Les derniers avis (32076 avis)

Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série The Grocery
The Grocery

AHhhhhhhhhhhhh ! LA VOILA, la bonne surprise de ce début d'année !!! Merci Jetjet pour ton avis sur cette série qui avait su me mettre l'eau à la bouche et titiller ma curiosité. Un tour sur le stand Ankama à Angoulême pour voir ce que nous réservait le Label 619 a fini de me décider : me voilà reparti avec le tome 1 de "The Grocery" sous le bras ! Et c'est du tout bon, du tout cuit... ou plutôt du tout cru ! Car derrière cette première fausse impression de dessin pour gamin, ça balance sévère derrière ! Etrange mais EXCELLENT parti pris graphique que celui choisit par Guillaume Singelin. Lui qui m'avait accroché mais pas emballé dans le premier récit de Doggybags, m'a ici laissé sur le cul ! J'ai ADORE son graphisme simple, nerveux, expressif et faussement naïf qui tranche, contraste et accentue les péripéties (doux euphémisme) de notre bande de potes. Ici, fi du manichéisme ! Les personnages sont entiers mais pas caricaturaux. Pas de ligne blanche (un rail ou deux à la rigueur...) infranchissable, plutôt des lignes pointillées entre lesquelles chacun slalome tant bien que mal pour échapper à l'ennui, sauver sa peau ou reconquérir ce qu'il a perdu. La guerre des gangs reprend du service, mais d'une façon des plus originales ! Ajoutez à cela, une trame sociale de l'Amérique dissolue actuelle, où pointent en ligne de mire les conflits armés et le système économique des subprimes qui laissent sur le carreau une frange non négligeable de la société américaine, et vous obtenez en filigrane de cette histoire déjantée, un cliché à vif de l'Amérique actuelle. Bravo à Aurélien Ducoudray qui nous tisse ici une histoire pour l'instant très bien ficelée et qui nous mets plus qu'en appétit pour une suite que j'attends plus qu'avec impatience ! Alors si comme moi Mutafukaz vous a fait délirer, je ne peux que vous conseiller cette nouvelle série de chez Ankama, qui s'annonce tout aussi originale, efficace, déjantée et délirante ! A lire impérativement pour les amateurs du genre ! ****Lecture du tome 2**** Et c'est reparti pour un tour ! Angoulême, le retour, avec dans mes sacoches le second tome de "The Grocery" sorti là-bas en avant première ! Petit périple des plus intéressant, car il fut l'occasion d'un interview de Run et Guillaume Singelin (bientôt en ligne sur votre site préféré :p), qui m'a permis d'encore mieux apprécier le travail de nos bargeots de service. Car après un premier tome des plus percutant, restait à transformer l'essai... Et c'est haut la main que ce deuxième opus remplit son office en déroulant tranquillement et balayant large devant son passage : home run finger in the noze en vue ! (Bon, j'm'emballe un peu, mais y'a de quoi !) Le duo Ducoudray Singelin prends de l’assurance et monte en puissance ! L’histoire avance, rivée sur les rails d’une narration toujours aussi fluide, cinglante et efficace, et nos personnages s’étoffent au fil des pages en prenant de la profondeur. Bref, on n’est pas déçu ! Surtout que les nouveaux venus dans cette danse autour de ce corner ne font pas non plus dans la dentelle ! Le dessin de Guillaume Singelin toujours aussi mordant et original s’impose tranquillement. C’est impressionnant l’expressivité que ses gueules de Muppet arrivent à dégager ! Et le contraste entre ce dessin faussement simpliste et ce récit violent n’en est que plus marqué. Du tout bon ! Bref, le seul problème avec ce genre de BD, c’est qu’on est maintenant bon pour baver quelques temps avant d’avoir une suite à se mettre sous la dent. Attention, la méta’ de The Grocery, c’est de la bonne, tu tombes accroc direct !

