Malgré un dessin que je n’aime pas vraiment (pas de traits précis - manque de détails dans les fonds de cases), l’histoire est quant à elle captivante : un monde futuriste où les gens se replient sur eux-mêmes à tel point que le top des loisirs à la mode est une sorte de couchette (la dreambox –avec un nom pareil elle doit être wifi) qui leur permettent de revivre leur passé.
Vous ajoutez à cela une petite fille avec des pouvoirs psychiques extraordinaires et qui peut modifier le comportement des humains ainsi que la matière et vous avez l’histoire de Siloë (la petite fille !). Bonne BD de SF.
Excellente BD. Il est vrai que le dessinateur est beaucoup un peu plus à l’aise pour les décors que pour les personnages, mais dans l’ensemble le dessin est de très bonne qualité. Le scénario est original car basé sur une confrontation entre Charlemagne, aidé par l’église, et les peuplades du nord (vikings), aidées de leur Dieu(x). Tout ceci sur fond de mythes et légendes. A recommander.
A signaler que cet album paraîtra en version couleur au mois de juin. Voilà un très bon western crépusculaire. Cet ouvrage m’a rappelé les excellents films de Clint Eastwood comme Impitoyable ou le magnifique The assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford d’Andrew Dominic (un film à voir, d’ailleurs, bien que boudé par le public).
Cette histoire : c’est celle d’un homme qui cherche à faire sa réputation par le colt, un peu comme Robert Ford l’assassin de Jesse James était persuadé de trouver une gloire future en tuant un homme célèbre. On pouvait s’attendre à un western plein d’action, Guérineau étant un spécialiste de ce genre de bd (voire sa série sur les Stryges…). Mais, pas du tout… les deux auteurs nous servent un scénario où la psychologie tient une place prépondérante. Si l’histoire peut paraître simpliste et rappeler un peu les films de duels classiques caractéristiques du bon vieux temps de Sergio Leone ; l’affrontement entre Stanton le shérif et l’inconnu se teinte d’interrogations métaphysiques…
Le côté inhospitalier de la ville est parfaitement rendu. Le récit se déroule, d’ailleurs, dans une forme de huis clos assourdissant. Derrière les masques et la violence parfaitement réelle ; se cache, finalement, un profond désespoir que l’on retrouve chez tous les personnages de la prostitué au shérif...
Au dessin, je trouve que le noir et blanc permet à ce livre de trouver toute sa dimension émotionnelle. Encore une bonne surprise de cette année 2008…
Au départ, j'avais un peu peur que ça fasse une suite commerciale de célèbre "Triangle secret". J'ai donc commencé cette série à reculons. Mais heureuse surprise, dès le début on est dans le bain. Tous les éléments du premier cycle sont là : mystères, secrets, sociétés secrètes, manipulations, flash back dans le passé...
Les dessins correspondent au style du scénario et malgré le fait qu'on ait à chaque fois un dessinateur différent pour chaque tome ne gâche pas le tableau.
C'est donc à lire pour ceux qui ont aimé Le Triangle Secret.
Le premier cycle est divertissant, un policier classique avec un enlèvement de la femme d'un homme d'affaire. Celui-ci décide de prendre l'enquête à son compte et on le suit dans sa quête du pourquoi et du qui.
Ce n'est pas prise de tête même si le scénario reste assez basique, ça détend et c'est agréable. Il n'y a pas de grand rebondissement et même si la fin fait un peu réchauffé cela reste relativement réaliste. J'aime bien le trait de Kraehn et ses dessins qui restent réalistes et où on peut reconnaitre la ville de Lyon (entre autres).
Ce premier cycle vaut donc le coup d'être lu pour ceux qui aiment les histoires policières. Le second cycle ressemble un peu à de l'exploitation d'un filon, mais ça se lit quand même. On change de lieu avec les mêmes personnages. À lire dans la foulée.
Avis posté après la lecture des 6 premiers tomes en VF
Excellente série à lire absolument pour tous les amateurs de BD.
Les dessins peuvent paraître un peu plat au départ mais très vite, certainement par la qualité globale de la série, ce sentiment disparaît et on ne lit plus qu'une série extrêmement inventive à la fois dans sa mise en scène, ses rebondissements, son second degré vraiment désopilant et surtout sur le fait que l'idée originale une fois mise en place, le scénario ne retombe pas à plat mais au contraire gagne à être lu !
Série à découvrir d'urgence d'autant qu'elle vient de se terminer aux US (60 épisodes de 24 pages soit à peu près 10 tomes)... la fin approche !
