Les derniers avis (32073 avis)

Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Orignal
Orignal

Cet album raconte quelques jours du quotidien de Joe, un adolescent persécuté par ses camarades de classes. Enfin surtout par un. Et d’une manière toute simple mais terriblement efficace, on comprend que ce garçon vit un enfer. Ses journées ressemblent à de tels cauchemars qu’il ne veut plus aller à l’école ni prendre le bus. Il invente toutes les excuses possibles pour y aller à pied, arriver en retard, sécher les cours… Bien sûr il cache à tout le monde son calvaire et il souffre en silence. Voilà le sujet de cette histoire. Cela pourrait être un fait divers comme il doit en arriver dans à peu près toutes les écoles ou tous les quartiers. Mais on s’attache à ce garçon. Il est vraiment touchant, sa situation fait mal à voir. On a envie de l’aider, envie qu’il se sorte de ça. Envie de baffer le petit con qui le persécute. Bref ça touche une corde sensible. Du noir et blanc, un trait faussement naïf et faussement adolescent renforcent la cette simplicité et le côté émouvant du récit. Le final est assez ouvert, en général je n’aime pas trop ce genre de conclusion, mais là c’est très efficace et ça laisse à la fois une note d’espoir tout en appuyant encore la cruauté liée à l’innocence des enfants. Une fin que j’ai trouvée belle et brutale. Avec ce petit format souple cette BD risque, hélas, peut-être de passer assez inaperçu sur les rayons des librairies. En connaissant l’histoire je ne sais pas quels sentiments seront générés par une seconde lecture. En tout cas après la première on pense encore à cette histoire qui pourrait arriver au coin de chez nous. Plus cela trotte dans ma tête et plus je me dis que j’ai apprécié cette lecture.

20/05/2013 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Cézembre
Cézembre

Cézembre est une île côtière située en baie de Saint-Malo. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, elle fut largement fortifiée par les Allemands et résista en août 1944 aux troupes américaines lors de la libération de Saint-Malo. Elle subit pendant plus de 3 semaines un bombardement intensif, tant aérien, maritime que terrestre, dont l'île garde encore les stigmates aujourd'hui. La ville ne sera pas non plus épargnée puisqu'elle sera détruire à 80%. C'est cette histoire ainsi que la résistance des habitants de Saint-Malo qui nous est contée. J'avoue avoir beaucoup aimé le premier tome de ce diptyque qui renoue avec les belles histoires de la collection "Aire Libre". Il y a 70 pages qui vont nous faire vivre une véritable aventure au travers de la quête de personnages tantôt résistants, tantôt collaborateurs. On apprend beaucoup de choses sur ce passage un peu méconnu de la Seconde Guerre Mondiale. J'ai également beaucoup apprécié ce dessin coloré où fourmillent les détails pour rendre les scènes réalistes. Le dessinateur de Golden City s'est lancé en solo dans un projet très abouti. On est réellement conquis par l'histoire de ces jeunes gens ainsi que par les décors bretons. Il a su donner à la ville de Saint-Malo un véritable premier rôle sans se perdre dans le classicisme du genre. Une réussite pour moi qui va au-delà de la moyenne.

20/05/2013 (modifier)
Couverture de la série Poncho et Semelle
Poncho et Semelle

Je ne sais pas trop pourquoi j'ai pris cette bd, pourtant classée au rayon "jeunesse", rayon que je lorgne assez peu en général. D'autant que j'ai lu le tome 3 et que la couverture de ce tome est parfaitement ratée à mon avis. Les chemins qui mènent aux belles surprises sont impénétrables et c'est peut être tant mieux. Cette bd loufouque est franchement réussie, en clair : je me suis bien bidonné !

