Les derniers avis (32109 avis)

Par Erik
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Voyageur
Voyageur

Tiens, c'est curieux! Je suis l'un des rares à trouver cette BD franchement bien... Le voyageur, c'est l'histoire d'un homme doté d’un gène quantique, qui traverse les époques et se frotte aux paradoxes inhérents aux voyages temporels. Un seul lieu : Paris du passé, du présent et du futur. Cette unité de lieu a pour souci de renforcer la cohérence de la série. Les couvertures toutes signée par Guarnido sont plutôt réussies. Les dessins semi-réalistes de Stalner sont toujours aussi magnifiques! Le scénario de Boisserie m'a littéralement captivé. Mention spéciale également pour une colorisation judicieuse tout à fait à mon goût. Je sais qu'il s'agit là d'un projet plutôt ambitieux de décliner la série en trois cycles: futur, présent et passé. Cette série sera constituée de 3 cycles de 4 tomes et un dernier album dessiné par Juanjo Guarnido en guise d’épilogue. Tout un programme! Je trouve qu'au-delà de l'aspect "commande purement commerciale", c'est plutôt bien de contenter son public de lecteur en ne les faisant pas attendre des années pour une hypothétique suite. Les voyages temporels m'ont toujours captivé. J'ai lu peu de BD traitant de ce thème assez sérieusement. Aussi, je trouve ce récit franchement original. On est troublé par le jeu des personnages qui se déchirent. Le mystère s’épaissit également sur l’identité du voyageur car ce n’est pas aussi simple que les premiers éléments ne le laissaient transparaître. Cette histoire est véritablement passionnante. 1er cycle: Futur Je suis juste un peu perplexe sur le fait que le 3ème tome du cycle "futur" nous plonge dans le passé de l’Antiquité un court instant. Peut-être les auteurs ont-ils voulu signifier que ce dont il est question : ce n’est pas simplement les déplacements dans l’espace mais surtout dans le temps. En tout cas, ce premier cycle est réellement prenant après un fastidieux apprentissage de la téléportation. Le 4ème tome qui clôture le premier cycle sur le futur tient toutes ses promesses. On est véritablement époustouflé par le dénouement du scénario et les nombreux rebondissements. 2ème cycle: Présent Le second cycle qui se passe dans le Paris du présent arrive à nous captiver autant que le monde du futur. La barre a été placé assez haute avec un changement de taille puisqu'il s'agit de suivre une intrigue policière plutôt convaincante. On éprouve même du plaisir à reconstituer certains morceaux du puzzle. Il y a une logique et une cohérence du scénario jusque dans les moindres détails et cela ne peut que me plaire. Le changement de dessinateur ne se fait pas du tout ressentir. Par ailleurs, Stalner fait un clin d'oeil assez audacieux à sa série La Croix de Cazenac (Présent - 3ème tome). Pour l'instant, c'est du tout bon ! 3ème cycle: Passé Il y a comme quelquechose qui va casser l'unité scénaristique voir narrative avec tout ces sauts temporels. On a l'impression que chacun de ces albums est totalement indépendant à la manière d'un one-shot puisqu'on explore à chaque fois une époque différente. J'ai bien aimé Passé 2 qui nous entraîne dans le Paris de l'Occupation allemande. On se rend compte également que l'un des deux jumeaux évolue dans un sens où on ne l'attendait plus. Cela redynamise l'histoire. Bref, on n'est point gagner par la lassitude ce qui constitue un exploit pour une série plutôt longue. On attend néanmoins avec impatience le fameux tome 13 (Omega) qui nous livrera, on l'espère, tous les secrets de cette magnifique saga sur le voyage spacio-temporel. Dernier tome: Oméga Nous avons enfin une conclusion avec un retour vers le futur pour Vedder. On arrive à comprendre pourquoi il fallait absolument 3 cycles même si celui du passé apparaissait un peu superflu. L'intrigue se rejoint assez efficacement. Curieusement, on regrettera un peu le dessin de Guarnido qui est moins grandiose qu'à l'accoutumé et dont le style tranche avec les dessinateurs qui se sont succédés sur la série. Au niveau du dénouement, j'avais espéré un peu mieux même si je dois reconnaître que cette conclusion est bien construite. En effet, les auteurs nous font partager un devenir de l'humanité bien sombre mais qui se semble se dessiner sous nos pieds avec des Etats endettés et rachetés par de grosses multinationales qui vont faire la pluie et surtout le mauvais temps. En conclusion, une saga temporelle à découvrir car elle remplie honnêtement sa part de marché ! Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

