Même s’il existe des critères objectifs pour juger de la qualité d’une bd, c’est bien souvent le côté émotionnel qui prend le pas. La subjectivité est donc de mise. Elle dépend de nos affinités, de nos goûts mais aussi de notre vécu. Et il n’y a rien de plus prenant qu’une bd qui nous parle directement comme c’est le cas avec "Rides" me concernant.
Cette bd aborde le quotidien d’une personne âgée se retrouvant placée par sa famille dans un home (ou résidence 3e âge pour faire socialement plus acceptable). La maladie d’Alzheimer n’est pas l’élément central du récit mais plutôt celui qui justifie la présence d’Ernest dans ce genre d’établissement. Les événements décrits ici, je les ai vécus à travers l’exemple de ma grand-mère. Jusqu’à ses 93 ans, elle a toujours été indépendante et gardait un esprit vif et enjoué. Elle vivait seule dans une petite maison de plain pied à côté de celle de mes parents et ne demandait que peu d’aide (à part aller lui faire les courses). Il y a un an environ, sa bonne santé psychique s’est rapidement dégradée. Elle avait des trous de mémoire, ne savait plus ce qu’elle faisait ou devait faire. Ces moments d’absence ne sont pas le fait d’Alzheimer mais simplement celui du temps qui a fait son oeuvre. Ils devinrent de plus en plus fréquents, ce qui a obligé mes parents à trouver une solution. Nécessitant une assistance médicale, ma grand-mère s’est retrouvée à l’hôpital dans l’attente de lui trouver une place dans une maison de repos spécialisée. Ce choix n’a pas été facile à prendre mais son état de dépendance (non pas physique mais psychique) était tel qu’il n’était pas envisageable qu’elle reste chez elle et mes parents n’étaient pas armés pour s’occuper d’elle. Bon nombre de situations décrites dans ce livre sont communes à celles que ma grand-mère vit en maison de repos. En ce sens, rarement une bd m’aura autant parlé, c’en est même troublant. En réponse au questionnement de Mac Arthur, je peux dire que les propos tenus ne sont en rien exagérés. Toutefois, je ne pense pas que ce soit une vue pessimiste car, à cet âge, on ne se rend plus trop compte des réalités. Ma grand-mère est très heureuse là où elle vit maintenant. Bien sûr, on est attristé de ne plus pouvoir tenir une discussion avec elle mais la savoir épanouie dans le monde qu’elle s’est créée nous réconforte. Elle y a trouvé de la compagnie, fait beaucoup d’activités et on s’occupe bien d’elle. L’image de mouroir de ces homes est révolue.
Un livre à la fois troublant et criant de vérités.
Sans révolutionner le genre, cette petite série d’héroïc-fantasy, ma foi fort sympathique, réussit amplement son but : divertir et émerveiller. Faites la lire aux enfants de votre entourage, je pense qu’ils apprécieront. Mais je suis sûr que vous vous laisserez prendre au jeu également !
Du côté de l’histoire, cela se passe à Parva Terra, une île où règnent les enfants depuis que les adultes ont mystérieusement disparu. Ces enfants, devenus immortels, se partagent en clan, les Chevaliers Blonds qui pensent que les adultes n’ont jamais existé contre les Mages Cheveux-Noirs qui en revanche affirment que les parents étaient présents jadis.
On se laisse vite prendre par l’histoire et par les personnages. Beaucoup d’aventures, de fantastique, un peu d’humour, la sauce prend vraiment bien. Et nos 3 héros sont bien construits, sympathiques et attachants. On a vraiment envie de savoir ce qu’il s’est passé avec les adultes et si Leo est vraiment le porteur de la prophétie. En plus, des petits flashbacks annoncent à chaque début de tome des possibles avenirs, fruits des rêves de Leo. Ces 2 petites pages donnent un aperçu de ce que pourrait amener la suite de l’histoire et donc motive à connaître le déroulement du récit.
