Je suis tombé sur cette série un peu par hasard il y quelques années, déjà à l'époque je l'avais trouvée intéressante, mais aprés une relecture récente je suis devenu un fan de ce personnage attachant qu'est Sam Lawry.
Cette série se compose de trois diptyques ( pour l'instant). J'ai adoré les deux premiers , par contre je trouve que le troisième est moins intéressant.
En effet le premier diptyque se déroule au Vietnam et c'est sans doute ce qui m'avait attiré à l'époque car ce n'est pas une période de l'histoire qui est beaucoup utilisée en bande-dessinée. Le récit de guerre se mêle au fantastique pour notre plus grand plaisir .
Le "don" de Sam( voir la mort prochaine de ceux qu'il côtoie) est pour lui une malédiction, qui le plonge petit à petit dans la folie.
Le deuxième cycle se situe aux Etats-Unis quelques années aprés son retour du Vietnam, sa capacité à voir la mort chez ceux qui n'en n'ont plus pour longtemps à vivre , va l'entraîner lui et sa famille qu sein d'une machination politique , qui m'a fait penser au trés bon film "Dead Zone"( lui-même tiré d'un roman de Stephen King).On peut également signaler que l'on retrouve un clin d'oeil au film "Taxi Driver" dans le second tome de ce diptyque.
Le troisième est plus un récit d'espionnage se déroulant pendant les grandes heures de la guerre froide et c'est sans doute à cause de cela que j'ai moins apprécié l'histoire.
Le dessin quand à lui est trés bon que ce soit dans le premier diptyque ou dans les deux autres malgré le changement de dessinateur(Mig pour le premier, Chetville pour les autres).
Je conseille donc cette série aux fans de thrillers fantastiques, ceux-ci dévoreront les histoires passionantes de ce personnage hors du commun.
J'aime Sillage, en voyant le nom de Morvan, ça m'a causé de suite. Le scénario est vraiment très très bon, on semble partir vers un scénario simpliste et bourrin, mais au fil des cases, par une narration bien construite et un fond d'anticipation du meilleur effet, on se retrouve dans un très bon récit de genre. Les critiques de nos sociétés vouées au spectacle et au voyeurisme, de même que l'anticipation plus classique du monde robotisé à la Asimov (références nombreuses, choisies et citées d'ailleurs). Vraiment une lecture à la fois divertissante et intelligente, on en redemande.
Pour le dessin, je suis plus réservé, c'est dynamique et cela va bien avec la rythmique de narration, mais c'est parfois très imprécis voire brouillon notamment concernant les personnages, dès qu'ils passent en second plan ou que l'on sent que la case ne participe qu'à une petite remise en situation sur le script. C'est fort dommage parce qu'un peu plus chiadé, ça aurait fait une série de tout premier ordre.
Malgré ce défaut, c'est une très bonne série que je conseille, d'autant que la petite intégrale ne pâtit pas trop du format (vu le dessin) et permet de se faire les 5 tomes de la série à moindre coût.
Ah, je vois qu’un autre posteur a aussi trouvé la fin un peu brouillonne. Personnellement j’ai du la relire deux fois pour tout comprendre… et c’est bien là le seul reproche que je ferai à cette superbe aventure.
Certes, il y a une certaine impression de déjà-vu, mais en ce qui me concerne ce n’est absolument pas un défaut. Quand je lis une histoire « fantasy » classée dans le thème « samouraïs », je sais à quoi m’attendre ! Et de ce coté, pas de souci, je fus servi : une grande quête mystérieuse, une galerie de personnages variée, des méchants, des combats etc. La narration est la plupart du temps maitrisée, et parvient à divulguer les détails de l’intrigue à coup de saut dans le temps, sans pour autant perdre le lecteur.
Le dessin est magnifique, même si on pourra toujours lui reprocher des tons blanchâtres monotones, rendus nécessaires par l’hiver eternel de l’univers mis en place.
Voila, un scenario pas forcément original mais efficace, un dessin sublime et une histoire terminée en 4 tomes (regroupés dans une superbe intégrale)… que demander de plus ?
Amis du foutre, du malsain et du gore clérical, garde à vous !
Curieux de voir Manara aux commandes d’un véritable « scénario » j’appréhendais cette œuvre sur cette dynastie sulfureuse que furent les Borgia en leur temps avec une certaine hésitation.
