Une bonne série manga dont le nombre de tomes se compte sur les 10 doigts de la main ne court pas les rues, alors profitons-en !
Ok, ce n'est pas spécialement le nombre de tomes qui m'arrête dans mes lectures, mais il est vrai que cela peut parfois se révéler un frein.
En tout cas, c'est la première série complète de Naoki Urasawa que je lis et j'ai trouvé ça très bon, malgré quelques petits défauts quand même.
Ce que j'ai apprécié avant tout c'est le sens du récit d'Urasawa. Il sait nous tenir en haleine et faire monter la sauce. Suspense quand tu nous tiens !!!
Et si le scénario souffre peut-être de quelques longueurs par moment, cela ne m'a pas dérangé plus que ça dans ma lecture. Et puis comparée aux séries qui s'étiolent sur plus de 40 tomes, c'est de la pisse de cyborg !
Ce que j'ai trouvé plus déroutant, c'est l'inégalité de traitement des personnages. Autant certains sont (trop) simplistes et assez manichéens dans leur développement, autant d'autres comme Gesicht sont une vraie réussite et posent des fondations plus que solides et de qualité au scénario. Reste à comprendre pourquoi ne pas approfondir autant le caractère de chaque personnage ou sortir des clichés parfois utilisés... La faute à ces fameux "8 tomes seulement" ?
Mais bon, là je titille, car grand amateur de SF, c'est avec plaisir que je me suis retrouvé immergé dans cette intrigue construite autour les grands questionnements sur la robotique amorcés le siècle dernier par Asimov ou Philip K. Dick. L'univers que nous décrit Urasawa tient bien la route, malgré le "clin d’œil" un peu grossier à la dernière guerre du Golfe et ses pseudos armes de destruction massive.
Car graphiquement, le talent d'Urasawa n'est pas en reste. J'ai adoré l'idée et sa représentation des robots de générations différentes. Ses villes futuristes sont magnifiques. Il sait faire passer par son trait les sentiments qu'il veut exprimer.
Mais surtout, sons sens du découpage et de la mise en page appuient complètement l'intensité crée par le scénario. Du coup, même si rien de révolutionnaire au final ne sort de cette histoire, son montage et ses qualités graphiques en font un manga de très bonne facture que je vous conseille chaudement. C'est un très bon moment de lecture, même pour ceux qui comme moi seront complètement passés à côté de l'hommage à Astro, que je ne connaissais que de nom et de visu !
Mon avis ne tient compte que des 5 premiers tomes. Le 6ème est complètement raté.
L'Epée de Cristal, c'est l'une de mes premières séries de fantasy... et quelle claque à l'époque.
J'avoue qu'il faut apprécier les dessins très singuliers de Crisse (au mieux de sa forme). Pour ma part, je trouve l'ensemble graphique très réussi : c'est coloré, travaillé et original.
L'histoire, quant à elle, est bien moins naïve qu'elle n'en a l'air au premier abord. Goupil s'amuse à détourner certains codes de la fantasy pour surprendre le lecteur. Et ça marche !
Je veux bien reconnaitre que L'Epée de Cristal a peut être pris un petit coup de vieux, mais elle demeure une série culte en fantasy.
Je n'ai lu que le premier intégral, donc mon avis ne porte que sur celui ci.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, je tiens a dire que j'ai reçu une petite claque en lisant ce bouquin, j'avais un gros a priori sur les vieux comics : Gamins, Kitsch, basiques, laids, très politiquement correct ... Et bien quel à été ma surprise en lisant ce bouquin de voir qu'en fait pas du tous, d'où ma claque.
Teen Titan est profondément adulte sous son air de vieille BD américaine et là je doit faire un gros Mea Culpa sur mes préjugés, je pensais que mis à part Watchmen, les vieux comics était vraiment bof et pas de la qualité de ce que pourrait pondre Mark millar et bien d'autres aujourd'hui.
Commençons par les dessins : Je les trouvais laids et vieillots au début et ils s'avère qu'à la lecture ils sont très efficace et agréables à regarder, pleins de petits détails, des couleurs criardes mais pas gênantes.
Niveau scénario et dialogues, c'est pas flagrant comme ça mais ça reste passionnant à la lecture et j'ai eu la surprise de voir que des sujets très grave, dont je tairais le nom, mais dont je m'attendais absolument pas à voir être abordé dans ce genre d’œuvre, l'être.