A force de lire des bandes dessinées, on affine son jugement, on devient moins réceptif à certain scénario, on devient tout simplement moins étonné au fil de nos lectures. Et c'est véritablement enthousiasmant de tomber sur des espèces d'ovni par moment... Preacher en est un, né de l'imagination débridé de Garth Ennis et parfaitement mis en image par Steve Dillon. C'est très violent, bourré de gros mots et de têtes qui explosent sous les tirs des revolvers. Mais derrière toute cette violence apparente, le scénario est plus subtil qu'il n'y parait, mettant en avant la quête d'un homme qui assiste à tout ce que l'humanité à de plus mauvais en elle... autant dire qu'il y a du boulot ! La critique est féroce devant ce que l’Homme peut dévoiler de ses travers, de l’horreur et de la souffrance qu’il peut engendrer (le nombre de psychopathes qu'il existe dans cet album, hallucinant !).
Cette série possède un charme indéfinissable, une ambiance particulière que l’on ne retrouve nulle par ailleurs. Un ton décalé, des situations rocambolesques, une absence de sérieux dans un scénario bien ficelé, de l’audace,... Bref, Preacher, c’est un condensé de tout cela, mais c’est plus encore. Pour se faire une réelle impression, il faut le lire. Bizarre de voir autant d’avis positif, car je pense que cette série doit en rebuter plus d’un. Bizarre aussi qu’elle ne suscite pas la polémique (et tant mieux en fin de compte), sûrement parce qu’elle est passée un peu inaperçu.
Une des grandes forces de Ennis est d'avoir créer le personnage de Cassidy et ses répliques mortelles... Le mythe du vampire revisité loin de tous les schémas habituels que nous connaissons, il y apporte beaucoup de fraîcheur et de nouveauté. Ce personnage est immédiatement convaincant et attachant, supplantant facilement Jesse, pourtant le héros principal, et Tulip. Difficile de définir l’impression qu’il laisse, mais le capital sympathie pour cet irlandais est énorme.
Pour finir, une réplique de Tulip que j’adore, lorsqu'elle raconte son histoire à Custer :
Voix off : J'ai bossé une nuit dans un charmant endroit près du dépôt de bus (une espèce de resto) et on la voit commenter son propos par le dessin : "Est-ce que quelqu'un a perdu sa main ?... Parce que je viens d'en trouver une posée sur mon cul !"
Irrévérencieux.
En Italie au temps des Lumières, nous suivons les tribulations de Casanova avec ses conquêtes habituelles et ses soucis d'argent continuels. Les scénarii mettent en scène la plupart du temps des meurtres et enquêtes policières ce qui permet de découvrir Venise par ce biais intéressant. Le format choisi de deux tomes pour une histoire permet de ne pas faire trop trainer les histoires ni de nous laisser sur notre faim par un format trop court. Le fil conducteur existe toujours (Giacomo et son fidèle valet) et leurs déboires tout au long de la série.
Les dessins sont soignées et les descriptions qui nous font découvrir au travers des ruelles de Venise, un pan de l'histoire pas forcément connu (ou très peu enseigné) comme les doges et la noblesse italienne de l'époque, tout comme les bas fond de Venise.
Bref, je conseille fortement la lecture de cette série qui reste agréable de part l'apport historique, l'aspect roman policier, et aventurier-amoureux du célèbre Casanova.
Les aventures de Yann de Kermeur, corsaire, dont les 3 premiers tomes se déroulent en Bretagne au XVIIIe siècle puis nous découvrons la Guyane pour les derniers tomes.
Sans être hyper original sur le scénario, c'est assez agréable à lire. Nous suivons les aventures de l'Épervier qui est accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, poursuites sur terre et sur mer, recherche de trésors, on se prend rapidement d'affection pour ce héros intègre et sympathique, ainsi que son équipe de "gentils" pirates. À travers cette fuite, Pellerin nous montre des paysages magnifiques et des dessins de bateaux superbes.
J'ai lu cette BD grâce à l'intégrale en noir et blanc. Alors que ce n'est pas le genre d'histoire qui m'attire en général, j'ai accroché du début à la fin.
Nous sommes face à un scénario qui ressemble beaucoup aux films ou séries américaines. Un tueur à gages, un petit voyou, une petite dealeuse, des maffieux, le FBI, une course-poursuite de San Diego à Frisco en passant par Vegas et Reno. Décors de routes désertiques, de motel et de casino. La classique USA quoi.
Pas de quoi m'appâter d'habitude. Mais là, j'ai été pris par le récit.
A quoi ça tient ?
