Les derniers avis (32065 avis)

Par Yannis
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Coeur de pierre
Coeur de pierre

Alors là les auteurs m'ont une nouvelle fois bluffé. C'est beau, c'est émouvant, que dire de plus. Le scénario est simple mais bien déroulé. Que faire lorsque l'on aime quelqu'un et que ce n'est pas réciproque. Ce récit pour enfant est poétique, bien écrit bien qu'un peu compliqué pour le public visé. Le scénario est magnifiquement servi par le dessin mariant couleurs sombres et chatoyantes à merveille. A découvrir de toute urgence.

14/08/2013 (modifier)
Par Yannis
Note: 4/5
Couverture de la série Caktus
Caktus

Je connaissais Nicolas Pothier pour son excellente série Ratafia. Caktus semblait reprendre les mêmes recettes en les transposant au Far-West. Et bien c'est réussi pour moi car on retrouve tous les ingrédients de Ratafia. L'humour y est présent mêlant gags, anachronismes, jeux de mots pour petits et grands. On trouve aussi un héros stylé Zorro et une galerie de personnages sympathiques mais qui sont moins barrés que Romuald ou le capitaine de Ratafia. Le dessin est du même niveau que celui de Ratafia. Longue vie à Nicolas Pothier qui a trouvé les esprits de Morris et de Goscinny près de chez lui.

14/08/2013 (modifier)
Par Yannis
Note: 4/5
Couverture de la série Billy Wild
Billy Wild

Lu dans son édition intégrale. C'est une excellente BD rien que par son dessin en N&B. On aime ou on déteste mais il ne laisse pas indifférent. En tout cas j'ai adoré. Ajoutez à cela un scénario correct pour un western fantastique assez violent et je mets 4/5 sans soucis.

14/08/2013 (modifier)
Couverture de la série Les Champs d'azur
Les Champs d'azur

Et bien, cela faisait longtemps que je ne m’étais plus goinfré (excusez l’expression) une série aussi rapidement ! Faut dire qu’elle en jette ! Tout d’abord, il y a l’évocation historique puisque Franck Giroud nous emmène à la découverte des premiers avionneurs. Tout le monde connait la rigueur du scénariste dès qu’il s’agit d’histoire et, une fois de plus, on en a pour son argent. Le cadre historique est des plus crédibles et l’histoire qu’il nous conte vient se greffer dans l’Histoire sans que j’y retrouve quoi que ce soit à redire. Ensuite, il y a les personnages. Un duo vedette intéressant et de multiples seconds rôles qui, tous, permettent de bâtir cette grande saga. Théodore Fayard, le personnage principal, est un anti-héros parfait qui m’aura, par plus d’un aspect, fait penser à Louis Ferchot (alias « Louis la Guigne »). Enfin, un puissant souffle épique traverse ces aventures. C’est très classique mais super bien foutu. Chaque tome nous raconte une histoire tout en construisant un récit complet. Rien n’est inutile et l’aventure est toujours au coin de la page. Le romantisme est également à l’honneur avec cette belle histoire d’amour impossible. Non, franchement, je n’ai rien à redire. Même le dessin de Luc Brahy, parfois imprécis sur les personnages et assombri par une colorisation pas toujours très nuancée, m’a vraiment bien plu par sa précision technique, sa mise en page classique et diversifiée et son art du cadrage opportun. Reste juste ce petit détail : la fin n’en est pas une !! Une suite est plus que probable, donc ne croyez pas en être quitte pour « seulement » quatre tomes. N’empêche, je vous recommande vivement l’achat de cette série, surtout si, comme moi, vous êtes amateur de ce genre de récit classique reposant sur une solide trame historique. Du solide, de l'aérien, du tragique, du romanesque... De la très bonne bd, en somme...

14/08/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série De mal en pis
De mal en pis

