Les derniers avis (32057 avis)

Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Beau Voyage
Le Beau Voyage

Un « roman graphique » pure souche comme le soulignent déjà les autres posteurs. Benoît Zidrou nous raconte la vie de Léa, jeune femme s’intéressant à son passé suite à la mort de son père. Des souvenirs morbides remontent tout doucement à la surface -le ton est la plupart du temps très noir, le sujet abordé (que je passe sous silence pour ne pas spoiler) est tabou et difficile. De nombreux passages m’ont énormément touché, et je suis ressorti bouleversé de ma lecture. Mais il faut noter que l’auteur ne verse pas trop dans le larmoyant. Le ton est juste, et surtout la fin fait preuve d’optimisme et nous rappelle que le meilleur moyen d’aller de l’avant est de confronter ses démons. Une morale qui me plait. Le dessin de Benoît Springer se fait discret tout en servant parfaitement le récit. Vraiment un chouette « roman graphique », un des tout meilleurs du genre, je suis étonné qu’il n’y ait pas plus d’avis… un coup de cœur !

15/10/2013 (modifier)
Couverture de la série Kenya
Kenya

Ca commence par un safari en Afrique avec tout ce que ça comporte de mystérieux et de périlleux. Le récit évolue ensuite en parallèle entre les membres du safari et ceux chargés de découvrir ce qui leur est arrivé, j'ai bien aimé ces passages. L'histoire emprunte à différentes références, c'est de la pure aventure à laquelle se greffe une partie fantastique, donc un petit côté à la Edgar Rice Burroughs et à la Hemingway pour la partie africaine, couplé à des références à d'autres auteurs d'histoires étranges. D'emblée, l'héroïne est craquante ; cette Katherine Austin est comme les héroïnes des autres séries de Léo, dégageant un mélange de sagesse et de charme mutin. Mais surtout, l'aspect mystérieux et inquiétant est bien développé, surtout dans les 2 premiers albums. Léo aime les bêtes bizarres, on a déjà pu en avoir de beaux exemples avec le bestiaire des cycles d'Aldébaran. Ici, il y a une créature qui passe d'un corps à l'autre et qui m'a rappelé étrangement un excellent film fantastique de 1987, Hidden, dont Rodolphe a peut-être repiqué l'idée. Plus que l'histoire en elle-même, les relations entre personnages et quelques détails déplaisants, c'est l'ambiance générale du récit qui m'a séduit, avec son aspect toujours mystérieux, en dépit d'une fin un peu plate, qui pourrait très bien redémarrer.

15/10/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Spider-Man - La Mort de Jean DeWolff
Spider-Man - La Mort de Jean DeWolff

Pour mon 2500 énième avis, il fallait une oeuvre exceptionnelle et ça sera '' La mort de Jean Dewolff '' par Peter David. Cette histoire est un des classiques de Spider-Man et dès que j'en ai entendu parler, je voulais la lire. Je ne suis pas déçu. C'est une des meilleures histoires de Spider-Man que j'ai lues. L'histoire est non seulement intéressante, mais le coté psychologique est bien maîtrisé. Spider-Man se trouve face au méchant qui a tué une de ses amies de manière complètement crédible et cela ne tombe pas dans l'exagération comme certains comics des années 90 où plusieurs super-héros étaient devenus de vrais salauds. J'ai aussi aimé la collaboration entre Spider-Man et Daredevil qui donne droit à des bonnes scènes. La suite de cette histoire n'atteint pas le sommet du récit original, mais c'est tout de même excellent. Encore une fois le coté psychologique est bien maîtrisé et il y a de bonnes idées. En plus du retour du Rédempteur, il y a le méchant récurrent Electro qui est montré comme quelqu'un de dangereux et qui n'est pas le bouffon qu'on voit dans certains récits. De plus, il y a aussi deux passages humoristiques avec Mary-Jane qui m'ont bien fait rire. Bref, si vous aimez Spider-Man, c'est une histoire pour vous !