Bref, un excellent comics que je conseils aux fans de DC.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu une série d'Osamu Tezuka totalement inédite pour moi. Il faut dire que le pauvre a droit à de moins en moins de séries traduites. D'ailleurs, cette série a été traduite il y a une dizaine d'années et il y a longtemps que je voulais la lire.
Je ne suis pas déçu. Bien sûr, parmi les histoires il y a une qualité inégale, mais globalement j'ai bien aimé. Les thèmes abordés sont nombreux et je ne sais jamais ce qui va se passer tant Tezuka sait surprendre. J'aime particulièrement l'histoire du soldat que les gens croient mort et qui est utilisé comme martyr dans la propagande militaire.
Plusieurs histoires reposent sur une fin totalement surprenante à la manière de la série télé "la Quatrième Dimension". Sauf que contrairement à d'autres histoires du même genre qui perdent de leur saveur après qu'on sait la fin, je crois que je vais encore avoir du plaisir à la relecture car Tezuka est un maître du découpage et certains moments sont tout simplement brillants comme lorsqu'un type est prisonnier d'une crevasse et doit attendre les secours. J'ai pratiquement senti sa souffrance face à l'attente et au soleil.
Note 3,5/5.
J’ai beaucoup apprécié ce troisième opus, même si je me suis plus délectée avec le précédent, mais les trois tomes qui composent cette série, à savoir Le Chat du kimono, Tea Party et ce dernier, sont à prendre à mon sens dans leur ensemble, car si le premier tome peut se lire vraiment indépendamment, les deux autres nécessitent un minimum de connaissance de leurs prédécesseurs, afin de les apprécier pleinement et ne pas être déboussolés par la narcolepsie de Victor ou encore les fantastiques chats du kimono.
Ce troisième tome est certes le plus complexe et demande un peu de concentration, les deux précédents se lisant tout en détente et légèreté. Un ou deux petits détails m’ont échappé, mais rien qui ne m’ait empêchée de suivre le déroulement des évènements. Il peut aussi surprendre par la tournure que prend le récit, on se retrouve en plein milieu d’une histoire de famille très british, traitée à la manière des enquêtes de cette très chère Lady, Agatha Christie.
Il est certain que l’on ne s’attendait pas à ça mais plutôt à une histoire se portant sur l’Asie et sa magie, même si cela reste présent par petites touches. Cependant, la lecture m’a été agréable et il faut bien reconnaître que le récit est bien construit et le suspense bien mené et ça a aussi le mérite de mieux nous faire connaître les personnages et leur passé. Malgré tout le kimono et de ses félins m‘ont assez manqué, bien que les poussées narcoleptiques de Victor, elles, m’ont largement comblée.
Le graphisme est comme celui de Tea Party, ravissant.
Mon rêve serait un tome se déroulant entièrement au Japon.
Une lecture que j'apprécie à chaque fois un peu plus...
On retrouve une qualité de maitre de Bilal, l'imagination. Il nous plonge dans un univers post-apocalyptique dans lequel certains peuvent fusionner avec un animal...Avoir une telle idée et en faire un album de qualité, faut quand même le faire ! Et puis, en plus, comme si ce n'était déjà pas assez, on y rajoute des duellistes nihilistes, des cannibales consanguins, des robots drones flottants. Bref, un univers très riche comme il a su le faire dans la trilogie Nikopol.
Visuellement, c'est magnifique, du grand art à chaque case. Une ligne magnifique avec des couleurs grises, bleues, mêlées ça et là de rouge. L'histoire se déroule sur une terre remaniée, à la géographie méconnaissable, la banquise ayant recouvert une grande partie de la surface, le ciel étant nébuleux en permanence.
En ces temps où l'on parle beaucoup d'écologie et de réchauffement climatique, cette histoire, bien que relativement abstraite, arrive à me toucher.
C'est aussi très bien raconté. La narration et les dialogues sont savoureux, poétiques, et en plus, on a droit à d'illustres citations de Nietzsche, et bien d'autres...
Cet album doit faire partie de la bibliothèque des fans de Bilal.
(95)
Je ne peux que m'insurger quant aux précédents avis sur ce one shot. Non cela n'est pas possible de ne pas souligner ce qui crève les yeux. Cette BD a un défaut énorme : c'est trop court..........
C'est tellement beau qu'on en prendrait bien pour 45 tomes.
