Que voilà une belle histoire ! Certes, elle n'est pas exempte de défauts, mais au contraire des 2 commentaires précédents, je serai plus indulgent et passerai outre sur plusieurs incohérences ou situations peu crédibles, car quand une Bd me plaît, je me laisse emporter avant tout par le plaisir de lecture qu'elle procure. C'est le cas ici, c'est ça qu'il faut signaler en premier : malgré d'évidents détails qui peuvent gêner, il ne faut pas s'obstiner à pointer du doigt tout ce qui est négatif. Au contraire, il faut se laisser bercer par l'ambiance et le contexte historique bien recréés, et surtout séduire par le dessin envoûtant de Griffo qui a un peu changé de style (c'est très différent de Sherman par exemple).
Ses personnages sont beaux, les décors et les costumes vénitiens, ou les décors des Météores sont d'une belle fidélité, bref il réussit de très belles pages grâce à un trait plus lumineux que dans ses autres séries (et pourtant Giacomo C. se situait aussi à Venise).
Le sticker collé sur la couverture du tome 1 qui dit "un thriller historico-religieux dans la lignée d'Umberto Eco" est très trompeur ; ça y est, d'emblée l'éditeur compare la Bd au Nom de la Rose, faut pas exagérer, il n'y a que le début d'album qui présente quelques similitudes (abbaye, moines tués, mystères). Ensuite, ça évolue vers le romanesque. Mais dès le début cependant, le mystère s'installe, c'est une bonne amorce, on est happé, on rentre tout de suite dans le récit et on n'a pas envie de lâcher ; enfin moi, c'est l'impression que ça m'a fait. Ensuite, la narration suit son cours, elle utilise de nombreux raccourcis scénaristiques et quelques grosses ficelles, mais ça n'est jamais nuisible au récit.
Le décor historique participe grandement à l'intérêt que je porte à cette série, car cette époque du XVIème siècle en Italie est fascinante et aussi riche que le XVIème siècle en France. L'autre atout de cette bande, c'est le parfait équilibre entre ce contexte historique et l'aspect romanesque, aucun ne fait de l'ombre à l'autre, tous deux s'imbriquent parfaitement.
Le destin de Giovanni est multiple ; certaines phases de son existence sont moins intéressantes, telle la partie mystique où il choisit d'être ermite en Grèce, mais elle enrichit cependant le personnage. Arrivé au tome 3, je reste dans l'attente de la suite ; c'est une belle série qui procure un vrai plaisir de lecture, au rythme soutenu et aux péripéties nombreuses, et j'espère que la conclusion sera à la hauteur de la qualité globale.
Toute l'ambiance est palpable dans la couverture.... La rudesse de ce monde et, paradoxalement, la fragilité de ces si jeunes filles. Mais on y parle aussi du temps qui passe, de la maturité, du regard sur l'autre qui évolue ainsi que sur soi-même... Beau roman graphique dont les dessins sont très forts.
C'est beau; déroutant par le deuxième tome qui perd en naïveté (et en poésie) mais gagne en ésotérisme.
L'histoire gagne en profondeur. Agréable surprise.
Une femme "super héros" c'est plutôt rare.
Avec tout ce que ce genre de bd comporte d'irréalisme et de séduisant.
Un scénario qui tient plutôt bien la route.
Riche en émotions et en humanité. Un combat extraordinaire livré avec pudeur. Un scénario qui nous porte sans lourdeur... Comme il s'agit en plus d'une autobiographie, le lecteur ne peut qu'en être touché d'avantage...
Même s'il est toujours malheureux de dévoiler une fin, préciser que celle-ci nous laisse optimiste peut encourager à lire ce roman graphique si particulier...
Beaucoup d'humanité. On se prend d'affection pour ce personnage qui fait pourtant un choix très "politiquement incorrect" , surtout pour une femme; ce qui est d'autant plus intéressant...
Très bon scénario; rocambolesque mais qui tient bien la route.
Très belles illustrations, mais avec une rupture entre le premier tome et les suivants qui m'a un peu désappointé (d'où mon 4 sur 5).
En espérant que le quatrième tome tienne les immenses promesses des 3 premiers...!
Que voilà de la très bonne SF. On retrouve dans cette histoire de nombreuses influences notamment cinématographiques mais qui ne sont pas pesantes et juste assez subtiles pour ne pas plomber le récit et qu'ainsi à la lecture on se dise, Ah oui je reconnais. Les différents éléments s'imbriquent parfaitement les uns aux autres, mixant la planète hostile, les créatures qui la peuple, la tension dans le groupe face à l'inconnu.