10/08/2007 (MAJ le 20/11/2011) (modifier)
Par Chéreau
Note: 4/5
Couverture de la série L'Art Invisible
L'Art Invisible

Ce livre, que je n'avais vu que dans les classements de BDthèque, m'a été conseillé par un ami qui vient de se lancer dans des études de BD (si, ça existe !). Et je n'ai pas été déçu. Renonçant à définir la bande dessinée par ses procédés techniques ou par ses codes apparents les plus habituels (la case, la bulle), Scott McCloud élargit considérablement sa définition - c'est d'ailleurs tout le propos de son premier chapitre - pour en faire l'art de ce qui mêle le temps et l'espace sous une forme graphique. McCloud en profite d'ailleurs pour élargir également la définition même de l'art : produit de toute activité humaine qui ne vise directement ni la survie ni la reproduction. Cette approche lui permet d'intégrer dans sa définition de la BD les bas-reliefs mayas, la colonne de Trajan, la tapisserie de Bayeux ou certains vitraux, oeuvres effectivement irréductibles à la peinture ou à la statuaire traditionnelles. J'ai beaucoup apprécié sa réflexion sur le statut du temps dans la bande dessinée, notamment sur tout ce qui se cache dans les ellipses, dans les espaces entre deux cases. Nourri de comics et de manga, plus que de BD européenne, dont il connaît surtout Tintin, Astérix et Valérian, Scott McCloud nous fait découvrir la véritable différence entre BD occidentale et BD asiatique : quand les transitions sont très linéaires, très 'cause à effet' en Occident, l'Asie, Japon en tête, préfère les changements de point de vue, les transitions à l'intérieur d'un même instant, d'un même tableau. Réfutant la distinction entre texte et image, il démontre comment, au contraire, ces deux éléments apparemment disjoints peuvent fusionner, le texte gagnant du sens par son aspect visuel tandis que l'image se rapproche du langage symbolique. La BD n'est donc pas un art hybride, bâtard de mauvaise littérature et de peinture dégradée, mais un art à la frontière de ces deux formes d'expression, où le texte revient aux origines figuratives de l'écrit et le dessin dépasse la simple photo du réel. Un livre érudit et pédagogue, jamais lassant, jamais abscons, qui réconcilie le lecteur de BD avec une forme d'expression souvent moquée ou dédaignée comme infantile, mais qui mérite décidément bien son statut de 9e Art.

