Les derniers avis (32057 avis)

Par Blue Boy
Note: 4/5
Couverture de la série Serre
Serre

Jusqu’à sa mort en 1998, Serre aura publié une vingtaine d’albums de dessins humoristiques avec des thèmes tels que le sport, l’automobile, la bouffe, les vacances, etc. L’auteur concevait ses dessins avec une grande précision, utilisant la technique minutieuse des croisillons, à la manière d’un artisan. On comprend mieux quand on sait qu’il réalisait des vitraux et pratiquait la gravure ! L’humour est décapant, parfois poétique, et on se surprend souvent à pouffer. C’est noir, parfois assez dégueu mais jamais vulgaire ! Et la bonhommie des personnages atténue la méchanceté du propos. Bon d’accord, ce n’est pas vraiment de la BD et ça se lit très vite, mais le fait que cet auteur attachant soit présent sur BDthèque ne me semble pas pour autant déplacé… On n'est pas obligé d'acheter tous les albums, mais un ou deux ne déshonoreront pas votre bibliothèque. Sinon c'est la lecture idéale pour les toilettes ;-) La Bouffe Petits anges

19/10/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Une petite tentation
Une petite tentation

Et bien moi j'ai beaucoup aimé ce récit. Il faut dire qu'il a réussi à me surprendre par bien des côtés. Déjà par le dessin qui a ses qualités, bien que je n'en ai pas été complètement fan, mais qui sait bien présenter les choses (et pas que les sculptures des héroïnes). C'est vraiment une belle mise en page, et certaines pages sont belles. Mais j'ai surtout été séduit par l'histoire, qui, il faut bien le dire, va nous présenter une belle brochette de personnes peu recommandables. Homme comme femme, mais c'est surtout la gente féminine qui en prend un sacré coup. Et les attaques ne manquent pas. Les personnages sont bien campés, chacun avec sa vision des choses et ses motivations. Une belle brochette de gens tous avec leurs défauts, aucun n'étant finalement plus recommandables qu'un autre. Mais tout se dévoile petit à petit et finalement les plus vénales ne sont pas celles qu'on attendrait. Et les motivations de chacun sont bien sombres. J'ai beaucoup aimé ce parallèle entre une jeunesse prête à s'offrir et des adultes qui ne semblent qu'attendre ça. Sans parler du comportement entre personnages, notamment entre les deux héroïnes, mais aussi la façon dont le sexe et l'amitié se mêlent de plus en plus. Le tout bien relevé donc. Et ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que Jim évite la fin facile et convenue ou tout le monde redevient beau et gentil. Là, la fin est cruelle pour certains, réussi (semblerait-il) pour d'autres, il reste des regrets, des non-dits, mais c'est fini. C'est agréable d'avoir une fin qui continue dans la lignée de ce qu'on lisait auparavant. En bref, la BD est très bien. Elle n'est pas extraordinaire, elle ne sera jamais gravé dans les annales, mais elle est très bien, j'ai eu des surprises en le lisant et j'ai beaucoup aimé. Donc au final, c'est qu'elle a des qualités, et pour cela je lui donne un bon 4/5. Peut-être un peu largement, mais je suis vraiment resté sur une bonne impression.

18/10/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)
Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)

Ah oui, ça, on peut le dire ! Lola Cordova, c'est Rock N'Roll ! Du déjanté d'un bout à l'autre dans ce genre, je n'avais encore jamais lu. Le scénario part dans des directions complètement improbables et que j'ai adoré, les idées fusent et les personnages suivent. Le délire est total, et pourtant il n'empêche pas d'avoir une idée cohérente qui se suit d'un bout à l'autre. Et le dessin ... Une mise en page extraordinaire, des dessins géniaux, le tout est superbe ! C'est vraiment la même attitude dans la narration et les dessins, le tout est juste génial. Du début à la fin je suis allé de surprise en surprise sans cesser de rire. Et quelle originalité ! Je ne pense pas me tromper en disant que c'est un genre qui n'a encore jamais été fait. Ca, c'est sûr ! En clair, c'est une excellente BD, drôle et inventive. A lire, rien que pour l'originalité !