09/02/2012 (MAJ le 22/02/2013) (modifier)
Par jul
Note: 4/5
Couverture de la série La Caste des Méta-barons
La Caste des Méta-barons

Bon je m'attaque uniquement à des oeuvres cultes mais il faut bien que je chronique ce qu'il y a dans ma collection. Donc aujourd'hui c'est "La caste des méta-barons", série phare et culte de Monsieur Jodorowsky et de Monsieur Gimenez. Jodorowsky je suis fan. Ses bds, ses films et sa personne avec ses qualités et ses défauts. Il peut me gonfler mais je lui pardonne comme à un vieil ami. Donc " La caste ..." est un spin-off ( rip-off ?) du personnage du méta-baron de l'incal. Il en a fait une espèce de tragédie antique spatiale, une espèce d'arbre généalogique de ces samourais "steampunk" du futur. J'ai tout dabord lu en même temps les 3 premiers tomes que j'ai adorés (surtout le 2 et le 3). Le 2 est un des meilleurs de la série, voire le meilleur carrément. J'adore tout particulièrement les mutilations et autres tortures volontaires (qui deviendront la marque de fabrique de la série). C'est gore, imaginatif et tragique, du Jodo quoi ! Puis après j'ai acheté à leur sortie, le 4 puis le 5 et ainsi de suite ... jusqu'à la fin de la série. Il y a une légère baisse de qualité vers le 5 et le 6 mais ça s'améliore sur la fin. Le problème de Jodorowsky c'est qu'il va trop vite en besogne (un peu comme Aleph Tho, une de ses moins bonnes séries même avec les superbes dessins d'Arno) et qu'un tome c'est assez court pour raconter la vie entière d'un méta-baron. Donc parfois ça s'enchaine trop vite (un combat, une guerre galactique, un mariage, une planète qui explose ... en 5 pages). Donc une série qui aurait du faire 16 tomes plutôt que 8. Le dessin de Gimenez ... bah c'est du Gimenez. Il peut paraitre daté mais à l'époque c'était le top du top. Les armures, les vaisseaux spatiaux, les moments gore très graphiques, les quelques monstres ... Mortel et très impressionnant. Les personnages manquent peut-être un peu de sensibilité (dans le fond et dans la forme du trait) mais merde ce sont des samourais (même les nanas c'est dire) pas des tapettes. Donc ça va. Un petit point qui m'a toujours exasperé : les 2 robots débiles omniprésents dans la série. Narateurs et acteurs. Ils m'ont toujours "cassé mon trip" avec leur langage et leurs mots de robots rigolos. On n'est pas dans Ulysse 31. Et bien si. En même temps avec Jodo il y a souvent ce coté "Ulysse 31 " ( l'Incal ). Mais là c'est vraiment mais vraiment) lourdingue. Donc "La caste des méta-barons" : ****

22/02/2013 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5
Couverture de la série Pest
Pest

Avant tout, un petit mot de remerciement aux auteurs pour avoir fini cette série, comme il est communément dit, vaut mieux tard que jamais et ça valait le coup d’attendre. J’enchaine directement sur ce qui fâche et on en parle plus, car il n’y a eu guère qu’une seule chose qui me soit restée en travers, et la voici : fallait-il que le mot « sperme » et le « petit bout de plastique sur la bistouquette » viennent se poser sur cette B.D. comme deux vilaines taches, d’où mon interrogation, cette B.D. a-t-elle pour but d‘éduquer les ados ? Ça m’a foutrement (mot de circonstance) agacée et c’est pratiquement tout ce qui m’empêche de mettre la note maximale à cette série, que je trouve en dehors de ça parfaite à tous les niveaux. Le scénario est au poil, je le trouve d’ailleurs très équilibré, chaque chose arrive en son temps, aucune lenteur ou précipitation ne viennent perturber le rythme de l’histoire. L’humour et le drame sont bien dosés, juste ce qu’il faut pour ne pas tomber dans la balourdise ou la dramaturgie larmoyante. Les personnages sont variés, certains sont attachants d’autres de vraies têtes à claques, mais aucun ne laisse indifférent. Le suspense est bien mené, on peut supputer un tas de choses, mais sans forcément tomber sur le dénouement, qui clôt merveilleusement l’histoire. Graphiquement il n’y a rien à redire, même en cherchant bien et en passant les planches à la loupe, il n’y a pas de fausse note. Le trait fin est délicieux, et les couleurs ne le dénaturent pas, elles sont peut-être un tout petit peu plus appuyées sur le second tome, mais la différence est minime. Il y a suffisamment de détails pour enrichir le visuel sans l’alourdir, c’est beau, reposant et le dépaysement est total, on rentre d’emblée dans ce monde grâce au coup de crayon net et précis de Bouillez. Après le succès de Le Phalanstère du bout du monde et sans aucun doute de Pest, à quand une autre collaboration messieurs ?