Bon à savoir si vous n’avez pas encore fui ce qui va suivre : je n’ai aucune aspiration particulière pour les curetons et ne connaissais les Borgia que de nom vu mon intérêt restreint pour l’histoire papale à scandales ou pas.
N’ayant vu ni série ou film sur le sujet, c’est la baïonnette au canon que je m’empresse prudemment de lire une œuvre empruntée à un ami tombé sous le charme de la (jolie) édition intégrale…
Jodo s’en donne à cœur joie en tirant à boulets rouges sur tout ce qui bouge et porte un titre ecclésiastique ou de pouvoir.
Et le bougre n’y va pas avec le dos de la cuillère en exagérant grossièrement et vulgairement ses propos, desservi par un Manara qui s’amuse à reproduire son style figé et sensuel dans des couleurs dignes de peintures de la Renaissance.
Alors certes toutes les femmes sont des objets et sont bâties comme des clones écervelés du Moulin Rouge, certes la considération historique n’est qu’un prétexte vu comme elle est malmenée et défigurée par l’orgueil des auteurs mais le pire c’est qu’on prend goût à ces escarmouches machiavéliques (dont l’auteur fait une apparition ici par ailleurs) en se demandant jusqu’où une telle escalade de violence gratuite et immorale peut aller.
Dans From Hell, Alan Moore se servait du mythe de Jack l’éventreur afin d’en faire une métaphore sur la naissance du XXème siècle d’une façon étrange et malsaine MAIS documentée.
Ici Jodo utilise la prise de pouvoir d’un pseudo Pape à des fins personnelles pour le comparer à la Mafia et à la dégénérescence de notre siècle. Il y reprend même la fameuse proposition qu’on ne peut refuser propre au Parrain incarné par Marlon Brando.
Mais il n’y a rien qui tient debout et on peut même douter des intentions formelles d’une telle œuvre.
Décapitations, humiliations et sévices corporels sont à l’honneur d’une fresque admirablement réalisée mais vaine car sans réflexion au bout du compte.
Et je ne parle même pas des relations incestueuses qui deviennent un peu la marque de fabrique d’un Jodorowsky sûrement perturbé personnellement par de tels événements.
Il n’y a aucune justification ou attrait. Rien n’est excitant et tout est grotesque voire ubuesque et quitte à choisir mieux vaut lire la saga des Spaghetti Brothers bien plus drôle et inventive...
Oui mais Jodo sait tenir son public en haleine avec une bd qu'on peut dévorer comme un journal de gare. Les couleurs et les dessins méritent largement qu'on s'y attarde et je reconnais avoir lu sans lassitude ou déplaisir les 4 tomes d'une traite.
La conclusion n'est certainement pas à la hauteur mais vu qu'il n'y a rien de réaliste là dedans (ou tout du moins je l'espère) finalement on s'en fiche pas mal mais au moins ça se termine (mal) y compris pour Michelotto l'assassin sanguinaire des Borgia et à contrario peut-être le personnage le moins antipathique de cette oeuvre).
Borderline d'un bout à l'autre et de très mauvais goût, Jodo arrive néanmoins à rendre son oeuvre prenante et rythmée par l'art de sa propre misanthropie.
On peut autant y dégueuler par la cruauté de certains actes que sourire à leur mise en scène grand guignolesque.
Au final je reste circonspect et me demande encore si l'ensemble relève du génie ou de la sénilité, peut-être un peu des deux d'ailleurs...
A ne mettre dans les mains que d'un public très très averti : Canis Canem Edit !
Un album qui se rapproche beaucoup du grand classique du même auteur : Le Bonhomme de neige. On y retrouve une belle histoire onirique, mélangeant rêve enfantin et réalité. Raymond Briggs adore représenter des situations cocasses mettant en scène un personnage insolite (un ours, un bonhomme de neige) dans le confort de nos foyers. Si le bonhomme de neige avait su se faire discret, il en va autrement pour cet énorme ours maladroit !
On retrouve aussi son dessin élégant, au crayon de couleur, et son découpage très bande dessinée. Par contre des dialogues un peu terre à terre remplacent la narration muette et tranchent un peu avec l’onirisme ambiant.