18/10/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Ma révérence
Ma révérence

Carton plein avec cette BD ! Efficace, surprenante, juste comme je les aime quoi. Une BD "à la française" dirait-on, parlant d'un braquage peu ordinaire avec des personnages qui ne sont pas en reste. En commençant, le ton est vite donné. On est plongé dans cette narration, avec ce gars un peu paumé, un peu con, qui vous raconte tout comme il le ferait à un camarade de bistrot. Le ton est aussi donné dans les caractères, les situations, très réalistes, loin d'un braquage grandiose à la Hollywood. C'est simple, des petites frappes qui veulent faire leur grand coup et tirer leurs révérences. Simple. J'ai adoré l'histoire. Le déroulement est surprenant d'un bout à l'autre, je ne m'attendais à rien, et j'ai simplement été porté jusqu'au bout sans trop savoir ce qui allait arriver. Notamment j'ai adoré le principe de dévoiler un peu, pas tout, des deux protagonistes, juste assez pour qu'on comprenne, mais jamais tout. C'est fin, c'est bien distillé, c'est parfaitement maitrisé. Ça faisait un long moment que je n'avais plus lu quelque chose dans ce genre, et ça fait plaisir. Le dessin n'est pas en reste et sans être très notable il est bon, faisant assez bien pour servir le propos sans qu'on ne le remarque. Il complète à merveille l'ensemble de l’œuvre. En gros, cette BD est vraiment très bien faite, elle se démarque assez par rapport aux différentes œuvres que j'ai lues sur un tel sujet et l'histoire tient la route jusqu'au bout. A lire, c'est vraiment bon.

18/10/2013 (modifier)
Par dunkaan
Note: 4/5
Couverture de la série La Saga d'Atlas et Axis
La Saga d'Atlas et Axis

Saviez-vous que l’atlas et l’axis sont les deux premières cervicales qui s’emboitent l’une et l’autre afin de former le craniocervicum. Je sens déjà que je vous intrigue ; vous vous en foutez c’est ça ? Mais pas d’inquiétude, le Dr Freud ne vas pas vous parler d’un traité médical vu que de toute manière ce n’est pas son rayon et non, on ne va pas parler d’os … quoique… si en fait ,vu que l’os à ronger du jour est une bd de Pau éditée chez Ankama. L’histoire se passe dans le monde de Kanina, un monde presque identique au nôtre à l’exception que c’est la race canine qui domine la terre et que nous sommes en plus à l’époque des vikings. Les chiens sont devenus intelligents, ils parlent, ils boivent, ruminent et surtout adorent les os. Tout va commencer dans un des villages longeant la côte qui va être attaqué et pillé par une terrible horde de Vikiens ; deux jeunes chiens portant le nom d’Atlas et Axis, seuls survivants, vont joindre leurs efforts afin de retrouver cette étrange tribu qui les ont attaqués et se venger. Atlas, le jeune lévrier Afghan et Axis le fougueux terrier, vont n’avoir pour seul indice qu’un énorme étron encore fumant et une attache de vêtement à la forme étrange. Seuls et isolés, ils vont partir dans une longue quête où, parfois, leur instinct animal va bien leur jouer des tours. On a donc ici dans ce premier tome une histoire dans la grande tradition des histoires de cape et d’épée avec une grosse once de violence viking, concoctée par l’auteur Pau. Graphiquement, on se retrouve dans une esthétique très cartoon et sublimée par des paysages grandioses ce qui nous plonge dans des pages très belles ; le tout peuplé d’animaux anthropomorphes et saupoudré d’humour chien ; on s’amuse à les voir courir comme des fous derrière des moutons explosifs, méditants, déprimés, les poils aux vents ou copuler comme … des lapins. Une narration au ton très simple qui sert l’histoire pour nous donner un très bon roman graphique. Quant à l’histoire, avouons-le elle n’est pas franchement originale puisque c’est une quête de vengeance et que la trame est finalement assez linéaire, l’intérêt se trouve surtout dans l’interprétation animalière qui est rafraichissante et cette inversion des rôles. Mise-en-garde tout de même car le dessin est trompeur, ce n’est pas pour le jeune public car certaines scènes sont bien gores et sanglantes. Le tout est actuellement édité en deux volumes, le troisième étant en cours de préparation et chacun est une histoire complète, très lisible et accessible ; si vous accrochez au concept du premier, le deuxième aura votre « pau » (oui je suis comique aujourd’hui). Un premier tome donc des plus réussi et qui se permet d’avoir du chien (merci merci, j’ai gardé cette vanne pour la fin) et par conséquent une lecture à ne pas manquer. Et voilà, et pour finir un dernier commentaire de mon chien Junior sur cette bd ? - « waf waf waf , grrrrrrrrrrrrr, waf waf » Bonne bourre à tous.

