Les derniers avis (32308 avis)

Par SaV
Note: 4/5
Couverture de la série Péchés mignons
Péchés mignons

J’ai découvert Arthur de Pins dans Fluide glacial et je dois dire que c’était les premières planches que je lisais dans le magazine. Certes, certains gags peuvent paraître un peu lourds « pour les filles » mais cela marche à chaque fois. De plus, on ressent un peu du vécu dans ces histoires et c’est cela qui fait que ça marche. Les aventures et les dialogues sont mordants et tapent dans le vif du sujet « sexe » mais c'est rigolo. Le dessin des personnages tout en rondeur est très agréable, les filles ont le charme des femmes du 18ème siècle avec de grands yeux en plus. Un album très glamour, à partager à deux.

07/05/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Les Larmes d'opium
Les Larmes d'opium

One-shot où série à suivre ?... je ne sais. Cet opus renferme une histoire complète, terminée MAIS l'album porte le n°1. Les auteurs vont-ils faire une "suite" avec d'autres personnages et d'autres situations ?.. possible... ou non... Personnellement, je le considère -au vu de cette numérotation- comme le premier tome d’une nouvelle série. Et un sacré bon tome aussi. Bon, c’est vrai, le scénario « noir » ne renouvelle pas trop le genre et l’intrigue générale, en elle-même, est assez conventionnelle. MAIS il s’agit ici d’un polar de bien bonne facture où tous les coups sont permis, même les plus vils.. Et de ce côté là, c’est assez prometteur pour la suite. C’est plutôt du côté graphique que cette histoire est intéressante : un trait réaliste « dur », bien lisible, mis au service de planches « brutales » où se mélangent la folie, le suspense et les hallucinations de Martin. Pas mal d’ingrédients sont ici réunis pour un album bien enlevé, captivant même de par sa mise en pages, et annonciateur d’une suite -je pense- que j’attends.

07/05/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série La Mère des victoires
La Mère des victoires

Le début d’une série ?… ben non : un one-shot. Un bien bon même. Fernandez m’a emmené dans une sorte de reality-show guerrier : « Conflit Direct », un show où les chefs de cette guerre télévisée sont de véritables stars adulées d’un public qui en demande toujours plus. Et ces chefs, ces stars, ne se font vraiment aucune concession dans cette grande bagarre où tous les coups sont –vraiment- permis. Un bon postulat, bien développé, assez décalé dans son propos initial m’a vraiment fait apprécier ce récit futuriste (le sera-t-il toujours ?… quand je vois ce que les chaînes de télé inventent pour faire de l’audimat, je ne serais pas étonné de voir une telle « fiction » dans un avenir…que je souhaite le plus lointain possible). Le dessin ?… un bien bon graphisme au trait original qui fait montre d’une grande maîtrise. Curieux aussi de directement constater que ce « trait » ne fait pas partie de l’école dite franco-belge ; en l’occurrence, ici, espagnole. Cette « mère des victoires » est vraiment maîtrisée dans son narratif et son graphisme, apportant de par son concept quelque chose de surprenant (hé oui, il m’arrive encore d’être surpris !), de dynamique et –surtout- d’équilibré. Un album personnel, unique dans sa forme, novateur et… fichtrement bien fait. Vraiment très bon.

07/05/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Les Sentinelles
Les Sentinelles

La bonne idée de scénario que voilà : un jeune soldat va se trouver « modifié », transformé en une sorte de super-soldat métallique pour ensuite être balancé sur les champs de bataille de la première guerre mondiale. Bien bon postulat ; qui plus est « agrémenté » de par la personnalité du personnage : un jeune scientifique antimilitariste. Et ce soldat, qui plus est, va être plongé dans un des conflits les plus déjantés de l’Histoire. Un bien bon tome dont la lecture m’a fait penser à certains moments à ces bons vieux comics que je peux toujours lire dans mes hebdos des années 30 et 40. Nonobstant le narratif, c’est aussi grâce au graphisme de Dorison que l’histoire prend une sorte de vraie valeur : un trait réaliste dense mélangé à des couleurs souvent agressives (un peu comme Mc Coy de Palacios). L’histoire de ce « Taillefer » (c’est son surnom) est vraiment bien construite et procure un excellent divertissement tant visuel que narratif. Bien bon. J’attends la suite.