22/02/2013 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5
Couverture de la série Superman - Les Origines (Droit du Sang)
Superman - Les Origines (Droit du Sang)

Superman – Les origines est un bon divertissement. L’album reprend l’histoire depuis le début, sur Krypton, où Kal-El est envoyé sur terre par ses parents, certains que leur planète est vouée à la destruction totale. S’en suivent quelques chapitres assez sympas, où notre super-héros est confronté aux conséquences de ses actes et aux regards des autres. L’historique du personnage et son background sont bien mis en place. C’est assez dynamique et bien rythmé même si cela reste classique. Au niveau dessin, c’est bien réussi en général. Le trait est assez caractéristique et n’est pas exceptionnel mais reste tout de même de bonne facture. Bref, l’album est plaisant et l’édition est de bonne qualité. Il s’agit d’une excellente introduction au personnage. Même si c’est assez « cliché », c’est réussi.

21/02/2013 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Kongo
Kongo

« Kongo » est une biographie de Joseph Conrad, auteur britannique d’origine polonaise renommé, qui a notamment publié « Au cœur des ténèbres » en 1899. Ce bouquin ne vous dit peut-être rien, mais il a pourtant été souvent adapté en films (« Apocalypse Now » de Coppola !), séries télé, pièces de théâtre et même jeux vidéo. L’histoire du bouquin est basée sur un voyage traumatisant effectué par l’auteur au Congo, et c’est ce voyage que nous raconte cette BD. Les thèmes centraux sont bien entendu les véritables enjeux de la colonisation du Congo par la Belgique, et surtout la bêtise humaine. Vraiment quelle macabre défilé. Entre la bêtise violente des envahisseurs et les sauvageries des tribus locales (sacrifices rituels, guerres entre tribus), on s’accroche avec peine à l’idéalisme de Konrad : la colonisation, oui, mais à condition qu’elle soit noble. Il pensait participer à « l’émancipation » d’un peuple, mais se retrouve au milieu d’un pillage de ressources organisé et de massacres de « nègres ». Edifiant. Il sera rapatrié en Angleterre après quelques semaines seulement, malade des fièvres africaines, mais surtout traumatisé à vie. Tout un programme ! Un petit documentaire en fin d’album vient d’ailleurs éclaircir de nombreux points sur la vie de l’auteur et sur cette période sombre de l’histoire belge. Le dessin en noir et blanc est absolument magnifique, élégant et détaillé au possible, même si un peu de couleur aurait selon moi transcendé certains paysages congolais. Un album passionnant !

21/02/2013 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Derniers corsaires
Les Derniers corsaires

Je m’attendais à lire un récit historique mais je me suis surpris à y trouver un intérêt bien plus grand qu’escompté. J’ai été littéralement happé par cette histoire hors norme d’un sous-marin anglais durant la seconde guerre mondiale. Le récit est une mine d’informations sur la vie à bord et sur les tactiques d’attaques. Mais à côté de cette rigueur des faits, il y a une aventure humaine bien contée avec, en haut de l’affiche, deux personnages typés : le capitaine expérimenté et son second gaffeur (Walter Woolf en l’occurrence). L’humour est aussi présent par touches parcimonieuses sans venir dénaturer la gravité des faits. Bref, voici un one shot qui a non seulement du corps mais également une âme. L’album se termine par des lettres du capitaine Woolf qui donne des éclaircissements sur la disparition du sous marin Thorn qui est longtemps resté une énigme. A noter que j’ai la première édition. Non pas que j’y accorde de l’importance. Je trouve simplement la couverture superbe (contrairement à sa réédition). A découvrir !

