Les derniers avis (32085 avis)

Par Tetsuo
Note: 4/5
Couverture de la série Azimut
Azimut

Je vais me montrer un peu moins enthousiaste que les précédents avis. Juste un peu moins car j’ai eu dans les mains une bande dessinée d’excellente facture. Dessin superbe, univers loufoque, personnages attachants. On en apprend juste suffisamment pour comprendre les aboutissants de cette histoire. Ca j’aime, car du coup on reste dans le flou sur certain passage, qui ne sont pas essentiels à la compréhension de l’action, et qui auront surement une incidence dans le futur. Et même si on ne possède pas tous les éléments pour faire les raccords, l’enchainement est fluide. Néanmoins, c’est encore un peu confus pour un premier tome. Les théories du professeur Breloquinte sur la banque du temps demande des éclaircissements (qui vont arriver hein, je ne suis pas totalement bébête). J’espère sincèrement que la suite sera du même acabit, restera dans la même lignée, car des bons premiers tomes plombés par des suites navrantes ou décevantes, on en connaît pas mal. Si vous voulez du dépaysement et une histoire qui sorte de l’ordinaire, je ne peux que vous conseillez ce titre. Le dessin d’Andreae est vraiment superbe. Depuis ma découverte de MangeCoeur, j’ai un petit faible pour cet illustrateur. Il possède un trait bien particulier, avec 3 coups de crayons, il plante un décor finement ciselé, un personnage expressif, un jeu de cadrage… bref ses dessins sont toujours d’une grande lisibilité. Je me replongerai avec plaisir dans le tome 1 lors de la sortie de la suite. Et j’adapterai ma note à mon ressenti final (le 4 étoile marque quand même un grand plaisir de lecture par rapport à ce que j’ai lu dernièrement).

18/11/2012 (modifier)
Couverture de la série Punisher Max
Punisher Max

Purée que c'est bon. J'apprécie fortement la relecture par Aaron et Dillon des personnages emblématiques comme la Caid, Electra, Bullseye, Fury et de les rattacher à l'univers du Punisher. J'aime ce Punisher vieillissant, au bout du rouleau qui tente de continuer à faire son "job". Pas besoin d'être un exégète de l'univers Marvel pour rentrer dans ce cycle. Même un débutant peut s'y lancer. Contrairement aux comics qui s'éternisent jusqu'à épuiser le filon, ici 4 tomes forment une histoire complète avec une vraie fin. Beaucoup de gens n'aiment pas le dessin de Dillon mais pour ma part je l'apprécie beaucoup. Il y a beaucoup de personnes qui peuvent dessiner de telles horreurs sans foutre la gerbe. Aaron fait presque oublier Ennis sur ce cycle. Il est dans la parfaite continuité sans l'humour ennisien. Cela n'hésite pas à trucider des persos célèbres de l'univers Marvel. C'est l'intérêt de cet univers alternatif Max. Vraiment fun.

18/11/2012 (modifier)
Couverture de la série Texas Cowboys
Texas Cowboys

Très bon album selon moi et seconde excellente collaboration entre Bonhomme et Trondheim (je fais partie de ceux qui ont beaucoup aimé "Omnivisibilis"). C'est le deuxième hommage réussi cette année à un genre de cinéma bis (après le Lorna de Bruno). Texas Cowboys est moins fou et surtout moins cul que Lorna mais on sent le même amour du genre " film de série B " sauf qu'ici il s'agit de western. Personnellement j'adore les westerns, j'ai donc été conquis. Il ne faut pas s'attendre à être surpris par les histoires. On est en territoires connus pour les amateurs du genre. On a ici plusieurs scènes bien senties qui se croisent et s'entrecroisent pour former un ensemble à la fin. Le dessin de Bonhomme est toujours aussi bon et mention spéciael aux "couvertures" de chaque chapitre. Trondheim livre un bon scénario même si il n'est pas follement original. Tout est bien construit et bien mené. Des personnages forts se détachent (notamment Betsy). Il y a constamment une pointe de dérision qui est la bien venue. On est souvent à la limite de la parodie sans jamais y tomber. Il y a des scènes très réussies (ex : celles du Poker) et d'autres que j'aime moins (le scientifique blanc qui va apprendre la méditation chez les indiens. Est-ce pour faire un hommage au shamanisme à la Jodorowski ?). Trondheim s'inspire d'un récit déstructuré à la Pulp Fiction. Les multiples sauts dans le temps et changements de personnages sont parfois difficiles à suivre et j'aimerais être sûr qu'une lecture très poussée ne met pas en évidence des erreurs de continuité temporelle (mes 2 lectures ne m'ont permis de les voir). Je salue le format et l'aspect one shot que j'adore. Une suite est possible mais pas obligatoire. J’apprécie beaucoup le renvoi à Jonah Jamesson de Spiderman dans cet album. UN BON CRU 4/5

