Les derniers avis (32109 avis)

Par AqME
Note: 4/5
Couverture de la série Aspic Détectives de l'étrange
Aspic Détectives de l'étrange

Quand on regarde les éditions Soleil, on devient toujours un peu plus réticent. En effet, la firme s'est affirmée dans un domaine ingrat qui est le business. Contrairement à un Delcourt ou un Dargaud, Soleil s'est fait une spécialité dans la série abandonnée pour cause de ventes insuffisantes, et les fans de ces séries peuvent aller gentiment se faire foutre. Et bien souvent, la qualité s'en trouve amoindrie. La culture de masse étant ce qu'elle est, une nourriture pour les cochons, ce sont les séries qui fonctionnent avec les enfants ou les ados qui sont privilégiées. Et depuis Lanfeust, je n'ai pas vu une série dont le potentiel était franchement satisfaisant. C'est alors qu'est sorti Aspic, détectives de l'étrange, sorte de Sherlock Holmes dans Paris avec des évènements paranormaux. Le gaga de fantastique que je suis n'a pas mis longtemps à faire main basse sur cette série qui possède énormément d'atouts. On retrouve au scénario un certain Thierry Gloris, déjà intervenu sur l'excellent "Codex angélique", pour qui, surement, l'époque des temps modernes est fascinante. Ici, on se retrouve en plein Paris durant la fin du XIXe siècle et une voyante naine se fait buter par un mystérieux personnage. On ne retrouve d'elle que les yeux et on met sur l'affaire un certain Nimber, jeune premier assez vif et Dupin, grand détective privé. En parallèle de cette histoire, Dupin a une stagiaire, Flora Vernet, qui va prendre possession d'une enquête épineuse qu'un jeune homme au physique surprenant lui demande. En effet, cet homme s'est fait assommer et on lui a volé sa montre. Ce qui est assez marrant avec ces deux enquêtes, c'est que l'on ressent un certain degré de fantastique, mais pas tant que ça, c'est au fur et à mesure des planches que l'on va découvrir le pot aux roses et l'omniscience d'un monde fantomatique. Si cela déroute certaines personnes, je trouve ce pari osé et il faut dire que l'époque s'y prête à merveille. Du coté du scénario, on lorgne bien sur le coté fantastique, mais dans un axe totalement différent de celui du "Codex angélique". Et puis, j'aime énormément toutes les références qui sont faites. On ressent énormément de Conan Doyle dans la liste des personnages, notamment avec le syndicat du crime français, et son grand chef charismatique. D'ailleurs, la fin du tome 2, absolument géniale, est un grand hommage au célèbre écrivain. Il y a aussi des références à Lovecraft, avec Azatoth ou encore avec un portrait de Poe dans une vignette. Au niveau du dessin, c'est vraiment très très réussi. Rarement une bande dessinée ne m'avait autant scotché avec des dessins aussi somptueux. Les décors du Paris haussmannien sont sublimes avec des planches immenses, les personnages possèdent tous des visages bien différentiables et relativement réalistes, le trait est propre et nerveux quand il le faut. Les couleurs, assez claires, apportent aussi un plus non négligeable. D'ailleurs, tout est vraiment en concordance, que ce soit dans les décors, les personnages, l'ambiance souhaitée, les prouesses techniques, tout est en adéquation et c'est un réel plaisir pour les yeux. Le seul défaut que l'on pourrait trouver, et il est au niveau du dénouement, c'est que tout cela finisse trop vite et que le format des 48 pages ne suffisent pas à approfondir le tout. Enfin, peut-être que la fin risquait de devenir trop grand-guignolesque mais finalement elle s'avère très sympathique, bien que trop vite expédiée. Au final, Aspic détectives de l'étrange est une série très convaincante et surtout très réussie. Un scénario fantastique et policier dans le Paris du XIXe, il faut dire que ça fait rêver. Les dessins ajoutant une touche de beauté incroyable, nous voilà avec une série à laquelle Soleil ne nous avait pas habitués. Mais il faut dire qu'avec Gloris au scénario, il faut toujours s'attendre à des surprises. Il en résulte un investissement certain et surtout une impatience pour les prochains tomes qui annoncent les premières enquêtes du bureau Aspic, puisque dans les deux premiers tomes nous voyons sa formation. A noter que la première histoire se termine avec les deux premiers tomes.

