Les derniers avis (32092 avis)

Par Pasukare
Note: 4/5
Couverture de la série Pandemonium
Pandemonium

Franchement pas mal du tout cette petite série en 3 tomes. La lecture est prenante, le scénario bien ficelé et avec une fin qui ne choisit pas la facilité et le dessin est plutôt bien réussi. Ca se lit assez vite en revanche car c'est assez peu dense avec un rythme soutenu qui fait qu'on enchaîne facilement la lecture des 3 tomes. C'est le revers de la médaille d'une histoire comme ça, on arrive vite à la fin... L'histoire est basée sur des faits réels, et de fait, les auteurs ont repris scrupuleusement la presque totalité de l'histoire du site pour construire leur scénario dessus : le projet de statue géante du Christ pour remplacer les ruines du bâtiment, le tunnel de la mort pour évacuer discrètement les victimes de la maladie, la concurrence des antibiotiques qui finira par mettre un terme à l'activité du site, la pratique de la thoracoplastie, même l'épisode sur le suicide de la chambre 502 fait partie des légendes du sanatorium de Waverly si l'on en croit la fiche Wikipedia le concernant. Graphiquement aussi les auteurs ont fidèlement reproduit le bâtiment, avec ses enfilades de lits de malades. Historiquement, cette histoire nous apprend donc aussi pas mal de choses sur cette époque, ses épidémies et ses pratiques médicales pour le moins barbares... Pas mal pour la fiction elle-même, franchement bien si l'on considère la réalité du contexte et ce qu'il nous enseigne sur ces années de lutte contre la tuberculose. Un divertissement instructif !

27/07/2012 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série RG
RG

Et un coup de cœur! J'étais pourtant relativement méfiant quand on essaie de me vendre une histoire policière au plus proche du réel. Et après lecture, je dois dire que j'ai été scotché aux deux récits. Les deux enquêtes judiciaires - l'une dans le domaine de la contrefaçon et l'autre dans la traite des êtres humains - sont vraiment bien rythmées et l'auteur, lui-même dans le métier, n'en fait pas de trop, ou presque. Les démarches vis-à-vis de l'ambassade des States me laissent particulièrement perplexe, quoique je ne sais pas comment font les RG français mais cela m'a semblé (très) gros... Soit, passons ce détail, le reste est vraiment agréable à suivre, avec de bons textes, un bon graphisme et un bon dynamisme fait de recherche et de rebondissements. Je conseille donc vivement ces albums et espère vraiment pouvoir encore lire des histoires de ce flic et de ses enquêtes qui ne me sont pas tout à fait étrangères...

27/07/2012 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le King
Le King

Oh yeah, baby! Quelle petite perle cet album! Sur fond d'enquête, le lecteur accompagne avec beaucoup de plaisir et de curiosité un journaliste qui essaie de déterminer si le mec qu'il interviewe à Las Vegas est le King ou un imposteur. Les dialogues relèvent tout simplement du génie; ils sont savoureux, décalés mais pertinents. J'ai été happé dans le récit car le mystère demeure entier jusqu'en fin d'album. Le trait simpliste est pourtant très réussi et dynamique. La colorisation, en bichromie, est géniale. Je vous conseille vivement cet album, c'est une très belle surprise, comme souvent chez Treize Étrange. «Avant Elvis, il n’y avait rien.» J.Lennon.

27/07/2012 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série Saison brune
Saison brune

500 pages bien documentées pour nous expliquer la lente mais inexorable détérioration du climat sur notre bonne vielle Terre, le récit est clair, précis et jamais ennuyant. Philippe Squarzoni décrit avec soin l’évolution de notre climat de l’origine à maintenant, et chiffres à l’appui : si rien ne change notre avenir semble bien sombre. Les conclusions de l’auteur sont très dérangeantes : si nous voulons un futur plus ou moins serein, nous devons dès maintenant changer complètement notre mode de vie et donc modifier en profondeur le fonctionnement de notre société. Vus les enjeux économiques, beaucoup de gens nient l’évidence, nous assistons depuis quelques années à un véritable bras de fer entre les experts du climat, ici l’auteur prend position avec je pense beaucoup de sincérité. On peut évidemment reprocher certains manquements, je pense par exemple à une analyse scientifique trop peu détaillée mais c’est très bien ainsi, le but de l’auteur étant évidemment de conscientiser un maximum de personnes à travers un média comme la BD. Le dessin noir et blanc est assez basique mais l’intérêt se trouve ailleurs.

