Je viens de boucler la relecture de l'œuvre et j'y prends toujours autant de plaisir.
Déjà, le dessin de Pratt, c'est pour moi du pur chef d'œuvre. Peu de choses, peu de fioritures, mais on est dans le grandiose. Son trait nous fait vraiment ressentir l'histoire, les personnages etc.
Ensuite le background historique est excellent, les références aux différents conflits, passant de l'occupation japonaise en Chine, des alliances pré-première guerre partout dans les colonies, c'est vraiment documenté. Et les différents personnages secondaires (Raspoutine/Jack London entre autres) viennent appuyer ce point.
Enfin, Corto c'est un peu le dernier aventurier romantique, à une époque où l'inconnu géographique était presque mort mais où les voyageurs étaient encore confrontés à de redoutables autochtones que les civilisations modernes n'avaient pas encore (étaient en train de) écrasées. On retrouve d'ailleurs une partie des écrits de London au travers de Corto.
Et puis il y a une critique de cette colonisation et des blancs "civilisés" au travers de ce batard apatride pour qui aucun patriotisme ne vaut la mort des petits soldats et autres populations opprimées (et là il s'éloigne de London).
Après, ce genre de bouquin a un peu vieilli, mais pour certains (dont moi) cela reste incontournable même s'il est compréhensible que cela rebute certains lecteurs.
Vraiment j'aime bien.
Disons le d'emblée, le titre de cet ouvrage est véritablement trompeur.
Ceux qui s'attendent à des récits sur la guerre comme a pu en livrer Tardi seront déçus. Il faut plutôt se tourner vers Gibrat dans Le Vol du Corbeau, ou dans Mattéo pour se faire une idée de ce qui vous attend.
Alan Cope, même s'il est envoyé en Europe parmi les soldats américains ne sera jamais au front mais toujours en retrait. Point de champ de bataille pour lui, engagé qu'il est comme dactylographe notamment. Et même s'il se retrouve engagé dans un blindé, il ne croisera que très rarement le regard des Allemands au cours de son périple, qui le conduira essentiellement en Tchécoslovaquie ou dans la Bavière d'une Allemagne désormais vaincue.
En réalité, "la guerre d'Alan", c'est avant tout l'histoire d'un citoyen américain qui s'aperçoit au fil du temps qu'il a raté sa vie, au nom du respect des conventions, un soldat qui n'a pas été lui-même et qui gagne l'Europe qui lui correspond plus, fuyant un pays dont les gens sont somme toute assez superficiels à son goût.
L'histoire d'une vie en somme, dans laquelle se retrouveront bon nombre de lecteurs.
Le dessin de Guibert est fidèle à ce qu'il nous avait habitué dans " le photographe" avec des mélanges de dessin et de photos sur fond de couleurs noires, blanches et grises.
Un one shot réussi pour un récit plus contemplatif qu'explosif.
Voici l'histoire d'un enfant comme tout le monde qui soufre de la guerre.
Les 5 premiers tomes sont excellents.
Dans le premier, on nous raconte la vie de Gen avec sa famille dans la ville d'Hiroshima, cela se passe pendant la 2nde guerre mondiale et la famille de Gen est pacifiste, ce qui est contre l'avis culturel japonais à cette époque.
Puis la bombe A tombe et dans les autres tomes, nous suivons les pérégrination de Gen, pour survivre à la guerre.
Les 5 derniers tomes sont moins marquants, même si ils sont intéressants, je ne les ai lus que pour finir la série.
Le dessin ne m'a pas forcément gêné même si les personnage ont une fâcheuse tendance à se ressembler.
Apparemment c'est un des premiers mangas qui est arrivé en France.
Ce manga est à lire.
C'est léger, assez idiot même, mais décidément très plaisant à lire, surtout le tome 2 où je ne me suis pas ennuyé une seconde (enfin si, au début, mais c'était vite oublié).
Une BD purement ludique, pour ne pas se prendre la "tête", avec un graphisme d'Alliel bien plaisant.
Entre 3/5 & 4/5, je laisse assez généreusement le 4 !
D'abord pour le graphisme de qualité.
Ensuite pour le récit prenant... même s'il ne tient pas la route ! (Ce qui m'a hésité à mettre un 3).
Le personnage du curé ... aye aye aye... vraiment du n'importe quoi, comme la scène de la messe finale !
A se demander si le scénariste a un problème personnel récurent ou une revanche à prendre avec l'Eglise ! De ce point de vue, le scénar perd fortement en pertinence et en crédibilité !