25/10/2011 (modifier)
Par Marie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Princesses aussi vont au petit coin
Les Princesses aussi vont au petit coin

Je publie ce premier post parce que je ne m'attendais pas du tout à voir un 'sans plus' pour Chabouté... Certes, certaines pages ou passages sont un peu embrouillés, mais son univers transporte très vite les lecteurs un tantinet amateurs de BD subversives, dérangeantes et intrigantes ! Il fait partie de ces auteurs qui nécessitent une deuxième lecture pour cerner le concept. Le dessin en noir et blanc et les personnages sont très caractéristiques. Les princesses aussi vont au petit coin m'a juste donné envie d'acheter les autres de Chabouté pour comprendre son univers ! Et je suis loin d'en être déçue !

24/10/2011 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Blame !
Blame !

Attention manga atypique ! Servi par un graphisme de très haut niveau, l'univers de Blame est incroyable. On déambule dans un monde urbain infini, chaotique et mouvant où des entités virtuelles se livrent une guerre sans merci. Ultra-violent, glacial, désespérant, hostile... cette série cyber punk et post-apocalyptique comblera le lecteur avide d'ambiance sombre. On est projeté dans la BD sans explication, on subit l'histoire en en prenant plein les mirettes et on en redemande. Mais ce manque de compréhension de l'intrigue devient, à la longue, une faiblesse car l'univers comme le scénario restent obscurs jusqu'à la fin... et le lecteur en reste vraiment frustré. C'est ce qui m'empêche de mettre 5 étoiles. Mais Blame est vraiment une référence de la bande dessinée de science-fiction. PS : pour mieux appréhender la série, je vous conseille de lire Noise en premier.

24/10/2011 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Mes Hommes de lettres
Mes Hommes de lettres

Pour une fois qu'une BD est conseillée à la lecture pour le bac de Français, j'allais pas me gêner. Oui, je sais qu'il faut lire tous les auteurs cités dans ce livre avant cet examen, mais je sais aussi que désormais je ne pourrai plus tous les lire, alors au moins que j'en apprenne un peu plus sur leur vie/leur œuvre principale, ce sera toujours utile. Et ce livre remplit parfaitement son rôle. Catherine Meurisse parle de littérature française pour ceux qui l'aiment, et ceux qui la détestent. Je pense que ceux qui ont une grande culture littéraire n'apprendront rien de nouveau, mais celui qui n'en aura aucune sera un peu perdu même si les deux peuvent être sensibles à l'humour (car c'est très drôle, j'adore notamment la couverture, car le passage de la Madeleine m'a fait rire). Je pense que le public qui profitera le plus de cette BD, c'est les lecteurs comme moi : ayant une base de culture littéraire, ayant lu quelques classiques mais cette culture ne peut (et ne demande) qu'à augmenter. Bon, c'est vrai que des fois, j'aurais bien aimé lire un chapitre sur un auteur particulier (Dumas, Verlaine, Ionesco, Camus, Stendhal, Prévert ou Aragon...) mais les 130 pages sont déjà bien remplies. Le dessin est vraiment bon, C. Meurisse a un grand talent de caricaturiste (elle travaille à Charlie Hebdo) très dynamique et nerveux (seul le lettrage est un peu difficile à déchiffrer quelques fois). Une BD super instructive et passionnante. Je serais heureux d'apprendre que C. Meurisse prépare une suite avec les auteurs cités en fin d'album.

24/10/2011 (modifier)
Par Electro
Note: 4/5
Couverture de la série D.R. & Quinch
D.R. & Quinch

Franchement bien, car comme dit plus bas, y a une lecture à double sens....D'un coté l'humour déjanté et gras, mais qui cache du fond sur des sujets comme la guerre ou comment l'état américain à laissé ses soldats après la guerre du Vietnam, sur l'école et ses élèves qui sont laissés de cotés, sur le cinéma à la Hollywood (qui donnait déjà le ton pour L'Amour de Moore sur le cinéma Hollywoodien). Les histoires poussent le coté ultra-déjanté à fond pour nous montrer le coté absurdité malheureusement réel de nos sociétés. Le lire en recueil "fausse" un peu le jugement, il faut se remettre dans le contexte de la première parution en forme d'histoires courtes parues chaque mois, qui ne permettent pas d'approfondir les thèmes. Ce sont des petites histoires satyriques, assez bien pensées je trouve. Pour le dessin, on a Alan Davis qui nous livre un très bon travail, clair et dynamique, que le noir et blanc renforce.

