Un véritable choc cette bd. L'univers m'a fortement fait penser à la série carcérale "Oz" mais apparemment c'est un one-shot d'après le personnage de John Constantine. Je n'ai jamais lu de Constantine mais j'ai vu le film avec Keanu Reeves qui sans être mauvais n'a rien à voir avec cette bd "Hellblazer".
Le graphisme de Corben est très maitrisé malgré l'aspect déformé qui pourrait en rebuter certains. Cette déformation des visages et des corps ajoute à l'aspect violent et malsain. Le caractère bestial et vicieux des différents protagonistes est ainsi décuplé. Viol, domination, règlement de compte, trafic ... le tout raconté avec très grand talent. C'est dur, choquant et vraiment haletant, le personnage maléfique de Constantine prenant peu à peu le contrôle de la prison.
Pour conclure, une bd dure, sans concessions mais vraiment maitrisée et plutôt subtile dans l'écriture. Une oeuvre très noire à se procurer d'urgence.
J'ai depuis très longtemps l'album édité par les Humanos en 79, retitré "Rolf", et je l'ai relu il y a peu. Oeuvre mythique de Richard Corben, "Rowlf" est un conte futuriste considéré comme l'un des chefs-d'oeuvre de son auteur, paru aux Etats-Unis en 1971, donc avant Den. C'est un récit court de 32 planches qui débute au pays de Canis, un petit royaume paisible où règne un vieux souverain aimé de son peuple, et dont la fille, Maryara, va se retrouver au centre d'une aventure cauchemardesque.
L'époque n'est pas précisée, mais semble adopter un contexte médiéval ou de fantasy, bientôt troublé par des démons féroces et cruels. Rowlf, le chien-loup de Maryara qui la quitte rarement, est transformé en homme-loup velu et musclé par la magie de Sortrum, le sorcier du comté, et s'en va délivrer sa maîtresse.
Cet ouvrage réunit tout ce qui fera le style de Corben : force du dessin, réalisme photographique, contraste des couleurs, avec les éléments qu'on retrouvera dans ses autres oeuvres, à savoir le mélange d'époques (les démons sont coiffés de casques allemands, se déplacent en blindés et anéantissent le petit royaume), des scènes violentes et sanglantes, des corps musculeux, et surtout une héroïne plantureuse aux seins lourds qui confère à ce monde soudain ravagé par des brutes sanguinaires, un érotisme encore discret. En filigrane, Corben livre une histoire d'amour impossible, sorte de Belle et la Bête revisité.
Du fait que c'est une des premières grandes Bd de Corben, le dessin est par endroit maladroit, mais il va très vite s'affirmer. Un album que je recommande (l'édition de 1979 a été spécialement mise en couleurs et augmenté de pages inédites).
Leone Frollo est probablement la plus grande pointure en matière de BD érotique diffusée en petits formats, il est à l'origine de 2 séries parmi les plus importantes des pockets italiens édités par Edifumetto, qui prennent le Moyen Age pour décor : en 1971 "Lucifera" qu'il abandonne ensuite pour "Biancaneve", et dans lesquelles il fera connaître son style graphique. On lui doit aussi "Yra", "Contes Féerotiques", "Shatane", Mona Street qui seront toutes traduites en France par l'éditeur spécialisé dans les pockets érotiques, Elvifrance.
Dans "Casino" qu'il dessine en 1985, sur des textes de Rubino Ventura, il y est question de la vie quotidienne d'un bordel parisien à la fin du 19ème, tenu par Mme Georgette (casino signifie bordel en italien). Frollo y dessine des filles aux rondeurs délicieuses grâce à son trait plus soigné et plus affiné que dans ses autres productions.
Les ébats sexuels, spécialités, fantaisies et exigences des clients y sont décrits sans tabou, mais ça n'est pas pour autant pornographique. Un grand classique du maître italien, que Delcourt a eu la bonne idée de ressortir des placards.