Mais dans son ensemble, il y a une arche qui se lit avec fluidité et une certaine cohérence même si on ne peut y adhérer. Et avec les talents du graphiste, soyons bon prince, je laisse le 4.
Il deviendra le plus grand justicier que le monde n’ait jamais connu… mais ce ne sera pas facile.
Y’a pas à dire, l’est fort le Miller. Non pas Gérard ni Arthur, mais Frank les amis, Frank… J’ai bien aimé cette première année de Bruce Wayne dans la peau de son alter ego Batman. Miller ne s’appesantit pas sur le comment du pourquoi il devient Batman, on sait juste que cela est inévitablement lié à la mort de ses parents.
On peut pas dire qu’il prenne son temps pour poser les bases de son histoire, tout est amené de façon percutante et rapide. On connaît tous plus ou moins les bases de l’univers de Batman, donc pas la peine de s’étaler pendant 10 plombes sur ses choix en tant que héros costumé. J’ai bien aimé donc ce récit direct, pas révolutionnaire, mais distrayant.
Pour un peu, le personnage de Gordon volerait quasiment la vedette à celui de Bruce Wayne… Le parallèle effectué entre les 2 personnages est bien construit, on suit avec intérêt les 2 protagonistes principaux. Y’a que le personnage de Catwoman qui n’est pas assez développé et amené de façon bizarre dans le récit. Mais en faire un personnage un peu fou et distancié de l’action principale semble une bonne idée.
Le dessin donne un certain charme à l’album. Moi j’ai franchement bien accroché. La colorisation parfois un peu moins mais bon ça passe quand même.
Parfait pour commencer l’univers Batman pour les néophytes !
Okko, véritable phénomène d’édition en l’espace de 2-3 ans ! La clé de la réussite tient, à mon avis, à un savoureux mélange des genres, à la fois aventure, ésotérisme et dépaysement, un dessin parfaitement exécuté et une histoire divertissante. Rien de bien non plus exceptionnel ou révolutionnaire, mais une création de très bonne facture.
Le le Cycle de l’eau est vraiment enthousiasmant. Suivre les péripéties d’Okko, Noburo, Noshin et Tikku amènent un réel plaisir de lecture. Ce début de série s’avère prometteuse et entrainante.
Le Cycle de la Terre continu sur la lancée du premier cycle, toujours aussi passionnant et divertissant. L’univers de la montagne enneigé détonne avec le premier passage autour de la mer. Dépaysement garanti !
Le Cycle de l’air parait un peu moins convaincante, mais amène son lot de surprises. Hub s’amuse à mettre à mal ses héros, n’hésitant pas à user de ressorts scénaristiques assez fort pour tenir le lecteur en haleine. J’ai néanmoins moins accroché à ce cycle.
Le Cycle du feu met en scène Okko et sa bande au prise à des intrigues politiques. Je trouve ce début de diptyque assez lent avec un enchainement des évènements assez flou. La construction du récit est en revanche respectée, avec la fin qui, comme d’habitude, laisse le lecteur dans l’expectative. Petite baisse de qualité pour ma part, même si l’ensemble ce lit très bien, j’ai lu ce 7e tome avec moins d’avidité que les 2 premiers cycles.
J’apprécie le fait de découvrir petit à petit la personnalité des héros, leur passé et leur réaction. Hub distille ses informations avec parcimonie et pas à contre courant du récit, ce qui passe vraiment bien. L’ambiance est cohérente tout du long, les personnages bien construits. Cette série a le mérite de remplir son rôle : distraire. N’attendez pas une étude sur le japon ou un effort cérébral intense.
Franchement distrayant !
Les brigades du temps reprennent un concept largement répandu dans les différentes séries de bd actuelle. Le voyage dans le temps et les uchronies sont actuellement à la mode et très en vogue. La série Voyageur vient de s’achever en remettant le thème des visiteurs du futur au goût du jour. Il y a également la série de Corbeyran sur les Uchronies (New Byzance, New-York et New-Harlem) qui nous montre qu’il y a différentes variables possibles d’un même monde selon la direction prise par les événements.
Certes, l’idée n’est pas très originale mais cette série est arrivée à développer de manière très amusante le concept. Ce tome n’est qu’introductif pour nous expliquer le mécanisme bien huilé de cet univers particulier organisé autour d’une brigade spéciale. En gros, il s’agit dans le futur d’assurer la sécurité du passé. Or, comme disait H.G. Wells, qui maîtrise le passé contrôle le futur.