Une histoire un peu moins connue que Le Bonhomme de neige, qui a pourtant elle aussi été adaptée en série télévisée par Channel 4, et qui mérite toute votre attention.
C'est sûr que, comme ça de loin, on ne s'y arrêterait pas forcément...
Moi-même j'ai eu un peu de mal à me lancer dans la lecture de ce qui pourrait passer pour un pavé sur les métiers du vin etc. Et bien pas du tout !
Davodeau nous livre ici une vraie aventure humaine où il va à la rencontre d'un vigneron passionné avec qui il va partager sa passion : la bd !
Ces deux spécialistes feront sans cesse des ponts entre leurs deux activités et au bout de quelques pages on n'a plus qu'une envie : descendre avec eux dans les caves pour déguster quelques crus et quelques albums !
Un ouvrage qui m'a même donné envie de l'offrir à des gens qui connaissent plus le vin que la bd... histoire de partager.
Un régal...
J'ai lu dans la foulée Terre mécanique et Mangecoeur, du même Andreae, et le second m'a sans doute davantage plu que le premier.
L'étrange foire que visite le petit Benjamin, à la recherche du papillon qui sauvera son grand-père, est un festival d'inventions visuelles et d'ambiances étranges, entre fête perpétuelle et menace invisible. Tout y est assez infantile, mais les enfants y sont interdits... et poursuivis sans relâche par les clowns inquiétants qui gardent le lieu.
On est ici dans une BD onirique et psychologique, où l'on ne sait jamais vraiment où s'arrête le fantastique, où commence le rêve. La foire, manifestement, est une construction mentale, un labyrinthe freudien. Mais celui de quel personnage ? Benjamin ? Son grand-père ? Un troisième personnage ? Plusieurs personnes à la fois ?
En réalité, on n'est pas vraiment sûr, en refermant le 3e tome, d'avoir compris le fin mot de l'histoire. Qui émet vraiment l'idée que c'est une larve de papillon qui tue le grand-père, et que c'est un spécimen adulte du même papillon qui le sauvera ? Ne serait-ce pas un fantasme enfantin du jeune Benjamin ? Les dernières cases, au fond, sont elles encore du rêve ou bien un retour au réel ?
Même si cette incertitude est un peu frustrante, peu importe au fond. On se promène avec ravissement dans cette ambiance lynchéenne aux interprétations kaléïdoscopiques. D'autant plus que les mises en pages sont de toute beauté, chaque case rigoureusement construite et merveilleusement dessinée.
Une petite merveille de drôlerie, par l'auteur du Bonhomme de neige.
On se prend d'affection pour ce sacré Père Noël, bougon et casanier, qui maugrée à l'idée de partir faire sa tournée.
On le suit de son lever à son retour chez lui, au fil des mille petites tâches de sa journée de travail : préparer son petit-déjeuner, s'habiller, se laver, nourrir ses rennes...
Amateur de thé, de motifs à carreaux et de cookies au coin de feu, ce Père Noël est au fond une caricature d'anglais moyen.
Alors que je n’attendais pas grand-chose de cet album, j’avoue avoir été agréablement surpris par le résultat.
En feuilletant les pages, le dessin m’est initialement apparu comme agréable mais à tendance quelconque. Je le confirme après lecture :).
Attention, je ne dis pas qu’il est mauvais, loin de là, mais le style n’est pas exceptionnel. Le trait est parfois un peu trop épais et l’ensemble manque parfois de précision mais le coup de crayon présente de jolies rondeurs et une belle souplesse qui laissent transparaitre le caractère féminin qui tenait le pinceau.
Le découpage classique est maitrisé et le storyboard est de bonne facture, offrant une compréhension aisée de l’action en cours.
Les couleurs en revanche sont franchement belles et agrémentent de belle manière le dessin. Elles posent les ambiances d’un Londres victorien de belle manière ;
Le résultat final du coup, sans être exceptionnel, tire allègrement son épingle du jeu et donne un style personnel à l’ouvrage extrêmement lisible.
Le trait et les couleurs m’ont rappelé le dessin de « Les Arcanes du Midi-minuit ».