Le dessin, j’adore ! Les couleurs sont somptueuses, les illustrations sans fausses notes, une mise en page sobre, bref rien à jeter. Le dessin donne un charme certain à la série, j’ai l’impression de voir un bon vieux film des années 80, le truc passé de mode, mais qui ne vieillira jamais. Ce dessin doux colle à la perfection avec l’univers mis en place par Raul Arnaiz.
Allons sauver Parva Terra !
Vraiment bien.
Voilà ce que je ressens après la lecture de cette BD. C'est du Warren Ellis pur jus, même si je trouve que ce dernier va un peu loin dans le "tous pourris". Le "tous pourris" me gène au plus au point tant je pense que Warren Ellis à raison de penser ça et quelque part ça me fait peur. J'aime néamoins cette vision, tant elle tranche avec le vision habituelle trop manichéenne, du coup ça fait toujours du bien, mais là c'est un peu gros, trop pour que je trouve cette œuvre culte.
Pourquoi pas culte?
L'histoire est très bien, très intelligente, on ne se perd pas dans des flashbacks réguliers, bien au contraire, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. C'est cohérent et très, trop réaliste, pour une uchronie.
Le dessin est superbe.
L'image de fin est juste splendide de conséquence sur l'histoire.
mais ce n'est pas culte pour autant, c'est excellent mais pas culte, peut être parce que comme il est déjà dit, l'idée est seulement effleuré.
Un premier tome réussi! L'histoire de l'Astrolabe de glace est très dense, un brin complexe au début (mais il faut dire que la situation de l'Italie au XVème siècle est un peu compliquée).
L'ambiance est particulièrement soignée: dépaysement (on passe d'Istanbul à Rome en passant par la Toscane), suspense, narration et dialogue soignés et un dessin tout simplement magnifique!
L'idée d'un livre mystérieux qui attire toutes les convoitises a déjà été traitée mais j'ai été séduit par les nombreux personnages de cette fresque et par la narration efficace.
Le dessinateur, un jeune romain très doué (le cahier graphique est vraiment bien fait) illustre parfaitement le propos du scénariste. Chaque personnage secondaire ou principal acquiert une dimension particulière sous le pinceau de Palma. J'ai rarement vu une bd avec autant de portraits réussis.
J'espère que les auteurs cisèleront le deuxième et dernier tome.
Merci pour cette admirable BD qui m'a mis le pied à l'étrier de la BD, vieux novice dans cet art, j'ai voulu faire un cadeau de Noël, j'ai feuilleté le premier tome dans un grand magasin et je me le suis acheté, depuis je suis devenu accro aux BD, l'époque napoléonienne est admirablement restituée, les personnages sont ce que l'on attend de ces héros oubliés.
Le dessin est clair et fouillé, le scénario est très bien construit. A lire absolument si comme moi vous êtes marqué par cette période de l'histoire de France.
Dommage que cette série soit déjà finie, je guette le prochain album de Stalner.
Je m'étais pourtant juré de ne plus acheter de bd adaptées de romans ou de nouvelles. Et patatras! débarque Corominas avec cette adaptation du seul roman d'Oscar Wilde, roman que j'ai lu dans ma jeunesse et qu'Albert Lewin avait superbement porté à l'écran en 1945.
Que dire, sinon que les planches sont sublimes, véritablement magnifiques, et la version que nous livre Corominas est d'une intelligence remarquable. Le découpage en 5 actes, débutant, à chaque fois, sur la métamorphose du tableau, est fort bien amené.
L'auteur a réussi le pari fou de restituer deux idées principales du roman, à savoir le monde de l'Angleterre Victorienne et le goût de l'esthétisme porté au paroxysme.
J'ai pour ma part craqué sur l'édition Canalbd, édition d'une très grande qualité qui est complétée de superbes illustrations. Un régal !