27/07/2012 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Le Photographe
Le Photographe

Je rejoins l'avis de Mc Arthur concernant la "mise en route". J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans cette oeuvre ; le trait simpliste (surtout les fonds de cases) et certains enchainements de photos difficilement "lisibles" m'ont d'abord rebuté. Mais je voulais aller plus loin dans l'histoire. Concernant celle-ci, je dois dire que j'ai pris mon pied à suivre cette aventure, dont le côté humain est vraiment fort. On en ressort en ayant appris des choses, vu des évènements sous un certain angle qui ne nous est pas habituel et qui permet de remettre en perspective d'autres points. Contrairement à ce que dit Roedlingen dans son avis, j'ai apprécié cette neutralité, ce côté "découverte brute", effectivement l'auteur ne prend pas parti dans ce conflit, mais est-ce ce qu'on lui demande ? N'oublions pas non plus l'aspect géopolitique qu'il y a derrière, entre l'URSS de l'époque, grande méchante des années Reagan et les combattants afghans que les occidentaux ont armés, équipés, formés et qui quelques décennies plus tard sont passés de l'autre côté de notre miroir.... Et j'irai même jusqu'à dire qu'un reporter doit révéler des faits, pas les transformer au travers de son propre prisme. J'ai vraiment pris un grand plaisir de lecture. Une série à conseiller.

26/07/2012 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série La Dernière image
La Dernière image

J’ai découvert Gani Jakupi en lisant « Le Roi invisible ». Cette lecture, j’en garde un bon souvenir. Du coup, lorsqu’est paru l’album « La Dernière image » du même auteur, je n’ai pas pu me retenir de l’acquérir. Et ça tombe bien ! Parce que « La Dernière image » est une bande dessinée classée dans le « documentaire » et ce genre est l’un de ceux que j’affectionne le plus. Avant tout, il faut savoir que Gani Jakupi est originaire du Kosovo, il vit actuellement en Espagne et voulait être journaliste professionnel avant de s’intégrer dans le milieu du 9ème art. A la fin de la guerre au Kosovo et lorsque ce pays fut « géré » par la communauté internationale, Gani Jakupi fut invité par un quotidien à se rendre sur place avec un photographe prénommé « Domingo ». En fait, la raison principale pour laquelle le journal lui a proposé ce job : que Gani Jakupi leur raconte comment il a mené sa recherche pour retrouver sa famille portée disparue. Mais une fois sur les lieux, l’auteur va vite être désenchanté par le métier de journaliste… « La Dernière image » m’est apparue comme un témoignage assez intéressant sur l’état du Kosovo juste après la guerre. Cependant, il ne faut pas oublier que ce séjour fut l’occasion pour Gani Jakupi d’observer le comportement de ses confrères journalistes. Cette expérience va l’écoeurer à tout jamais de ce métier. Cette réflexion menée par l’auteur sur son job est –à mon avis- très passionnante. A travers son témoignage, on y découvre de nombreux travers du journalisme et tout cela, Gani Jakupi le fait en toute objectivité, en se remettant sans cesse en question et en y prenant beaucoup de recul sur ce qu’il a vécu là-bas. De nombreuses séquences assez poignantes et parfois dérangeantes agrémentent la bd, elles appuient avec justesse et avec raison les propos de l’auteur. Le graphisme de Gani Jakupi est assez particulier et très personnel. Dans cette bande dessinée, l’emploi du sépia est parfaitement justifié. En effet, sa mise en couleurs nous fait ressentir l’état de délabrement des villes du Kosovo et l’ambiance assez macabre dans laquelle vit la population. Les protagonistes sont facilement reconnaissables au premier coup d’œil. Contrairement aux autres réalisations de cet auteur, « La Dernière image » est un récit linaire et par conséquent facilement -à mon avis- compréhensible pour tous les lecteurs. En conclusion, « La Dernière image » m’est apparue être une bande dessinée qui vaut le coup d’être lue ne serait-ce que parce qu’elle se situe au Kosovo juste après la guerre. Mais surtout, parce que l’auteur nous montre avec talent les travers du métier de journaliste. Instructif et intéressant !

25/07/2012 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Y Le Dernier Homme
Y Le Dernier Homme

J’ai littéralement dévoré les 10 tomes de la série. Les personnages principaux sont intéressants. Le héros, avec son humour et ses angoisses existentielles, est particulièrement attachant. Les auteurs arrivent à traiter avec efficacité un thème prometteur. Action, narration et graphismes sont de bon niveau. Malgré tout, on pourra regretter que la série traine parfois un peu en longueur et certains personnages manquent de crédibilité (ninja ou agent secret). Une bonne série que je conseille.