21/02/2013 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Markheim
Markheim

A force de traduire le catalogue d’auteurs Italiens, Toppi en tête, on en oublierait presque que Mosquito publie aussi des nouveautés. « Markheim » (a priori aucun lien avec la nouvelle éponyme de Robert Louis Stevenson) est un one-shot réalisé par deux géants de la BD franco-belge. On ne présente plus Rodolphe (L'Autre Monde entre autre), mais l’œuvre de Philippe Marcelé est malheureusement beaucoup moins connue. Ce dernier avait d’ailleurs déjà travaillé avec Rodolphe sur Gothic. « Markheim » propose une histoire onirique construite sur un concept intriguant : un personnage jeune rêve qu’il est vieux, et le vieux rêve qu’il est jeune. Où se situe la réalité ? Qui rêve l’autre ? Je me garderais bien d’en dire plus, mais sachez que plus l’intrigue avance, plus on y voit claire, jusqu’à un final extrêmement bien vu. J’ai trouvé la lecture stimulante et jubilatoire, impossible de reposer l’album (enfin l’iPad sur le coup) avant de l’avoir terminé ! L’histoire elle-même n’est pas en reste et nous présente un pays (d’Europe de l’Est ?) où une guerre est sur le point de débuter (ou qui fut gagnée il y a longtemps, en fonction du « point de rêve »). L’univers mis en place est intéressant, même si l’intrigue reste simple et se focalise surtout sur le personnage central. Le graphisme en noir et blanc de Marcelé est magnifique, je vous laisse admirer les planches dans la galerie. Une histoire qui m’a beaucoup marqué, j’ai fini ma lecture hier soir, et j’y repense beaucoup depuis. Un coup de cœur !

21/02/2013 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Bon Endroit
Le Bon Endroit

Pour ne pas laisser JBT900 seul 10 ans de plus, voici mon avis sur ce one shot. La première vignette donne le ton. Cette bd se veut décalée jusqu’au bout. Vanoli, c’est un style. A y regarder de près, son dessin déformé est laid. Mais il y a "laid" et "laid". car son trait dégage un certain esthétisme qui hypnotise le regard. Bref, Vanoli prouve qu'on peut faire du travail intéressant avec du moche. Mais l’identité graphique ne fait pas tout. L'auteur propose un road movie résolument moderne dans sa construction et le ton employé tout en ancrant son récit dans le Japon féodal, raison du décalage évoqué plus avant. L’ensemble fonctionne et est même particulièrement jouissif. Il n’y a pas vraiment de début ni de fin. Juste une tranche de vie partagée par des compagnons de route très différents. On se rencontre, on vit un bout de chemin ensemble puis on se sépare (et on déconne entre temps). Chacun sa route, chacun son chemin ... Certainement le meilleur Vanoli qui m’ait été donné de lire !

21/02/2013 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Le Nao de Brown
Le Nao de Brown