Aux personnages d'abord, car les auteurs se sont amusés à embringuer dans la même histoire trois protagonistes qui n'auraient sans doute rien eu en commun hors de ce contexte. Leurs relations prennent rapidement celles d'une sorte de famille bigarrée qui se déchire et s'attire. Si bien qu'on s'y attache rapidement.
A cela s'ajoute une intrigue qui se complexifie au fil des tomes et gagne en profondeur et intérêt. Le scénariste apporte de nouvelles sous-intrigues pour étoffer chaque nouveau tome, en ayant la bonne idée de les clore en fin d'albums tout en ayant à chaque fois bien fait avancer l'intrigue principale. Ainsi pas de lassitude tout en ne s'égarant pas vers trop de chemins de traverse. D'ailleurs, ce système de sous-intrigues, ce décor américain et les quelques flash-backs agrémentant le passé des personnages m'a pas mal fait penser à la construction scénaristique de Luc Brunschwig, ce qui est plutôt un gage de qualité à mes yeux.
Le dessin présente bien dès les premières pages.
Mais de menus défauts techniques m'ont dérangé dans le premier tome. Je trouve les décors en effet trop tracés à la règle et les personnages un peu ratés. Outre quelques postures figées, cela se voit surtout dans les visages qui sont quasiment toujours soit de face soit de profil. Et pire, le tueur à gages, protagoniste principal, se révèle presque méconnaissable entre sa vue de profil et celle de face : pas le même menton, le crane beaucoup plus bas quand il est de profil, un visage carré de face alors qu'il parait fin de profil... Ca m'a clairement gêné.
Heureusement, cela s'arrange au fil des albums. D'ailleurs, la vue de profil du tueur à la fin de la série n'a plus rien à voir avec celle du début. Et bref, dès le second ou troisième tome, je n'ai plus aucun reproche à faire au dessin, à part peut-être les voitures qui restent un peu bizarres. En tout cas, cela ne m'a pas dérangé et j'ai trouvé la mise en page très fluide et les planches agréables.
Bref, voilà une lecture divertissante qui m'a bien accroché et que je pense même pouvoir relire sans déplaisir. Une bonne intrigue façon polar-road movie à l'américaine. J'aurais juste préféré que la toute fin soit un peu moins abrupte.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
L'Histoire de Siloë
Malgré un dessin que je n’aime pas vraiment (pas de traits précis - manque de détails dans les fonds de cases), l’histoire est quant à elle captivante : un monde futuriste où les gens se replient sur eux-mêmes à tel point que le top des loisirs à la mode est une sorte de couchette (la dreambox –avec un nom pareil elle doit être wifi) qui leur permettent de revivre leur passé. Vous ajoutez à cela une petite fille avec des pouvoirs psychiques extraordinaires et qui peut modifier le comportement des humains ainsi que la matière et vous avez l’histoire de Siloë (la petite fille !). Bonne BD de SF.
Hammerfall
Excellente BD. Il est vrai que le dessinateur est beaucoup un peu plus à l’aise pour les décors que pour les personnages, mais dans l’ensemble le dessin est de très bonne qualité. Le scénario est original car basé sur une confrontation entre Charlemagne, aidé par l’église, et les peuplades du nord (vikings), aidées de leur Dieu(x). Tout ceci sur fond de mythes et légendes. A recommander.
Après la nuit
A signaler que cet album paraîtra en version couleur au mois de juin. Voilà un très bon western crépusculaire. Cet ouvrage m’a rappelé les excellents films de Clint Eastwood comme Impitoyable ou le magnifique The assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford d’Andrew Dominic (un film à voir, d’ailleurs, bien que boudé par le public). Cette histoire : c’est celle d’un homme qui cherche à faire sa réputation par le colt, un peu comme Robert Ford l’assassin de Jesse James était persuadé de trouver une gloire future en tuant un homme célèbre. On pouvait s’attendre à un western plein d’action, Guérineau étant un spécialiste de ce genre de bd (voire sa série sur les Stryges…). Mais, pas du tout… les deux auteurs nous servent un scénario où la psychologie tient une place prépondérante. Si l’histoire peut paraître simpliste et rappeler un peu les films de duels classiques caractéristiques du bon vieux temps de Sergio Leone ; l’affrontement entre Stanton le shérif et l’inconnu se teinte d’interrogations métaphysiques… Le côté inhospitalier de la ville est parfaitement rendu. Le récit se déroule, d’ailleurs, dans une forme de huis clos assourdissant. Derrière les masques et la violence parfaitement réelle ; se cache, finalement, un profond désespoir que l’on retrouve chez tous les personnages de la prostitué au shérif... Au dessin, je trouve que le noir et blanc permet à ce livre de trouver toute sa dimension émotionnelle. Encore une bonne surprise de cette année 2008…
I.N.R.I
Au départ, j'avais un peu peur que ça fasse une suite commerciale de célèbre "Triangle secret". J'ai donc commencé cette série à reculons. Mais heureuse surprise, dès le début on est dans le bain. Tous les éléments du premier cycle sont là : mystères, secrets, sociétés secrètes, manipulations, flash back dans le passé... Les dessins correspondent au style du scénario et malgré le fait qu'on ait à chaque fois un dessinateur différent pour chaque tome ne gâche pas le tableau. C'est donc à lire pour ceux qui ont aimé Le Triangle Secret.