Une série jouissive qui assume avec un plaisir gourmand l'héritage de Goscinny et Uderzo, sur le fond comme sur la forme : ludique et festif, le récit regorge de calembours burlesques et clin d'oeils roublards, et vous aidera à patienter jusqu'au prochain tome d' Astérix !
Un série vraiment prometteuse, vivement la suite !
Mezières souhaitant prendre une retraite bien méritée, plutôt que de voir prendre son œuvre suivre un chemin non maîtrisé, il a souhaité sous forme de one-shot permettre à des collègues de faire leur vision de Valérian.
Ce premier opus fait office de feu d’artifice, lorsque l’ont voit les auteurs participant, on se dit que Lauréline avait de nombreux fans.
Certes la patte de Larcenet domine, mais je ne peux m’empêcher de voir également du trondheim.
Le scénario m’aura fait rire de bout en bout. Encore beaucoup plus que les tomes originaux. Voilà maintenant plus d’un an que j’attends une potentielle suite avec espoir, hélas…
Ce scénario qui trouve un faux ex valérian m’a fait adhérer de bout en bout. Totalement pris par le jakolass dans cette quête absolument absurde pour le plus grand plaisir du lecteur. Niveau dessin certes ce n’est pas Mézières, mais le fan de larcenet que je suis ne s’est pas retrouvé dépaisié par ce premier opus. Mêmes qualité graphiques et mêmes limites que les autres albums de l’auteur
Au final grande réussite que cette reprise, je ne désespère pas revoir d’autres tomes…
Je salue avec cet ouvrage la volonté d'offrir aux lecteurs une vue d'ensemble et bien documentée de la carrière entière du personnage de Superman, de sa première publication en 1938 jusqu'à 2012. Par le biais de 15 histoires courtes choisies parmi ses plus marquantes mais aussi plusieurs textes décrivant les auteurs et créations de l'éditeur DC Comics autour de l'Homme d'Acier durant toutes les périodes de ses multiples vies, c'est un véritable panorama du personnage, de son évolution mais aussi de l'évolution de son éditeur qui nous est proposé là. Une belle manière de découvrir ou redécouvrir ce personnage et, même pour moi qui ai lu pas mal de comics, d'apprendre de nombreuses choses sur sa carrière qui aura connu d'innombrables rebondissements, bouleversements et remises à zéro.
C'est ainsi qu'on découvre sa toute première apparition dans Action Comics, suivies de quelques histoires de l'Âge d'Or, puis de l'Âge d'Argent jusqu'à nos jours. On découvre l'évolution du style graphique et narratif au fil des époques. On y apprend l'origine d'éléments clés de l'univers de Superman tels que son ennemi Brainiac ou celle de Kandor, la ville en bouteille. On y ressent l'ambiance bien différente des récits de chaque décennie.
Et même si tous les récits ne sont pas formidables, certains se révèlent vraiment bons. J'ai notamment été surpris par l'impact de l'histoire renvoyant Superman dans le passé de Krypton et l'histoire d'amour qu'il y vit. J'ai aussi été amusé par le gros clin d'oeil à The Authority qui est fait dans le récit "What's so funny about truth, Justice & the American Way ?" mais aussi intéressé par la réflexion sur la morale des super-héros qui en découle.
Superman n'a jamais été un super-héros qui m'a vraiment passionné. Trop lisse et facile comparé à un personnage tel que Batman. Mais j'ai vraiment apprécié d'avoir ici un aperçu aussi vaste de sa carrière entière et des oeuvres qui l'ont marquée. J'ai appris pas mal de choses et j'ai pu lire quelques histoires bien intéressantes et souvent bien dessinées.
Quel bonheur que de pouvoir regarder les belles ambiances graphiques de Ferrandez.
Des aquarelles d'une grande beauté nous emmènent de pages en pages dans la vie d'un personnage assez étrange, qui par ses choix, est embarqué dans un engrenage qui le dépasse et dont il aura peine à ne pas sortir broyé.
Le côté absurde de la mécanique de l’enchaînement des faits tel la chute d'une rangée de dominos, donne une connotation voulue, glauque.
Je n'ai pas lu le roman de Camus et ne ferai donc aucune comparaison entre les ouvrages.