15/10/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)
Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)

Baaammm ! Yeahhh ! Encore une bonne baffe comme je les aime ! C'est complètement par hasard que je suis tombé sur cette BD. On ne pourra pas dire que c'est la couverture qui m’ait cajolé la rétine, car de ce côté là, l'emballage de cet album est un peu comme le fumet d'un munster : mieux vaut ne pas s'arrêter à sa première impression si on veut en apprécier pleinement la saveur... En fait, c'est le nom d'Arthur Qwak qui m'a interpellé. Au cours de l'interview que j'ai mené en début d'année de Riff Reb's à Angoulême, il m'avait parlé de leur collaboration et de l'atelier qu'ils avaient fondé (Asylum) où les rejoindront Cromwell, Edith et quelques autres... il ne m'en fallait pas moins pour titiller ma curiosité ! Et ceux pour qui la curiosité est un vilain défaut peuvent se la carrer en suppo' ! Merde ! Mais quelle BD ! Entre la narration et le dessin qui se jouent des lignes directrices induites par le scénario, on sent que môssieur aime conter, raconter, jouer, se faire plaisir, et à nous aussi forcément ! Ça part comme un vulgaire polar : dialogues de flics qui parlent carrosserie entre deux constatations sur une scène de crime, et sans vraiment imprimer ce qui nous arrive on va se retrouver 2/3 galaxies plus loin, accroché au string d'une Lola Cordova pas piquée des hannetons ! Dans le genre Rock'n Roll, j'aimerai croiser des personnages de BD aussi trempés et entiers beaucoup plus souvent !!! Cru, mais pas vulgaire, l'histoire se permet de flirter avec le sexe, tout en restant au service de l'histoire de façon intelligente. On est loin des plans cul racoleurs que certaines BD voient fleurir, histoire de faire se trémousser le fond de calbute de quelques jeunes pré-pubères ou autre libidineux en mal de courbes. Qwak pousse son personnage à fond, comme son scénario, et nous embarque dans une histoire aussi déjantée que son personnage. Le plus hallucinant (hé oui, avec ces pages tout le monde se doit d'avoir sa paille dans le nez et son taz sous la langue) c'est que malgré le départ tous azimuts, tout s'imbrique petit à petit pour se conclure d'une façon plus que satisfaisante. Car souvent, après un tel trip, la descente est plutôt grimaçante et on a les dents qui grincent... Là, rien de tout ça ! Bien au contraire... Et ce qui fait qu'on en redemande page après page, c'est le délire graphique auquel se livre Qwak. Son Photoshop et sa carte graphique ont du fumer sec ! On sent l'homme de dessin animé qui porte à la narration l'attention la plus infime au moindre détail. Entre la composition des planches et ses découpages, ses trips de colorisation, on pourrait s'attendre à un cercueil vous ravageant la gueule en trois coups de cuillère à pot, mais non, rien de tout cela : ça fait plus que tenir la route et c'est un véritable feu d'artifice que nous sers Qwak ! Lola Cordova, un trip à ne surtout pas manquer !

14/10/2013 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5
Couverture de la série Western
Western

C'est le dernier avis posté par dut (avant le mien bien sûr) qui m'a fait penser que je n'avais pas lu ce one shot signé Rosinski et Van Hamme. Je me suis donc précipité à ma médiathèque pour emprunter cet album et je vais vous avouer que je ne le regrette pas du tout. Ce western m'a beaucoup plu même si le scénario est du réchauffé, du déjà-vu. Effectivement l'originalité n'est pas ce qui caractérise le plus ce one shot, par contre je vous parlerai plutôt d'efficacité, car je ne me suis pas ennuyé un instant durant ma lecture. Cette histoire se déroulant durant la conquête de l'ouest mêlant plusieurs thèmes tels que la vengeance, l'appât du gain, les règlements de compte, la notion de famille, de liens de sang et j'en passe, m'a fait passer un agréable moment. Le dénouement, même s'il peut paraître banal, m'a énormément plu. J'ai adoré le personnage principal qui avec son bras en moins m'a fait penser à un autre cow-boy manchot dont je ne citerai pas la série dans laquelle il apparaît. Alors oui je peux dire que le scénario n'est pas original, par contre il est tellement bien mené que j'ai fortement apprécié ma lecture. Le dessin est comme toujours très beau. Rosinski n'a pas manqué de s'appliquer pour nous livrer des doubles pages d'anthologie. Quel talent ! Même si j'ai emprunté cet album, j'en conseille l'achat car je n'hésiterai pas à investir dès que l'occasion se présentera. Avis aux fans de Rosinski et Van Hamme car il ne regretteront pas d'avoir parcouru ce remarquable western.

