Les derniers avis (32109 avis)

Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Une Aventure Intersidérante de Splash Gordon dans Mongo Fury
Une Aventure Intersidérante de Splash Gordon dans Mongo Fury

Une bd mettant en scène un triple champion du monde de Curling ne peut être foncièrement mauvaise (et ce n’est pas Ryle qui me contredirait). Lorsqu’on sait en plus que Miranda participe au casting (tout comme Radada, Barbapapa, un schtroumph et j’en passe), là on se dit que c’est la perle rare (cette bd, pas Miranda … quoique ?). Et quand on voit que c’est Pixel Vengeur qui en est l’auteur, là on comprend mieux (mais on n’est pas rassuré pour autant). :) Cet auteur est en marge de la production actuelle avec un rendu des planches aux tonalités délicieusement surannées et un délire omniprésent (mais canalisé tout de même). J’aime me plonger de temps à autre dans ce genre de déconne qui vire au grand n’importe quoi (en apparence) et où tout peut arriver (je dis bien tout). Toute allusion avec le comics Flash Gordon est bien entendu fortuite. Splash Gordon, cet unique dingo (l’australien, pas celui de Walt) avec ses épaulettes en moumoute, est accompagné par Dale (sa poupée gonflable) et par le docteur Zarkov pour sauver la planète (rien que ça). On ne sait pas pour autant s’il aura plus à craindre du kamikaze Bling (le méchant de l’histoire) ou bien de ses alliés improvisés de la planète Mongo. Inutile de préciser que cette lecture fut très divertissante. J’ai pris un réel plaisir à suivre les avatars de ce cabot roux et jaloux dès qu’on s’approche de sa poupée (c’est gonflé quand même mais 'faut dire aussi qu'elle manque pas d'air !). Le dessin est appliqué et la narration soutenue par une action et des rebondissements à gogo. A noter que Pixel vengeur interagit épisodiquement avec son héro (zéro ?) … preuve s’il en est besoin de sa grand implication dans l’ouvrage proposé. Bref, voici un bon moment de détente et de jubilation en perspective (pour autant que vous soyez "open"). Pour conclure, je dirais : Splash ahah saver of ze univer … ahem, pardon … WAUGH, lisez-là ! ;)

21/10/2011 (modifier)
Couverture de la série Car l'enfer est ici (Le Pouvoir des innocents - cycle 2)
Car l'enfer est ici (Le Pouvoir des innocents - cycle 2)

Voici donc une des suites du cultissime « Pouvoir des innocents ». Une suite que je craignais plus encore que je ne l’espérais, mais devant les avis positifs recueillis, j’ai craqué… et je ne le regrette pas. Certes, il ne s’agit que d’un premier tome et l’histoire se met juste en place mais les différentes composantes me semblent dignes d’intérêt et promettent un fameux imbroglio. A ce titre, j’ai particulièrement apprécié la nouvelle inconnue dans l’équation, qui surgit en fin d’album (pour aider à financer la défense de Joshua Logan). Des personnages présentent des profils qui méritent d’être développé (comme ce Mac Arthur, dont on sent qu’il va devenir un acteur d’importance dans la série) et même Jessica Ruppert risque de se retrouver confrontée à ses propres incohérences. Au niveau du dessin, le travail réalisé est soigné, bien dans la veine du « Pouvoir des innocents » tout en se situant un cran plus haut. Il est plus lisible et plus nuancé tout en gardant un côté brut qui convient bien au propos. Que du positif, donc, jusqu’à présent. Vivement la suite pour savoir dans quelle direction les auteurs vont faire évoluer la série.

21/10/2011 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 4/5
Couverture de la série Hellsing
Hellsing

Ce manga est un petit bijou... J'ai eu l'occasion de lire un peu plus loin que les tomes actuellement sortis en France, et l'histoire va loin, nettement plus loin que l'animé (plus connu certes). Le dessin est original et franchement excellent, bien dynamique. Les moments d'humour sont omniprésents(alors que totalement absents de l'animé par exemple)... Une délivrance, après avoir vu un animé dont la fin a été bâclée pour cause de non-succès au Japon, et qui s'est vu rétrécir de 13 épisodes... Du franchement très bon :) En espérant que Trigun Maximum soit au même niveau.