17/10/2013 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Couleur de peau : miel
Couleur de peau : miel

L’adoption est un sujet difficile. Difficile parce que lorsqu’elle est internationale, l’enfant adopté a souvent une couleur de peau différente, et que dans ce cas l’adoption se « voit » tout de suite. La couleur de Jung est miel. C’est ce qui est écrit dans le dossier d’adoption dont héritent ses parents. Jung est l’un de ces centaines de milliers d’enfants coréens adoptés à l’étranger depuis 50 ans, depuis la fin de la guerre qui a laissé son pays exsangue et rempli d’orphelins. Jung est un auteur de BD, mais c’est aussi un enfant adopté. C’est une condition avec laquelle il a vécu à partir de l’âge de 5 ans, et cela le suivra toute sa vie. Jung a grandi à Séoul, trouvant sa nourriture dans les poubelles, errant dans les rues. Mais cette vie-là ne l’intéresse plus, sa vie est depuis 36 ans en Belgique, dans la famille Hénin. Une famille où il y a déjà 4 enfants biologiques, et où une petite sœur de Corée le rejoindra plus tard. Une famille où les parents ne sont pas parfaits, mais où il n’a manqué de rien. Une famille, tout simplement. Un entourage qui manque à des milliers d’enfants de par le monde, des enfants qui attendent des parents, des parents qui n’arrivent jamais pour certains. Jung a eu de la chance. « Couleur de peau : miel » est une autobiographie avant tout. Jung s’est posé beaucoup de questions sur ses origines. Sur sa mère, en particulier. Une mère dont il ne retrouvera probablement jamais la trace, mais à laquelle il n’en veut pas. Au contraire, il éprouve beaucoup de tendresse. L’avantage de ne rien savoir de ses parents biologiques, c’est qu’on peut les fantasmer à loisir. Là aussi, Jung a eu de la chance. Car parfois les origines d’enfants adoptés ne sont pas reluisantes. Mais l’adoption est un geste merveilleux. Il permet à plusieurs personnes de trouver une famille, à un enfant de s’épanouir, à des parents de combler un manque, de donner tout l’amour qu’ils ont en eux. Cela n’a rien à voir avec de la charité, ni avec une démarche humanitaire. C’est différent. Jung nous propose donc de plonger dans son histoire, avec ses yeux d’enfant adopté, donc une sensibilité très particulière, car en général ce sont les adoptants qui témoignent de leur expérience au travers de livres, films, etc. Il passe très vite sur sa vie « d’avant », sur laquelle il a visiblement tiré un trait, qu’il a enfouie dans un coin de son cerveau pour l’heure presque inaccessible. Cependant cette introspection a fait remonter quelques souvenirs, et Jung a décidé de se livrer sans fard, et probablement sans tricher. On a donc droit à une histoire très plaisante, avec de nombreux traits d’humour. L’auteur a décidé de ne pas se limiter au sujet de son adoption et de ses conséquences, mais aussi de nous parler de son apprentissage, de son histoire personnelle, comme ce passage très drôle sur son apprentissage de la sexualité. Remarquons tout de même que les thèmes relatifs à l’adoption (l’abandon, le déracinement, l’identité, l’Asie) parsèment son oeuvre. Quelque part, il avait besoin d’en parler, et cet album lui permet de le faire, de façon plus précise, plus honnête, quelque part. Pas de misérabilisme, pas de grands discours moralisateurs, pas de sensiblerie à outrance et c’est même un peu « confus ». A l’évidence l’auteur a décidé de coucher sur le papier ses idées presque dans l’ordre où elles surviennent, ce qui lui fait faire parfois des va-et-vient dans le temps. Cela ne gêne aucunement dans la lecture, au contraire ce parfum de spontanéité est tout à son honneur. Cette fraîcheur se ressent aussi au niveau graphique, puisque Jung propose un trait assez différent de ce qu’il fait d’habitude, un trait plus rond, plus « jeté », en un noir et blanc extrêmement lisible. Cela donne un triptyque essentiel, très fort, duquel l’émotion n’est pas exempt (j’ai par exemple été très touché par cette anecdote d’une jeune fille adoptée aux Etats-Unis qui après avoir retrouvé sa mère biologique, très pauvre, lui offre un somptueux dîner… au cours duquel sa mère ne mange qu’un bol de riz, et à l’issue duquel elle lui donne même quelques wons coréens…), mais qui n’hésite pas à ménager des plages de détente, avec des passages… croustillants. Jung n’aborde pas encore trop la politique d’adoption de la Corée, ni ses conséquences, mais il entrouvre la porte. Le deuxième tome faiblit un peu, mais j'avais surtout peur du troisième tome, quelque peu tardif, réalisé en parallèle avec un long métrage qui raconte son histoire, et surtout son voyage en Corée, près de 40 ans après l'avoir quittée. J'avais peur que ce troisième tome soit vide, qu'il ne soit qu'une sorte de coquille vide, un carnet de voyage d'un Européen allant en Asie. Et il n'en fut rien, absolument rien. Jung garde ce malaise, cette impossibilité d'accepter totalement sa condition, il n'arrive pas à chasser de son esprit le petit Jung de 5 ans. Mais le voyage aura tout de même servi, puisqu'au retour il semble plus serein, débarrassé de certaines névroses, et peut-être y aura-t-il un mieux dans la vie de Jung ? C'est tout ce que je lui souhaite. A lire absolument, que vous soyez concerné(e) par le sujet ou non.