Gil St André
Le premier cycle est divertissant, un policier classique avec un enlèvement de la femme d'un homme d'affaire. Celui-ci décide de prendre l'enquête à son compte et on le suit dans sa quête du pourquoi et du qui. Ce n'est pas prise de tête même si le scénario reste assez basique, ça détend et c'est agréable. Il n'y a pas de grand rebondissement et même si la fin fait un peu réchauffé cela reste relativement réaliste. J'aime bien le trait de Kraehn et ses dessins qui restent réalistes et où on peut reconnaitre la ville de Lyon (entre autres). Ce premier cycle vaut donc le coup d'être lu pour ceux qui aiment les histoires policières. Le second cycle ressemble un peu à de l'exploitation d'un filon, mais ça se lit quand même. On change de lieu avec les mêmes personnages. À lire dans la foulée.
Y Le Dernier Homme
Avis posté après la lecture des 6 premiers tomes en VF Excellente série à lire absolument pour tous les amateurs de BD. Les dessins peuvent paraître un peu plat au départ mais très vite, certainement par la qualité globale de la série, ce sentiment disparaît et on ne lit plus qu'une série extrêmement inventive à la fois dans sa mise en scène, ses rebondissements, son second degré vraiment désopilant et surtout sur le fait que l'idée originale une fois mise en place, le scénario ne retombe pas à plat mais au contraire gagne à être lu ! Série à découvrir d'urgence d'autant qu'elle vient de se terminer aux US (60 épisodes de 24 pages soit à peu près 10 tomes)... la fin approche !
Preacher
A force de lire des bandes dessinées, on affine son jugement, on devient moins réceptif à certain scénario, on devient tout simplement moins étonné au fil de nos lectures. Et c'est véritablement enthousiasmant de tomber sur des espèces d'ovni par moment... Preacher en est un, né de l'imagination débridé de Garth Ennis et parfaitement mis en image par Steve Dillon. C'est très violent, bourré de gros mots et de têtes qui explosent sous les tirs des revolvers. Mais derrière toute cette violence apparente, le scénario est plus subtil qu'il n'y parait, mettant en avant la quête d'un homme qui assiste à tout ce que l'humanité à de plus mauvais en elle... autant dire qu'il y a du boulot ! La critique est féroce devant ce que l’Homme peut dévoiler de ses travers, de l’horreur et de la souffrance qu’il peut engendrer (le nombre de psychopathes qu'il existe dans cet album, hallucinant !). Cette série possède un charme indéfinissable, une ambiance particulière que l’on ne retrouve nulle par ailleurs. Un ton décalé, des situations rocambolesques, une absence de sérieux dans un scénario bien ficelé, de l’audace,... Bref, Preacher, c’est un condensé de tout cela, mais c’est plus encore. Pour se faire une réelle impression, il faut le lire. Bizarre de voir autant d’avis positif, car je pense que cette série doit en rebuter plus d’un. Bizarre aussi qu’elle ne suscite pas la polémique (et tant mieux en fin de compte), sûrement parce qu’elle est passée un peu inaperçu. Une des grandes forces de Ennis est d'avoir créer le personnage de Cassidy et ses répliques mortelles... Le mythe du vampire revisité loin de tous les schémas habituels que nous connaissons, il y apporte beaucoup de fraîcheur et de nouveauté. Ce personnage est immédiatement convaincant et attachant, supplantant facilement Jesse, pourtant le héros principal, et Tulip. Difficile de définir l’impression qu’il laisse, mais le capital sympathie pour cet irlandais est énorme. Pour finir, une réplique de Tulip que j’adore, lorsqu'elle raconte son histoire à Custer : Voix off : J'ai bossé une nuit dans un charmant endroit près du dépôt de bus (une espèce de resto) et on la voit commenter son propos par le dessin : "Est-ce que quelqu'un a perdu sa main ?... Parce que je viens d'en trouver une posée sur mon cul !" Irrévérencieux.
