Calypso (Cosey)

Note: 2.57/5
(2.57/5 pour 7 avis)

Les retrouvailles d'une ancienne star de cinéma et de son amour de jeunesse dans les montagnes valaisannes.


Auteurs suisses Cosey La Montagne Suisse

Même si les années ont passé, les sentiments restent et Gus n’aime pas qu’on se moque de Georgia Gould, la célèbre (et fanée) star d’Hollywood. Il faut dire qu’il a très bien connu l’actrice, alors qu’elle s’appelait Georgette Schwitzgebel et qu’elle affolait déjà tous les mâles du Valais. Après avoir suivi des routes diamétralement opposées, les hasards de la vie font qu'ils vont se recroiser un instant, avant de se reperdre quasiment aussitôt.

Scénario
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 12 Octobre 2017
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Calypso (Cosey) © Futuropolis 2017
Les notes
Note: 2.57/5
(2.57/5 pour 7 avis)
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28/12/2017 | Mac Arthur
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Par Présence
Note: 4/5
L'avatar du posteur Présence

Sa voix protégeait ceux qui l'écoutaient. - Ce tome contient une histoire complète, indépendante de toute autre. Son édition originale date de 2017. Il a été réalisé par Cosey (Bernard Cosendai), pour le scénario et les dessins, d’après une idée originale de François Mattille. Il comprend cent pages de bande dessinée en noir & blanc. Une sirène ondulant entre deux eaux. Des vagues. Une brume de chaleur au-dessus de la mer. Des nuages flottant dans le ciel. Des cristaux de neige en train de tomber. Des flocons de neige qui volètent. Dans le lointain, un beau sommet enneigé. Sur le flanc d’une montagne opposé à un village sur une autre montagne, un chantier d’extraction de petite ampleur avec les ouvriers qui font une courte pause. L’un d’eux demande à Gus quelle est l’heure. L’intéressé répond 16h13, il a bon à une minute près car il est 16h14. Un autre collègue lui dit qu’il devrait s’engager dans un cirque, ce à quoi il répond qu’il est né avec une horloge dans la tête. Il leur reste encore trois quarts d’heure de travail. Soudain un étai cède, Gus a juste le temps de pousser son ami Pepe hors de la galerie, et ils s’en tirent tous les deux de justesse, sous les yeux médusés du reste de l’équipe. Le soir venu, l’équipe de mineurs a regagné le village et ils boivent un coup ensemble au café. Pepe évoque son projet : encore une dizaine de saisons et il aura assez d’économies pour ouvrir un restaurant à fondue sur la plage du côté de Barcelona. À l’initiative de l’un d’eux, les regards se tournent vers l’écran de télévision : il s’agit d’une rediffusion du film Calypso, avec Georgia Gould dans le rôle de la sirène. Les commentaires commencent sur le mode admiratif, puis deviennent de nature grivoise, un mineur indiquant qu’il aurait bien suivi l’actrice au fond de l’océan, un autre ajoutant faisant observer que l’ennui c’est qu’il n’était pas tout seul. Un autre surenchérit : Tout Hollywood lui est passé dessus, il n’y a pas de miracle pour réussir dans le cinéma, i faut coucher. Cela met Gus hors de lui : il se retourne et décoche un crochet du droit dans la mâchoire de celui qui vient de faire cette remarque. Sur l’écran, la sirène continue d’onduler gracieusement sous l’eau. Les autres aident le mineur à terre à se révéler, pendant que Gus crie qu’il a simplement dit que maintenant qu’elle a quitté ce monde, faut arrêter de déblatérer des saloperies sur Georgia Gould, pare que Georgia Gould c’était une pure, elle, cent fois plus pure que chacun d’eux. Puis il s’agenouille et s’excuse auprès de Marcel, celui-ci acceptant de bonne grâce, estimant qu’ils ont tous un peu les nerfs aujourd’hui avec l’éboulement. Gus sort, et les autres plaisantent sur le fait qu’il ait pu connaitre l’actrice, qu’elle était folle de lui, mais que lui hésitait avec Marilyn Monroe, et qu’Ava Gardner se traînait à ses pieds. Finalement le soir, dans leur dortoir partagé, il raconte qu’elle et lui se retrouvaient dans le petit train qui descendait à l’école, départ 6h47. Elle venait du village voisin, elle s’appelle en réalité Georgette Schwitzgebel. Cette bande dessinée se lit comme une évidence : l’œil assimile immédiatement les dessins, les dialogues sont concis, les événements se déroulent avec limpidité. Le lecteur éprouve tout de suite une forme de sympathie pour Gus, un peu bourru, un peu sous le coup de retrouver son amour de jeunesse dont la gloire l’a emporté loin de lui, et faisant preuve de bon sens au bon moment, les expériences de la vie lui ayant mis du plomb dans la tête. Il apparaît tranquille et plutôt bien veillant avec sa ligne de cheveux qui a reculé haut sur son crâne, ses joues toujours mal rasées, et les plis de sa peau attestant de son âge. Pepe semble être dans la même tranche d’âge que lui avec cette même forme de comportement posé qui vient avec les années, et de camaraderie évidente. Les paysages apparaissent plus vrais que nature : le lecteur sait que l’auteur aime les régions montagneuses de la Suisse, et cela se voit dans le naturel avec lequel il représente cette région, une zone montagneuse surplombant le lac Léman, les montagnes, les pentes herbues, l’évocation des plantes et des arbres, le petit village de montagne, le magnifique chalet qui abrite la clinique dans laquelle séjourne Georgette Schwitzbegel. Chaque élément est à sa place, que ce soit la disposition générale ou les détails. L’urbanisme et l’architecture de montagne pour le village, la prédominance du bois comme matériau dans le restaurant, les rambardes, les fromages bien alignés sur les étagères dans la fromagerie, etc. Le titre évoque une nymphe qui a