Kris est un auteur que j’aime bien pour ses œuvres de qualité (Un homme est mort ou encore plus récemment Un sac de billes). Il aime l’Histoire et cela se ressent, ce qui n’est pas pour me déplaire. Il arrive à nous surprendre dans un registre dans lequel on ne l’attendait pas. Le récit paraît assez déjanté par moments ce qui agrémente la lecture. Je me suis posé la question de ce que cela aurait pu donner si traité de manière plus sérieuse (une uchronie de plus). On notera toutefois un bon travail de documentation (comme d’habitude dirais-je).
Maintenant, je ne suis pas certain que si Christophe Colomb avait succombé sur la plage en 1492, il n’y aurait plus eu de nouveaux voyages vers le Nouveau Monde et que l’Europe et le Moyen-Orient seraient restés dans le Moyen-âge. Les découvertes de nouvelles inventions n’auraient pas empêché l’évolution. Je suis également interloqué par la fin de ce premier tome qui reprend l’idée même de la série Luxley de Mangin. Il est dommage également que le style du dessin soit un peu vieillot pour rappeler les séries d’antan du genre Valérian. Les couleurs flashy n’arrangent pas vraiment les choses.
Au rayon des bonnes choses, le fait de ne pas montrer tout de suite les méchants de l’histoire à savoir les manipulateurs réserve encore bien des surprises pour la suite. On a envie de continuer l’aventure car c’est efficace et distrayant. La teneur de l’ensemble constitue en tout cas un cocktail de bonne qualité.
J'ai bien aimé cette série. Au début, on dirait un conte un peu bizarre avec un pauvre enfant qui est né différemment, mais dans le tome 2 on tombe dans du n'importe quoi, mais un n'importe quoi que je trouve maitrisé. Les délires des auteurs m'ont diverti et j'ai bien aimé voir comment le personnage devenait de plus en plus une ordure.
Le dessin de Griffo est très bon. J'aime le fait qu’au premier coup d'œil, la série semble être pour les enfants, mais en fait ce n'est pas le cas. J'ai aussi aimé que pour une fois je puisse m'amuser en regardant des scènes trash. Habituellement, les scènes trash semblent avoir été dessinées dans le but de me faire dégueuler alors que là ça passe très bien.
Sinon, je trouve que la narration est fluide. Les scènes s'enchainent de manière totalement naturelle sans que j’aie l'impression qu'il a une coupure !
Mais c'est que parfois, à Angoulême, ils récompenseraient de vraies bonnes BDs ? C'est le cas de ce TMLP, qui a reçu le Fauve d'or découverte cette année...
En effet Gilles Rochier nous raconte ses souvenirs de banlieusard francilien, autour d'une histoire de K7 audio que se refilaient une bande de gamins, leur compil' à eux, qui occasionnait parfois des disputes. L'une d'entre elles a mal tourné. Mais TMLP, ce n'est pas que ça, c'est aussi l'évocation digne et respectueuse de la prostitution occasionnelle de certaines mères, et ces enfants qui évitaient soigneusement l'arrêt de bus qui sert de lieu de racolage ; c'est aussi l'évocation de ces vengeances débiles après un ballon crevé par le propriétaire excédé par un carreau brisé... Qui consistait à déféquer sur le paillasson du propriétaire du couteau le résultat de l'ingestion massive de pommes pas mûres. Et la conclusion de cet épisode étant : "Après on a arrêté ce genre de vengeance, Jojo avait failli laisser ses intestins sur le paillasson du gardien de la Tour 7, 10 jours d'hosto et il a pas pu remanger un Pépito avant ses 18 ans." Cet épisode avait ouvert l'album, et placé d'emblée parmi les entrées en matière sympathiques.
Pourtant le style graphique de Rochier n'est pas franchement ma tasse de thé. Dans un style semi-réaliste, il semble ne pas s'embarrasser de contraintes morphologiques et de perspectives, se contentant de placer ses personnages dans des décors simples, mais assez efficaces dans ce one shot en niveaux de marron.
Gilles Rochier raconte sa banlieue, sa jeunesse sans fard, mais sans misérabilisme, on sent qu'il a aimé cette vie, et qu'il l'aime encore. C'est à la fois drôle, grave (il y a aussi l'histoire d'un pédophile), touchant et juste.
Une vraie découverte.