Deux avis 5/5 passionnés suivi d’un cinglant 1/5, il n’en fallait pas plus pour attiser ma curiosité. J’ai immédiatement commandé cet album du britannique Glyn Dillon, fils du grand Steve Dillon (dessinateur de Preacher et Punisher entre autre). Et le moins qu’on puisse dire c’est que le fiston ne va pas se morfondre dans l’ombre du papa : non seulement il se positionne sur un créneau différent, mais surtout la qualité est au rendez-vous ! « Le Nao de Brown » est un roman graphique racontant le quotidien de Nao, jeune anglaise vivant à Londres et souffrant de violentes obsessions morbides (par exemple en voyant une femme enceinte elle imagine planter un couteau dans son ventre, puis se torture mentalement, se demande quelle personne ignoble imaginerait une chose pareille). Le sujet peut sembler sombre, et certains passages sont effectivement durs et poignants, mais l’humour est aussi très présent. La mise en scène pour orchestrer la rencontre avec Gregory, puis la rencontre elle-même, sont à mourir de rire, de même que les anecdotes croustillantes de son collègue Steve. Graphiquement, c’est magnifique. La couleur rouge omniprésente (jusqu’à la tranche du bouquin) donne vraiment un cachet à l’album, et les planches sont très jolies. Deux bémols en ce qui me concerne : le conte asiatique qui vient se greffer sur la trame de base est certes joli, mais je n’en ai pas bien compris la signification. Contrairement à d’autres lecteurs je n’ai pas réussi à faire le lien entre les deux histoires. Je dois être trop terre-à-terre. Et puis j’ai trouvé la fin un peu confuse. J’ai dû la relire deux fois, puis demander des précisions sur le forum. Ça casse un peu la magie. C’est d’autant plus dommage que cette fin est très belle. J’ai néanmoins passé un excellent moment de lecture. Les déboires de Nao m’ont énormément touché, le ton est juste, l’auteur a parfaitement dosé les différents ingrédients de son histoire.

20/02/2013 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série David, les femmes et la mort
David, les femmes et la mort

La vache ! Ce n’est pas croyable les frissons que j’ai eus en terminant ma lecture de « David, les femmes et la mort ». Ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé en lisant une bande dessinée ! Ok, il y a le sujet qui n’est -pour ainsi dire- pas vraiment gai : ça parle de la maladie du cancer attrapée par David. Ce qui est assez émouvant avec ce récit, c’est qu’on se dit que ça va passer, que ça va aller mieux pour David et puis… je vous laisse découvrir cette histoire mais ça m’a donné froid au dos ! Ce qui assez touchant aussi dans cet album, c’est que le lecteur est invité à suivre les réactions de ses proches et il y en a de quoi dire : l’aînée de ses filles accouche au moment où il apprend qu’il a le cancer, la deuxième passe de plus en plus son temps avec son père, sa femme tombe peu à peu dans la dépression face au mutisme de son mari… On pourrait croire que tout ça a été mis en place pour nous faire volontairement arracher des larmes mais non, il y a une part réelle dans ces réactions, tellement réelle d’ailleurs que je me suis dit « Merde, à quoi bon ? C’est ça aussi la vie : dure, intraitable, parfois injuste mais à quoi bon de pleurer… ». Cette bande dessinée comporte de nombreux passages poignants qui ne m’ont pas laissé insensible. Cependant et c’est là le gros reproche que je fais à cette bande dessinée : Pourquoi ce récit se situe t-il en Allemagne ? Parce que l’euthanasie n’y est pas autorisée. Ok, là tout va bien sauf que Judith Vanistendael habite en… Belgique et l’euthanasie y est légalisée. En conclusion, cela me fait dire que l’auteure a une forte opinion sur la question et qu’elle nous tente à travers son récit très dramatique d’influencer nos avis vers une légalisation de l’Euthanasie. Du coup, j’ai eu la désagréable sensation d’avoir été berné par Judith Vanistendael. Ce dessin n’est pas vraiment ce que j’aime le plus dans la bande dessinée mais il est expressif et s’avère adapté au scénario. En fait, c’est sa mise en couleurs qui m’a le plus enthousiasmé puisqu’elle s’accorde très bien avec l’intensité dramatique de chaque séquence. Par sa construction, sa présence de scènes très fortes et sa narration fluide, « David, les femmes et la mort » m’a scotché lors son feuilletage. J’ai été happé par la réaction de tous les membres de la famille face au drame que vit David. Reste que j’ai eu le sentiment d’avoir été un peu dupé par l’auteure… et ça, ça a du mal à passer.

20/02/2013 (modifier)