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Willow place

Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 4 avis)

D'après une idée originale de Pierre leoni


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Ere Victorienne Esotérisme La BD au féminin Les mediums Londres

Londres, avril 1887. De terribles assassinats font la une des journaux. Depuis plusieurs jours de mystérieux meurtres frappent un à un les gardiens du British Muséum. Arthur Conan Doyle et son ami Horstead, médium réputé, sont assaillis de doute en découvrant l'existence d'un nouveau crime. Ces abominations seraient-elles le résultat de la séance spirite demandée par Lord Alton ?? Horstead les avait mis en garde. On ne dérange pas impunément les esprits. Si erreur ils ont commis, il n'y a qu'une solution: entraînant la tendre amie d'Arthur, Cate. Entre mort et résurrection. Une séance où s'ouvre les portes de l'autre monde. Une séance qui inscrit dans les rues de Londres un combat entre des âmes aux noms inattendus.

Scénariste
Dessinateur
Coloristes
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 2005
Statut histoire Une histoire par tome (série abandonnée) 1 tome paru
Couverture de la série Willow place

24/03/2006 | fonch001
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Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Voilà une série qui se sera arrêtée au seul premier tome qui forme heureusement une histoire complète. Se déroulant à Londres à l'époque Victorienne, elle met en scène Sir Arthur Conan Doyle, un ami médium et une mystérieuse jeune femme dans des aventures empruntes d'ésotérisme et de magie issue de l'Egypte Ancienne. J'ai trouvé que cette BD manquait franchement de maturité tant technique en matière de dessin qu'au niveau du scénario et de sa narration. Le graphisme parait très limité. Certains personnages sont bien dessinés, notamment la jeune femme et Conan Doyle, et certains décors sont soignés. Mais d'autres personnages comme le médium sont assez mal faits et tous sont mal mis en scène. Quant aux décors, ils font raides et tracés à la règle. Ils manquent en outre de documentation et ressemblent plus à l'idée qu'un adolescent se ferait de Londres au XIXe siècle qu'à un cadre historiquement réaliste. J'en suis par exemple encore à me demander si c'est juste une impression parce que c'est mal dessiné ou si la cave secrète de Conan Doyle est vraiment équipée d'un interrupteur et d'une ampoule électrique, en 1887. Outre un aspect bavard un peu pénible, l'histoire est emplie de facilités, de clichés et de grosses ficelles. L'héroïne magique tombée de la Lune (au sens strict du terme) avec son lutin personnel, la vengeance de la momie qui réveille les statues dans le British Museum, les esprits de l'Egypte Ancienne qui répondent aux séances de spiritisme comme on appelle quelqu'un au téléphone, etc etc, c'est franchement artificiel et convenu. En outre, les comportements des personnages manquent de crédibilité et paraissent mal joués. Qui plus est, l'édition manque vraiment de professionnalisme : le correcteur a laissé passer nombre de fautes d'orthographes parfois assez énormes. Ça sent l'amateurisme. Tout cela fait que j'ai trouvé cet unique album médiocre et juvénile.

