Susceptible

Note: 1/5
(1/5 pour 1 avis)

L'auteure, également musicienne, décrit ses relations tendues avec sa mère et raconte son départ à 15 ans pour retrouver les traces de son père, punk, disparu. Récit autobiographique d'une jeunesse dans le Canada des années 1980 et 1990.


Auteurs Canadiens Autobiographie Canada La BD au féminin

Goglu a passé une enfance malheureuse. Sa mère, elle la compare à une plante vénéneuse qui aurait lentement mais sûrement colonisé son esprit et sa chair. Au quotidien, Amère semble malheureuse, triste et usée. Quand elle déprime, elle n'hésite pas à boire une petite bière, souvent plusieurs. Ivresse et mal-être se conjuguent alors en un flot de pensée négatives, source de honte ou de culpabilité chez Goglu. Quant à son beau-père Amer, celui-ci ne l'aime pas et la rend responsable des problèmes relationnels avec sa mère, quand il ne fume pas un petit joint en fin de semaine pour se relaxer. Goglu doit affronter le désamour et le sentiment d'abandon. Son vrai père, Tête d'Oeuf, elle le connaît à peine mais ne ressent a priori pas de manque. Face à ce terne quotidien, Goglu s'essaye à la drogue, à l'alcool et n'évite pas les réflexes anorexiques, révélateurs d'un malaise psychique. Comment se construire alors qu'on est qu'une ado ? La prise de conscience sera lente et émaillée de convulsions douloureuses... Car malgré le vide affectif et le douloureux sentiment de solitude, il faudra façonner sa propre identité. Trouver une issue dans l'expression individuelle, la BD, ou les rencontres avec les garçons...

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 2012
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Susceptible
Les notes (1)
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13/08/2015 | Erik
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Par Erik
Note: 1/5
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Cette bd sur la dépression d'une adolescente a été pour moi d'un ennui mortel. C'est dommage car le sujet renvoie à la souffrance de l'auteure canadienne. Elle a souffert à cause du désamour de ses parents entre une mère alcoolique et un père porté sur la drogue. Oui, il est difficile de se construire une identité dans un tel contexte de vide affectif. Sur la forme, la calligraphie a été assez repoussante. Les petites scènes n'apportent souvent pas grand chose. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce récit intimiste d'autant que je n'ai guère adhéré à ce graphisme enfantin. C'est la première bd de cette auteure qui n'a pas choisi la voie la plus facile. Pour autant, l'émotion recherchée n'a pas eu lieu à cause d'une déconstruction de ce scénario qui part dans tous les sens. Le ton reste mélancolique. Bref, cela ne sera pas la joie !

13/08/2015 (modifier)