16/05/2013 (modifier)
Couverture de la série Jindol et moi
Jindol et moi

J'ai pris cette bd d'abord pour les dessins auxquels j'ai tout de suite accroché. J'aime beaucoup le côté bancal mais parfaitement cohérent et trouve les planches simples mais bien équilibrées, bref, jolies comme tout. En démarrant je trouvais ces petites histoires un peu étranges, assez peu accrocheuses, mais sympathiques. Ce qui m'a amené évidemment à poursuivre cette activité géniale : tourner des pages. Et très vite je me suis retrouvé à me lire quelques histoires par soir, en me retenant, volontairement, de ne pas en lire trop afin d'en avoir pour le lendemain. L'auteur(e) a une vision assez originale de ce qui l'entoure. En plus le côté "culture que je ne connais pas du tout" (elle est coréenne) a ajouté beaucoup d'exotisme et me donne bien envie d'aller faire un tour par là bas. Moi, je vous recommande cette bd.

16/05/2013 (modifier)
Par maelle
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Freaks' Squeele - Funérailles
Freaks' Squeele - Funérailles

Etant fan de la première heure de la série mère, et particulièrement emballée par les dessins de Florent Maudoux, je me suis jetée sur cette BD (quelle couverture aussi...). Contrairement au spin off Rouge, du même auteur, mais pas du même dessinateur, Florent Maudoux reprend ici ses crayons, et nous offre une très belle BD. On ne retrouve pas le même volume de pages que dans Freaks' Squeele, mais l'histoire est très dense et il n'y a aucun temps mort. Tout en couleur cette fois, les dessins sont très beaux. L'atmosphère est assez pesante, pleine de préjugés, de complots, de trahisons, de violence. J'ai bien aimé la cité inventée par Maudoux pour placer son histoire, espèce de cité décadente avec un système de classe fondé sur l'apparence physique des gens à leur naissance. Apparence déterminée par la force du foetus in utéro... Le principe me plait bien, on reste dans un esprit un peu décalé par rapport au monde réel, tout en gardant des contacts avec celui-ci. Funérailles et Scipio étant deux des personnages les plus intéressants de la série mère (on ne sait ni par quoi ils sont motivés, ni ce qu'ils veulent, on ne sait pas d'où il sortent..) je vais continuer à suivre cette série de près! Ce spin off colle bien à l'esprit de la série, et j'ai hâte de voir le tome 2 sortir, au vu du dessin de couverture présenté à la fin du tome 1!! La qualité de l'histoire me donne même envie de faire abstraction des dessins de la série Rouge... Seul petit bémol pour moi, la mère de scipio et la copine de prétorius à la fin qui ont des petits airs de ressemblance avec Xiong Mao et sa mère...

16/05/2013 (modifier)
Par jul
Note: 4/5
Couverture de la série Bonjour les Indes
Bonjour les Indes

Une œuvre commune de dodo, Ben Radis et Jano qui m'a fortement marqué dans ma jeunesse, et que j'ai parcourue et lue une multitude de fois. Ce n'est pas vraiment une bd, c'est un recueil d'illustrations (humoristiques ou pas) et de textes (beaucoup) sur un voyage en Inde entrepris par les auteurs (dessin à 3 mains). C'est très dense, coloré et vraiment passionnant. Les auteurs nous détaillent leur fabuleux voyage en Inde, à l'aide de thèmes (les hôtels, les transports, la rue...), d'anecdotes (assez croustillantes, drôles et même parfois en dehors du circuit touristique (lépreux, prostitution, joints...), de "cartes postales" dessinées (magnifiques), de petites bds, ou même de mini-jeux. C'est vraiment bien vu et surtout magnifique graphiquement. Ben Radis, Dodo et Jano s'éclatent vraiment sur toutes les pages (les typos, les textes dessinés, les dessins extrêmement détaillés, il y en a partout). Ils retranscrivent magnifiquement toutes les couleurs et la magie de ce pays et cela sans nous épargner les aspects les plus sordides (mais qui font partie de ce pays). Heureusement l'humour est omniprésent et on ressent vraiment l'amour qu'ont éprouvé les auteurs pour ce pays.

15/05/2013 (modifier)
Par kanibal
Note: 4/5
Couverture de la série Tony Corso
Tony Corso

Une bonne surprise, ce Tony Corso. Ses enquêtes sont rondement menées, le tout distillé avec de très bonnes répliques. Le personnage prend de l’étoffe. Au fil des albums, il nous fait voyager dans d'autres destinations. On ne reste pas uniquement sur la Côte d’Azur, ce qui évite le 'bling-bling champagne' à longueur d'album. Tony Corso m'a fait penser au héros de Tsukasa Hojo pour son côté décontracté, sa bonne mine et son dur passé, bref... une bonne lecture.