retenu Ulysse pendant sept ans auprès d’elle. Le lecteur peut y voir la dénomination assez logique de cette actrice qui a interprété une sirène, comme également une métaphore de ce qui l’a retenue loin de son pays et de son amour d’enfance. Il se fait la réflexion que sa représentation sur la couverture semble assez androgyne, âgée également, plus de soixante ans, ce qui se confirme à la lecture, Georgette devant avoir un tout petit peu plus que cet âge. Le lecteur fait d’abord sa connaissance au travers des images du film apparaissant sur l’écran de télévision, un peu floues. Elle apparaît enfin en planche vingt-huit en tout point semblable à l’image de la couverture, avec ces lunettes noires dont elle ne se départit à aucun moment du récit. Elle porte elle aussi les marques de l’âge, ayant conservé une fine silhouette, et portant quelques bracelets en guise de bijoux. Le lecteur observe les autres personnages : ils présentent tous une allure normale, avec une direction d’acteur dans un registre naturaliste, et des tenues vestimentaires banales, peut-être exception faite des motifs de la robe de Georgia Gould. Il note également que le récit se déroule avant l’avènement des téléphones portables. Le lecteur se prépare sereinement à apprécier un séjour tranquille dans les montagnes suisses. Son horizon d’attente est comblé avec une première case de la largeur de la page, un simple trait encré, la silhouette de pins en ombre chinoise, une ou deux taches pour évoquer une zone rocheuse affleurante, et hop ! un beau paysage de montagne. Une illustration en double page, planches quatre & cinq : très beau paysage de montagne avec les chalets disposés le long d’une route sinueuse. Une locomotive et trois wagons qui montent tranquillement sur une voie ferrée, passant entre deux zones de prairie, et les arbres en arrière-plan. La découverte du chalet à trois étages abritant la clinique Edelweiss. L’artiste épate par la perfection irréelle du placement des masses de noir et leur contour, entre image descriptive et effet impressionniste. En planche trente-sept en voyant une zone de blanc au milieu de deux noires, l’effet de la cascade produit une sensation d’humidité peu commune. Le lecteur se dit qu’il louerait bien, lui aussi, une des caravanes à l’écart pour y passer une semaine de vacances dans cet endroit tranquille. La traversée du lac Léman lui fait tout autant envie, avec cette grande étendue d’eau, d’un calme apaisant. Puis il se retrouve dans une banlieue étatsunienne tout aussi plausible et représentée avec la même science du dosage et des formes un peu lâches de prime abord, très précisément délimitées pour produire l’effet recherché. Gus, Gustave Muveran de son vrai nom, retrouve son amour d’adolescence, Georgette Schwitzgebel. Il souhaite ranimer l’amitié et l’amour qui les a liés près d’un demi-siècle auparavant. Ça tombe bien, elle-même ne dirait pas non à effectuer un voyage à New York, mais il faut qu’elle échappe à son tuteur légal. Ha bon, finalement le scénario se dirigerait vers une forme d’aventure… Fort heureusement le bon sens prévaut, et Gus a bien l’intention d’éviter de se laisser embarquer dans un plan romanesque nécessitant de faire fi de la sagesse acquise de l’expérience… À moins que… Enfin, en tout cas, il ne peut pas laisser tomber Georgette. Le scénariste joue avec les attentes du lecteur, testant les limites de sa suspension d’incrédulité consentie. Un tout petit peu plus ? Pourquoi pas ? Dans le même temps, le lecteur ressent que ce lien affectif a résisté aux décennies passées, et qu’il existe une véritable envie de faire plaisir. Il se laisse donc embarquer dans cette comédie romantique, assez particulière, entre deux sexagénaires, ayant eu des parcours de vie très différents. L’auteur se tient à l’écart de tout sentiment à l’eau de rose, ou pleurnichard. La séquence d’ouverture atteste également que le récit charrie des éléments propices à un autre niveau de lecture. La sirène et son nom évoquant un retour empêché, les images du cycle de l’eau qui emmène de l’océan à aux montagnes et à leur neige, une image de la notion d’interdépendance universelle. Les contraires qui s’attirent entre Georgia et Gus, ou encore ce projet décalé d’ouvrir un restaurant de fondues à Barcelone, ou peut-être des spécialités espagnoles à Lausanne ou Genève ? La possibilité qu’un individu mal intentionné se conduise comme un prédateur vis-à-vis de l’argent de Georgia Gould ? Ou n’est-ce que dans l’imagination de l’actrice et de Gus ? Le fait que rien ne s’arrête jamais, avec la découverte de l’existence d’une nouvelle génération, et peut-être deux. Une forme de destin qui évite l’arrestation à Gus, à moins que ce ne soit l’influence d’une défunte dans le monde des vivants ? L’auteur semble s’amuser à sous-entendre que la vie de ses personnages est sous forte influence, sous l’emprise de forces arbitraires facétieuses, celle de leur créateur par exemple. Une femme a tourné dans un film portant le titre de Calypso, qui a fait rêver d’innombrables spectateurs et spectatrices, et qui continue d’en faire rêver de nouveaux. Avec ce rôle, elle a exercé une influence la vie de millions de personnes. Aujourd’hui, elle profite de sa retraite dans une clinique reculée, où la retrouve son premier amour. Cosey met à profit sa science de la narration visuelle avec des dessins puissamment évocateurs, tout en racontant l’histoire avec une évidence et une simplicité remarquables. Le lecteur sent qu’il oscille entre la comédie romantique et une réflexion sous-jacente sur le caractère arbitraire de la vie, et l’espoir toujours présent, rarement là où on l’attend. Étonnant.