23/10/2011 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série La Princesse du Sang
La Princesse du Sang

Un scénario intelligent qui mélange polar, géopolitique et action. C'est vraiment le genre de lecture où le lecteur doit lire attentivement car ce n'est pas facile de se retrouver avec toutes ces machinations. Le début est aussi un peu confus tant on fait des sauts dans le temps, mais cela devient vite compréhensible après une vingtaine de page. Le premier tome est le meilleur et je l'ai lu d'une traite tellement il est passionnant. J'ai un peu moins apprécié le tome 2 à cause d'une longue course-poursuite que j'ai trouvée sans intérêt, mais heureusement dès que cette partie se termine, le scénario redevient intéressant et il y a encore plusieurs surprises même si on sait la majeur partie de l'histoire derrière les différentes machinations des personnages. Le dessin est excellent. Je ne connaissais pas Max Cabanes et je crois que je vais m'intéresser à son œuvre plus personnelle.

23/10/2011 (modifier)
Par Sejy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Abélard
Abélard

J’en suis convaincu à présent : au plus profond de ma carcasse épaisse et velue se tapit un cœur d’artichaut. Mis à mal et au grand jour par un moineau ridicule qui veut décrocher les étoiles pour son amoureuse frivole. Cet Abélard, un drôle d’oiseau ! Lui, qui n’a jamais quitté son marais natal, abandonne, sous la tyrannie d’une mélancolie langoureuse, la vie paisible et les amis de ce bout de paradis. Baluchon sur l’épaule, ukulélé en bandoulière, loti d’une désarmante innocence et d’un indécrottable optimisme, il entreprend son apprentissage au monde en un vagabondage bercé de rêves et de balivernes. Volatile sympathique, si touchant de naïveté quand ses illusions s’abiment sur une réalité encline à gifler les plus enthousiastes. Paf le piaf ! Ces baffes, que l’on aimerait lui coller en travers du bec et susciter un élan de révolte lorsque sa candeur rime avec « l’idiot du voyage », le scénario les distribue à dessein. Une odyssée pédestre rafraichissante, un périple brillamment sombre, qui inspirent de jolies valeurs humaines et prodiguent les leçons de vie exemptes de complaisance, nourries à la vérité crue des actes ou des sentiments. Mais Abélard, éternel ingénu, ne sait que tendre l’autre joue. Sa jobardise sans remède, malmenant nerfs et entrailles, débusque la tendresse au milieu de maximes philosophes. Des petits papiers quotidiennement extirpés d’un intarissable galure enchanté, où notre emplumé, relativisant ses déconvenues dans une lecture subjective pétillante, déniche inlassablement le courage pour regrimper en selle. Sous la désinvolture du grimage animalier s’embusque ainsi un conte initiatique féroce, à fleur d’émotion, servi par une osmose exceptionnelle : la musique de mots sonnant terriblement juste, une narration intelligemment tempérée et un pinceau félon éblouissant. Son esthétisme rond, bon-enfant, presque sucré, compose un bestiaire de frimousses avenantes, illumine des atmosphères saisissantes dont la grâce se dilue dans les hachures, l’âpreté ou la nervosité d’un trait modelé aux intonations et aux intentions du récit. Magique. Ouvrons grand nos yeux de mômes et chahutons nos âmes ! Cette fable qui-met-les-poils oscille entre parabole tendrement philosophique et long poème doux-amer. En nous prenant par la main, sensiblement, planche après planche, elle prête des sourires, de la joie de vivre, improvise des complicités. Puis, au détour d’une case ou d’une bulle, à la faveur d’une scène, elle reprend, bouleverse, étreignant le kiki à en embrumer les mirettes, et recommence, infatigable, dans une délicatesse absolue, entraînant son explorateur jusqu'où il n’imagine pas aller. À la clôture du diptyque, je suis resté couillon, définitivement sur le carreau, égrenant mentalement un chapelet de superlatifs dans l’espoir du mot bien venu. En vain. Muet et triste… Heureux d’être triste. Un gros coup de cœur. Un gros coup au cœur. Promis !

23/10/2011 (modifier)
Par Matka
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Je suis ton père !
Je suis ton père !

Pour moi, tout y est ! J'aime franchement ce genre graphique "à l'arrache", on sort justement des illustrations trop léchées !!! J'suis pas papa, mais maman ... et j'ai vraiment apprécié. Chercher à s'identifier aux héros et à chaque lecture pour les apprécier me semble délicat. Comment faire, alors, à la lecture d'un bon "Marvel", quand on est comme moi, une p'tite bonne femme d'1m50 ? Non, sans blague, j'ai passé un très bon moment à la lecture de cette BD drôle, fraiche et revigorante. Une bonne idée cadeau ... Bravo au Sieur Bob !

