Twins

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Il y sera question de deux soeurs jumelles dont l'une s'évade de prison, d'une étrange marque, d'un orphelinat pour le moins spécial, d'un pouvoir parallèle et de bien d'autres choses encore ...


Froid. Neige. Glace Jumeaux, jumelles

Tout commence par un cadavre : celui d'une jeune femme décapitée, clouée au sol gelé par une barre à mine qui lui traverse le thorax. Il s'agit d'Ellen Blackwell, évadée de la prison des femmes de Lowell, dont la sœur jumelle, Jane, célèbre photographe, vient d'annoncer la sortie de son prochain livre. Paradoxalement, celui-ci s'appelle Broken Twins et évoque un sujet qu'aucun jumeau n'aborde jamais : la mort de l'un d'eux. Ce livre n'est pas encore sorti de presse, personne ne l'a encore vu et pourtant beaucoup de monde s'y intéresse, même Ellen… post mortem !

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 2001
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Twins
Les notes (1)
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16/09/2010 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Le début de l’histoire est assez classique mais bien mené. On se croirait dans une enquête de « Caroline Baldwin », une sensation encore accentuée par le trait de Georges Van Linthout (j’y reviendrai). Le suspense est présent, la narration est fluide, l’histoire suit son petit bonhomme de chemin. On se retrouve cependant avec pas mal de pièces d’un puzzle encore fort peu déchiffrable. Le deuxième tome débute avec une surprise de dimension. J’ai été quelque peu désorienté, ayant peur de devoir tout reprendre depuis le début. Et puis, non, de nouvelles pièces du puzzle nous sont parcimonieusement offertes. Le tableau commence à s’éclairer … et le mystère continue de s’épaissir. C’est un peu le défaut de la série : chaque nouvel élément apporte son lot de mystère et, à la fin de ce deuxième tome, on se retrouve face à un fameux micmac. A se demander comment Yves Leclercq va bien pouvoir s’en sortir. Le troisième tome nous offre la solution. Une solution bancale à mon goût. Le scénario, trop riche, a du mal à conserver mon attention. Certains raccourcis sont empruntés, Leclercq fait usages de quelques ellipses malheureuses, et plusieurs questions restent sans réponse. L’ensemble est confus et l’absence d’un personnage réellement charismatique m’empêche de réellement accrocher à l’intrigue. Au niveau du dessin (je vous avais dit que j’y reviendrais !) Et bien, j’ai bien aimé ce style dépouillé assez proche d’un Taymans mais avec un encrage moins épais. C’est très lisible, précis, dynamique lorsqu’il le faut. Les décors sont correctement soignés, les visages sont expressifs. Vraiment, je n’ai rien à redire de ce côté … sinon qu’un noir et blanc plus sombre, plus typé polar aurait peut-être mieux convenu à un récit qui favorise les jeux d’ombres. Entre le pas mal (pour le début) et le bof (pour la fin). Malheureusement, c’est la dernière impression qui subsiste (mais une fois de plus, un beau travail de Georges Van Linthout au dessin).

16/09/2010 (modifier)