohérentes. Ce n'est pas révolutionnaire mais c'est très distrayant et attirant.
RG
Cet album plonge le lecteur dans le quotidien des RG. Les écoutes téléphoniques, les planques, les longues heures de surveillance, les indics, … tout y est. Et pour cause Pierre Dragon, le scénariste, travaille effectivement pour les RG. Et un de ses souhaits est de montrer aux lecteurs ce que c’est réellement que de travailler pour les renseignements généraux. Cette BD est à la limite de la réalité et de la fiction. Et le résultat est vraiment très bon. A aucun moment je ne me suis ennuyé. Je n’avais pas la sensation de lire un documentaire mais juste un polar très réaliste. Dans ce genre là, ça me fait un peu penser à Flag, mais en beaucoup mieux. 05/05/2008 : tome 2 C'est reparti pour les filatures et les longues heures de surveillances... C'est toujours aussi bien ! En plus d'un bon polar dans la lignée du premier tome, on a droit a quelques répliques excellentes qui m'ont fait bien sourire. L'interrogatoire d'un thaïlandais à qui on montre des photos compromettantes le mettant en scène. Le gars répond : "C'est pas moi, tous les chinois ont la même tête"... j'adore !
Du plomb dans la tête
En trois volumes, les auteurs nous proposent une histoire de truands, de complots politiques et de règlements de compte. Violence, manipulations, humour noir, tout y est pour faire de cette trilogie une très bonne référence en la matière. Même si le registre est différend, j’ai mieux apprécié ce triptyque que La Trilogie noire du même éditeur. J’ai particulièrement savouré les dialogues décalés et spontanés des protagonistes de l’histoire. Dès le début, deux tueurs se préparent à conclure un contrat et discutent, calmement et avec humour, de la paire de chaussures de l’un d’eux. Ce passage m’a vraiment fait sourire et je n’ai pu m’empêcher de penser à cette scène du film Pulp Fiction où Vincent (Travolta) et Julius (L. Jackson) discutent de hamburgers avant d’aller abattre froidement plusieurs personnes dans un appartement. Cet exemple pour vous donner l’atmosphère politiquement incorrect et dès lors enthousiasmante du scénario. Au niveau des dessins, ils sont bons et réalistes. Les couleurs le sont tout autant. En conclusion, le lecteur qui apprécie ces histoires de truands froids et violents, de flics borderline et d’expéditions punitives qui tournent mal, devrait ici trouver le cocktail presque parfait à ces ingrédients… J’en conseille vivement la dégustation !