15/05/2013 (modifier)
Par pol
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Black Stone
Black Stone

Quel plaisir de lire une nouvelle série du duo Corbeyran / Chabbert dont le travail m'avait enthousiasmé dans Uchronie[s] - New Byzance. A nouveau je suis sous le charme du dessinateur dont le style est toujours aussi agréable. Finesse de trait, qualité des cadrages, multitude de détails dans les décors, les points forts du dessin sont nombreux. Dès les premières pages on est happé par cette histoire et son ambiance. On plonge dans ce Paris et ce Londres rétro avec bonheur. L'histoire n'est pas en reste. Elle prend place dans le milieu de la magie et de l'illusion. Tout commence par des petits tours de rues et des spectacles dans de petites salles sans envergure. C'est assez original et accrocheur. En tout cas l'alchimie est là. Car après l'introduction de rigueur qui permet de découvrir les personnages, il suffit d'un évènement mystérieux pour faire décoller l'intrigue. En l’occurrence il s'agit de l'étrange disparition d'un petit garçon durant un tour. L'atmosphère est volontairement ambigüe entre magie et fantastique. On ne sait pas où cette histoire va nous mener. On se laisse porter par l'ambiance, l'intrigue, le dessin, bref par tous ces éléments qui se mélangent à merveille. Au final un premier tome prenant, l'histoire est efficace et se lit d'une traite. Vivement la suite. tome 2 Le second tome est dans la parfaite continuité du premier. On retrouve la même ambiance qui donne tout son charme à cette série. Graphiquement j'aime toujours autant le travail D'Eric Chabbert. L'histoire continue de nous promener entre magie et fantastique. Le mélange est hyper efficace et le récit est toujours agréable. Les questions posées par le tome 1 ne trouvent pas encore leurs réponses. Seulement quelques éléments, quelques début de pistes, juste ce qu'il faut pour donner envie de connaitre la suite. On à l'impression que le mystère s'intensifie autour de la disparition du petit garçon et de nouveaux éléments étranges viennent s'ajouter sur la fin de du tome. Ça se tient tout à fait, et c'est de plus en plus captivant.

13/03/2012 (MAJ le 15/05/2013) (modifier)
Couverture de la série Karma Salsa
Karma Salsa