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Corto Maltese
Je viens de boucler la relecture de l'œuvre et j'y prends toujours autant de plaisir. Déjà, le dessin de Pratt, c'est pour moi du pur chef d'œuvre. Peu de choses, peu de fioritures, mais on est dans le grandiose. Son trait nous fait vraiment ressentir l'histoire, les personnages etc. Ensuite le background historique est excellent, les références aux différents conflits, passant de l'occupation japonaise en Chine, des alliances pré-première guerre partout dans les colonies, c'est vraiment documenté. Et les différents personnages secondaires (Raspoutine/Jack London entre autres) viennent appuyer ce point. Enfin, Corto c'est un peu le dernier aventurier romantique, à une époque où l'inconnu géographique était presque mort mais où les voyageurs étaient encore confrontés à de redoutables autochtones que les civilisations modernes n'avaient pas encore (étaient en train de) écrasées. On retrouve d'ailleurs une partie des écrits de London au travers de Corto. Et puis il y a une critique de cette colonisation et des blancs "civilisés" au travers de ce batard apatride pour qui aucun patriotisme ne vaut la mort des petits soldats et autres populations opprimées (et là il s'éloigne de London). Après, ce genre de bouquin a un peu vieilli, mais pour certains (dont moi) cela reste incontournable même s'il est compréhensible que cela rebute certains lecteurs. Vraiment j'aime bien.
La Guerre d'Alan
Disons le d'emblée, le titre de cet ouvrage est véritablement trompeur. Ceux qui s'attendent à des récits sur la guerre comme a pu en livrer Tardi seront déçus. Il faut plutôt se tourner vers Gibrat dans Le Vol du Corbeau, ou dans Mattéo pour se faire une idée de ce qui vous attend. Alan Cope, même s'il est envoyé en Europe parmi les soldats américains ne sera jamais au front mais toujours en retrait. Point de champ de bataille pour lui, engagé qu'il est comme dactylographe notamment. Et même s'il se retrouve engagé dans un blindé, il ne croisera que très rarement le regard des Allemands au cours de son périple, qui le conduira essentiellement en Tchécoslovaquie ou dans la Bavière d'une Allemagne désormais vaincue. En réalité, "la guerre d'Alan", c'est avant tout l'histoire d'un citoyen américain qui s'aperçoit au fil du temps qu'il a raté sa vie, au nom du respect des conventions, un soldat qui n'a pas été lui-même et qui gagne l'Europe qui lui correspond plus, fuyant un pays dont les gens sont somme toute assez superficiels à son goût. L'histoire d'une vie en somme, dans laquelle se retrouveront bon nombre de lecteurs. Le dessin de Guibert est fidèle à ce qu'il nous avait habitué dans " le photographe" avec des mélanges de dessin et de photos sur fond de couleurs noires, blanches et grises. Un one shot réussi pour un récit plus contemplatif qu'explosif.
Gen aux pieds nus (Gen d'Hiroshima)
Voici l'histoire d'un enfant comme tout le monde qui soufre de la guerre. Les 5 premiers tomes sont excellents. Dans le premier, on nous raconte la vie de Gen avec sa famille dans la ville d'Hiroshima, cela se passe pendant la 2nde guerre mondiale et la famille de Gen est pacifiste, ce qui est contre l'avis culturel japonais à cette époque. Puis la bombe A tombe et dans les autres tomes, nous suivons les pérégrination de Gen, pour survivre à la guerre. Les 5 derniers tomes sont moins marquants, même si ils sont intéressants, je ne les ai lus que pour finir la série. Le dessin ne m'a pas forcément gêné même si les personnage ont une fâcheuse tendance à se ressembler. Apparemment c'est un des premiers mangas qui est arrivé en France. Ce manga est à lire.
Spynest
C'est léger, assez idiot même, mais décidément très plaisant à lire, surtout le tome 2 où je ne me suis pas ennuyé une seconde (enfin si, au début, mais c'était vite oublié). Une BD purement ludique, pour ne pas se prendre la "tête", avec un graphisme d'Alliel bien plaisant.
Le Sourire du clown
Entre 3/5 & 4/5, je laisse assez généreusement le 4 ! D'abord pour le graphisme de qualité. Ensuite pour le récit prenant... même s'il ne tient pas la route ! (Ce qui m'a hésité à mettre un 3). Le personnage du curé ... aye aye aye... vraiment du n'importe quoi, comme la scène de la messe finale ! A se demander si le scénariste a un problème personnel récurent ou une revanche à prendre avec l'Eglise ! De ce point de vue, le scénar perd fortement en pertinence et en crédibilité ! Mais dans son ensemble, il y a une arche qui se lit avec fluidité et une certaine cohérence même si on ne peut y adhérer. Et avec les talents du graphiste, soyons bon prince, je laisse le 4.