18/11/2012 (modifier)
Couverture de la série Le Singe de Hartlepool
Le Singe de Hartlepool

Pas facile de faire une critique de cet album sans trop en dévoiler. Moins vous en saurez sur l'histoire, meilleure sera votre plaisir de lecture. L'histoire se base sur une légende anglaise. Un singe mascotte d'un navire français s'échoue suite à un naufrage sur la côte britannique près du village d'Hartlepool. A partir de là, Lupano va mettre en place une tragi-comédie ayant pour sujet la bêtise et la cruauté humaine d'autant plus importantes qu'elles sont démultipliées par l'effet de masse. Lupano va pouvoir tirer sur tout ce qui bouge : intégrisme religieux, nationalisme exacerbé, peur de l'inconnu, etc. Là où l'auteur est fort comme à l'accoutumée c'est qu'il réussit encore une fois à partir d'un thème assez sinistre à faire une comédie. On ne rit pas à gorge déployée mais on sourit régulièrement face à tant de stupidité. C'est un vaudeville auquel on assiste. On croise des personnages savoureux (le vieux cul de jatte). Les personnes qui auraient pu stopper cette tragédie sont constamment éloignées du lieu du drame par le jeu du hasard. C'est en cela qu'on pense au théâtre. De plus, l'auteur réussit à émouvoir. Le final avec un renvoi à un personnage célèbre est aussi bien trouvé. La postface qui cite l'actualité récente d'Hartlepool est une réussite du genre. Le dessin est superbe pour un premier album. Moreau vient de l'animation et cela se sent à la fois dans le trait mais aussi dans le découpage. Il est très fort pour réussir les expressions faciales semi caricaturistes. Bref en ces temps où le monde s'enflamme contre un film stupide diffusé sur le net et où des idiots brûlent l'ambassade d'Allemagne car celle des U.S.A est inaccessible, il est bon de se faire une piqure de rappel de la connerie humaine. Cela ne date pas d'hier et je ne sais pas si c'est censé nous rassurer. 4/5

18/11/2012 (modifier)
Couverture de la série Maiwai
Maiwai

Voilà certainement la série manga la plus folle et conne du moment. Après le très angoissant et claustrophobe Dragon Head, Minetaro Mochizuki s'offre une récréation festive. Il épure son trait et son propos et décide de faire une pure bd de divertissement. Il utilise tous les poncifs du seinen et shonen et joue avec. Funako lycéenne experte en sport de combat et véritable garçon manqué dans la tête (mais pas dans son corps heureusement) vit seule avec son père. Elle hérite d'une carte au trésor léguée par son marin de grand père. Cette carte indiquant la banque légendaire des pirates va provoquer bien des convoitises. Elle va se battre avec des pirates puis se lier avec certains pour partir à la recherche de cette île. On va croiser des pirates portant des masques de catcheurs, des requins blancs géants, des cimetières de bateaux inexistants sur les cartes, des tempêtes et des bastons. Là où l'auteur fait fort c'est qu'il inscrit cet archétype de l'histoire de pirates dans le monde moderne créant ainsi une dichotomie entre le réalisme de l'univers et la folie des situations. De plus, l'auteur s'est amusé à utiliser tous les angles et situations possibles pour nous montrer la culotte de Funako. On peut aussi rajouter la poitrine. Je me marre et attend avec un plaisir coupable le tome 5 qui j'espère viendra plus vite que le tome 4. NOTE IMPOSSIBLE /5