05/10/2007 (MAJ le 17/10/2013) (modifier)
Par fab11
Note: 4/5
Couverture de la série Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle
Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle

La première fois que j'ai ouvert cet album je l'ai rapidement refermé car le dessin de Brüno me paraissait à l'époque tellement particulier que je n'avais pas fait l'effort de me lancer dans les aventures de cet esclave modèle, comme le dit si bien le titre. Depuis j'ai appris à apprécier le style de ce talentueux dessinateur, même si ce n'est pas celui que j'affectionne le plus, en lisant Junk et plus récemment Tyler Cross et j'ai donc lu , certes avec un peu de retard , cette très belle BD. Mais il faut quand même rappeler que ce one shot n'est pas seulement connu grâce au dessin de Brüno mais aussi grâce à la renommée du scénariste qui n'est d'autre que Fabien Nury à qui l'on doit des séries à succès telles que W.E.S.T (en collaboration avec Xavier Dorison), Il était une fois en France ou encore Necromancy moins connue que les deux premières mais qui était très réussie. L'histoire de la BD qui nous intéresse est originale , dure mais aussi très prenante. Je me suis pris d'affection pour cet esclave d'origine royale qui se retrouve dans de nombreuses aventures qui m'ont fait passer un agréable moment . Le scénariste utilise de nombreux thèmes pour nous tenir en haleine, l'esclavage bien sûr ( en détaillant toutes les horreurs propres à cet odieux commerce) mais également les prémices de son abolition , la piraterie , la vengeance etc.. Tout ça pour dire que l'on n'a pas le temps de souffler durant notre lecture. Par contre j'ai lu ce récit dans sa version en noir et blanc qui à mon avis est plus agréable que la version couleur , pour le peu que j'en ai vu comme je l'ai signalé plus haut. Si vous arrivez à mettre la main sur un exemplaire de ce tirage limité Canal BD , n'hésitez pas car vous ne regretterez pas votre investissement . Ce one shot vaut la peine d'être découvert , alors bonne lecture aux intéressés.

16/10/2013 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Peau de l'ours
La Peau de l'ours

J’ai beaucoup aimé Le Beau Voyage du même auteur, j’enchaine donc directement sur La Peau de l'ours, avec cette fois Oriol au dessin… et deuxième coup de cœur ! L’histoire est certes assez classique : un vieillard aveugle raconte sa jeunesse à un jeune venant lui lire son horoscope quotidiennement. Ce dernier découvre avec stupeur le passé troublé du vieil homme, alors qu’il travaillait pour un chef mafieux. La narration en flashbacks est parfaitement maitrisée et nous révèle au compte-goutte les détails d’une intrigue prenante et bien construite. On la pense pliée quand page 51 survient un retournement de situation bien amené. J’ai beaucoup aimé la fin, je l’ai trouvé très belle. Le dessin anguleux de Oriol est particulier (surtout sur les nez !) mais très esthétique, et mis en valeur par des couleurs chaudes très réussies. Une histoire prenante que je recommande vivement.