14/10/2013 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
Couverture de la série La Guerre d'Alan
La Guerre d'Alan

Je n’étais pas trop fan du trait d’Emmanuel Guibert, n’ayant lu que Les Olives noires que je n’avais pas du tout appréciées, tant sur le plan du graphisme que du scénario de Joann Sfar. Cela n’a rien à voir avec le fait qu’il recoure à un style minimaliste, c’est tout simplement parce que son trait ne flatte pas mon œil et manque de finesse, en tout cas dans l’œuvre précitée. Mais comme on m’avait dit beaucoup de bien de cette BD j’ai décidé de faire une nouvelle tentative. Et bien m’en a pris puisque après avoir attaqué ce récit à reculons, j’ai été obligé de me résoudre à l’évidence : « La Guerre d’Alan » est une réussite. Revenons d’abord au dessin. Force est de reconnaître qu’il y a un mieux. Bien que cette même ligne claire un peu sommaire appliquée à ses personnages ne m’ait pas davantage emballé, j’ai en revanche été séduit par les cases représentant des paysages ou des scènes nocturnes, d’une qualité quasi photographique sans être pour autant réaliste, plutôt agréable à l’œil. Le minimalisme est en outre bien adapté à cette évocation, permettant ainsi de ne pas trahir et déformer les souvenirs du narrateur. C’est donc tout de même un drôle de dilemme pour moi … Quant au récit, malgré les quelques longueurs constatées ça et là, surtout au début, on finit par se laisser emporter. C’est une drôle de guerre que cette guerre-là, une guerre sans combats, où à plusieurs reprises le soldat Cope frôlera la mort mais pas du tout face à l’ennemi et de façon très banale ! Mais ces « non-exploits », au-delà de leurs côtés amusants ou anecdotiques, n’auraient guère d’intérêt sans la seconde partie retraçant les pérégrinations du narrateur entre l’Europe et les Etats-Unis, une fois la deuxième guerre mondiale terminée et jusqu’au crépuscule de sa vie. Car la Guerre d’Alan, c’est aussi une guerre contre lui-même, une guerre qui lui aura permis, alors qu’il avait atteint l’âge mûr, de se réveiller d’une vie somnolente pour être enfin lui-même… Alan Cope a fini par élire domicile dans cette Europe où il se sentait vraiment chez lui et où les gens lui semblaient avoir une plus grande profondeur d’âme. Et de la profondeur d’âme, cet ouvrage en a à revendre ! L’alchimie entre Cope et Guibert a très bien fonctionné pour produire une histoire d’une grande humanité, où l’on suit le parcours du jeune Cope insouciant et croyant jusqu’au Cope vieillissant et sceptique, qui, sentant poindre la mort, se met en quête de retrouver ses amis perdus de vue pour les étreindre une dernière fois. Une autre guerre encore, très touchante, pas toujours couronnée de succès hélas... L’histoire se conclut sur une note apaisante, contrebalançant le passage précédent où l’on peut voir une reproduction du dernier courrier de son ami le plus proche, alors qu’il était à l’agonie, très émouvant mais très dur également. Je recommande donc vivement cette très belle histoire d’amitié SUR l’amitié et ce qu’elle a de précieux.

13/10/2013 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Le Droit Chemin
Le Droit Chemin

Les couvertures de cette série ne m'avaient pas attiré car elles ne me disaient pas grand chose sur son contenu. Avec les tenues des gars et l'ambiance coucher de soleil, je m'étais mis en tête que c'était une énième revisite de Tom Sawyer ou de récits dans les états du sud des USA. Aussi est-ce avec une surprise pas désagréable que j'ai découvert son décor original, le récit se déroulant dans le Sud-Ouest de la France, plus précisément dans un lycée agricole, à la fin des années 20. Sur cette base là, qui ne paie pas de mine à première vue, les auteurs mettent en place un récit complexe et prenant autour d'une bande d'amis, de la fille artiste et très moderne du châtelain voisin, d'une aviatrice féministe et d'un surveillant de pensionnat dévisagé durant la première guerre mondiale. C'est un scénario dense, très bien mené et qui, je l'avoue, ne s'est presque jamais révélé prévisible. J'ai été véritablement pris par l'histoire et ses personnages attachants. Et j'ai trouvé intéressante et inattendue la révélation finale du second tome. Par contre, le scénario prenant fin à ce tome là, j'étais assez perplexe de voir les dernières pages se terminer, presque en queue de poisson, avec un sentiment que les protagonistes étaient abandonnés à leurs différents sorts qui appelaient sans conteste une suite pour plus tard. Heureusement, à priori, cette suite est bien prévue. J'espère que l'éditeur permettra bien sa parution.