Mazette quel dessin, quelle peinture. C'est bien simple, lecture faite de cette histoire, j'ai replongé mes yeux dans un case par case pour saisir toutes les subtilités des aquarelles qui illuminent ce bouquin. C'est tout simplement grandiose. Cela va plus loin, j'ai vraiment eu le sentiment que l'artiste avait été se servir dans mon imaginaire pour illustrer son histoire, ces indiens, ces sous-bois sont ceux que je voyais enfant en lisant Fenimore Cooper. C'est grandiose, les croquis et dessins de fin d'ouvrage complètent admirablement. C'est de la belle ouvrage. Il nous fait aussi voyager, des bayous aux forêts denses en passant par les grandes plaines. Quel pied décidément.
Le scénario est lui extrêmement classique, trop rapide à cerner et ne se démarque pas assez à mon goût des classique du genre. J'aurais aimé un meilleure utilisation de cette somptuosité graphique. Je pense que l'auteur aurait pu (du) trouver à partir de ce démarrage, une trame plus fine (ou moins convenue) en la calquant sur l'expédition de Lewis et Clark et ainsi nous faire encore plus voyager sur 5/6 tomes.
Quoi qu'il en soit, j'achète.
J’adore la BD underground américaine, et le dessin et résumé de cet album m’avaient tout de suite attiré… et je ne suis pas déçu. A chaud je dirais presque qu’il s’agit d’un de mes « romans graphiques » préférés !
Les thèmes sont durs (la cruauté chez les enfants, les problèmes d’intégration à l’école, les soucis à la maison) mais ne verse (presque) jamais dans le larmoyant, et surtout l’auteur dédramatise son récit en y incorporant les rêveries du gamins, véritable mécanisme d’évasion et de défense contre ce monde cruel, produisant des passages oniriques remarquablement mis en scène et souvent remplis d’humour. La fin est très belle, très simple et remplie de poésie.
J’ai moins accroché aux passages textuels et autres fausses pubs, intercalés entre les chapitres en BD. Mais ce petit détail n’a pas du tout gâché ma lecture… une chouette découverte, et un coup de cœur !
J'aime bien Turf et c'est donc avec un œil biaisé que j'ai commencé à lire cette bd. Le trait est là bien fidèle à ce qu'il a pu déjà faire avec notamment La Nef des fous, même si ici, nous sommes dans un univers actuel et non l'univers fictif de la nef. J'aime ce dessin, légèrement enfantin avec des couleurs pastel qui correspondent bien avec le thème et l'action.
L'histoire est calme et agréable, il ne faut pas s'attendre à de l'action à tout bout de champ, mais bien à la description d'un vie d'un village de campagne avec ses préjugés, ses petites habitudes et ses guerres de voisinage. Amandine vient y bousculer la quiétude et les mœurs habituels. Le second et dernier tome permettra de se faire une meilleure vision de cette bd reposante pour voir si elle bascule en mieux ou en moins bien, en attendant, je mets un 4/5.
Seul bémol tout de même, le titre ne correspond pas du tout au contenu, je trouve. Et c'est quelque chose que je n'aurais pas forcément lu si ça ne venait pas de Turf. Il aurait pu être mieux choisi.
Cet album regroupe des gags parus sur l'excellent blog de Martin Videberg dans lequel il caricature quotidiennement l'actualité politique (mais pas que), en mettant en scène ces célèbres personnages en forme de patates.
Son dessin aux allures simplistes, est en fait terriblement efficace. Les personnalités sont parfaitement identifiables, le trait est fun et naïf. Il colle à merveille à l'humour de l'auteur. Le ton est uniforme, mais les gags sont variés. Ils sont faciles d'accès, même si on ne suit pas la politique de près, on en saisit facilement le sens et la chute.
Souvent les transpositions blogs vers format papier ne réussissent pas à garder la même fraîcheur, des répétitions se font sentir et l'album papier peut être indigeste. Ce n'est absolument pas le cas ici. Le découpage en petits chapitres permet de regrouper des gags d'un même thème sur quelques pages et d’enchaîner ensuite sur un autre sujet.
D'ailleurs avec un titre comme "quinquennat nerveux" on pourrait penser que l'on aura droit exclusivement a des gags politiques. Heureusement ce n'est pas le cas, et on a également droit aux meilleures vannes sur l'équipe de France de foot, les geeks et Apple, Fukushima... bref tout ce qui à fait l'actu des dernières années.
Un album plein de bonne humeur que je recommande chaudement.