20/11/2011 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Sillage
Sillage

Sillage est un convoi de vaisseaux spatiaux qui parcourt l'univers à la recherche perpétuelle de nouvelles planètes habitables et de nouvelles races. Un jour, le convoi croise la route d'une jeune fille d'une race jusque là inconnue: les humains! L'aventure commence... L’idée d’être la seule humaine recueillie par un convoi de vaisseaux spatiaux extra-terrestres est bien exploitée. J’ai adhéré assez rapidement. Nävis possède également un pouvoir exceptionnel: son cerveau est impénétrable à toute forme de télépathie. Les dirigeants de sillage lui proposent de devenir alors agent spécial de la Constituante. Des missions délicates lui sont confiées. Cependant, Nävis éprouve le désir de retrouver un jour des représentants de l'espèce humaine. Au fil des albums, elle va gagner en maturité en affrontant des adversaires de plus en plus puissants. Ce n'est pas une héroïne sans peur et sans reproche. Elle va d'ailleurs commettre de graves erreurs. C'est ce qui la rend si attachante, si humaine! Le dessin et les couleurs sont sans reproches. Chaque album nous fait découvrir une civilisation différente et nous entraîne dans des décors différents (plusieurs planètes avec variété de peuples et cultures…). Il y a d'ailleurs une grande maîtrise du scénario avec divers sujets abordés tout en gardant un fil conducteur, au travers de l’héroïne, la jeune Nävis, à laquelle on s’attache très vite. De plus, il y a une critique déguisée dans chaque album avec des thèmes d'actualité très variées: la lutte contre le racisme, le danger du monde technologique, les explications du terrorisme, la lutte contre la drogue, la nature « humaine », la colonisation, la guerre, l’esclavagisme, la parité homme-femme… C’est agréable quand une BD est non seulement divertissante et qu’elle laisse également la place à la réflexion sur certains sujets de société. Par ailleurs, cette série est devenu en 10 ans le fleuron de la bande-dessinée de science-fiction avec plus d'un million d'exemplaires vendus : ce n'est pas rien! Bref, nous avons là un véritable must! :) Le tome 10 de Sillage vient de recevoir pour la seconde fois, à Angoulême en 2008, le Prix Essentiel Jeunesse (prix décerné par les lecteurs âgés de 10 à 14 ans). Cette série est traduite en 14 langues. Le succès ne se dément pas de tome en tome. Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

14/02/2007 (MAJ le 20/11/2011) (modifier)
Par Beaujo
Note: 4/5
Couverture de la série Nosferatu (Soleil)
Nosferatu (Soleil)

Tout simplement grandiose! L' histoire palpitante d'un redoutable vampire NOSFERATU revenu d'entre les morts qui cherche à se venger de ces assassins, sous l'oeil du gouvernement qui tente de lutter contre les vampires, et au milieu de tout ce petit monde un jeune garçon qui devient le disciple de NOSFERATU. Portée par un dessin magnifique c'est bd est un vrai régal! Le seul défaut est peut être d'attendre le tome 2.

20/11/2011 (modifier)
Par zébu
Note: 4/5
Couverture de la série Le Décalogue
Le Décalogue

Aprés la lecture des 11 tomes. Une série retraçant l'histoire d'un livre maudit qui va bouleverser la vie de tous ceux qui le possèdent ou qui le convoitent. Une saga dont le fil conducteur ( histoire du livre ) reste trés troublant et donne envie à chaque fois de lire la suite. Chaque tome met l'accent sur un défaut du genre humain ( vengeance, mensonge, cupidité, manipulation, violence,...) et peut se lire comme un one shot. Le changement de dessinateur à chaque album risque d'en dérouter plus d'un et contribue à en varier la qualité tout comme le sujet abordé ainsi que les personnages employés. Mais dans l'ensemble toutes les histoires sont réussis, voir même excellentes. A noter l'inutilité d'acheter le onzième tome qui n'apporte pas grand chose à la série et qui ne représente à mes yeux qu'une banale opération commerciale. En conclusion, une trés bonne série historique vraiment trés bien écrite, prenante et intéressante pour peu que l'on entre dans l'histoire.

19/11/2011 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série La Douceur de l'Enfer
La Douceur de l'Enfer

Olivier Grenson signe là un bon diptyque dans une collection digne de ce nom. Le thème est celui des secrets de famille bien enfouis où un jeune homme va partir en quête de retrouver son grand-père ayant combattu pendant la guerre de Corée. Le scénario est simple mais d'une redoutable efficacité car on se laisse envahir par de somptueuses images qui nous mettent dans l'ambiance. Le graphisme est véritablement raffiné. La douceur de l'enfer, c'est un peu comme un paradis diabolique. On ne sait pas ce qui se cache derrière un héros ou un homme au-dessus de tout soupçon. Il suffit parfois de gratter pour découvrir la vérité. L'auteur va prendre son temps pour nous distiller une de ces belles histoires sur fond de tragédie liée à une guerre oubliée et à la séparation d'un même peuple. C'est une plaie encore vive qui va s'ouvrir pour cette famille américaine. Une vie, un passé et des certitudes seront ébranlées... Je vous invite par conséquent à découvrir cette bd captivante car le résultat est étonnant de maîtrise.