Nous suivons la vie d’un petit garçon tout ce qu’il y a de plus ordinaire, à part qu’il possède un bien étrange don, celui de double-vue. En effet, lorsqu’il ôte ses lunettes, il a la possibilité de voir un monde onirique peuplé de créatures fantasmagoriques.
Bon jusque là, rien de bien saisissant, mais la manière de raconter le périple de Billy pour retrouver son chat Tarzan dans la mort est des plus surprenantes. C’est une franche réussite, car on s’attache vite à ce petit bonhomme qui découvre un pan de notre existence : la mort. Quelle part de mystère puisque personne ne peut concrètement répondre à sa question : " Où est passé Tarzan ?".
Le dessin est également une belle réussite, je le trouve doux et simple, contrastant parfois avec les propos de l’histoire. Certaines planches sont contemplatives, vraiment belles à suivre.
Très déroutant au départ, je trouve cette bande dessinée franchement réussie pour peu qu’on s’accroche un peu à la lecture. J’ai rapidement zappé les séries de fiches explicatives pour ne me consacrer qu’aux petites histoires formant un récit complet au final.
Un conseil, allez au bout de l’histoire, revenez ensuite aux chapitres sur les bestiaires, mais l’album se conclut de magnifique façon, ne passez pas à côté de ça !
J'étais intéressé depuis longtemps par la démarche d'Alain Passard, et je me suis donc jeté sur cette BD le jour où je l'ai vue.
C'est brillant, drôle, inventif, passionnant. Le dessin faussement brouillon a la précision d'un geste de cuisinier, tout donne faim, tout donne envie de claquer plusieurs centaines d'euros pour aller manger dans ce restaurant...
Certes, il s'agit sans doute d'un livre à la gloire de ce chef (et une excellente façon pour luide faire sa pub, même s'il n'en a pas besoin), mais ça reste avant tout une excellente BD, qui en plus contient des recettes réalisables chez soi, pour se prendre l'espace d'un repas pour un chef étoilé.
Si vous aimez la cuisine, vous aimerez cette BD.
Si vous aimez la BD, il y a des chances pour que vous commenciez à vous intéresser à la cuisine.
MAJ du 24.11.2011
Voilà, refonte de mon avis après lecture du second opus qui clôt la série.
C’est une bonne histoire de piraterie qui nous est contée là. Elle n’est pas très originale mais elle use des codes du genre à bon escient. La narration est dynamique, l’atmosphère conforme à ce que l’on est en droit d’attendre. Cette histoire des 5 enfants du cap’tain Crown me fait penser à celle des 5 salopards dans sa structure avec le dynamisme d’un ‘Pirates des Caraïbes’. Le premier opus narre les retrouvailles des enfants de Crown aux caractères bien contrastés. On les sent bien forcés de coopérer pour retrouver l’héritage de leur père. Le second opus est mené tambour battant. Tout se précipite et la rivalité fraternelle fera du dégât, pour sûr. Finalement, Crown est un beau salopard qui a su mener sa barque, même mort. Il est finalement bien plus intelligent que sa progéniture qu’il n’a, manifestement, pas trop porté dans son cœur. Bref, c’est frais et ça change des classiques du genre. Côté dessin, le travail fourni est très satisfaisant. Le trait est réaliste et moderne, les cadrages sont également variés.
Du bon divertissement et en 2 tomes !
Une bonne série manga dont le nombre de tomes se compte sur les 10 doigts de la main ne court pas les rues, alors profitons-en !
Ok, ce n'est pas spécialement le nombre de tomes qui m'arrête dans mes lectures, mais il est vrai que cela peut parfois se révéler un frein.
En tout cas, c'est la première série complète de Naoki Urasawa que je lis et j'ai trouvé ça très bon, malgré quelques petits défauts quand même.
Ce que j'ai apprécié avant tout c'est le sens du récit d'Urasawa. Il sait nous tenir en haleine et faire monter la sauce. Suspense quand tu nous tiens !!!