07/05/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série La maison où rêvent les arbres
La maison où rêvent les arbres

Une histoire déclinée en 4 chapitres, un peu comme quatre saisons. Un album qui se termine par un texte de Gabriel Yacoub : « L’homme vert, le feuillu ébahi ». Un texte dont le dernière phrase est « Le XXIème siècle sera vert ou ne sera pas. Je me languis déjà de ce nouveau printemps ». Heureusement que le vert est la couleur de l’espoir car ce « nouveau printemps » tarde fort à venir et n’est pas prêt, je pense, d’arriver… Entre rêve et réalité, Comès narre ici une longue fable qui est une véritable ode à la nature ; cette nature qu’il aime –que nous aimons, je pense- non dérangée ; telle qu’elle était à l’aube des temps. Très curieux tome, qui peut rebuter ceux qui n’osent pas plonger dans les rêves de l’auteur. Le début ?… trois grandes planches composées de cases emplies de larges traits noirs. Ce n’est qu’en fin de la troisième que l’on comprend –par une sorte de zoom arrière- que toutes ces larges lignes forment l’œil d’un héron. Ce dernier s’envole. Un marais. Un canoë. Un couple. Un vol de canards. Une panthère aperçue sur la rive. Le brouillard. Les oiseaux des marais qui se transforment en ptérodactyles. Le même canoë, la jeune femme assise à l’avant. Maniant la gaffe, le personnage à l’arrière a tout du « passeur des morts » qui faisait traverser les âmes sur le fleuve Styx au temps de l’Egypte antique, etc. Dur dur si vous survolez ces pages (ce que beaucoup feront) car cette BD est quand même « difficile ». J’avoue avoir eu un peu de mal pour rentrer dans le « jeu » de Comès, ici tout à fait à l’opposé –par exemple- de « son » Ergün l’errant. Mais le dessin est somptueux dans sa (fausse) simplicité. Un excellent travail de noir et blanc m’a fait entrer dans un univers nouveau assez déconcertant pour ceux qui ne connaissent pas l’œuvre de cet auteur. Un nouvel album « à part », quelque chose d’à nouveau inédit, grand dans sa conception, attirant pour les « connaisseurs » mais qui peut paraître fort rebutant aux autres.

07/05/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Coluche
Coluche

L’album ?.. A son achat j’ai pensé que ces auteurs –via Coluche- allaient réaliser une sorte de « règlement de comptes » envers une certaine société dite élitiste. Ben non. J’ai eu affaire à un « simple » album hommage. La vie de Coluche, du moins celle qu’il voulait bien monter aux médias, est ici reprise sous forme de petites histoires avec chacune ses styles graphique et narratif. J’ai eu affaire à une sorte de défilé des petites et grandes heures de ce comique génial ; des chroniques douces-amères de certains pans de sa vie publique. Ces petites histoires complètes, de deux ou plusieurs pages, rafraîchissent ainsi la mémoire –sans réel parti pris politique- et mettent en avant l’homme qu’il était : un homme avec ses joies, ses peines, ses espoirs, ses déceptions aussi… mais également cette sorte d’acharnement qui pulsait Coluche à essayer de faire le bien. Et quand je pense encore que ce (faux) clown est parvenu à faire trembler les bases de la République lors de sa candidature à la présidence, force m’a été de reconnaître que rarement dans ma vie il m’a été donné de rencontrer –via les médias et la presse écrite- un gars de cette trempe. Coluche ?… un mec, un vrai. Et vous apprécierez ici ces « histoires d’un mec ». Plus un hommage (souvent plein de saveur et d’humour) qu’un constat « banal » de ce qu’il a été. Un bien bon album.

07/05/2008 (modifier)
Par artemis
Note: 4/5
Couverture de la série Sam Lawry
Sam Lawry

A priori, pas du tout ma tasse de thé, la guerre du Vietnam, une affaire politique qui se déroule aux Etats-Unis... Mais bon, coup de fusil sur l'achat des 4 tomes, je franchis le pas et là, excellente surprise. Le premier cycle est le plus intéressant, c'est simple, sans fioriture mais l'objectif est atteint et on lit, que dis-je on avale les deux tomes d'un trait. L'histoire est vraiment chouette et l'on parvient à accrocher au "don" du héros sans tomber dans la science-fiction. Le second cycle est en-deçà. Plus difficile à suivre (enfin ca reste abordable). Heureusement, j'ai trouvé le dénouement à la hauteur du premier cycle : sobre, efficace et loin du "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants". Je serai partant pour un troisième cycle...