La BD a un rythme de la narration qui est parfait, et la psychologie des personnages est très bien rendue.
Avec son graphisme merveilleux, Ferrandez nous sert là un intelligent et magnifique pavé.
Cette création danoise en 1951, de son vrai nom "Rasmus Klump", est une véritable réussite de la BD enfantine par son graphisme efficace, beaucoup moins simple qu'il n'y paraît, son univers plein de charme, ses couleurs vives et sa poésie. Il y a si peu en France de Bd pour les très jeunes enfants.
Apparue en France après 1952 dans des quotidiens, elle fera l'objet d'albums brochés chez Casterman à partir de 1958. Je me souviens en avoir eu plusieurs, j'en ai gardé un joyeux souvenir à une époque où je découvrais fébrilement la bande dessinée ; il ne m'en reste plus qu'1 seul, et si je le feuillette, je ne peux m'empêcher de trouver tout cela très mignon.
Imaginées par les époux Hansen, les aventures de cet ourson débrouillard étaient d'abord livrées à la manière des anciennes "histoires en images", avec les textes placés sous les cases, puis la série s'est dynamisée en introduisant les bulles dans les cases. Ce qui fait le charme de cette série, c'est les personnages surtout, Petzi étant entouré de comparses joyeux comme Pingo le pingouin, plein de sagesse, le pélican Riki, la tortue Caroline, et Amiral le phoque fumeur de pipe qui pilote le bâteau emmenant tout ce petit monde jovial découvrir de nombreuses contrées, en apportant partout bonne humeur, fantaisie et crêpes au chocolat. Une lecture idéale pour les petits, très utile pour éveiller leur imaginaire.
C'est avec En garde Capitan! qu'apparaît en 1963 dans le journal Tintin le chevalier Capitan de Castaignac, le personnage le plus durable de Liliane et Fred Funcken. Cette magnifique création permet au couple de créateurs d'assouvir encore sa passion de l'Histoire avec un souci toujours poussé de la documentation. On y admire de somptueuses pages aux couleurs vives, un dessin vivant à quoi vient s'ajouter la précision du détail dans les costumes et certains éléments de décor.
"Capitan" est ainsi la Bd des Funcken qui connaîtra une longévité supérieure à celles de leurs autres créations. L'époque choisie est propice à une riche description du XVIIème siècle, avec ses acteurs comme d'Artagnan dont Capitan devient l'ami, et ses figures politiques comme Richelieu qui lui confie des missions. C'est une époque de mousquetaires, de complots, de ruses et d'escrimeurs, pleine de panache, où le héros est un décalque des personnages de roman d'Alexandre Dumas, le modèle du genre cape et d'épée, très en vogue sur les écrans français avec les films de Jean Marais ; d'où le succès plus important de cette bande en France qu'en Belgique. Ce genre est de nos jours renouvelé avec une série comme Le Scorpion, mais "Capitan" paraît hélas un peu vieillie et s'adresse surtout à des nostalgiques comme moi.
Bonne découverte que ce Lord Baltimore. Avec Mike Mignola au scénario (aidé de Christopher Golden), on y retrouve bien son univers sombre et son style graphique où l'obscurité est omniprésente.
Ben Stenbeck rappelle dès le premier coup d'oeil le trait de Mignola, avec des contrastes très prononcés et un graphisme dépouillé mais diaboliquement efficace. Les ambiances qui s'en dégagent sont particulièrement glauques, renforcées par des couleurs macabres.
Le créateur d'Hellboy imagine ici un monde à forte tendance gothique peuplé de vampires redoutablement féroces, de nazis zombies, de sorcières et d'inquisiteurs (?). De nombreuses scènes d'action spectaculaires viennent ponctuer une histoire prenante et qui donne régulièrement le frisson. de nombreuses questions en suspend donne envie au lecteur de connaître la suite.
Le petit sketchbook à la fin et la galerie d'illustrations à la fin sont le petit bonus fort appréciable.