13/10/2013 (modifier)
Couverture de la série Souvenirs de Toussaint
Souvenirs de Toussaint

J'ai été vraiment séduit par cette série que j'avais découverte par hasard en bibliothèque ; séduit surtout par le décor de cette série (j'aime beaucoup la France rurale) et l'aspect humain des personnages, ça changeait des séries historiques mettant toujours en scène des grands personnages, des rois ou des princes. Ici, s'intéresser aux petites gens qui ont façonné nos régions était un bon concept. Dès le premier album, Toussaint le héros est à la recherche de son passé dans le Vexin Normand, autour de Lyons-la-Forêt, aux décors bien reconstitués (un des "Plus Beaux Villages de France" avec ses maisons en torchis, son église et sa halle ; je le connais bien). Toussaint parcourt les campagnes dans une France très profonde et très rurale où sont enfouis des secrets et où on regarde avec méfiance les étrangers de passage, les "rouleurs". En tentant de photographier les maisons traditionnelles de ces campagnes, il explore différentes régions de France (Perche, Flandres, Champagne, Nivernais, Roussillon, et même les faubourgs de Paris avec les abattoirs de Grenelle), et rencontrera même Emile Zola. Mais surtout, il est mêlé involontairement à des drames qui vont déterrer de vieilles histoires enfouies dans les mémoires et qui sont bien souvent douloureuses. Convard exploite la violence et les rancoeurs familiales et villageoises de la France rurale du 19ème siècle d'après 1870, avec un talent pudique et l'emploi d'un patois savoureux rempli de mots locaux propres aux régions traversées. A cela s'ajoute la précision dans les décors dûs à Dermaut, puis à J. Savey qui reprend la série au tome 4 ; personnellement, je préfère de loin le graphisme de Dermaut que j'avais tant apprécié sur Les Chemins de Malefosse, il a su mieux rendre par la finesse de son trait cette ambiance de France rurale si particulière. Une série originale avec un héros attachant. Pour l'achat, préférer surtout les 3 premiers épisodes.

13/10/2013 (modifier)
Couverture de la série Saveur coco
Saveur coco

Renaud Dillies, sans réellement sortir de son univers, vient de me surprendre avec cet album on ne peut plus original. Ne vous attendez pas à lire une histoire linéaire. L'auteur nous plonge dans un délire poétique et léger dans lequel le dessin et la mise en page sont autant d'accroche-coeurs pour le lecteur que je suis. C'est beau et ça berce. Ca ravit l'œil et ça amuse. Ca ne raconte pas grand chose et je m'en fous. Ici, ce n'est pas la destination qui importe, c'est la beauté du chemin ! Farfelu et poétique, imaginez Django Reinhardt adaptant Apollinaire dans un bar mexicain et vous vous approcherez peut-être de l'idée... C'est léger, c'est frais, c'est étonnant. Moi qui avais peur de voir Dillies tourner en rond après son très réussi Abélard, je suis ravi par ce virage en dérapage tout contrôlé. L'auteur parvient à innover tout en restant fidèle à lui même. Rares sont les albums qui me séduisent principalement par leurs qualités esthétiques. C'est le cas de Saveur Coco car ces dessins auront réussi à m'évader du quotidien. Chapeau bas !

13/10/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Wally Doyle et le Passe-Mémoire
Wally Doyle et le Passe-Mémoire

3.5 Un bon album pour les enfants. J'ai emprunté cet album en regardant la couverture qui sans être un chef d'oeuvre montre un dessin sympathique et aussi parce que le nombre de pages m'intriguait. J'ai donc lu ce one-shot sans savoir ce que j'allais y trouver et j'ai été agréablement surpris. L'histoire est originale, le dessin mignon, les personnages sont mémorables, la morale n'est pas chiante et la narration est très fluide. Même si l'album fait 160 pages, ça se lit facilement en une demie heure et je pense qu'un enfant n'aurait aucun problème pour le lire au complet sans s'ennuyer. La seule chose que je peux reprocher c'est le coté manichéen du récit, mais c'est normal car cela s'adresse avant tout aux enfants et je pense que j'aurais adoré lire ça étant gamin !

13/10/2013 (modifier)