07/05/2008 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Les Chroniques de Conan
Les Chroniques de Conan

Poussé par les avis de fans tels que JJJ et Hevydevy, je me suis lancé dans l'achat de ces chroniques de Conan pour découvrir le personnage que je ne connaissais que via le film. Je craignais d'y trouver un barbare idiot et taciturne dans des récits d'action naïfs et puérils. Au lieu de ça, j'ai été très agréablement surpris. Conan est un barbare, certes, un type musculeux et fier qui fonce droit devant lui, tape, tranche et emporte la femelle comme un sac à patates sur son épaule. Mais je ne sais comment, ses récits se révèlent très prenants et il y a un vrai charme qui s'en dégage. Et mine de rien, autant les récits sont simples dans leurs trames, autant ils se révèlent bien construits et parfois presque profonds par leur rude austérité. Une puissante efficacité qui ressort très bien en BD. Le dessin est en outre généralement bon, avec me concernant une mention particulière pour le superbe dessin de Barry Windsor-Smith. De belles oeuvres noir et blanc qui, une fois n'est pas coutume, me parait meilleur dans les récits les plus anciens que dans les plus récents inclus dans cette intégrale. Conan s'est révélé à mes yeux être vraiment un personnage à part. Comment ai-je pu m'attacher à ce macho brutal aux muscles surdéveloppés ? Et pourtant, il a un véritable charisme. Sa hargne, son comportement instinctif, sa manière d'aller toujours de l'avant et de dominer son entourage de sa force et de sa volonté. Honnêtement, il m'a donné envie de m'identifier à lui et de trancher dans le vif, à la manière d'un jeu vidéo ou de rôles d'heroic-fantasy, prenant et défoulant. Et puis il m'a fait rire bien des fois avec ses comportements vis-à-vis des femmes, ses répliques cinglantes et phallocrates, tout en ayant ses faiblesses, notamment vis-à-vis des femmes de tête dont certaines comme Valéria et Sonja la Rouge l'égalent presque à l'épée. Le contenu de ces albums "Chroniques de Conan" par Panini est en outre très bien pensé. Le premier tome m'a permis de découvrir à la fois le personnage de Conan par un prologue bien écrit, sa terre, la Cimmérie, par un joli poème illustré en BD en introduction, et l'ensemble de l'Ere Hyboréenne par une longue chronologie en BD en fin d'album. Et pour le reste, les histoires sont bien choisies, toutes au minimum plaisantes et certaines presque excellentes. Mention spéciale évidemment à l'histoire Les clous rouges inclus dans ce même tome 1, mais j'ai aussi beaucoup aimé d'autres récits comme le Colosse Noir joliment dessiné par Buscema dont le style a bien changé depuis l'époque. Une lecture plaisante, simple mais tellement efficace, un peu vieillot dans le dessin mais parfois tellement beau. Je suis tombé sous le charme. "Assez de palabre, femme, je te veux !"

06/05/2008 (MAJ le 06/05/2008) (modifier)
Par Dark Samy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Fille du Yukon
La Fille du Yukon

J'ai beaucoup aimé cette série qui ne parle pas simplement du cow-boy classique. Selon moi on se rapproche beaucoup plus de la dure réalité de l'époque avec ces hommes et ces femmes s'en allant chercher la (bonne) fortune dans des contrées enneigées couvertes d'or (ou plutôt l'inverse). L'univers est froid, cruel et sans merci. Celui qui n'est pas assez fort n'a qu'à faire demi-tour... ou mourir, quelle importance ? Bref, on nous emmène dans un univers à l'opposé de ceux trop souvent présentés, j'ai pris une bonne claque, et celle-là fait du bien.

06/05/2008 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 4/5
Couverture de la série Girls bravo
Girls bravo

Parlons du manga, pas de l'anime (qui vaut le manga). Celui-ci est bien dessiné, c'est propre, c'est classique, c'est mignon. Bref du travail honnête mais rien de transcendantal. Il y a beaucoup de petites culottes, des décolletés vertigineux, de la chair (très) fraîche. Comme c'est bien dessiné, ça passe très bien, même si ça peut lasser à la longue. L'intérêt tient plutôt dans le scénario complètement loufoque, avec 36 idées de partout, on se demande où parfois la mangaka va chercher tout ça ; on rigole bien, ce manga est fait pour. Moi, ces derniers temps, je cherche la détente, me changer les idées, m'amuser, une fois le travail fini. Ce manga y réussit très bien, même si je ne l'inscrirais pas au panthéon de la BD. Il vaut le coup d'oeil. Moi, j'aime et j'assume. Amis de la cogitation : passez votre chemin. Ceux qui veulent se détendre et profiter des jeunes formes féminines : bienvenue.

06/05/2008 (modifier)