11/04/2026 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Si les montagnes chères à Cosey sont présentes, ce n’est qu’en arrière-plan – sans les couleurs qui souvent les magnifient. Mais c’est en fait toute l’histoire que j’ai trouvée en retrait. Ça se laisse lire, mais aussi vite oublier je pense, tant cela manque de profondeur. Le coup de vieux bonhomme, qui retrouve son amour de jeunesse, partie chercher la gloire à Hollywood (la coïncidence est d’ailleurs ici assez grosse) est déjà vu. Et ici rien pour renouveler le genre, hélas. Le rythme est pépère – comme souvent chez Cosey, mais ici ça n’est pas contrebalancé par autre chose que la lenteur, et quelques facilités (la façon dont le héros échappe à toute poursuite après le pseudo enlèvement). Ce qui est gênant, c’est aussi que je n’ai jamais ressenti entre les protagoniste les liens forts qui étaient censés les unir. La star sur le retour est effacée (on ne joue même pas sur d’éventuels caprices), et lorsque les retrouvailles entre les anciens amoureux ont lieu, j’ai trouvé ça froid et artificiel. Du coup moi aussi j’ai fait « comme si », survolant l’histoire, vite lue donc, mais qui m’a franchement laissé sur ma faim. Cosey a fait plus intéressant ailleurs quand même !

27/01/2023 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
L'avatar du posteur iannick

Je voulais absolument lire une bande dessinée de Cosey. Cet auteur a été primé et recensé aussi bien par les médias et le public. Je suis donc tombé sur « Calypso », la seule bd de Cosey disponible à la bibliothèque. Eh bien, au vu des avis sur cet album, je ne serai pas gâté par ce feuilletage de mon premier album de ce dessinateur/scénariste… et je le fus ! Bon, j’avoue tout de suite : ce fut une lecture agréable mais sans plus. Le scénario oscille entre le récit policier et le roman graphique. La partie « policier » n’est pas franchement convaincante, tout semble facile pour nos protagonistes et la conclusion sur l’enquête des policiers m’est apparu bâclée. La partie « roman graphique » m’a semblé terne. Je n’ai ressenti aucune émotion tout au long de cette lecture. Pourtant, au vu des retrouvailles entre l’actrice et le héros, il y ait de quoi faire… Au niveau du graphisme, l’ensemble ne m’est pas apparu transcendant : le noir et blanc est assez épais, un peu impersonnel… bref, rien de vraiment spectaculaire ; à la rigueur, une mise en couleurs aurait probablement apporté un plus à cette bande dessinée. La narration est -à mon avis- bonne, c’est d’ailleurs le point fort de cette bande dessinée. Une lecture agréable mais au scénario quelconque pour ma première lecture d’une bande dessinée de Cosey, voila ce que je retiens de « Calypso ». Faudra que je lise un autre album -plus plébiscité par les bédéphiles- de cet auteur pour voir si je m’accroche enfin à son style… Note finale : 2,5/5