Le lettrage utilisé, qui a été réalisé à l’ordinateur est initialement surprenant. Il est parfois bien petit afin de faire rentrer les longs textes qui sont parfois utilisés afin de porter l’histoire. Si je n’ai pas été prendre de loupe, je ne gage pas néanmoins que certains lecteurs à la vue déclinante n'y soient pas contraints ! :D
Heureusement que la police de caractères choisie, si elle représente bien le type d’écriture de l’époque reste claire et lisible.
Le scénario est celui qui m’a le plus surpris.
Ce OneShot propose une base assez classique de spiritisme, de possession et de parchemin mystérieux. Compromis entre Sherlock Holmes et Lovecraft, le mélange est bien fait.
L’avantage d’un OneShot, forcément, c’est que l’on ne perd pas de temps à rentrer dans l’action. Les personnages sont introduits de manière rapide et intelligente et le déroulement de l’action ne demande pas de temps mort. Cela donne un tome vif et entrainant qui se lit avec entrain. Alors, une fois de plus, l’originalité n’est pas la première clef de la qualité de cet album, mais le scénario tient la route, propose de belles parts de mystère, de l’action, des rebondissements…
Les dialogues sont eux aussi de bon aloi, présentant suffisamment de personnalité pour nous transporter à la fin du XIX siècle, sans alourdir la lecture.
La petite amie d’Arthur Conan Doyle amène la touche de grâce, de sensualité et de questionnement dans cet univers très masculin. C’est d’ailleurs elle que les auteurs ont décidé de mettre en couverture, preuve de la place qu’elle prend rapidement dans l’histoire.
La fin de cette histoire, si elle trouve un dénouement complet permettant à ce tome de se suffire à lui-même, me laisse ainsi légèrement frustré de ne pas pouvoir retrouver les héros dans un autre album.
Il y avait du potentiel à cette série, notamment le développement du personnage de Cate, dont de fait on ne connaitra jamais le fin mot de son histoire…
Cette frustration a du bon, marquant l’intérêt que provoquent ces personnages par leurs caractères et leur traitement réussis.
Je rejoins ainsi l’avis de Fonc001 qui regrettait que ceci ne soit finalement qu’un OneShot.
D’ordinaire, je suis tout sauf un amateur de manga, dont l’aspect « surjoué » me rebute plus souvent qu’à mon tour.
Cependant, le thème de cette série m’a titillé le cerveau et un rapide coup d’œil sur le dessin (plutôt sobre) m’a convaincu de tenter l’expérience.
Et je ne le regrette pas !
Deux grands points forts dans cette série : d’une part, sa dimension historique globale et, d’autre part, la manière dont est abordée la problématique de la surdité.
Dimension historique tout d’abord : j’en ai beaucoup appris sur le Japon du XXème siècle. Cette dimension historique s’imbrique parfaitement dans le récit sans en être le moteur.
Problématique de la surdité par ailleurs : il s’agit là du thème central du récit. L’auteur aborde de multiples sujets sur ce thème. Approche de l’enfant sourd, problème de l’apprentissage d’un langage, choix entre l’approche « oraliste » (apprendre à lire sur les lèvres et à s’exprimer en reproduisant des sons que l’on n’entend pas) et l’approche « gestuelle » (apprentissage du langage des signes, langage que ne comprennent pas la plupart des personnes non sourdes). Beaucoup de passages parviennent à être touchants tout en étant instructifs et expliqués avec beaucoup de clarté.
En ce qui concerne les aspects moins enthousiastes de cette série, deux me viennent en tête en priorité. Le premier est une certaine lassitude à partir du troisième tome (le moins intéressant à mes yeux). La série ne tourne plus que sur l’opposition entre école « oraliste » et école « gestuelle » et devient, par conséquent, moins instructive. Elle perd alors beaucoup de son attrait à mes yeux. Le second est la profusion de visages en larme. Rares sont les pages où n’apparait pas un personnage larmoyant et, à force, ce côté démonstratif devient risible, ce qui est le total opposé de l’effet recherché.
A cause de ces deux problèmes, mon avis oscille entre le 3/5 et le 4/5. J’opte tout de même pour cette dernière cote car le côté instructif de l’album vaut franchement la peine qu’on le lise.
PS : merci à Stéphanie, bibliothécaire de Spa, de m’avoir permis de découvrir cette série. Continue à choisir tes séries pour la bibliothèque via bdtheque !!!!