Et si le scénario souffre peut-être de quelques longueurs par moment, cela ne m'a pas dérangé plus que ça dans ma lecture. Et puis comparée aux séries qui s'étiolent sur plus de 40 tomes, c'est de la pisse de cyborg !
Ce que j'ai trouvé plus déroutant, c'est l'inégalité de traitement des personnages. Autant certains sont (trop) simplistes et assez manichéens dans leur développement, autant d'autres comme Gesicht sont une vraie réussite et posent des fondations plus que solides et de qualité au scénario. Reste à comprendre pourquoi ne pas approfondir autant le caractère de chaque personnage ou sortir des clichés parfois utilisés... La faute à ces fameux "8 tomes seulement" ?
Mais bon, là je titille, car grand amateur de SF, c'est avec plaisir que je me suis retrouvé immergé dans cette intrigue construite autour les grands questionnements sur la robotique amorcés le siècle dernier par Asimov ou Philip K. Dick. L'univers que nous décrit Urasawa tient bien la route, malgré le "clin d’œil" un peu grossier à la dernière guerre du Golfe et ses pseudos armes de destruction massive.
Car graphiquement, le talent d'Urasawa n'est pas en reste. J'ai adoré l'idée et sa représentation des robots de générations différentes. Ses villes futuristes sont magnifiques. Il sait faire passer par son trait les sentiments qu'il veut exprimer.
Mais surtout, sons sens du découpage et de la mise en page appuient complètement l'intensité crée par le scénario. Du coup, même si rien de révolutionnaire au final ne sort de cette histoire, son montage et ses qualités graphiques en font un manga de très bonne facture que je vous conseille chaudement. C'est un très bon moment de lecture, même pour ceux qui comme moi seront complètement passés à côté de l'hommage à Astro, que je ne connaissais que de nom et de visu !
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La Tête en l'air (Rides)
Même s’il existe des critères objectifs pour juger de la qualité d’une bd, c’est bien souvent le côté émotionnel qui prend le pas. La subjectivité est donc de mise. Elle dépend de nos affinités, de nos goûts mais aussi de notre vécu. Et il n’y a rien de plus prenant qu’une bd qui nous parle directement comme c’est le cas avec "Rides" me concernant. Cette bd aborde le quotidien d’une personne âgée se retrouvant placée par sa famille dans un home (ou résidence 3e âge pour faire socialement plus acceptable). La maladie d’Alzheimer n’est pas l’élément central du récit mais plutôt celui qui justifie la présence d’Ernest dans ce genre d’établissement. Les événements décrits ici, je les ai vécus à travers l’exemple de ma grand-mère. Jusqu’à ses 93 ans, elle a toujours été indépendante et gardait un esprit vif et enjoué. Elle vivait seule dans une petite maison de plain pied à côté de celle de mes parents et ne demandait que peu d’aide (à part aller lui faire les courses). Il y a un an environ, sa bonne santé psychique s’est rapidement dégradée. Elle avait des trous de mémoire, ne savait plus ce qu’elle faisait ou devait faire. Ces moments d’absence ne sont pas le fait d’Alzheimer mais simplement celui du temps qui a fait son oeuvre. Ils devinrent de plus en plus fréquents, ce qui a obligé mes parents à trouver une solution. Nécessitant une assistance médicale, ma grand-mère s’est retrouvée à l’hôpital dans l’attente de lui trouver une place dans une maison de repos spécialisée. Ce choix n’a pas été facile à prendre mais son état de dépendance (non pas physique mais psychique) était tel qu’il n’était pas envisageable qu’elle reste chez elle et mes parents n’étaient pas armés pour s’occuper d’elle. Bon nombre de situations décrites dans ce livre sont communes à celles que ma grand-mère vit en maison de repos. En ce sens, rarement une bd m’aura autant parlé, c’en est même troublant. En réponse au questionnement de Mac Arthur, je peux dire que les propos tenus ne sont en rien exagérés. Toutefois, je ne pense pas que ce soit une vue pessimiste car, à cet âge, on ne se rend plus trop compte des réalités. Ma grand-mère est très heureuse là où elle vit maintenant. Bien sûr, on est attristé de ne plus pouvoir tenir une discussion avec elle mais la savoir épanouie dans le monde qu’elle s’est créée nous réconforte. Elle y a trouvé de la compagnie, fait beaucoup d’activités et on s’occupe bien d’elle. L’image de mouroir de ces homes est révolue. Un livre à la fois troublant et criant de vérités.