18/11/2012 (modifier)
Par jc_denton
Note: 4/5
Couverture de la série Tirésias
Tirésias

Encore une BD découverte grâce à une belle édition intégrale (ce procédé à la mode qui a indéniablement pour but commercial de relancer des séries pas toujours si vieilles et oubliées, mais qui nous gratifie parfois de beaux ouvrages lorsqu'on ne possède pas les tomes originaux). Très bonne surprise que cette histoire, qui pourtant me laissait quelque peu dubitatif au départ, ayant peur que cette histoire de changement de sexe nous amène à des scènes trop abracadabrantesques. Cette impression première était renforcée par le dessin, qui oscille entre le plus ou moins réaliste, et le caricatural, notamment au niveau des visages. Mais en fin de compte, en présentant au début un certain détachement des personnages face aux situations, et même quelques pointes d'humour, l'histoire évolue vers quelque chose de plus sérieux voire dramatique, nous dévoilant une vraie tragédie grecque. Le personnage de Tirésias est beaucoup plus complexe qu'il n'y parait au début, et finalement l'évolution du caractère du personnage accompagne la réflexion du lecteur sur les sujets abordés, dont la différence hommes-femmes et l'homosexualité. Concernant le dessin, je dirais que celui-ci a un cachet "à l'ancienne" des plus agréables, je ne sais pas trop comment l'expliquer (je suis loin d'être un expert en technique de dessin). Peut-être est-ce le fait que certaines cases soient envahies par une seule couleur dominante, seul le trait dessinant les contours, faisant se fondre les paysages et les personnages ; ces cases étant juxtaposées à d'autres plus classiques et détaillées non moins belles. Le choix des couleurs est parfois étonnant (je pense notamment au chat un peu jaune, page 66 de l'édition intégrale, dont la couleur ne semble pas naturelle, mais nous propose finalement une belle composition de couleurs). Une BD plutôt originale donc à découvrir.

18/11/2012 (modifier)
Par jc_denton
Note: 4/5
Couverture de la série L'Etoile du Désert
L'Etoile du Désert

J'ai découvert cette bande dessinée avec son édition intégrale, dont le principal atout n'est pas tant les quelques croquis à la fin, mais plutôt son dessin et ses cases généreuses qui se prêtent bien au grand format. Déjà fan du dessin de Marini depuis Le Scorpion (et un peu moins dans Les Aigles de Rome, je ne sais pas pourquoi), c'est surtout la colorisation que je trouve splendide : elle réussit à insuffler à chaque scène sa propre atmosphère. Et quelle atmosphère ! On est ici dans le western bien crade et glauque, pas chez John Wayne. Ce qui fait que le personnage principal, sosie parfait de Sean Connery et de sa classe crépusculaire, détonne quelque peu dans ce monde qui n'est pas sans rappeler la géniale série télévisée Deadwood. Le début de l'histoire nous met d'ailleurs plutôt mal à l'aise, avec ce personnage cynique et dont l'attitude ne nous incite pas à l'empathie. On suit donc cette quête de vengeance avec un certain intérêt mais dont on se dit qu'elle n'a finalement rien d'original. Heureusement la révélation finale vient relever le niveau de l'histoire, car plutôt inattendue pour ma part. On a donc là une bande dessinée plutôt intéressante et quelque peu dérangeante, à ne pas mettre en toutes les mains, la violence y étant crue et omniprésente.