26/11/2004 (MAJ le 20/10/2011) (modifier)
Par Gaendoul
Note: 4/5
Couverture de la série Requiem - Chevalier Vampire
Requiem - Chevalier Vampire

La claque... Je ne m'attendais pas à une si bonne bd, en achetant le premier tome. Je n'ai lu que les 3 premiers mais c'est du tout bon. Dessins SUPERBES ! Parmi les plus beaux qu'il m'ait été donné de voir dans une bd. Une histoire originale et intéressante avec son lot de trahisons, de complots et de suçage de sang. :) Un univers très intéressant avec une bonne idée de départ. Bref j'adore. Par rapport à l'avis d'hipopom, petite explication sur l'arrivée de nouveaux venus sur Resurrection: En fait le temps s'écoule à l'envers mais le temps terrestre non, du coup les gens meurent sur Terre et réapparaissent sur Resurrection dans un ordre chronologique non inversé (ce qui paraîtrait logique). Pour les anciens morts, certains sont immortels, comme Dracula, et les autres ne font que rajeunir jusqu'à disparaître. Je ne pense pas avoir été très clair mais espère avoir été compris :) édition après lecture d'un plus grand nombre de tomes: baisse de la note.

16/05/2004 (MAJ le 20/10/2011) (modifier)
Par Gaendoul
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Urban
Urban

Très bonne surprise que ce Urban! Je ne connaissais pas la série d'il y'a 12 ans (urban games) mais vu ses notes sur bdtheque, c'est sans doute mieux car je serais peut être passé à coté de celle ci dont le premier tome est vraiment très bon. Le dessin est très original et aide fortement à s'immiscer dans cet univers, le récit nous faisant découvrir cette cité étrange qu'est Monplaisir. Le dépaysement se fait très rapidement et l'on s'attache au personnage principal, sorte de gros nigaud naïf mais au bon coeur. Bref du tout bon, moi qui n'accroche que rarement aux bd de science fiction je ne peux qu'en conseiller la lecture...

20/10/2011 (modifier)
Par Pacman
Note: 4/5
Couverture de la série Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle
Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle

Une belle, ou plutôt une bonne histoire sur un sujet trop souvent édulcoré, qui n'est pas sans rappeler "le bois d'ébène" de Bourgeon. Le trait et l'histoire sont plus épurés ici, mais les fait sont relatés de façon très crue, très réaliste. Ça fait froid dans le dos, de voir ce que ces gens ont pu subir. Coté scénario, Nury ne nous déçoit pas, c'est toujours très bien ficelé. Le dessin, lui est assez sobre, avec le trait épais, un remplissage uniforme, sans nuances, qui n'est pas sans rappeler le noir et blanc. Du beau travail.

19/10/2011 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Big Bill est mort
Big Bill est mort

J'ai découvert ce one shot au hasard dans les rayons d'une bibliothèque et bien m'en a pris. Le scénario est classique et rappelle d'autres fictions mais il est solide et la construction narrative centrée sur les flashback est intéressante. Les dessins sont de bonne facture et collent bien à l'ambiance poisseuse et dure de l'époque. Enfin le personnage de Big Bill, loin de la victime innocente, est fort réussi. A découvrir. 3,5 sur 5.

19/10/2011 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Okko
Okko

On ne va pas refaire ici après 50 avis le pitch de la série. Après lecture et acquisition des 3 cycles, j'apprécie réellement les scénarii, mélange de médieval japonais mis à la sauce fantastique, grâce aux légendes et mythes locaux. C'est très divertissant et nous permet de découvrir en biais certains contes et personnages de cette époque. Le dessin est superbe, une mise en couleur qui valide le tout, vraiment rien à redire.