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Votre vote
Sam Lawry
Je suis tombé sur cette série un peu par hasard il y quelques années, déjà à l'époque je l'avais trouvée intéressante, mais aprés une relecture récente je suis devenu un fan de ce personnage attachant qu'est Sam Lawry. Cette série se compose de trois diptyques ( pour l'instant). J'ai adoré les deux premiers , par contre je trouve que le troisième est moins intéressant. En effet le premier diptyque se déroule au Vietnam et c'est sans doute ce qui m'avait attiré à l'époque car ce n'est pas une période de l'histoire qui est beaucoup utilisée en bande-dessinée. Le récit de guerre se mêle au fantastique pour notre plus grand plaisir . Le "don" de Sam( voir la mort prochaine de ceux qu'il côtoie) est pour lui une malédiction, qui le plonge petit à petit dans la folie. Le deuxième cycle se situe aux Etats-Unis quelques années aprés son retour du Vietnam, sa capacité à voir la mort chez ceux qui n'en n'ont plus pour longtemps à vivre , va l'entraîner lui et sa famille qu sein d'une machination politique , qui m'a fait penser au trés bon film "Dead Zone"( lui-même tiré d'un roman de Stephen King).On peut également signaler que l'on retrouve un clin d'oeil au film "Taxi Driver" dans le second tome de ce diptyque. Le troisième est plus un récit d'espionnage se déroulant pendant les grandes heures de la guerre froide et c'est sans doute à cause de cela que j'ai moins apprécié l'histoire. Le dessin quand à lui est trés bon que ce soit dans le premier diptyque ou dans les deux autres malgré le changement de dessinateur(Mig pour le premier, Chetville pour les autres). Je conseille donc cette série aux fans de thrillers fantastiques, ceux-ci dévoreront les histoires passionantes de ce personnage hors du commun.
Reality Show (Mediacop)
J'aime Sillage, en voyant le nom de Morvan, ça m'a causé de suite. Le scénario est vraiment très très bon, on semble partir vers un scénario simpliste et bourrin, mais au fil des cases, par une narration bien construite et un fond d'anticipation du meilleur effet, on se retrouve dans un très bon récit de genre. Les critiques de nos sociétés vouées au spectacle et au voyeurisme, de même que l'anticipation plus classique du monde robotisé à la Asimov (références nombreuses, choisies et citées d'ailleurs). Vraiment une lecture à la fois divertissante et intelligente, on en redemande. Pour le dessin, je suis plus réservé, c'est dynamique et cela va bien avec la rythmique de narration, mais c'est parfois très imprécis voire brouillon notamment concernant les personnages, dès qu'ils passent en second plan ou que l'on sent que la case ne participe qu'à une petite remise en situation sur le script. C'est fort dommage parce qu'un peu plus chiadé, ça aurait fait une série de tout premier ordre. Malgré ce défaut, c'est une très bonne série que je conseille, d'autant que la petite intégrale ne pâtit pas trop du format (vu le dessin) et permet de se faire les 5 tomes de la série à moindre coût.
La Légende des nuées écarlates
Ah, je vois qu’un autre posteur a aussi trouvé la fin un peu brouillonne. Personnellement j’ai du la relire deux fois pour tout comprendre… et c’est bien là le seul reproche que je ferai à cette superbe aventure. Certes, il y a une certaine impression de déjà-vu, mais en ce qui me concerne ce n’est absolument pas un défaut. Quand je lis une histoire « fantasy » classée dans le thème « samouraïs », je sais à quoi m’attendre ! Et de ce coté, pas de souci, je fus servi : une grande quête mystérieuse, une galerie de personnages variée, des méchants, des combats etc. La narration est la plupart du temps maitrisée, et parvient à divulguer les détails de l’intrigue à coup de saut dans le temps, sans pour autant perdre le lecteur. Le dessin est magnifique, même si on pourra toujours lui reprocher des tons blanchâtres monotones, rendus nécessaires par l’hiver eternel de l’univers mis en place. Voila, un scenario pas forcément original mais efficace, un dessin sublime et une histoire terminée en 4 tomes (regroupés dans une superbe intégrale)… que demander de plus ?