07/10/2016 (modifier)
Par Chalybs
Note: 4/5

Alors que je n’attendais pas grand-chose de cet album, j’avoue avoir été agréablement surpris par le résultat. En feuilletant les pages, le dessin m’est initialement apparu comme agréable mais à tendance quelconque. Je le confirme après lecture :). Attention, je ne dis pas qu’il est mauvais, loin de là, mais le style n’est pas exceptionnel. Le trait est parfois un peu trop épais et l’ensemble manque parfois de précision mais le coup de crayon présente de jolies rondeurs et une belle souplesse qui laissent transparaitre le caractère féminin qui tenait le pinceau. Le découpage classique est maitrisé et le storyboard est de bonne facture, offrant une compréhension aisée de l’action en cours. Les couleurs en revanche sont franchement belles et agrémentent de belle manière le dessin. Elles posent les ambiances d’un Londres victorien de belle manière ; Le résultat final du coup, sans être exceptionnel, tire allègrement son épingle du jeu et donne un style personnel à l’ouvrage extrêmement lisible. Le trait et les couleurs m’ont rappelé le dessin de « Les Arcanes du Midi-minuit ». Le lettrage utilisé, qui a été réalisé à l’ordinateur est initialement surprenant. Il est parfois bien petit afin de faire rentrer les longs textes qui sont parfois utilisés afin de porter l’histoire. Si je n’ai pas été prendre de loupe, je ne gage pas néanmoins que certains lecteurs à la vue déclinante n'y soient pas contraints ! :D Heureusement que la police de caractères choisie, si elle représente bien le type d’écriture de l’époque reste claire et lisible. Le scénario est celui qui m’a le plus surpris. Ce OneShot propose une base assez classique de spiritisme, de possession et de parchemin mystérieux. Compromis entre Sherlock Holmes et Lovecraft, le mélange est bien fait. L’avantage d’un OneShot, forcément, c’est que l’on ne perd pas de temps à rentrer dans l’action. Les personnages sont introduits de manière rapide et intelligente et le déroulement de l’action ne demande pas de temps mort. Cela donne un tome vif et entrainant qui se lit avec entrain. Alors, une fois de plus, l’originalité n’est pas la première clef de la qualité de cet album, mais le scénario tient la route, propose de belles parts de mystère, de l’action, des rebondissements… Les dialogues sont eux aussi de bon aloi, présentant suffisamment de personnalité pour nous transporter à la fin du XIX siècle, sans alourdir la lecture. La petite amie d’Arthur Conan Doyle amène la touche de grâce, de sensualité et de questionnement dans cet univers très masculin. C’est d’ailleurs elle que les auteurs ont décidé de mettre en couverture, preuve de la place qu’elle prend rapidement dans l’histoire. La fin de cette histoire, si elle trouve un dénouement complet permettant à ce tome de se suffire à lui-même, me laisse ainsi légèrement frustré de ne pas pouvoir retrouver les héros dans un autre album. Il y avait du potentiel à cette série, notamment le développement du personnage de Cate, dont de fait on ne connaitra jamais le fin mot de son histoire… Cette frustration a du bon, marquant l’intérêt que provoquent ces personnages par leurs caractères et leur traitement réussis. Je rejoins ainsi l’avis de Fonc001 qui regrettait que ceci ne soit finalement qu’un OneShot.

02/01/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Ce one-shot nous livre encore une histoire de malédiction liée à l'Egypte antique. Certes, le récit se situe dans le Londres vers la fin du XVIII ème siècle. L'histoire met en avant le jeune Arthur Conan Doyle qui fut à ses heures perdues un adepte de sciences occultes. Il sera encore question d'une momie qui sévit aux alentours du British Museum. Il n'y a rien de vraiment original. J'ai bien aimé le dessin très dynamique et sans fioriture. On sent une ambiance féminisée et paufinée dans les contours. C'est un peu normal car les auteurs sont des femmes. Par contre, il y a beaucoup trop de dialogues accentués par un lettrage inadéquat. Pour autant, les dialogues sont plutôt enlevés et respectent le ton employé durant cette époque victorienne. Il reste un mystère qui n'a pas été dévoilé ce qui fait que le lecteur restera un peu sur sa faim. L'ensemble reste léger mais efficace.

23/01/2011 (modifier)
Par fonch001
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Cette BD traite d'ésotérisme. Une bande d'amis s'adonnent à des séances de spiritisme. Ces séances dégénèrent. Nous nous retrouvons alors avec un monstre en liberté et une des membres de ces séances se retrouve possédée par un chasseur de monstre. Tout cela dans le Londres aristocratique de la fin du 19ième siècle. Willow place est une BD superbe, les dessins sont très beaux, très détaillés et les couleurs sont tout bonnement magnifiques. Mais il y a mieux encore : les dialogues châtiés et délicieusement surannés sont un véritable régal. Seul bémol les polices d'écriture choisies, bien que fort jolies, demandent parfois un petit effort (ou une bonne loupe) tant elles sont petites. L'histoire, sans être du Agatha Christie, est suffisamment touffue pour tenir le lecteur en haleine. Mon principal regret? que cette oeuvre soit un one shot et non un pilote de série... A bon entendeur...

24/03/2006 (modifier)