19/10/2011 (modifier)
Par Trarau
Note: 4/5
Couverture de la série Les Quatre Fleuves
Les Quatre Fleuves

Les quatre fleuves part d'un scénario écrit par Fred Vargas pour son adaptation en BD, donné ensuite à Baudoin qui l'a travaillé en collaboration avec elle pour en faire ce récit original. C'est une des rares BD de l'édition Viviane Hamy. Malgré son succès, principalement par la critique, l'expérience n'est pas rééditée, même si en 2010 est sortie une adaptation d'une nouvelle de Vargas par Baudoin, qui est un polar noir au dessin libre. Commençons par la couverture, un homme en fuite avec une poule, des nuages qui sortent du cadre, le long d'une route, noir et blanc, quasiment pas de gris. Une partie du livre est déjà là, la fuite, le décalage, le naturel et la fluidité des lignes, elle nous donne envie d’entrer dans l’histoire et nous signale déjà que le style sera particulier. Le dessin en lui-même s'est adapté au genre, en quelques coups de feutres, il donne une ambiance. Il n'est pas forcément très précis, ne cherche pas à tout expliquer, mais il sait transmettre l'émotion des personnages, des situations, il plante le décor. Ensuite, c'est surement ce que l'on remarque en premier, un lien particulier existe entre texte et dessin, les deux sont en parallèle, ils se complètent et se répondent en permanence, mais ne cherchent pas à aller ensemble. Parfois, l'un va manger l'autre dans la page, lui prendre toute la place, ce qui dessine la situation, par exemple lorsque Grégoire pose une question à une marchande de journaux, et qu'elle lui parle, lui parle, son visage disparaît à la fois dans le texte et dans le reste du dessin, qui la déforme et la confond avec d'autres histoires, dans ce cas précis, le placement du texte fait entièrement partie du dessin, ensemble ils racontent l’histoire, parfois en restant décalés. Les personnages sont plutôt originaux et bien travaillés dans leurs spécificités, ils semblent tout de même parfois caricaturaux et peu recherchés. Estelle est pour celà la plus flagrante, disons qu'une fille sans parents, dont le meurtrier s'occupe, qui le protège tout en tombant amoureuse de celui qu'il veut tuer, avec peu de détails et d'explications, cela semble un peu facile et déjà vu. Malgré cela, on les sent ces personnages, par exemple on comprend vite la connaissance l'un de l'autre et les différences du commissaire Adamsberg et du lieutenant Danglard ou le point auquel les quatre frères forment un "bloc" avec des orientations opposées. En parlant de ces quatre frères, ils sont peut-être le sujet principal du livre, comme l'indiquerait le titre, l'omniprésence de la création du père (par la recherche des cannettes, et sa vision dans les scènes de la maison) et les réflexions de fin d'enquête. À leur manière d'être plus ou moins en-dehors de la société, sans que celle-ci les empêche de vivre, ils montrent quelque chose, un autre point de vue sur elle et on comprend vite la façon de vivre différente de chacun. Lorsqu'on observe ces personnages, c'est principalement dans leurs dialogues qu'on commence à les comprendre, à les intégrer, et les paroles sont particulières à chaques personnages, ils ont chacun un rôle, qui transforme parfois le livre en pièce de théâtre, ou les répliques s'échangent avec quelques perles, citations et reprises par-ci par-là. Un peu tous les styles de dialogue sont utilisés, de la narration froide ou orientée, des répliques courtes, du silence, des monologues... Ensemble ces personnages et ces dialogues occultent la noirceur du polar, ils lui donnent un aspect lumineux, ouvrant le regard du lecteur tout en le divertissant. Après cela, il ne faut pas oublier de juger la qualité de l'histoire et là, par rapport à celle de la mise en forme, cela n'est peut-être plus aussi réussi. Le scénario reste tout de même prévisible, même s'ils sont assez originaux, en particulier les personnages principaux, sans même parler de Grégoire et d’Estelle. Adamsberg, à la fois dans son flair et dans sa manière de procéder, est bon, tellement bon qu'il résout l'enquête sans aucune difficulté et qu'aucun des "gentils" n'a de problème. S'il est facile de prendre son temps à chaque page, et même si elle ne s'étale que sur quelques jours, l'enquête va trop vite, le plaisir du polar dans lequel on se demande pendant des heures et des heures ce qu'il pourra se passer n'est pas présent, certaines parties de l'histoire sont juste aperçues (les meurtres précédents, les relations entre Estelle et le meurtrier...) et à aucun moment on ne craint pour la survie des personnages. Les quatre fleuves possède un style original, excellent par la forme et l’ambiance, sûrement grâce au talent des deux auteurs chacun dans sa spécialité, qu’ils conservent grâce au mode d’écriture du livre ; ils conservent tout au long du livre un lien particulier entre texte et dessin, à la fois en mélangeant les deux et en les faisant se confronter.