19/11/2011 (modifier)
Couverture de la série Clin d'oeil
Clin d'oeil

J'aimais beaucoup clin d'oeil, car ce sont des gags le plus souvent drôles, originaux, et fins. En plus, c'est beau, même si c'est un peu vieillot maintenant. Les couleurs sont raffinées, qualité rare pour des dessins humoristiques en une page. Chose que j'apprécie beaucoup, c'est que ça reste drôle même pour un adulte. La série n'a donc pas trop perdu avec l'âge. Quelques petites ombres au tableau: l'inconstance de la qualité des gags, et, surtout, ce genre de BD ne supporte pas très bien le montage en album. C'est vraiment un produit de magazine, car ça doit se savourer à petites doses. C'est ce qui m'en fait déconseiller l'achat. (92)

19/11/2011 (modifier)
Par Beaujo
Note: 4/5
Couverture de la série Noirhomme
Noirhomme

Une bd vraiment très plaisante, tout d'abord le dessin vraiment agréable où chaque personnage est clairement identifiable, et attachant (encore plus en dédicace ^^). Le scénario, lui, est un vraiment prenant. Ce noirhomme fascine du début à la fin du cycle. Son identité, ses motivations, le mystère demeure jusqu'au bout pour notre plus grand plaisir ! Bien que la fin m'a un peu déçu, le reste de l'oeuvre vaut vraiment le coup d’être lu. Bref un achat vraiment conseillé.

18/11/2011 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Les Terres creuses - Nogegon
Les Terres creuses - Nogegon

Alors après lecture du dernier tome des Terres Creuses, ben c'est vraiment le meilleur des y a pas à tortiller. Carapaces = Bô dessins Zara = Bô dessins + background intéressant Nogegon = Bô dessins + background intéressant + histoire creusée et cohérente. Le scénario est assez linéaire mais malgré tout on se prend au jeu de ces symétries, la narration est bonne, on suit avec intérêt les tribulations de l'héroïne. Ce n'est certes pas encore l'histoire du siècle mais adossé à un monde crée de belle qualité et un dessin toujours aussi merveilleux, ça vaut bien les 4*. Au final une série difficile à cerner, chaque album étant un one shot, alors celui ci peut s'acheter à mon sens mais ensuite, ne serait-il pas orphelin des autres??

18/11/2011 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Aventures de Huckleberry Finn
Les Aventures de Huckleberry Finn

Voici une œuvre de jeunesse de Lorenzo Mattotti. Initialement publiée en Italie en 1978, Gallimard propose enfin une édition traduite en français. Bien loin de ses oeuvres "pastellisées", Mattotti présente un trait épais, rond et délié, voire charbonneux par moment. La colorisation (faite spécialement pour cette édition par Céline Puthier) met bien en valeur ce trait plus caricatural et déformé. Quant au récit, il reprend dans les grandes lignes le roman de Mark Twain. Des coupes inévitables ont dû être faites mais cela ne s’en ressent pas à la lecture. L’ensemble reste cohérent et proche de l’atmosphère du récit originel. Le récit commence par la rencontre de Huck avec Jim sur une île au milieu du Mississipi. Chacun essaye de se faire oublier : Huck pour fuir l’autorité d’un père marginal, violent et qui en veut à son argent ; Jim parce qu’il a eu vent que Miss Watson allait le vendre pour travailler dans les plantations du sud. C’est le point de départ de leur échappée en radeau descendant le grand fleuve. Echappée qui sera bien sûr mouvementée avec des rencontres hautes en couleurs et pas toujours heureuses. Un bel album au format à l’italienne qui permet de revisiter ce livre de Mark Twain et de découvrir un Mattotti jeune mais pas dénué de talent.

17/11/2011 (modifier)