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Brian Azzarello présente Hellblazer
Un véritable choc cette bd. L'univers m'a fortement fait penser à la série carcérale "Oz" mais apparemment c'est un one-shot d'après le personnage de John Constantine. Je n'ai jamais lu de Constantine mais j'ai vu le film avec Keanu Reeves qui sans être mauvais n'a rien à voir avec cette bd "Hellblazer". Le graphisme de Corben est très maitrisé malgré l'aspect déformé qui pourrait en rebuter certains. Cette déformation des visages et des corps ajoute à l'aspect violent et malsain. Le caractère bestial et vicieux des différents protagonistes est ainsi décuplé. Viol, domination, règlement de compte, trafic ... le tout raconté avec très grand talent. C'est dur, choquant et vraiment haletant, le personnage maléfique de Constantine prenant peu à peu le contrôle de la prison. Pour conclure, une bd dure, sans concessions mais vraiment maitrisée et plutôt subtile dans l'écriture. Une oeuvre très noire à se procurer d'urgence.
Rolf
J'ai depuis très longtemps l'album édité par les Humanos en 79, retitré "Rolf", et je l'ai relu il y a peu. Oeuvre mythique de Richard Corben, "Rowlf" est un conte futuriste considéré comme l'un des chefs-d'oeuvre de son auteur, paru aux Etats-Unis en 1971, donc avant Den. C'est un récit court de 32 planches qui débute au pays de Canis, un petit royaume paisible où règne un vieux souverain aimé de son peuple, et dont la fille, Maryara, va se retrouver au centre d'une aventure cauchemardesque. L'époque n'est pas précisée, mais semble adopter un contexte médiéval ou de fantasy, bientôt troublé par des démons féroces et cruels. Rowlf, le chien-loup de Maryara qui la quitte rarement, est transformé en homme-loup velu et musclé par la magie de Sortrum, le sorcier du comté, et s'en va délivrer sa maîtresse. Cet ouvrage réunit tout ce qui fera le style de Corben : force du dessin, réalisme photographique, contraste des couleurs, avec les éléments qu'on retrouvera dans ses autres oeuvres, à savoir le mélange d'époques (les démons sont coiffés de casques allemands, se déplacent en blindés et anéantissent le petit royaume), des scènes violentes et sanglantes, des corps musculeux, et surtout une héroïne plantureuse aux seins lourds qui confère à ce monde soudain ravagé par des brutes sanguinaires, un érotisme encore discret. En filigrane, Corben livre une histoire d'amour impossible, sorte de Belle et la Bête revisité. Du fait que c'est une des premières grandes Bd de Corben, le dessin est par endroit maladroit, mais il va très vite s'affirmer. Un album que je recommande (l'édition de 1979 a été spécialement mise en couleurs et augmenté de pages inédites).
Casino
Leone Frollo est probablement la plus grande pointure en matière de BD érotique diffusée en petits formats, il est à l'origine de 2 séries parmi les plus importantes des pockets italiens édités par Edifumetto, qui prennent le Moyen Age pour décor : en 1971 "Lucifera" qu'il abandonne ensuite pour "Biancaneve", et dans lesquelles il fera connaître son style graphique. On lui doit aussi "Yra", "Contes Féerotiques", "Shatane", Mona Street qui seront toutes traduites en France par l'éditeur spécialisé dans les pockets érotiques, Elvifrance. Dans "Casino" qu'il dessine en 1985, sur des textes de Rubino Ventura, il y est question de la vie quotidienne d'un bordel parisien à la fin du 19ème, tenu par Mme Georgette (casino signifie bordel en italien). Frollo y dessine des filles aux rondeurs délicieuses grâce à son trait plus soigné et plus affiné que dans ses autres productions. Les ébats sexuels, spécialités, fantaisies et exigences des clients y sont décrits sans tabou, mais ça n'est pas pour autant pornographique. Un grand classique du maître italien, que Delcourt a eu la bonne idée de ressortir des placards.