Légendes de Parva Terra
Sans révolutionner le genre, cette petite série d’héroïc-fantasy, ma foi fort sympathique, réussit amplement son but : divertir et émerveiller. Faites la lire aux enfants de votre entourage, je pense qu’ils apprécieront. Mais je suis sûr que vous vous laisserez prendre au jeu également ! Du côté de l’histoire, cela se passe à Parva Terra, une île où règnent les enfants depuis que les adultes ont mystérieusement disparu. Ces enfants, devenus immortels, se partagent en clan, les Chevaliers Blonds qui pensent que les adultes n’ont jamais existé contre les Mages Cheveux-Noirs qui en revanche affirment que les parents étaient présents jadis. On se laisse vite prendre par l’histoire et par les personnages. Beaucoup d’aventures, de fantastique, un peu d’humour, la sauce prend vraiment bien. Et nos 3 héros sont bien construits, sympathiques et attachants. On a vraiment envie de savoir ce qu’il s’est passé avec les adultes et si Leo est vraiment le porteur de la prophétie. En plus, des petits flashbacks annoncent à chaque début de tome des possibles avenirs, fruits des rêves de Leo. Ces 2 petites pages donnent un aperçu de ce que pourrait amener la suite de l’histoire et donc motive à connaître le déroulement du récit. Le dessin, j’adore ! Les couleurs sont somptueuses, les illustrations sans fausses notes, une mise en page sobre, bref rien à jeter. Le dessin donne un charme certain à la série, j’ai l’impression de voir un bon vieux film des années 80, le truc passé de mode, mais qui ne vieillira jamais. Ce dessin doux colle à la perfection avec l’univers mis en place par Raul Arnaiz. Allons sauver Parva Terra !
Royal Space Force (Ministère de l'Espace)
Vraiment bien. Voilà ce que je ressens après la lecture de cette BD. C'est du Warren Ellis pur jus, même si je trouve que ce dernier va un peu loin dans le "tous pourris". Le "tous pourris" me gène au plus au point tant je pense que Warren Ellis à raison de penser ça et quelque part ça me fait peur. J'aime néamoins cette vision, tant elle tranche avec le vision habituelle trop manichéenne, du coup ça fait toujours du bien, mais là c'est un peu gros, trop pour que je trouve cette œuvre culte. Pourquoi pas culte? L'histoire est très bien, très intelligente, on ne se perd pas dans des flashbacks réguliers, bien au contraire, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. C'est cohérent et très, trop réaliste, pour une uchronie. Le dessin est superbe. L'image de fin est juste splendide de conséquence sur l'histoire. mais ce n'est pas culte pour autant, c'est excellent mais pas culte, peut être parce que comme il est déjà dit, l'idée est seulement effleuré.
L'Astrolabe de glace
Un premier tome réussi! L'histoire de l'Astrolabe de glace est très dense, un brin complexe au début (mais il faut dire que la situation de l'Italie au XVème siècle est un peu compliquée). L'ambiance est particulièrement soignée: dépaysement (on passe d'Istanbul à Rome en passant par la Toscane), suspense, narration et dialogue soignés et un dessin tout simplement magnifique! L'idée d'un livre mystérieux qui attire toutes les convoitises a déjà été traitée mais j'ai été séduit par les nombreux personnages de cette fresque et par la narration efficace. Le dessinateur, un jeune romain très doué (le cahier graphique est vraiment bien fait) illustre parfaitement le propos du scénariste. Chaque personnage secondaire ou principal acquiert une dimension particulière sous le pinceau de Palma. J'ai rarement vu une bd avec autant de portraits réussis. J'espère que les auteurs cisèleront le deuxième et dernier tome.