Batman - Année Un (Year One)
Il deviendra le plus grand justicier que le monde n’ait jamais connu… mais ce ne sera pas facile. Y’a pas à dire, l’est fort le Miller. Non pas Gérard ni Arthur, mais Frank les amis, Frank… J’ai bien aimé cette première année de Bruce Wayne dans la peau de son alter ego Batman. Miller ne s’appesantit pas sur le comment du pourquoi il devient Batman, on sait juste que cela est inévitablement lié à la mort de ses parents. On peut pas dire qu’il prenne son temps pour poser les bases de son histoire, tout est amené de façon percutante et rapide. On connaît tous plus ou moins les bases de l’univers de Batman, donc pas la peine de s’étaler pendant 10 plombes sur ses choix en tant que héros costumé. J’ai bien aimé donc ce récit direct, pas révolutionnaire, mais distrayant. Pour un peu, le personnage de Gordon volerait quasiment la vedette à celui de Bruce Wayne… Le parallèle effectué entre les 2 personnages est bien construit, on suit avec intérêt les 2 protagonistes principaux. Y’a que le personnage de Catwoman qui n’est pas assez développé et amené de façon bizarre dans le récit. Mais en faire un personnage un peu fou et distancié de l’action principale semble une bonne idée. Le dessin donne un certain charme à l’album. Moi j’ai franchement bien accroché. La colorisation parfois un peu moins mais bon ça passe quand même. Parfait pour commencer l’univers Batman pour les néophytes !
Okko
Okko, véritable phénomène d’édition en l’espace de 2-3 ans ! La clé de la réussite tient, à mon avis, à un savoureux mélange des genres, à la fois aventure, ésotérisme et dépaysement, un dessin parfaitement exécuté et une histoire divertissante. Rien de bien non plus exceptionnel ou révolutionnaire, mais une création de très bonne facture. Le le Cycle de l’eau est vraiment enthousiasmant. Suivre les péripéties d’Okko, Noburo, Noshin et Tikku amènent un réel plaisir de lecture. Ce début de série s’avère prometteuse et entrainante. Le Cycle de la Terre continu sur la lancée du premier cycle, toujours aussi passionnant et divertissant. L’univers de la montagne enneigé détonne avec le premier passage autour de la mer. Dépaysement garanti ! Le Cycle de l’air parait un peu moins convaincante, mais amène son lot de surprises. Hub s’amuse à mettre à mal ses héros, n’hésitant pas à user de ressorts scénaristiques assez fort pour tenir le lecteur en haleine. J’ai néanmoins moins accroché à ce cycle. Le Cycle du feu met en scène Okko et sa bande au prise à des intrigues politiques. Je trouve ce début de diptyque assez lent avec un enchainement des évènements assez flou. La construction du récit est en revanche respectée, avec la fin qui, comme d’habitude, laisse le lecteur dans l’expectative. Petite baisse de qualité pour ma part, même si l’ensemble ce lit très bien, j’ai lu ce 7e tome avec moins d’avidité que les 2 premiers cycles. J’apprécie le fait de découvrir petit à petit la personnalité des héros, leur passé et leur réaction. Hub distille ses informations avec parcimonie et pas à contre courant du récit, ce qui passe vraiment bien. L’ambiance est cohérente tout du long, les personnages bien construits. Cette série a le mérite de remplir son rôle : distraire. N’attendez pas une étude sur le japon ou un effort cérébral intense. Franchement distrayant !