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Pluto
Une bonne série manga dont le nombre de tomes se compte sur les 10 doigts de la main ne court pas les rues, alors profitons-en ! Ok, ce n'est pas spécialement le nombre de tomes qui m'arrête dans mes lectures, mais il est vrai que cela peut parfois se révéler un frein. En tout cas, c'est la première série complète de Naoki Urasawa que je lis et j'ai trouvé ça très bon, malgré quelques petits défauts quand même. Ce que j'ai apprécié avant tout c'est le sens du récit d'Urasawa. Il sait nous tenir en haleine et faire monter la sauce. Suspense quand tu nous tiens !!! Et si le scénario souffre peut-être de quelques longueurs par moment, cela ne m'a pas dérangé plus que ça dans ma lecture. Et puis comparée aux séries qui s'étiolent sur plus de 40 tomes, c'est de la pisse de cyborg ! Ce que j'ai trouvé plus déroutant, c'est l'inégalité de traitement des personnages. Autant certains sont (trop) simplistes et assez manichéens dans leur développement, autant d'autres comme Gesicht sont une vraie réussite et posent des fondations plus que solides et de qualité au scénario. Reste à comprendre pourquoi ne pas approfondir autant le caractère de chaque personnage ou sortir des clichés parfois utilisés... La faute à ces fameux "8 tomes seulement" ? Mais bon, là je titille, car grand amateur de SF, c'est avec plaisir que je me suis retrouvé immergé dans cette intrigue construite autour les grands questionnements sur la robotique amorcés le siècle dernier par Asimov ou Philip K. Dick. L'univers que nous décrit Urasawa tient bien la route, malgré le "clin d’œil" un peu grossier à la dernière guerre du Golfe et ses pseudos armes de destruction massive. Car graphiquement, le talent d'Urasawa n'est pas en reste. J'ai adoré l'idée et sa représentation des robots de générations différentes. Ses villes futuristes sont magnifiques. Il sait faire passer par son trait les sentiments qu'il veut exprimer. Mais surtout, sons sens du découpage et de la mise en page appuient complètement l'intensité crée par le scénario. Du coup, même si rien de révolutionnaire au final ne sort de cette histoire, son montage et ses qualités graphiques en font un manga de très bonne facture que je vous conseille chaudement. C'est un très bon moment de lecture, même pour ceux qui comme moi seront complètement passés à côté de l'hommage à Astro, que je ne connaissais que de nom et de visu !
L'Epée de Cristal
Mon avis ne tient compte que des 5 premiers tomes. Le 6ème est complètement raté. L'Epée de Cristal, c'est l'une de mes premières séries de fantasy... et quelle claque à l'époque. J'avoue qu'il faut apprécier les dessins très singuliers de Crisse (au mieux de sa forme). Pour ma part, je trouve l'ensemble graphique très réussi : c'est coloré, travaillé et original. L'histoire, quant à elle, est bien moins naïve qu'elle n'en a l'air au premier abord. Goupil s'amuse à détourner certains codes de la fantasy pour surprendre le lecteur. Et ça marche ! Je veux bien reconnaitre que L'Epée de Cristal a peut être pris un petit coup de vieux, mais elle demeure une série culte en fantasy.
The New Teen Titans (Teen Titans)
Je n'ai lu que le premier intégral, donc mon avis ne porte que sur celui ci. Avant d'entrer dans le vif du sujet, je tiens a dire que j'ai reçu une petite claque en lisant ce bouquin, j'avais un gros a priori sur les vieux comics : Gamins, Kitsch, basiques, laids, très politiquement correct ... Et bien quel à été ma surprise en lisant ce bouquin de voir qu'en fait pas du tous, d'où ma claque. Teen Titan est profondément adulte sous son air de vieille BD américaine et là je doit faire un gros Mea Culpa sur mes préjugés, je pensais que mis à part Watchmen, les vieux comics était vraiment bof et pas de la qualité de ce que pourrait pondre Mark millar et bien d'autres aujourd'hui. Commençons par les dessins : Je les trouvais laids et vieillots au début et ils s'avère qu'à la lecture ils sont très efficace et agréables à regarder, pleins de petits détails, des couleurs criardes mais pas gênantes. Niveau scénario et dialogues, c'est pas flagrant comme ça mais ça reste passionnant à la lecture et j'ai eu la surprise de voir que des sujets très grave, dont je tairais le nom, mais dont je m'attendais absolument pas à voir être abordé dans ce genre d’œuvre, l'être. Bref, un excellent comics que je conseils aux fans de DC.