Je me décide à commenter cette BD que j'ai lue maintenant voilà un moment. J'ai été empêché d'écrire immédiatement une critique, et finalement ma note aura changé, de même que l'avis que je portais sur la BD. Ce qui m'a dérangé à ma première lecture, c'est d'abord le dessin qui semble assez peu maitrisé au début du tome, mais qui évolue ensuite vers une forme personnelle et qui reste fixe tout au long de l'album. J'ai tiqué aussi lors des relectures, mais c'est vraiment dans les cinquante premières pages qu'on le note, ensuite on passe largement outre. Niveau forme j'ai également adoré l'alternance des narrations, avec différents points de vue et protagonistes que l'on suit, la façon de représenter des personnages dans la même période mais dans leurs univers chacun (comme les différents Noëls de chacun), tout comme les interludes avec les questions qui sont posées aux personnages, lesquels répondent. Ce sont des petits rajouts supplémentaires, mais ils rajoutent à l'ensemble du roman graphique et permettent de mieux cerner chacun des personnages. Plus que la forme, par contre, j'ai adoré le fond de la BD, cette tranche de vie de personnages dans la vingtaine qui tentent de vivre et de se démerder dans New-York, qui vivent des histoires belles et tristes, moches et connes, des tranches de vies qui sonnent vraiment très juste, au point qu'on croirait qu'il y a une part d'autobiographie. Toutes se croisent, toutes ne se finiront pas bien, et toutes sont intéressantes. Lors de ma première lecture, je m'étais trop arrêté à quelques personnages et j'avais passé outre certains qui me semblaient insipides. J'ai remarqué ensuite, en y repensant puis en le relisant, qu'en fait tous ont bien des côtés attachants et sympathiques, mais ma première lecture avait été trop "rapide", et j'ai du le relire pour apprécier tout ce qui en ressort. Il faut dire que le pavé à de quoi rendre indigeste, et il mérite bien quelques relectures pour tout appréhender depuis le début. Et j'ai aussi beaucoup aimé la représentation que l'auteur faisait de ce monde, de cette jeunesse perdue dans la grosse pomme, de ces auteurs, de ces artistes, de ces gens qui essayent de s'en sortir au jour le jour, de ceux qui s'en sortent déjà. Un beau portrait qui dénonce par bien des côtés. En bref, j'ai beaucoup apprécié ce roman graphique pur jus, mais d'autant plus à la seconde lecture et à celles ensuite que lors de ma première. Je pense que sa densité et son volume nécessitent des relectures, mais il est vraiment de très bonne facture. Je lui décerne allègrement mon coup de cœur du moment parce que je l'ai vraiment en tête en ce moment et que ça ne me déplait pas.

14/08/2013 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Locke & Key
Locke & Key

Moi qui croyais avoir écrit un avis sur cette excellente série, me voilà donc fort dépourvu au moment d'écrire un avis complet, après avoir lu les tomes 2 et 3, longtemps après le premier. En effet j'ai découvert Joe Hill, fils d'un certain romancier que j'apprécie particulièrement, avec ce comic-book, lequel le met dans les traces de son père, mais avec sa propre voix tout de même. Ainsi nous plongeons dans l'histoire de cette famille singulière que sont les Locke, une famille tout ce qu'il y a d'ordinaire aux Etats-Unis, ou du moins qui aimerait l'être. Touchée par un drame atroce, la famille emménage dans une maison qui permet au scénariste de jouer -littéralement et métaphoriquement- avec les portes, les tiroirs, les dimensions. Les possibilités sont pour ainsi dire infinies, la maison étant très grande et les cachettes des clés multiples. Je l'avoue, je suis envoûté. Je suis encore en retard dans ma lecture (3 tomes lus sur les 4 sortis), mais ce n'est pas si grave compte tenu des difficultés de Milady Graphics, qui les a amenés à ralentir leur rythme de parutions... En espérant d'ailleurs que l'on connaîtra la fin de l'histoire... Bien sûr la créature du puits est un personnage protéiforme, qui n'a pas livré tous ses secrets, et j'imagine d'ailleurs que Joe Hill va en profiter pour distiller ses informations au compte-gouttes. Le fruit ne tombe jamais loin de l'arbre. Et le choix du dessinateur est judicieux. j'aime beaucoup la technique de Gabriel Rodriguez, un style que je qualifierais de semi-réaliste, mais dont l'efficacité est redoutable. Les ambiances, qui ne sont pas qu'intérieures, sont aussi diversifiées que réussies. Envoûtant je disais donc.

11/08/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Le Combat ordinaire
Le Combat ordinaire

Une BD tout simplement sur la vie. Plusieurs thèmes sont abordés : les relations humaines/amoureuses, la famille, la mort, la politique, les grèves, les doutes du quotidien,…bref, le combat ordinaire quoi. L’ensemble est assez réaliste et très humain et on ne peut que se reconnaître par moments à travers l’histoire du personnage principal, Marco. On s’interroge aussi parfois sur les discours de Larcenet tant ceux-ci sentent le vécu et l’authenticité, ce qui rend le récit crédible et passionnant. Les dessins sont ce qu’ils sont et ne correspondront peut-être pas à tout le monde mais ils collent très bien à ce style d’ambiance et de scénario. Un indispensable à découvrir et même à relire.