Borgia
Amis du foutre, du malsain et du gore clérical, garde à vous ! Curieux de voir Manara aux commandes d’un véritable « scénario » j’appréhendais cette œuvre sur cette dynastie sulfureuse que furent les Borgia en leur temps avec une certaine hésitation. Bon à savoir si vous n’avez pas encore fui ce qui va suivre : je n’ai aucune aspiration particulière pour les curetons et ne connaissais les Borgia que de nom vu mon intérêt restreint pour l’histoire papale à scandales ou pas. N’ayant vu ni série ou film sur le sujet, c’est la baïonnette au canon que je m’empresse prudemment de lire une œuvre empruntée à un ami tombé sous le charme de la (jolie) édition intégrale… Jodo s’en donne à cœur joie en tirant à boulets rouges sur tout ce qui bouge et porte un titre ecclésiastique ou de pouvoir. Et le bougre n’y va pas avec le dos de la cuillère en exagérant grossièrement et vulgairement ses propos, desservi par un Manara qui s’amuse à reproduire son style figé et sensuel dans des couleurs dignes de peintures de la Renaissance. Alors certes toutes les femmes sont des objets et sont bâties comme des clones écervelés du Moulin Rouge, certes la considération historique n’est qu’un prétexte vu comme elle est malmenée et défigurée par l’orgueil des auteurs mais le pire c’est qu’on prend goût à ces escarmouches machiavéliques (dont l’auteur fait une apparition ici par ailleurs) en se demandant jusqu’où une telle escalade de violence gratuite et immorale peut aller. Dans From Hell, Alan Moore se servait du mythe de Jack l’éventreur afin d’en faire une métaphore sur la naissance du XXème siècle d’une façon étrange et malsaine MAIS documentée. Ici Jodo utilise la prise de pouvoir d’un pseudo Pape à des fins personnelles pour le comparer à la Mafia et à la dégénérescence de notre siècle. Il y reprend même la fameuse proposition qu’on ne peut refuser propre au Parrain incarné par Marlon Brando. Mais il n’y a rien qui tient debout et on peut même douter des intentions formelles d’une telle œuvre. Décapitations, humiliations et sévices corporels sont à l’honneur d’une fresque admirablement réalisée mais vaine car sans réflexion au bout du compte. Et je ne parle même pas des relations incestueuses qui deviennent un peu la marque de fabrique d’un Jodorowsky sûrement perturbé personnellement par de tels événements. Il n’y a aucune justification ou attrait. Rien n’est excitant et tout est grotesque voire ubuesque et quitte à choisir mieux vaut lire la saga des Spaghetti Brothers bien plus drôle et inventive... Oui mais Jodo sait tenir son public en haleine avec une bd qu'on peut dévorer comme un journal de gare. Les couleurs et les dessins méritent largement qu'on s'y attarde et je reconnais avoir lu sans lassitude ou déplaisir les 4 tomes d'une traite. La conclusion n'est certainement pas à la hauteur mais vu qu'il n'y a rien de réaliste là dedans (ou tout du moins je l'espère) finalement on s'en fiche pas mal mais au moins ça se termine (mal) y compris pour Michelotto l'assassin sanguinaire des Borgia et à contrario peut-être le personnage le moins antipathique de cette oeuvre). Borderline d'un bout à l'autre et de très mauvais goût, Jodo arrive néanmoins à rendre son oeuvre prenante et rythmée par l'art de sa propre misanthropie. On peut autant y dégueuler par la cruauté de certains actes que sourire à leur mise en scène grand guignolesque. Au final je reste circonspect et me demande encore si l'ensemble relève du génie ou de la sénilité, peut-être un peu des deux d'ailleurs... A ne mettre dans les mains que d'un public très très averti : Canis Canem Edit !
Lili et l'ours
Un album qui se rapproche beaucoup du grand classique du même auteur : Le Bonhomme de neige. On y retrouve une belle histoire onirique, mélangeant rêve enfantin et réalité. Raymond Briggs adore représenter des situations cocasses mettant en scène un personnage insolite (un ours, un bonhomme de neige) dans le confort de nos foyers. Si le bonhomme de neige avait su se faire discret, il en va autrement pour cet énorme ours maladroit ! On retrouve aussi son dessin élégant, au crayon de couleur, et son découpage très bande dessinée. Par contre des dialogues un peu terre à terre remplacent la narration muette et tranchent un peu avec l’onirisme ambiant. Une histoire un peu moins connue que Le Bonhomme de neige, qui a pourtant elle aussi été adaptée en série télévisée par Channel 4, et qui mérite toute votre attention.