Giacomo C.
En Italie au temps des Lumières, nous suivons les tribulations de Casanova avec ses conquêtes habituelles et ses soucis d'argent continuels. Les scénarii mettent en scène la plupart du temps des meurtres et enquêtes policières ce qui permet de découvrir Venise par ce biais intéressant. Le format choisi de deux tomes pour une histoire permet de ne pas faire trop trainer les histoires ni de nous laisser sur notre faim par un format trop court. Le fil conducteur existe toujours (Giacomo et son fidèle valet) et leurs déboires tout au long de la série. Les dessins sont soignées et les descriptions qui nous font découvrir au travers des ruelles de Venise, un pan de l'histoire pas forcément connu (ou très peu enseigné) comme les doges et la noblesse italienne de l'époque, tout comme les bas fond de Venise. Bref, je conseille fortement la lecture de cette série qui reste agréable de part l'apport historique, l'aspect roman policier, et aventurier-amoureux du célèbre Casanova.
L'Epervier
Les aventures de Yann de Kermeur, corsaire, dont les 3 premiers tomes se déroulent en Bretagne au XVIIIe siècle puis nous découvrons la Guyane pour les derniers tomes. Sans être hyper original sur le scénario, c'est assez agréable à lire. Nous suivons les aventures de l'Épervier qui est accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, poursuites sur terre et sur mer, recherche de trésors, on se prend rapidement d'affection pour ce héros intègre et sympathique, ainsi que son équipe de "gentils" pirates. À travers cette fuite, Pellerin nous montre des paysages magnifiques et des dessins de bateaux superbes.
Les Enragés
J'ai lu cette BD grâce à l'intégrale en noir et blanc. Alors que ce n'est pas le genre d'histoire qui m'attire en général, j'ai accroché du début à la fin. Nous sommes face à un scénario qui ressemble beaucoup aux films ou séries américaines. Un tueur à gages, un petit voyou, une petite dealeuse, des maffieux, le FBI, une course-poursuite de San Diego à Frisco en passant par Vegas et Reno. Décors de routes désertiques, de motel et de casino. La classique USA quoi. Pas de quoi m'appâter d'habitude. Mais là, j'ai été pris par le récit. A quoi ça tient ? Aux personnages d'abord, car les auteurs se sont amusés à embringuer dans la même histoire trois protagonistes qui n'auraient sans doute rien eu en commun hors de ce contexte. Leurs relations prennent rapidement celles d'une sorte de famille bigarrée qui se déchire et s'attire. Si bien qu'on s'y attache rapidement. A cela s'ajoute une intrigue qui se complexifie au fil des tomes et gagne en profondeur et intérêt. Le scénariste apporte de nouvelles sous-intrigues pour étoffer chaque nouveau tome, en ayant la bonne idée de les clore en fin d'albums tout en ayant à chaque fois bien fait avancer l'intrigue principale. Ainsi pas de lassitude tout en ne s'égarant pas vers trop de chemins de traverse. D'ailleurs, ce système de sous-intrigues, ce décor américain et les quelques flash-backs agrémentant le passé des personnages m'a pas mal fait penser à la construction scénaristique de Luc Brunschwig, ce qui est plutôt un gage de qualité à mes yeux. Le dessin présente bien dès les premières pages. Mais de menus défauts techniques m'ont dérangé dans le premier tome. Je trouve les décors en effet trop tracés à la règle et les personnages un peu ratés. Outre quelques postures figées, cela se voit surtout dans les visages qui sont quasiment toujours soit de face soit de profil. Et pire, le tueur à gages, protagoniste principal, se révèle presque méconnaissable entre sa vue de profil et celle de face : pas le même menton, le crane beaucoup plus bas quand il est de profil, un visage carré de face alors qu'il parait fin de profil... Ca m'a clairement gêné. Heureusement, cela s'arrange au fil des albums. D'ailleurs, la vue de profil du tueur à la fin de la série n'a plus rien à voir avec celle du début. Et bref, dès le second ou troisième tome, je n'ai plus aucun reproche à faire au dessin, à part peut-être les voitures qui restent un peu bizarres. En tout cas, cela ne m'a pas dérangé et j'ai trouvé la mise en page très fluide et les planches agréables. Bref, voilà une lecture divertissante qui m'a bien accroché et que je pense même pouvoir relire sans déplaisir. Une bonne intrigue façon polar-road movie à l'américaine. J'aurais juste préféré que la toute fin soit un peu moins abrupte.