11/08/2013 (modifier)
Couverture de la série Ulysse
Ulysse

En 1981, j'achète le gros album de la collection Mythologie chez Glénat, et j'aime immédiatement ce traitement de l'oeuvre d'Homère qui lui est assez fidèle, bien que surprenant. On parle alors de chef-d'oeuvre. C'est le Club Français du Livre qui a l'idée de faire adapter L'Odyssée d'Homère en bande dessinée. Georges Pichard est choisi comme dessinateur tandis que l'adaptation est confiée à Jacques Lob, qui avait déja scénarisé Ténébrax, Submerman et Blanche Epiphanie pour le même Pichard. De L'Odyssée, Lob garde les principaux épisodes et protagonistes : le cyclope Polyphème, les Sirènes, Circé, Calypso, les Harpies, Charybde et Scylla, Pénélope et les prétendants.... mais il enrichit tout cela de son propre univers où se mêlent la science-fiction et l'érotisme, et que Pichard illustre de façon classique en n'omettant pas la sensualité de beaux fessiers et les séduisantes poitrines qui font la réputation des femmes pichardiennes. L'artiste évite seulement les entrejambes féminins complaisamment offerts dont il usera dans ses oeuvres ultérieures : on est en 1968. Cette année-là, le Club Français du Livre refuse cette adaptation trop osée, elle paraît alors en Italie dans la revue Linus, puis le récit se poursuit en France dans Charlie Mensuel et Phénix en 1974. Le nu a pu effrayer cette vénérable institution littéraire, pourtant il n'était pas vulgaire et plutôt esthétique. Ulysse y apparaissait comme un beau ténébreux qui séduit Calypso et Circé avec qui il connaît de brûlantes étreintes, et surtout il amuse les dieux de l'Olympe, représentés comme des humanoïdes extraterrestres utilisant quantité de gadgets futuristes qui leur permettent de se jouer des mortels avec dédain, trompant leur ennui. Seule Athéna protège Ulysse dans ses épreuves infligées par Zeus et ses congénères ; cette innovation est fort bien trouvée, rompant avec le cliché de dieux poussiéreux flottant sur des nuages célestes. Cette réinterprétation d'un récit universel était d'une certaine audace pour son époque, et garde encore son attrait malgré les années, je le recommande.

11/08/2013 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Piège nuptial
Piège nuptial

Encore une réussite dans cette excellente collection qu'est rivages noir. Je ne connaissais pas le roman original, mais j'avais déjà entendu parler de cette histoire, sans me rappeler si il s'agissait d'un livre, d'un film, ou d'une légende urbaine. Et là j'ai plongé dedans. De Metter a vraiment réussi cette adaptation, tout d'abord dans la narration. Le découpage de l'histoire est excellent, chaque partie est brillamment dosée en terme de longueur et d'intensité. On a juste le temps qu'il faut pour faire connaissance avec notre héros que tout bascule. Notre bonhomme est entraîné bien malgré lui dans une histoire de fous. On imagine clairement l'enfer qu'il s’apprête à vivre quand il comprend ce qui lui arrive. Et là encore, c'est juste au bon moment qu'arrivent de nouvelles péripéties. Jusqu'au dénouement cette histoire m'a tenu en haleine. Pour accompagner et bonifier ce récit, rien de tel qu'un graphisme pesant à souhait. Celui ci fait ressortir la tension des différentes scènes et la cruauté des personnages. Le style de De Metter est parfait pour cela. Bravo !

11/08/2013 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Kick-Ass
Kick-Ass

Excellent. J'avais adoré le film adaptant le comic, et viens seulement de lire celui-ci. J'y ai retrouvé tout ce qui m'avait plu dans le long métrage : des personnages inoubliables (Hit Girl, bon sang !), des dialogues ciselés et une histoire vraiment très sympa, et assez originale. Je pense même que le réalisateur a copié plan pour plan certaines séquences du comic. Dans la deuxième mini-série la violence est toujours présente, et Kick-Ass est touché dans sa chair. On continue dans le réalisme, les héros doutant de leurs actions... C'est ce qui me plaît dans cette série, ce réalisme comme une marque de fabrique. Mark Millar a donc réalisé une histoire de super-héros qui renouvelle le genre, ce qui est une gageure après... 70 ans ? Et y associer John Romita JR. fut une idée de génie, tant celui-ci semble au sommet de son art, sa maîtrise est impressionnante. Bref, une série majeure.

13/03/2011 (MAJ le 11/08/2013) (modifier)