15/10/2013 (modifier)
Couverture de la série Ben Hur
Ben Hur

Pour quelqu'un comme moi qui est cinéphile et fan des vieux films du Hollywood de l'âge d'or, il est difficile de ne pas lire cette saga sans penser continuellement au film réalisé en 1959, un chef-d'oeuvre du cinéma épique comme Hollywood ne sait plus et ne peut plus en faire. J'ai vu ce film au moins une bonne douzaine de fois, et je connais donc cette histoire par coeur, je ne peux m'empêcher de faire sans cesse un comparatif, c'est assez frustrant pour la lecture, mais j'y ai pris cependant du plaisir. Je me suis d'ailleurs demandé pourquoi Mitton avait choisi ce sujet, car il doit y avoir autant de gens dans mon cas que de gens qui n'ont pas vu le film certes, mais aussi, dans cette histoire biblique, il ne peut pas glisser ses scènes de sexe qu'il aime tant. Pour se démarquer du film, même si c'est très difficile, Mitton tente de restituer la vision évangélique romantique qui est celle du roman de Lew Wallace, un peu occultée par le film, car c'est aussi avant tout un roman, un peu empesé maintenant, mais plutôt louable. Il y a un détail flagrant qui diffère du film, c'est la brutalité des Romains et le côté extrêmement dur et perfide de Messala (dans le film, il est plus soft, on était en 1959). Mitton insiste bien là-dessus pour rendre les Romains le plus vil possible. Dès le départ, Messala montre son arrogance, son cynisme et son orgueil de Romain habitué à dominer les peuples conquis, il est fier de ça ; ce mépris est beaucoup plus accentué dans la scène des retrouvailles par rapport au film. Ce côté là est donc un choix intéressant de la part de Mitton. Sinon, beaucoup d'autres séquences sont repiquées du film, même dans le visuel et les plans, ça suit de très près les scènes du film avec quelques détails rajoutés, et quand on les a gravées dans la mémoire, ça gâche un peu le plaisir de la découverte. Heureusement que le dessin est impeccable comme toujours chez Mitton qui soigne ses décors, ses détails, ses fonds de cases, sinon, ça aurait été insupportable, et j'aurais sûrement décroché par lassitude. Quelques pages muettes reposent un peu parfois le lecteur d'un dialogue assez fourni. Pour ceux qui ne connaissent pas le film, je recommande cette grande fresque biblique.

15/10/2013 (modifier)
Par dut
Note: 4/5
Couverture de la série Seuls
Seuls

Sur le principe, j'adore ce genre d'histoire. Ça part d'une situation mystérieuse, l'histoire évolue bien, des révélations sont apportées au fur et à mesure mais le mystère reste entier. Par contre je dit : Attention au "syndrome Lost" ! Car c'est bien gentil de nous faire une histoire mystérieuse avec pleins de questions si c'est pour avoir une explication bancale a la fin qui se raccroche aux branches et où finalement le seul moyen de s'en sortir, c'est faire intervenir Dieu ou du mystique. J'adore les histoires fantastiques, mais mon coté cartésien aime surtout quand il y a une explication crédible à la fin. Sinon c'est trop facile. Ceci dit pour l'instant, "Seuls" c'est vraiment prenant ! Mais c'est clair que j'ai peur de la fin... Enfin rien ne dit que la fin de "Seuls" soit mauvaise, mais j'attends les auteurs au tournant et je manquerais pas de faire évoluer ma note en fonction de cette fin... J’ajouterais qu'il est impossible de parler de "Seuls" et de ne pas évoquer Walking Dead tant les similitudes sont frappantes ! Outre le fait que ça soit des enfants qui sont concernés, les réactions humaines sont aussi primordiales dans le récit. Sinon un mot du dessin, c'est maîtrisé, mais rien d'exceptionnel pour ma part.

15/10/2013 (modifier)