25/07/2012 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Invention du Vide
L'Invention du Vide

Pour moi, « L’Invention du vide » est la meilleure bande dessinée ayant pour cadre la montagne que j’ai pu lire jusqu’à maintenant. Il suffit de contempler la page 52 du livre pour être convaincu de la beauté des planches réalisées par Nicolas Debon et surtout être saisi artificiellement et malgré tout par le vertige ! Et ça, c’est très fort de la part de l’auteur d’avoir réussi à me faire ressenti cette sensation du vide comme si j’étais en train de regarder un paysage montagneux au bord d’un immense ravin ! Chapeau l’artiste ! Bon, bien entendu, cet album nous présente de magnifiques dessins sur la montagne mais surtout il nous propose de partager la vie de trois alpinistes étrangers issus du club alpin britannique en quête d’exploits dans le massif de Chamonix au début des années 1880. Et c’est ainsi que le lecteur suivra les péripéties rocambolesques et à la limite de la folie de ces trois hommes. Ces alpinistes ? Ce sont Albert Frederick Mummery, Alexander Burgener et Benedikt Venetz qui vont entreprendre l’ascension de la célèbre et infernale « Aiguille du Grépon », une paroi de granite jusqu’ici réputée infranchissable. Et c’est ainsi que le bédéphile découvrira les nombreuses techniques d’escalade, il y verra aussi comment la vie quotidienne s’articulait dans Chamonix à cette époque où énormément de touristes anglo-saxons y venaient en masse contempler avec gourmandise la magnifique mer de glaces ou encore emprunter le train pour rejoindre cette vallée. Indéniablement, les fans d’histoire seront comblés en suivant les aventures de ces trois déjantés de l’alpinisme ! Et c’est ainsi que lecteur sera convaincu de la nécessité d’une bonne amitié et solidarité entre les membres d’une équipe pour affronter les pires difficultés. Dans « L’Invention du vide », nous assisterons à la préparation de cette expédition mais aussi, nous découvrirons les habitudes et autres maniaqueries de ces hommes ; le tout dans la bonne humeur puisque l’album comporte des séquences assez marrantes qui s’intègrent très bien au milieu des scènes de haute tension. Et que dire de la narration de cette bd ? En un mot : parfaite ! Je n’ai pas pu me décrocher de cette lecture avant la fin de la fin ! D’ailleurs, je n’ai eu aucun problème de compréhension dans l’enchaînement des séquences. Et puis, vraiment, je le répète : le coup de patte et la mise en couleurs sont particulièrement bien appropriés à ce scénario. Et en bonus : nous avons droit en fin d’album à un mini dossier sur ces trois alpinistes. Un gros coup de cœur !

25/07/2012 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien
La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien

Je suis toujours méfiant avec les recueils de nouvelles car ces dernières sont souvent de qualité très inégale. Mais là surprise, l’ensemble est relativement homogène. Les intrigues sont intéressantes et les graphismes des différents dessinateurs de fort bonne qualité. La BD se lit sans peine et avec beaucoup de plaisir. Ici pas d’action mais une succession de tranches de vie. Une bien belle découverte.

24/07/2012 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série L'Affaire des affaires
L'Affaire des affaires

N'ayant franchement jamais bien compris avant cela de quoi il était question et même si je n'étais pas passionné par le sujet, j'ai entamé la lecture de cette bande dessinée dans l'espoir qu'elle m'en apprenne davantage sur la fameuse affaire Clearstream dont finalement je ne savais que l'impact juridique qu'elle avait eu sur Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy. En cela, j'ai été un peu déçu par le premier tome qui n'est qu'introductif. On y découvre le métier de Denis Robert, sa vie familiale, on y survole les précédentes enquêtes sur lesquelles il a pu travailler en n'en gardant pas beaucoup plus d'informations que le fait qu'il aime à enquêter sur des "affaires" mêlant politique et finance. Ce tome m'a plu par son graphisme vivant et agréable que la série gardera jusqu'au bout et par sa narration simple et fluide. Par contre, son sujet tournant autour de la dénonciation d'un monde profondément corrompu et désespéré m'a un peu plombé le moral tandis que la vie professionnelle et intime du journaliste ne m'a guère captivé. Les choses sérieuses commencent dès le début du second tome. C'est là qu'on entend enfin parler pour de bon de Clearstream et que l'enquête commence. Et là, cela devient passionnant et instructif. Tout au long des tomes 2 et 3, on va découvrir ce dont il ressort exactement de la première affaire Clearstream, purement financière, puis de la seconde affaire Clearstream, celle qui a vu soudainement impliqués les noms de Sarkozy et de Villepin, celle qui est finalement bien moins cruciale à mes yeux mais qui a pourtant accaparé toute l'attention des médias. Le dernier tome, portant davantage sur les implications de cette enquête et notamment les nombreux procès qui en ont découlé notamment pour Denis Robert lui-même est un peu moins prenant mais reste intéressant. Et l'ensemble forme un tout indissociable et instructif. Une lecture qui vaut le coup, très bien menée tant sur le fond que sur la forme, où le média bande dessinée joue un véritable rôle et ne sert pas juste de support à des textes journalistiques.

24/07/2012 (modifier)