Les Ignorants
C'est sûr que, comme ça de loin, on ne s'y arrêterait pas forcément... Moi-même j'ai eu un peu de mal à me lancer dans la lecture de ce qui pourrait passer pour un pavé sur les métiers du vin etc. Et bien pas du tout ! Davodeau nous livre ici une vraie aventure humaine où il va à la rencontre d'un vigneron passionné avec qui il va partager sa passion : la bd ! Ces deux spécialistes feront sans cesse des ponts entre leurs deux activités et au bout de quelques pages on n'a plus qu'une envie : descendre avec eux dans les caves pour déguster quelques crus et quelques albums ! Un ouvrage qui m'a même donné envie de l'offrir à des gens qui connaissent plus le vin que la bd... histoire de partager. Un régal...
MangeCoeur
J'ai lu dans la foulée Terre mécanique et Mangecoeur, du même Andreae, et le second m'a sans doute davantage plu que le premier. L'étrange foire que visite le petit Benjamin, à la recherche du papillon qui sauvera son grand-père, est un festival d'inventions visuelles et d'ambiances étranges, entre fête perpétuelle et menace invisible. Tout y est assez infantile, mais les enfants y sont interdits... et poursuivis sans relâche par les clowns inquiétants qui gardent le lieu. On est ici dans une BD onirique et psychologique, où l'on ne sait jamais vraiment où s'arrête le fantastique, où commence le rêve. La foire, manifestement, est une construction mentale, un labyrinthe freudien. Mais celui de quel personnage ? Benjamin ? Son grand-père ? Un troisième personnage ? Plusieurs personnes à la fois ? En réalité, on n'est pas vraiment sûr, en refermant le 3e tome, d'avoir compris le fin mot de l'histoire. Qui émet vraiment l'idée que c'est une larve de papillon qui tue le grand-père, et que c'est un spécimen adulte du même papillon qui le sauvera ? Ne serait-ce pas un fantasme enfantin du jeune Benjamin ? Les dernières cases, au fond, sont elles encore du rêve ou bien un retour au réel ? Même si cette incertitude est un peu frustrante, peu importe au fond. On se promène avec ravissement dans cette ambiance lynchéenne aux interprétations kaléïdoscopiques. D'autant plus que les mises en pages sont de toute beauté, chaque case rigoureusement construite et merveilleusement dessinée.
Sacré Père Noël
Une petite merveille de drôlerie, par l'auteur du Bonhomme de neige. On se prend d'affection pour ce sacré Père Noël, bougon et casanier, qui maugrée à l'idée de partir faire sa tournée. On le suit de son lever à son retour chez lui, au fil des mille petites tâches de sa journée de travail : préparer son petit-déjeuner, s'habiller, se laver, nourrir ses rennes... Amateur de thé, de motifs à carreaux et de cookies au coin de feu, ce Père Noël est au fond une caricature d'anglais moyen.