22/10/2011 (modifier)
Par AqME
Note: 4/5
Couverture de la série Il était une fois en France
Il était une fois en France

Il faut que je le dise tout de suite, j'ai lu cette BD parce que j'en ai eu l'occasion. En effet, la BD historique n'est pas trop mon truc et je suis plutôt dans le domaine du fantastique ou de l'horreur. Néanmoins, la série a eu beaucoup de bonnes notes au travers du net et de critiques de lecteurs, je me suis donc mis en selle pour lire les quatre premiers tomes. Surtout qu'en plus le scénario semblait tiré d'une vie réelle et qu'il donne le portrait d'un homme ambigu, considéré pour certains comme un héros et pour d'autres comme un collaborateur détestable. Alors quel est le verdict de cette série? Ai-je eu raison de me lancer dans cette aventure historique et terre à terre ? Le scénario ne m'a pas plu d'entrée de jeu. J'ai trouvé les deux premiers tomes assez ennuyeux car il montre un homme, d'origine juive, qui est prêt à tout pour gagner beaucoup d'argent et surtout pour sortir vivant de la guerre. Par contre, le rythme devient beaucoup plus vif dans les tomes trois et quatre, avec une histoire beaucoup moins complexe, beaucoup plus compréhensible et surtout, qui montre enfin un homme prêt à tuer pour s'en sortir. Le scénario se veut assez rapide et montre les étapes importantes de l'ascension de Joanovici durant la seconde guerre mondiale. Mais ce qui assez fort de la part du scénariste, c'est que l'on se prend d'affection pour ce type qui n'est qu'une ordure tentant de se racheter une conduite mais seulement parce que la guerre est en train de tourner du coté des alliés. Malgré des débuts difficiles, cette série s'annonce assez passionnante et je suis presque déçu de ne pas avoir accès aux autres tomes. Au niveau du dessin, c'est assez bizarre. Il faut dire qu'il y a un léger contraste entre les couvertures très réalistes et l'intérieur qui reste très bande dessinée classique, et qui me fait penser à de grands classiques de la bande dessinée. Néanmoins, cela reste plutôt bien foutu et les trognes des personnages sont assez explicites sur leurs intentions et leurs caractères. Le héros reste assez anodin, car il possède un physique ingrat et ne paye pas de mine, mais en même temps, l'habit ne fait pas le moine. Les quelques scènes d'action sont bien faites, et on obtient des plans assez forts notamment avec les morts devant Joanovici alors que c'est lui qui les a balancés. Au final, il en résulte une série assez atypique, tirée de faits réels et qui ne fait pas dans la dentelle. Si une partie est romancée, d'après les dires des auteurs, il n'en reste pas moins une grosse part de vérité et surtout une grosse part de plausibilité dans le déroulement de la vie de ce monsieur. Après un a priori assez négatif, je reste satisfait de cette série qui mérite le coup d’œil et qui montre les plus bas instincts d'un homme prêt à tout pour sortir de la guerre enrichi et surtout vivant quitte à balancer des amis ou des familles entières. Les fans d'histoire, de seconde guerre mondiale et de biographie trouveront leur compte. Dans ce domaine cela semble une belle réussite.

21/10/2011 (modifier)
Couverture de la série Zombillénium
Zombillénium

Ca faisait longtemps qu'une BD ne m'avait pas autant diverti ! La qualité principale de cette série, c'est qu'elle est drôle. Elle ne se prend pas au sérieux, et j'aime beaucoup cet humour, avec un comique de situation, des répliques cinglantes, quelques gags dans le décor. Il y a même une certaine forme de moquerie envers Harry Potter et Twilight (ce que ça fait du bien de conspuer cette série écoeurante de vampires à l'eau de rose !) Le scénario est original, et ça j'apprécie également. Raconter une histoire de monstres qui dirigent un parc d'attractions, dans la Nord de la France qui plus est, fallait le faire !...et c'est fait avec brio en plus ! A aucun moment je n'ai eu envie de lâcher ma lecture, on ne s'ennuie pas. J'ai un peu tiqué sur le scénario à la fin du tome 2 avec l'histoire des frères jumeaux, mais après relecture, mon interprétation personnelle est que l'auteur a été un peu maladroit dans les dialogues pour l'expliquer. Comme je le disais plus haut, cette histoire se déroule dans ma région, et sans être lourdingue avec des allusions aux ch'tis à tout bout de champ ! (ça aussi ça fait du bien !) Le deuxième tome est d'ailleurs muni d'un ex libris: une coupure de la "Voix du Nord", célèbre quotidien du Nord-Pas-de-Calais. C'est très bien fait et ça ajoute vraiment un plus à cet opus. Côté dessins, l'origine informatisée m'a rebuté....pas plus d'une page. C'est très fluide, agréable à lire, les couleurs sont bien dosées. Bref, une vraie bonne surprise. J'attends le tome 3 !! (73)

21/10/2011 (modifier)