19/10/2011 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Le Cycle de Cyann
Le Cycle de Cyann

Alors là, la claque. J'avais déjà beaucoup aimé les Passagers, moins les Compagnons. Par contre, je n'avais jamais réussi jusque là à entrer dans cette série, la première moitié du premier tome me rebutant à chaque fois. J'ai cette fois-ci, en empruntant l'intégralité de la série à ce jour à ma biblio, trouvé le temps de rentrer dedans. Et quelle bonne idée que j'ai eue de m'accrocher : - le dessin de Bourgeon est magnifique, il crée un monde (des mondes) crédible(s), un bestiaire, une architecture, la mode, bref tout y passe. C'est à la fois excellemment mis en histoire, crédible, mais la réalisation graphique est magnifique. Le seul petit reproche que j'y mettrais serait sur les engins motorisés (hormis le Samo du T2 et le rafiot du T3) qui manquent souvent d'originalité. Mais sinon, c'est vraiment du tout bon. D'ailleurs, Bourgeon arrive à créer 4 mondes différents, crédibles (y a de la redite), originaux, peuplés intelligemment, avec leurs croyances, castes, privilèges, bref c'est du tout bon. Il arrive à pousser le raisonnement jusqu'au bout quand Leo s'arrête à la surface des choses (religions et politiques juste évoquées, fonds de cases monochromes donc architecture, détails vestimentaires etc mis de côté, bestiaire intéressant mais limité). La comparaison est d'ailleurs soutenue (peut-être un hasard?) par un nom de planète très proche d'Aldebaran cité dans les T2 et 3. Le dessin des personnages est lui encore excellent, les proportions de corps sont excellentes, certes la gente feminine est mise en valeur mais on est plus dans une description imagée des valeurs "locales" que dans de l'orgie gratuite et neuneu chez Leo. Les visages peuvent avoir effectivement des traits "grimaçants" mais, à titre personnel, ça ne me dérange pas. - Les personnages sont fouillés, profonds, y compris les personnages secondaires (Aya/l'inspecteur de l'Empire etc). On arrive à chaque fois à trouver les traits de caractère, le ressenti sur le monde occupé etc. C'est du très bon travail. Cyann évolue merveilleusement au contact des nouveaux mondes et son personnage (contrairement à mon sens aux personnages de Bourgeon dans Les Passagers du vent) prend une dimension à chaque page plus intéressante, elle s'humanise et laisse de côté le superficiel des premières pages. Restait Acara que l'on quittait trop brusquement et la retrouver différente dans le T4 est un bonheur que l'ouverture de ce tome laisse présager. - L'histoire maintenant, ou plutôt les histoires, sont excellentes. Le T1 est long à démarrer et cela est dû au fait que Bourgeon nous plonge dans un monde qu'il ne nous présente pas. Il nous fait nous immerger nous-même et nous oblige à faire l'effort de comprendre qui est qui, quelle caste, quelle fonction etc... Une fois cet effort cérébral (qui m'a épuisé) fait, on plonge dans ces récits, tous de grande qualité. Le T2 nous ayant livré les conclusions de l'épidémie, Bourgeon a réussi à nous garder éveillés en trouvant cette astuce des portes temporelles. Le T3 nous sort de l'intrigue principale, nous présente un monde à part, une sorte de one shot, avant de nous y ramener ensuite. C'est intelligent car les informations "importantes" sont récoltées avec parcimonie. J'en salive déjà pour les opus suivants. De la bonne SF.

19/10/2011 (modifier)