Willow place
Alors que je n’attendais pas grand-chose de cet album, j’avoue avoir été agréablement surpris par le résultat. En feuilletant les pages, le dessin m’est initialement apparu comme agréable mais à tendance quelconque. Je le confirme après lecture :). Attention, je ne dis pas qu’il est mauvais, loin de là, mais le style n’est pas exceptionnel. Le trait est parfois un peu trop épais et l’ensemble manque parfois de précision mais le coup de crayon présente de jolies rondeurs et une belle souplesse qui laissent transparaitre le caractère féminin qui tenait le pinceau. Le découpage classique est maitrisé et le storyboard est de bonne facture, offrant une compréhension aisée de l’action en cours. Les couleurs en revanche sont franchement belles et agrémentent de belle manière le dessin. Elles posent les ambiances d’un Londres victorien de belle manière ; Le résultat final du coup, sans être exceptionnel, tire allègrement son épingle du jeu et donne un style personnel à l’ouvrage extrêmement lisible. Le trait et les couleurs m’ont rappelé le dessin de « Les Arcanes du Midi-minuit ». Le lettrage utilisé, qui a été réalisé à l’ordinateur est initialement surprenant. Il est parfois bien petit afin de faire rentrer les longs textes qui sont parfois utilisés afin de porter l’histoire. Si je n’ai pas été prendre de loupe, je ne gage pas néanmoins que certains lecteurs à la vue déclinante n'y soient pas contraints ! :D Heureusement que la police de caractères choisie, si elle représente bien le type d’écriture de l’époque reste claire et lisible. Le scénario est celui qui m’a le plus surpris. Ce OneShot propose une base assez classique de spiritisme, de possession et de parchemin mystérieux. Compromis entre Sherlock Holmes et Lovecraft, le mélange est bien fait. L’avantage d’un OneShot, forcément, c’est que l’on ne perd pas de temps à rentrer dans l’action. Les personnages sont introduits de manière rapide et intelligente et le déroulement de l’action ne demande pas de temps mort. Cela donne un tome vif et entrainant qui se lit avec entrain. Alors, une fois de plus, l’originalité n’est pas la première clef de la qualité de cet album, mais le scénario tient la route, propose de belles parts de mystère, de l’action, des rebondissements… Les dialogues sont eux aussi de bon aloi, présentant suffisamment de personnalité pour nous transporter à la fin du XIX siècle, sans alourdir la lecture. La petite amie d’Arthur Conan Doyle amène la touche de grâce, de sensualité et de questionnement dans cet univers très masculin. C’est d’ailleurs elle que les auteurs ont décidé de mettre en couverture, preuve de la place qu’elle prend rapidement dans l’histoire. La fin de cette histoire, si elle trouve un dénouement complet permettant à ce tome de se suffire à lui-même, me laisse ainsi légèrement frustré de ne pas pouvoir retrouver les héros dans un autre album. Il y avait du potentiel à cette série, notamment le développement du personnage de Cate, dont de fait on ne connaitra jamais le fin mot de son histoire… Cette frustration a du bon, marquant l’intérêt que provoquent ces personnages par leurs caractères et leur traitement réussis. Je rejoins ainsi l’avis de Fonc001 qui regrettait que ceci ne soit finalement qu’un OneShot.
L'Orchestre des doigts
D’ordinaire, je suis tout sauf un amateur de manga, dont l’aspect « surjoué » me rebute plus souvent qu’à mon tour. Cependant, le thème de cette série m’a titillé le cerveau et un rapide coup d’œil sur le dessin (plutôt sobre) m’a convaincu de tenter l’expérience. Et je ne le regrette pas ! Deux grands points forts dans cette série : d’une part, sa dimension historique globale et, d’autre part, la manière dont est abordée la problématique de la surdité. Dimension historique tout d’abord : j’en ai beaucoup appris sur le Japon du XXème siècle. Cette dimension historique s’imbrique parfaitement dans le récit sans en être le moteur. Problématique de la surdité par ailleurs : il s’agit là du thème central du récit. L’auteur aborde de multiples sujets sur ce thème. Approche de l’enfant sourd, problème de l’apprentissage d’un langage, choix entre l’approche « oraliste » (apprendre à lire sur les lèvres et à s’exprimer en reproduisant des sons que l’on n’entend pas) et l’approche « gestuelle » (apprentissage du langage des signes, langage que ne comprennent pas la plupart des personnes non sourdes). Beaucoup de passages parviennent à être touchants tout en étant instructifs et expliqués avec beaucoup de clarté. En ce qui concerne les aspects moins enthousiastes de cette série, deux me viennent en tête en priorité. Le premier est une certaine lassitude à partir du troisième tome (le moins intéressant à mes yeux). La série ne tourne plus que sur l’opposition entre école « oraliste » et école « gestuelle » et devient, par conséquent, moins instructive. Elle perd alors beaucoup de son attrait à mes yeux. Le second est la profusion de visages en larme. Rares sont les pages où n’apparait pas un personnage larmoyant et, à force, ce côté démonstratif devient risible, ce qui est le total opposé de l’effet recherché. A cause de ces deux problèmes, mon avis oscille entre le 3/5 et le 4/5. J’opte tout de même pour cette dernière cote car le côté instructif de l’album vaut franchement la peine qu’on le lise. PS : merci à Stéphanie, bibliothécaire de Spa, de m’avoir permis de découvrir cette série. Continue à choisir tes séries pour la bibliothèque via bdtheque !!!!