Walhalla
Une série jouissive qui assume avec un plaisir gourmand l'héritage de Goscinny et Uderzo, sur le fond comme sur la forme : ludique et festif, le récit regorge de calembours burlesques et clin d'oeils roublards, et vous aidera à patienter jusqu'au prochain tome d' Astérix ! Un série vraiment prometteuse, vivement la suite !
Valérian - L'Armure du Jakolass
Mezières souhaitant prendre une retraite bien méritée, plutôt que de voir prendre son œuvre suivre un chemin non maîtrisé, il a souhaité sous forme de one-shot permettre à des collègues de faire leur vision de Valérian. Ce premier opus fait office de feu d’artifice, lorsque l’ont voit les auteurs participant, on se dit que Lauréline avait de nombreux fans. Certes la patte de Larcenet domine, mais je ne peux m’empêcher de voir également du trondheim. Le scénario m’aura fait rire de bout en bout. Encore beaucoup plus que les tomes originaux. Voilà maintenant plus d’un an que j’attends une potentielle suite avec espoir, hélas… Ce scénario qui trouve un faux ex valérian m’a fait adhérer de bout en bout. Totalement pris par le jakolass dans cette quête absolument absurde pour le plus grand plaisir du lecteur. Niveau dessin certes ce n’est pas Mézières, mais le fan de larcenet que je suis ne s’est pas retrouvé dépaisié par ce premier opus. Mêmes qualité graphiques et mêmes limites que les autres albums de l’auteur Au final grande réussite que cette reprise, je ne désespère pas revoir d’autres tomes…
Superman Anthologie
Je salue avec cet ouvrage la volonté d'offrir aux lecteurs une vue d'ensemble et bien documentée de la carrière entière du personnage de Superman, de sa première publication en 1938 jusqu'à 2012. Par le biais de 15 histoires courtes choisies parmi ses plus marquantes mais aussi plusieurs textes décrivant les auteurs et créations de l'éditeur DC Comics autour de l'Homme d'Acier durant toutes les périodes de ses multiples vies, c'est un véritable panorama du personnage, de son évolution mais aussi de l'évolution de son éditeur qui nous est proposé là. Une belle manière de découvrir ou redécouvrir ce personnage et, même pour moi qui ai lu pas mal de comics, d'apprendre de nombreuses choses sur sa carrière qui aura connu d'innombrables rebondissements, bouleversements et remises à zéro. C'est ainsi qu'on découvre sa toute première apparition dans Action Comics, suivies de quelques histoires de l'Âge d'Or, puis de l'Âge d'Argent jusqu'à nos jours. On découvre l'évolution du style graphique et narratif au fil des époques. On y apprend l'origine d'éléments clés de l'univers de Superman tels que son ennemi Brainiac ou celle de Kandor, la ville en bouteille. On y ressent l'ambiance bien différente des récits de chaque décennie. Et même si tous les récits ne sont pas formidables, certains se révèlent vraiment bons. J'ai notamment été surpris par l'impact de l'histoire renvoyant Superman dans le passé de Krypton et l'histoire d'amour qu'il y vit. J'ai aussi été amusé par le gros clin d'oeil à The Authority qui est fait dans le récit "What's so funny about truth, Justice & the American Way ?" mais aussi intéressé par la réflexion sur la morale des super-héros qui en découle. Superman n'a jamais été un super-héros qui m'a vraiment passionné. Trop lisse et facile comparé à un personnage tel que Batman. Mais j'ai vraiment apprécié d'avoir ici un aperçu aussi vaste de sa carrière entière et des oeuvres qui l'ont marquée. J'ai appris pas mal de choses et j'ai pu lire quelques histoires bien intéressantes et souvent bien dessinées.
L'Etranger
Quel bonheur que de pouvoir regarder les belles ambiances graphiques de Ferrandez. Des aquarelles d'une grande beauté nous emmènent de pages en pages dans la vie d'un personnage assez étrange, qui par ses choix, est embarqué dans un engrenage qui le dépasse et dont il aura peine à ne pas sortir broyé. Le côté absurde de la mécanique de l’enchaînement des faits tel la chute d'une rangée de dominos, donne une connotation voulue, glauque. Je n'ai pas lu le roman de Camus et ne ferai donc aucune comparaison entre les ouvrages. La BD a un rythme de la narration qui est parfait, et la psychologie des personnages est très bien rendue. Avec son graphisme merveilleux, Ferrandez nous sert là un intelligent et magnifique pavé.