Le Cratère
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu une série d'Osamu Tezuka totalement inédite pour moi. Il faut dire que le pauvre a droit à de moins en moins de séries traduites. D'ailleurs, cette série a été traduite il y a une dizaine d'années et il y a longtemps que je voulais la lire. Je ne suis pas déçu. Bien sûr, parmi les histoires il y a une qualité inégale, mais globalement j'ai bien aimé. Les thèmes abordés sont nombreux et je ne sais jamais ce qui va se passer tant Tezuka sait surprendre. J'aime particulièrement l'histoire du soldat que les gens croient mort et qui est utilisé comme martyr dans la propagande militaire. Plusieurs histoires reposent sur une fin totalement surprenante à la manière de la série télé "la Quatrième Dimension". Sauf que contrairement à d'autres histoires du même genre qui perdent de leur saveur après qu'on sait la fin, je crois que je vais encore avoir du plaisir à la relecture car Tezuka est un maître du découpage et certains moments sont tout simplement brillants comme lorsqu'un type est prisonnier d'une crevasse et doit attendre les secours. J'ai pratiquement senti sa souffrance face à l'attente et au soleil.
It's not a Piece of Cake
Note 3,5/5. J’ai beaucoup apprécié ce troisième opus, même si je me suis plus délectée avec le précédent, mais les trois tomes qui composent cette série, à savoir Le Chat du kimono, Tea Party et ce dernier, sont à prendre à mon sens dans leur ensemble, car si le premier tome peut se lire vraiment indépendamment, les deux autres nécessitent un minimum de connaissance de leurs prédécesseurs, afin de les apprécier pleinement et ne pas être déboussolés par la narcolepsie de Victor ou encore les fantastiques chats du kimono. Ce troisième tome est certes le plus complexe et demande un peu de concentration, les deux précédents se lisant tout en détente et légèreté. Un ou deux petits détails m’ont échappé, mais rien qui ne m’ait empêchée de suivre le déroulement des évènements. Il peut aussi surprendre par la tournure que prend le récit, on se retrouve en plein milieu d’une histoire de famille très british, traitée à la manière des enquêtes de cette très chère Lady, Agatha Christie. Il est certain que l’on ne s’attendait pas à ça mais plutôt à une histoire se portant sur l’Asie et sa magie, même si cela reste présent par petites touches. Cependant, la lecture m’a été agréable et il faut bien reconnaître que le récit est bien construit et le suspense bien mené et ça a aussi le mérite de mieux nous faire connaître les personnages et leur passé. Malgré tout le kimono et de ses félins m‘ont assez manqué, bien que les poussées narcoleptiques de Victor, elles, m’ont largement comblée. Le graphisme est comme celui de Tea Party, ravissant. Mon rêve serait un tome se déroulant entièrement au Japon.
Animal'z (Coup de sang)
Une lecture que j'apprécie à chaque fois un peu plus... On retrouve une qualité de maitre de Bilal, l'imagination. Il nous plonge dans un univers post-apocalyptique dans lequel certains peuvent fusionner avec un animal...Avoir une telle idée et en faire un album de qualité, faut quand même le faire ! Et puis, en plus, comme si ce n'était déjà pas assez, on y rajoute des duellistes nihilistes, des cannibales consanguins, des robots drones flottants. Bref, un univers très riche comme il a su le faire dans la trilogie Nikopol. Visuellement, c'est magnifique, du grand art à chaque case. Une ligne magnifique avec des couleurs grises, bleues, mêlées ça et là de rouge. L'histoire se déroule sur une terre remaniée, à la géographie méconnaissable, la banquise ayant recouvert une grande partie de la surface, le ciel étant nébuleux en permanence. En ces temps où l'on parle beaucoup d'écologie et de réchauffement climatique, cette histoire, bien que relativement abstraite, arrive à me toucher. C'est aussi très bien raconté. La narration et les dialogues sont savoureux, poétiques, et en plus, on a droit à d'illustres citations de Nietzsche, et bien d'autres... Cet album doit faire partie de la bibliothèque des fans de Bilal. (95)
Frenchman
Je ne peux que m'insurger quant aux précédents avis sur ce one shot. Non cela n'est pas possible de ne pas souligner ce qui crève les yeux. Cette BD a un défaut énorme : c'est trop court.......... C'est tellement beau qu'on en prendrait bien pour 45 tomes. Mazette quel dessin, quelle peinture. C'est bien simple, lecture faite de cette histoire, j'ai replongé mes yeux dans un case par case pour saisir toutes les subtilités des aquarelles qui illuminent ce bouquin. C'est tout simplement grandiose. Cela va plus loin, j'ai vraiment eu le sentiment que l'artiste avait été se servir dans mon imaginaire pour illustrer son histoire, ces indiens, ces sous-bois sont ceux que je voyais enfant en lisant Fenimore Cooper. C'est grandiose, les croquis et dessins de fin d'ouvrage complètent admirablement. C'est de la belle ouvrage. Il nous fait aussi voyager, des bayous aux forêts denses en passant par les grandes plaines. Quel pied décidément. Le scénario est lui extrêmement classique, trop rapide à cerner et ne se démarque pas assez à mon goût des classique du genre. J'aurais aimé un meilleure utilisation de cette somptuosité graphique. Je pense que l'auteur aurait pu (du) trouver à partir de ce démarrage, une trame plus fine (ou moins convenue) en la calquant sur l'expédition de Lewis et Clark et ainsi nous faire encore plus voyager sur 5/6 tomes. Quoi qu'il en soit, j'achète.