Les Brigades du Temps
Les brigades du temps reprennent un concept largement répandu dans les différentes séries de bd actuelle. Le voyage dans le temps et les uchronies sont actuellement à la mode et très en vogue. La série Voyageur vient de s’achever en remettant le thème des visiteurs du futur au goût du jour. Il y a également la série de Corbeyran sur les Uchronies (New Byzance, New-York et New-Harlem) qui nous montre qu’il y a différentes variables possibles d’un même monde selon la direction prise par les événements. Certes, l’idée n’est pas très originale mais cette série est arrivée à développer de manière très amusante le concept. Ce tome n’est qu’introductif pour nous expliquer le mécanisme bien huilé de cet univers particulier organisé autour d’une brigade spéciale. En gros, il s’agit dans le futur d’assurer la sécurité du passé. Or, comme disait H.G. Wells, qui maîtrise le passé contrôle le futur. Kris est un auteur que j’aime bien pour ses œuvres de qualité (Un homme est mort ou encore plus récemment Un sac de billes). Il aime l’Histoire et cela se ressent, ce qui n’est pas pour me déplaire. Il arrive à nous surprendre dans un registre dans lequel on ne l’attendait pas. Le récit paraît assez déjanté par moments ce qui agrémente la lecture. Je me suis posé la question de ce que cela aurait pu donner si traité de manière plus sérieuse (une uchronie de plus). On notera toutefois un bon travail de documentation (comme d’habitude dirais-je). Maintenant, je ne suis pas certain que si Christophe Colomb avait succombé sur la plage en 1492, il n’y aurait plus eu de nouveaux voyages vers le Nouveau Monde et que l’Europe et le Moyen-Orient seraient restés dans le Moyen-âge. Les découvertes de nouvelles inventions n’auraient pas empêché l’évolution. Je suis également interloqué par la fin de ce premier tome qui reprend l’idée même de la série Luxley de Mangin. Il est dommage également que le style du dessin soit un peu vieillot pour rappeler les séries d’antan du genre Valérian. Les couleurs flashy n’arrangent pas vraiment les choses. Au rayon des bonnes choses, le fait de ne pas montrer tout de suite les méchants de l’histoire à savoir les manipulateurs réserve encore bien des surprises pour la suite. On a envie de continuer l’aventure car c’est efficace et distrayant. La teneur de l’ensemble constitue en tout cas un cocktail de bonne qualité.
Petit Miracle
J'ai bien aimé cette série. Au début, on dirait un conte un peu bizarre avec un pauvre enfant qui est né différemment, mais dans le tome 2 on tombe dans du n'importe quoi, mais un n'importe quoi que je trouve maitrisé. Les délires des auteurs m'ont diverti et j'ai bien aimé voir comment le personnage devenait de plus en plus une ordure. Le dessin de Griffo est très bon. J'aime le fait qu’au premier coup d'œil, la série semble être pour les enfants, mais en fait ce n'est pas le cas. J'ai aussi aimé que pour une fois je puisse m'amuser en regardant des scènes trash. Habituellement, les scènes trash semblent avoir été dessinées dans le but de me faire dégueuler alors que là ça passe très bien. Sinon, je trouve que la narration est fluide. Les scènes s'enchainent de manière totalement naturelle sans que j’aie l'impression qu'il a une coupure !
TMLP (Ta mère la pute)
Mais c'est que parfois, à Angoulême, ils récompenseraient de vraies bonnes BDs ? C'est le cas de ce TMLP, qui a reçu le Fauve d'or découverte cette année... En effet Gilles Rochier nous raconte ses souvenirs de banlieusard francilien, autour d'une histoire de K7 audio que se refilaient une bande de gamins, leur compil' à eux, qui occasionnait parfois des disputes. L'une d'entre elles a mal tourné. Mais TMLP, ce n'est pas que ça, c'est aussi l'évocation digne et respectueuse de la prostitution occasionnelle de certaines mères, et ces enfants qui évitaient soigneusement l'arrêt de bus qui sert de lieu de racolage ; c'est aussi l'évocation de ces vengeances débiles après un ballon crevé par le propriétaire excédé par un carreau brisé... Qui consistait à déféquer sur le paillasson du propriétaire du couteau le résultat de l'ingestion massive de pommes pas mûres. Et la conclusion de cet épisode étant : "Après on a arrêté ce genre de vengeance, Jojo avait failli laisser ses intestins sur le paillasson du gardien de la Tour 7, 10 jours d'hosto et il a pas pu remanger un Pépito avant ses 18 ans." Cet épisode avait ouvert l'album, et placé d'emblée parmi les entrées en matière sympathiques. Pourtant le style graphique de Rochier n'est pas franchement ma tasse de thé. Dans un style semi-réaliste, il semble ne pas s'embarrasser de contraintes morphologiques et de perspectives, se contentant de placer ses personnages dans des décors simples, mais assez efficaces dans ce one shot en niveaux de marron. Gilles Rochier raconte sa banlieue, sa jeunesse sans fard, mais sans misérabilisme, on sent qu'il a aimé cette vie, et qu'il l'aime encore. C'est à la fois drôle, grave (il y a aussi l'histoire d'un pédophile), touchant et juste. Une vraie découverte.