Petzi
Cette création danoise en 1951, de son vrai nom "Rasmus Klump", est une véritable réussite de la BD enfantine par son graphisme efficace, beaucoup moins simple qu'il n'y paraît, son univers plein de charme, ses couleurs vives et sa poésie. Il y a si peu en France de Bd pour les très jeunes enfants. Apparue en France après 1952 dans des quotidiens, elle fera l'objet d'albums brochés chez Casterman à partir de 1958. Je me souviens en avoir eu plusieurs, j'en ai gardé un joyeux souvenir à une époque où je découvrais fébrilement la bande dessinée ; il ne m'en reste plus qu'1 seul, et si je le feuillette, je ne peux m'empêcher de trouver tout cela très mignon. Imaginées par les époux Hansen, les aventures de cet ourson débrouillard étaient d'abord livrées à la manière des anciennes "histoires en images", avec les textes placés sous les cases, puis la série s'est dynamisée en introduisant les bulles dans les cases. Ce qui fait le charme de cette série, c'est les personnages surtout, Petzi étant entouré de comparses joyeux comme Pingo le pingouin, plein de sagesse, le pélican Riki, la tortue Caroline, et Amiral le phoque fumeur de pipe qui pilote le bâteau emmenant tout ce petit monde jovial découvrir de nombreuses contrées, en apportant partout bonne humeur, fantaisie et crêpes au chocolat. Une lecture idéale pour les petits, très utile pour éveiller leur imaginaire.
Capitan
C'est avec En garde Capitan! qu'apparaît en 1963 dans le journal Tintin le chevalier Capitan de Castaignac, le personnage le plus durable de Liliane et Fred Funcken. Cette magnifique création permet au couple de créateurs d'assouvir encore sa passion de l'Histoire avec un souci toujours poussé de la documentation. On y admire de somptueuses pages aux couleurs vives, un dessin vivant à quoi vient s'ajouter la précision du détail dans les costumes et certains éléments de décor. "Capitan" est ainsi la Bd des Funcken qui connaîtra une longévité supérieure à celles de leurs autres créations. L'époque choisie est propice à une riche description du XVIIème siècle, avec ses acteurs comme d'Artagnan dont Capitan devient l'ami, et ses figures politiques comme Richelieu qui lui confie des missions. C'est une époque de mousquetaires, de complots, de ruses et d'escrimeurs, pleine de panache, où le héros est un décalque des personnages de roman d'Alexandre Dumas, le modèle du genre cape et d'épée, très en vogue sur les écrans français avec les films de Jean Marais ; d'où le succès plus important de cette bande en France qu'en Belgique. Ce genre est de nos jours renouvelé avec une série comme Le Scorpion, mais "Capitan" paraît hélas un peu vieillie et s'adresse surtout à des nostalgiques comme moi.
Lord Baltimore
Bonne découverte que ce Lord Baltimore. Avec Mike Mignola au scénario (aidé de Christopher Golden), on y retrouve bien son univers sombre et son style graphique où l'obscurité est omniprésente. Ben Stenbeck rappelle dès le premier coup d'oeil le trait de Mignola, avec des contrastes très prononcés et un graphisme dépouillé mais diaboliquement efficace. Les ambiances qui s'en dégagent sont particulièrement glauques, renforcées par des couleurs macabres. Le créateur d'Hellboy imagine ici un monde à forte tendance gothique peuplé de vampires redoutablement féroces, de nazis zombies, de sorcières et d'inquisiteurs (?). De nombreuses scènes d'action spectaculaires viennent ponctuer une histoire prenante et qui donne régulièrement le frisson. de nombreuses questions en suspend donne envie au lecteur de connaître la suite. Le petit sketchbook à la fin et la galerie d'illustrations à la fin sont le petit bonus fort appréciable.