24/01/2022 (modifier)
L'avatar du posteur bamiléké

C'est un petit conte de fée( ou de sirène?) suisse à la façon Cosey. C'est très bien raconté, dessiné et mis en scène. C'est habituel grâce au talent de Cosey. Mais pour une fois je trouve le scénario très faiblard. L'histoire de la star hollywoodienne qui revient dans son village natal européen est un classique déjà vu. Si les personnages de Gus et Pepe sont intéressants, je trouve le personnage de Calypso vide et fat. Voilà une princesse qui a triché, abandonné et menti à ses plus proches et qui revient comme une fleur fanée pour faire une proposition des plus rocambolesques. Si on s'attarde sur le côté policier de l'histoire c'est vraiment un scénario pour les enfants. Même l'artifice proposé pour fin aurait du se retourner contre Gus et Pepe car une partie civile moyenne requalifierait les actes commis en meurtre à cause du stress provoqué. Même le thème de la paternité cher à Cosey est survolé. Je suis un grand fan de l'œuvre de Cosey mais ici je suis déçu.

15/01/2022 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Pas mal, mais vraiment de justesse pour cet album de Cosey qui ne rend pas justice à son talent. Le dessin en noir et blanc est bien typique de l'auteur, mais ici il ne me fait pas trop d'effet. Le scénario pour sa part, et bien je l'ai trouvé assez quelconque, il se lit assez vite sans déplaisir, mais l'histoire ne m'a pas vraiment touché. Alors qu'a priori, l'on devrait ressentir de l'émotion lorsque que Gus et la star se retrouvent, ben rien. Par la suite une sorte de suspense vraiment très vague en ce qui concerne le kidnapping. Non décidément ça ne le fait pas. Même chose pour la scène sur le bateau qui arrive trop bien à point pour susciter une quelconque émotion chez le lecteur. Je laisse trois étoiles car malgré tout certaines cases sont jolies, mais je ne conseillerais pas cet album.

04/12/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Cosey est un auteur qui ne m'a jamais trop touché et c'est pas cet album qui va me faire adorer son oeuvre. Le dessin est correct quoique je ne suis pas fan de son style. Le scénario m'a ennuyé hormis peut-être la scène qui introduit la vieille folle et son idée de faux kidnapping. Je pensais qu'il allait enfin se passer quelque chose d'excitant et ben non. C'est le genre de récit qui m’ennuie tellement que j'ai l'impression qu'il ne se passe rien même lorsqu'il se passe plein de choses. Il faut dire que le scénario est centré sur des personnages qui me laissent indifférent. Bref, le genre de récit qui ne possède rien de mémorable à mes yeux et que j'oublie facilement une fois l'album fermé.

19/02/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Petite déception pour moi que cette Calypso. Tout d’abord, je n’ai pas trop compris le choix du noir et blanc effectué pour cet album. Il n’apporte rien et finit même par appauvrir à mes yeux le beau trait épuré de Cosey. Ceci dit, c’est clair, c’est net, c’est soigné, c’est aéré, c’est du Cosey… mais je le préfère avec ses aplats de couleurs pastel. Ensuite, et c’est vraiment là que le bât blesse pour ma part, j’ai trouvé le scénario très léger et prévisible. Un peu comme dans « Orchidea », Cosey nous propose de suivre le coup de folie d’une personne âgée tout en surfant sur la vague de nostalgie des belles années maintenant et à jamais derrière nous. Il est question d’actes manqués, de destin et de choix… un constat de vie qui mêle regrets et acceptation au travers de nombreux non-dits. Le genre de thématique que maîtrise bien l’artiste… mais ici, il n’y a pas grand-chose à dire. L'angle d'approche pour nous conter ces retrouvailles est peu original et, surtout, tout semble facile alors qu’il est tout de même question de kidnapping, de fuite à l’étranger, de test de paternité, et j’en passe. Cette absence d’obstacles dans le fil du scénario est pour moi source d’ennui. Au final, cet album n’est certainement pas pénible à lire mais il ne m’a pas touché… pas plus que cette histoire ne semble avoir touché son personnage central. Et c'est sans doute là le plus gros problème. D'habitude, Cosey n'a pas besoin de beaucoup faire parler ses personnages pour que le lecteur ressente l'émotion qui les étreint. ici, je n'ai jamais ressenti cette émotion tant recherchée malgré le côté parfois démonstratif du scénario.

28/12/2017 (modifier)