18/11/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Saison brune
Saison brune

Je n'avais aucun a priori en commençant cette longue lecture sur les dangers que représente le réchauffement climatique. Il s'agit d'une démonstration alarmiste tout à fait orientée qui vise à démontrer que le réchauffement climatique et l'augmentation dramatique de gaz à effet de serre sont directement liés à l'activité humaine. A noter que les arguments de l'auteur s'appuie sur des données scientifiques récoltées pour le compte du GIEC. Nous sommes d'ailleurs noyés de données qui peuvent d'ailleurs se contredire. Ce sujet mérite de la réflexion et non une acceptation pure et simple d'un parti pris. L'auteur reconnaît que le mécanisme n'est pas aussi simpliste que cela. En 1940, le taux de CO2 était supérieur à ce qu'il est aujourd'hui. Le GIEC a perdu sa raison en abandonnant sa réserve et a utilisé des méthodes de calcul qui allaient toujours dans son sens. Or, l'auteur s'appuie essentiellement sur cette donnée peu rassurante sur l'avenir de la planète. D'ailleurs, 31000 scientifiques parmi lesquelles des prix nobels ont signé une pétition, la fameuse Oregon Petition, pour indiquer qu'ils étaient sceptiques sur la réalité d'un réchauffement climatique exceptionnel, sur son origine humaine ou encore sur le fait qu'il ait des conséquences négatives. Parmi les réactions : «le GIEC fonctionne en circuit clos, il n’écoute pas les autres. Ses membres manquent de largeur de vue. Bref, pour eux, tout cela relève de la plus grave supercherie qui fait honte à la science («l'arnaque du réchauffement climatique est la fraude pseudo-scientifique la plus grande et la plus réussie jamais vue de toute ma carrière de physicien » déclare Harold Lewis). Maintenant et ceci dit, nous devons tout faire pour lutter contre la pollution. C'est un fait : l'homme pollue et détruit la nature. Cependant, est-il plus efficace que le soleil en matière de réchauffement ? Voilà l'interrogation. Cet ouvrage a le mérite de nous poser des questions et d'entraîner la réflexion. L'auteur fait une démonstration plutôt brillante. Je reconnais là son talent. L'oeuvre est en soi très intéressante.

17/11/2012 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Chose Perdue
La Chose Perdue

Incroyable qu'il ait fallu attendre 13 ans pour voir ce petit bijou (originellement paru en 1999) débarquer en France. Shaun Tan est principalement connu chez nous pour sa bande dessinée Là où vont nos pères, mais il a également réalisé de nombreux « picture books » (livres illustrés) lors de sa longue carrière d'illustrateur. « La chose perdue » est sans doute l'un de mes préférés. L'histoire est remplie de symbolisme, invite à la réflexion et titille les sens. Chaque lecteur s’en fera sa propre interprétation, ce qui je pense était le but de l’auteur. J’y ai personnellement vu une fable sociale un peu cynique parlant de renfermement sur soi-même, mais également positive et humaine, avec ce personnage prenant sur lui pour aider cette « chose » à trouver sa place dans notre société. La narration est à la frontière entre le livre illustré (textes en voix off) et l'art séquentiel (enchainements de cases). L'album se lit assez rapidement, mais on y replonge facilement, ne serait-ce que pour admirer les illustrations. Le dessin est magistral, regardez-moi ces planches, ces compositions, ces couleurs, et surtout ce style reconnaissable entre mille, entre collage de photos et dessin traditionnel. L'adaptation en film d'animation est une réussite, et a d'ailleurs gagné l'Oscar du meilleur court métrage en 2011. Ce dernier est inclus dans la VF sous la forme d'un DVD bonus... Vraiment sympa, j'ai personnellement lu l'album en VO, et j'ai dû débourser 5 euros pour télécharger le film sur iTunes. Coup de chapeau à l'éditeur ! Je vous encourage vivement à découvrir ce superbe album. Filez aussi lire notre interview de Shaun Tan.

17/11/2012 (modifier)
Couverture de la série Tabou
Tabou

Très beau dessin. Une histoire bien rythmée et une fin qui sonne très juste, bien que très simple. Un bon policier qui se construit autour de plusieurs histoires, ce qui amène un peu de complexité à la lecture. J'ai apprécié la vision dérisoire, absurde ou futile des choses (un chapeau, une cravate...) et la façon d'y chercher une logique même aberrante pour se rassurer, pour croire comprendre. Très bonne lecture.

17/11/2012 (modifier)