Les Gratte-Ciel du Midwest
J’adore la BD underground américaine, et le dessin et résumé de cet album m’avaient tout de suite attiré… et je ne suis pas déçu. A chaud je dirais presque qu’il s’agit d’un de mes « romans graphiques » préférés ! Les thèmes sont durs (la cruauté chez les enfants, les problèmes d’intégration à l’école, les soucis à la maison) mais ne verse (presque) jamais dans le larmoyant, et surtout l’auteur dédramatise son récit en y incorporant les rêveries du gamins, véritable mécanisme d’évasion et de défense contre ce monde cruel, produisant des passages oniriques remarquablement mis en scène et souvent remplis d’humour. La fin est très belle, très simple et remplie de poésie. J’ai moins accroché aux passages textuels et autres fausses pubs, intercalés entre les chapitres en BD. Mais ce petit détail n’a pas du tout gâché ma lecture… une chouette découverte, et un coup de cœur !
Magasin Sexuel
J'aime bien Turf et c'est donc avec un œil biaisé que j'ai commencé à lire cette bd. Le trait est là bien fidèle à ce qu'il a pu déjà faire avec notamment La Nef des fous, même si ici, nous sommes dans un univers actuel et non l'univers fictif de la nef. J'aime ce dessin, légèrement enfantin avec des couleurs pastel qui correspondent bien avec le thème et l'action. L'histoire est calme et agréable, il ne faut pas s'attendre à de l'action à tout bout de champ, mais bien à la description d'un vie d'un village de campagne avec ses préjugés, ses petites habitudes et ses guerres de voisinage. Amandine vient y bousculer la quiétude et les mœurs habituels. Le second et dernier tome permettra de se faire une meilleure vision de cette bd reposante pour voir si elle bascule en mieux ou en moins bien, en attendant, je mets un 4/5. Seul bémol tout de même, le titre ne correspond pas du tout au contenu, je trouve. Et c'est quelque chose que je n'aurais pas forcément lu si ça ne venait pas de Turf. Il aurait pu être mieux choisi.
L'Actu en patates
Cet album regroupe des gags parus sur l'excellent blog de Martin Videberg dans lequel il caricature quotidiennement l'actualité politique (mais pas que), en mettant en scène ces célèbres personnages en forme de patates. Son dessin aux allures simplistes, est en fait terriblement efficace. Les personnalités sont parfaitement identifiables, le trait est fun et naïf. Il colle à merveille à l'humour de l'auteur. Le ton est uniforme, mais les gags sont variés. Ils sont faciles d'accès, même si on ne suit pas la politique de près, on en saisit facilement le sens et la chute. Souvent les transpositions blogs vers format papier ne réussissent pas à garder la même fraîcheur, des répétitions se font sentir et l'album papier peut être indigeste. Ce n'est absolument pas le cas ici. Le découpage en petits chapitres permet de regrouper des gags d'un même thème sur quelques pages et d’enchaîner ensuite sur un autre sujet. D'ailleurs avec un titre comme "quinquennat nerveux" on pourrait penser que l'on aura droit exclusivement a des gags politiques. Heureusement ce n'est pas le cas, et on a également droit aux meilleures vannes sur l'équipe de France de foot, les geeks et Apple, Fukushima... bref tout ce qui à fait l'actu des dernières années. Un album plein de bonne humeur que je recommande chaudement.