Ils étaient Dix
Merci pour cette admirable BD qui m'a mis le pied à l'étrier de la BD, vieux novice dans cet art, j'ai voulu faire un cadeau de Noël, j'ai feuilleté le premier tome dans un grand magasin et je me le suis acheté, depuis je suis devenu accro aux BD, l'époque napoléonienne est admirablement restituée, les personnages sont ce que l'on attend de ces héros oubliés. Le dessin est clair et fouillé, le scénario est très bien construit. A lire absolument si comme moi vous êtes marqué par cette période de l'histoire de France. Dommage que cette série soit déjà finie, je guette le prochain album de Stalner.
Dorian Gray
Je m'étais pourtant juré de ne plus acheter de bd adaptées de romans ou de nouvelles. Et patatras! débarque Corominas avec cette adaptation du seul roman d'Oscar Wilde, roman que j'ai lu dans ma jeunesse et qu'Albert Lewin avait superbement porté à l'écran en 1945. Que dire, sinon que les planches sont sublimes, véritablement magnifiques, et la version que nous livre Corominas est d'une intelligence remarquable. Le découpage en 5 actes, débutant, à chaque fois, sur la métamorphose du tableau, est fort bien amené. L'auteur a réussi le pari fou de restituer deux idées principales du roman, à savoir le monde de l'Angleterre Victorienne et le goût de l'esthétisme porté au paroxysme. J'ai pour ma part craqué sur l'édition Canalbd, édition d'une très grande qualité qui est complétée de superbes illustrations. Un régal !
Billy Brouillard
Nous suivons la vie d’un petit garçon tout ce qu’il y a de plus ordinaire, à part qu’il possède un bien étrange don, celui de double-vue. En effet, lorsqu’il ôte ses lunettes, il a la possibilité de voir un monde onirique peuplé de créatures fantasmagoriques. Bon jusque là, rien de bien saisissant, mais la manière de raconter le périple de Billy pour retrouver son chat Tarzan dans la mort est des plus surprenantes. C’est une franche réussite, car on s’attache vite à ce petit bonhomme qui découvre un pan de notre existence : la mort. Quelle part de mystère puisque personne ne peut concrètement répondre à sa question : " Où est passé Tarzan ?". Le dessin est également une belle réussite, je le trouve doux et simple, contrastant parfois avec les propos de l’histoire. Certaines planches sont contemplatives, vraiment belles à suivre. Très déroutant au départ, je trouve cette bande dessinée franchement réussie pour peu qu’on s’accroche un peu à la lecture. J’ai rapidement zappé les séries de fiches explicatives pour ne me consacrer qu’aux petites histoires formant un récit complet au final. Un conseil, allez au bout de l’histoire, revenez ensuite aux chapitres sur les bestiaires, mais l’album se conclut de magnifique façon, ne passez pas à côté de ça !
En cuisine avec Alain Passard
J'étais intéressé depuis longtemps par la démarche d'Alain Passard, et je me suis donc jeté sur cette BD le jour où je l'ai vue. C'est brillant, drôle, inventif, passionnant. Le dessin faussement brouillon a la précision d'un geste de cuisinier, tout donne faim, tout donne envie de claquer plusieurs centaines d'euros pour aller manger dans ce restaurant... Certes, il s'agit sans doute d'un livre à la gloire de ce chef (et une excellente façon pour luide faire sa pub, même s'il n'en a pas besoin), mais ça reste avant tout une excellente BD, qui en plus contient des recettes réalisables chez soi, pour se prendre l'espace d'un repas pour un chef étoilé. Si vous aimez la cuisine, vous aimerez cette BD. Si vous aimez la BD, il y a des chances pour que vous commenciez à vous intéresser à la cuisine.