Que voilà un chouette polar noir ! Pourtant la recette est des plus classiques. Prenez un ex-taulard. Faites-lui découvrir à sa sortie de prison qu’il est l’heureux papa d’une magnifique jeune femme de 18 ans au caractère bien trempé. Directement, ça apporte un côté sucré et acide au plat. Par la même occasion, vous en profiterez pour nous présenter son ennemi mortel, parrain de la pègre locale. Le petit nerf, en somme. Pour assurer le lien (important, ça, de lier la sauce !) entre notre taulard repenti et l’ignoble salaud de fils de garce qui lui sert d’ennemi, vous prendrez l’image du père. Père biologique du second, il considèrera le premier comme son fils, malgré la trahison de ce dernier (qui, en l’occurrence était le premier (j’espère que vous suivez)). Faites en un légume, ça fera plaisir à votre diététicienne (et au fils rejeté par la même occasion). Et pour corser la sauce, n’hésitez pas à glisser une femme (du moins sa carcasse, pour corser, c’est encore ce qu’il y a de meilleur) entre les deux. Quoi ? La trahison ? Quelle trahison ? Ah, oui, la trahison… Boarf, juste deux millions de dollars planqués quelque part après un plan foireux, qui auraient dû revenir au parrain plutôt que disparaître dans la nature. Mais bon, fallait assurer ses vieux jours… et sa fuite en cachette avec la carcasse (qui n’était pas encore une carcasse à l’époque, mais plutôt du genre poule de luxe). Au fil du récit, vous prendrez soin d’attendrir la viande, quitte à faire du steack haché à l’occasion (et à la dynamite si le besoin s’en fait ressentir). Vous salivez ? Attendez ! Vous allez bientôt baver ! Carnassiers que vous êtes, je vois poindre dans vos yeux une envie de poulet. Y en aura ! Deux belles cuisses bien gratinées ! Du lourd, du teigneux, du morbac de compèt’, arrosé de rap et de rhum. Pas encore assez relevé à votre goût ? Ajoutez alors quelques viandes bien faisandées. Des amis oubliés de notre ex-taulard, prêts à l’aider dans sa fuite en avant. Vous les plongez dans le jus, puis vous les éjectez après emploi. S’il reste des morceaux, c’est pas grave, ça rehausse le goût. Tiens ! Justement, à propos de goût : n’oubliez pas les flash-back, histoire de donner à l’ensemble ce tant apprécié petit goût de « revenez-y ». Corsé mais classique, donc… de quoi faire un bon pote-au-feu (de l’action) à la française… Euhhhh, oui, seulement voilà : je ne vous ai pas tout dit… Les auteurs ont encore voulu épicer la sauce. Ajoutez donc du red hot chili salsa, des doubles jeux, de l’exotisme et des orpailleurs, des coins paumés et des grosses américaines, du rhum et de la vodka. Ca vous arrache la tronche ? C’est normal… Mais rassurez-vous : dans un ultime geste de bonté (à moins que, les yeux brûlés par les piments, ils ne se soient tout simplement trompé d'ingrédients), ces fêlés cuisiniers ont saupoudré notre pièce de bœuf de yoga et de rasta (ça adoucit et ça aère la bête). Quant à la casserole dans laquelle mijote ce plat, elle a cette teinte crasseuse, ce style éraillé, ce côté usé des vieilles marmites dans lesquelles on fait les meilleurs plats. Bon ! C’est du merchandising, hein ! On voit bien qu’elle est neuve, presque moderne même, cette casserole. N’empêche qu’elle convient parfaitement pour ce type de cuisson. Je ne sais pas vous, mais moi, je m’en suis déjà pris deux louches et j’attends la troisième avec impatience ! J’en regretterais même que ce soit la dernière… … D’un autre côté, je risque d’avoir le palais désensibilisé en cas d’abus. (Nota : ne plus écrire d’avis peu avant midi).

14/05/2013 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Highlands
Highlands

Philippe Aymond, connu pour être le dessinateur de "Lady S" entre autre, se lance dans cette série en solo. Il signe donc ici son premier scénario et on sent qu’il a été à la bonne école car cette histoire assez originale est vraiment bien menée. Direction l’Ecosse, où le trait précis du dessinateur nous offre de jolis paysages et aussi de bien beaux châteaux. Comme les personnages ne sont pas en reste, graphiquement on est comblé, comme d’habitude. La bonne surprise vient donc de l’histoire. Elle est plutôt originale, il y est question d’un jeune peintre au service d’un noble sur fond de rivalités entre Ecossais et Anglais. On ne peut pas parler de suspense, car il n’y en a pas pendant les 2 premiers tiers de l’album. Mais pourtant la lecture est agréable, on se demande où l’auteur veut nous emmener. La construction du récit et le style de narration font qu’on enchaîne les pages avec plaisir, même si il n’y a pas de péripéties à couper le souffle. Et puis sur la fin de ce premier tome les événements s’accélèrent. Et une fois la dernière page lue on veut la suite ! La sortie du tome 2 est avant tout l'occasion de relire le tome 1 avec autant, voire même plus, de plaisir. Par contre ce second opus m'a légèrement moins emballé. La faute à un passage trop important dans le récit où nos héros sont mis de coté pour laisser place à une trame historique sur la guerre entre Anglais et Ecossais. C'est pas que ça ne soit pas intéressant de se cultiver mais c'est pas vraiment ce que j'avais envie de lire sur le moment. J'étais plutôt attaché aux personnages et très curieux de connaitre le dénouement de cette aventure. Du coup à ce moment de ma lecture ça tombait un peu mal, et ça vient casser le rythme du récit au milieu. A coté de ça, ce tome 2 est dans la continuité du premier et l'issue de cette histoire est très sympa. Sur la globalité des 2 tomes j'ai passé un très bon moment et je ne change pas ma note.

03/09/2012 (MAJ le 14/05/2013) (modifier)