Le Testament du Capitaine Crown
MAJ du 24.11.2011 Voilà, refonte de mon avis après lecture du second opus qui clôt la série. C’est une bonne histoire de piraterie qui nous est contée là. Elle n’est pas très originale mais elle use des codes du genre à bon escient. La narration est dynamique, l’atmosphère conforme à ce que l’on est en droit d’attendre. Cette histoire des 5 enfants du cap’tain Crown me fait penser à celle des 5 salopards dans sa structure avec le dynamisme d’un ‘Pirates des Caraïbes’. Le premier opus narre les retrouvailles des enfants de Crown aux caractères bien contrastés. On les sent bien forcés de coopérer pour retrouver l’héritage de leur père. Le second opus est mené tambour battant. Tout se précipite et la rivalité fraternelle fera du dégât, pour sûr. Finalement, Crown est un beau salopard qui a su mener sa barque, même mort. Il est finalement bien plus intelligent que sa progéniture qu’il n’a, manifestement, pas trop porté dans son cœur. Bref, c’est frais et ça change des classiques du genre. Côté dessin, le travail fourni est très satisfaisant. Le trait est réaliste et moderne, les cadrages sont également variés. Du bon divertissement et en 2 tomes !
Pluto
Une bonne série manga dont le nombre de tomes se compte sur les 10 doigts de la main ne court pas les rues, alors profitons-en ! Ok, ce n'est pas spécialement le nombre de tomes qui m'arrête dans mes lectures, mais il est vrai que cela peut parfois se révéler un frein. En tout cas, c'est la première série complète de Naoki Urasawa que je lis et j'ai trouvé ça très bon, malgré quelques petits défauts quand même. Ce que j'ai apprécié avant tout c'est le sens du récit d'Urasawa. Il sait nous tenir en haleine et faire monter la sauce. Suspense quand tu nous tiens !!! Et si le scénario souffre peut-être de quelques longueurs par moment, cela ne m'a pas dérangé plus que ça dans ma lecture. Et puis comparée aux séries qui s'étiolent sur plus de 40 tomes, c'est de la pisse de cyborg ! Ce que j'ai trouvé plus déroutant, c'est l'inégalité de traitement des personnages. Autant certains sont (trop) simplistes et assez manichéens dans leur développement, autant d'autres comme Gesicht sont une vraie réussite et posent des fondations plus que solides et de qualité au scénario. Reste à comprendre pourquoi ne pas approfondir autant le caractère de chaque personnage ou sortir des clichés parfois utilisés... La faute à ces fameux "8 tomes seulement" ? Mais bon, là je titille, car grand amateur de SF, c'est avec plaisir que je me suis retrouvé immergé dans cette intrigue construite autour les grands questionnements sur la robotique amorcés le siècle dernier par Asimov ou Philip K. Dick. L'univers que nous décrit Urasawa tient bien la route, malgré le "clin d’œil" un peu grossier à la dernière guerre du Golfe et ses pseudos armes de destruction massive. Car graphiquement, le talent d'Urasawa n'est pas en reste. J'ai adoré l'idée et sa représentation des robots de générations différentes. Ses villes futuristes sont magnifiques. Il sait faire passer par son trait les sentiments qu'il veut exprimer. Mais surtout, sons sens du découpage et de la mise en page appuient complètement l'intensité crée par le scénario. Du coup, même si rien de révolutionnaire au final ne sort de cette histoire, son montage et ses qualités graphiques en font un manga de très bonne facture que je vous conseille chaudement. C'est un très bon moment de lecture, même pour ceux qui comme moi seront complètement passés à côté de l'hommage à Astro, que je ne connaissais que de nom et de visu !