Le graphisme est vraiment très bien et l'assistance par ordinateur ne se fait pas trop sentir ou du moins elle sait se faire oublier. Les couleurs, la jungle, ne sont pas trop flashy comme c'est parfois le cas dans ce genre de production.
Alors au final un très gros potentiel pour cette BD dans laquelle on plonge avec plaisir, mais, MAIS... Voila un premier tome paru en 2008 chez Soleil. Nous sommes en 2014, donc... je ne conseille pas l'achat, préférez la médiathèque.
Eh bien, que ce soit seul à la baguette (comme les albums que j’ai précédemment lus de lui) ou seulement au dessin comme dans cet album, voilà la confirmation que Frederik Peeters participe à des projets de grande qualité.
Le dessin, en Noir et Blanc, est très bon, et parfaitement adapté à l’ambiance à la fois mystérieuse et angoissante dans laquelle baigne l’histoire.
Pas ou peu d’action, un huis-clos (une petite plage isolée), et des personnages dont on ne sait pas grand-chose, mais qui tous, une fois « entrés en scène », se retrouvent piégés dans cette bulle temporelle qui les questionne autant qu’elle intrigue le lecteur. Unité de lieu donc, unité de temps aussi, mais un temps en décalage par rapport à la réalité « de l’extérieur ».
On est dans du fantastique sans esbroufe, qui s’inscrit dans un réel bien ancré dans la normalité, mais qui modifie juste un paramètre, pour que la douzaine de personnages ici réunis sentent vaciller sous eux le socle de cette normalité. Tous n’ont pas la force de l’assumer.
Au final, un album assez vite lu, mais une très bonne publication de l’éditeur Atrabile, dont la lecture et l’achat sont franchement recommandés !
*** SPOILER***
On pourrait chipoter en disant que Pierre Oscar Levy nous laisse avec nos questions et ne donne pas les clefs de l’énigme (qui tire sur le gamin venu à la rencontre des « piégés », qu’en est-il finalement de cette accélération du temps ?). Cette fin ouverte ne me gêne pas. En effet, cela laisse l’imagination du lecteur au pouvoir, et évite tout risque de dilution de l’intrigue.
***FIN SPOILER***
Voici une série originale que l’on peut qualifier de « steampunk » : c’est un mélange de genre de science-fiction et de passé style révolution industrielle. J’ai beaucoup apprécié le dessin des frères Moreno qui est vraiment magnifique avec un sens du détail jusque dans ses cadrages. Vous avez vu le métal des bâtiments et le drapé des costumes ? Sublime tout simplement !
Le scénario de Corbeyran (connu pour être l’auteur de l’univers des Stryges) se ralentit un peu au troisième tome mais la série n’est pas encore achevée car elle comptera 6 tomes. On est parfois surpris par la tournure que prennent les évènements. J’ai été touché par l’histoire de ces frères jumeaux séparés par une opération chirurgicale ayant mal tournée. On éprouve même de la sympathie pour Nyx le héros, un tueur à gage au passé trouble.
Par ailleurs, le monde décrit est sombre et pessimiste : j’aime ces ambiances un peu particulières car on ressent des choses d’autant que la psychologie des personnages est captivante. Je trouve néanmoins que le rythme de parution est plutôt très lent. C’est un peu dommage. Cela semble nuire à l’image de cette série dans un secteur assez concurrencé.
C’était pourtant une bd qui avait marqué les lecteurs à sa sortie et qui avait connu rapidement un certain succès. Un scénariste de génie avec des dessinateurs de talent pour une œuvre hors du commun ! Alors qu'il a fallu attendre près de 3 ans et demi entre le troisième et le quatrième tome, je me suis rendu compte que ce dernier n'était pas exempt de défaut au niveau de la qualité. Ainsi, page 13, dans une des cases, on peut lire: "tu trouvais le vie impitoyable!": chercher l'erreur!!! C'est franchement scandaleux de faire de commettre de telle énormité comme s'il n'y avait pas de relecture avant l'impression des planches ! Voilà, j'ai poussé mon coup de gueulante. Cela ne change rien à mon appréciation globale.
Un lecteur avisé remarquera que la première image commence toujours de la même manière avec le texte : monstrueux. Ce n’est qu’à la relecture de la série tout entière que j’ai pu faire attention à ce genre de détail. On s’apercevra également que le scénario est parfaitement maîtrisé et ce depuis le début.
Une fausse note cependant : les couvertures font référence à chaque fois à un personnage féminin à l’exception du premier tome malgré le titre. Cela gâche un peu la cohérence d’une mécanique qui se voulait parfaitement huilée. Encore une fois, on pardonnera car l’ensemble demeure d’une grande qualité.
Il aura fallu 14 ans aux auteurs pour terminer cette histoire. Le lecteur a dû faire preuve d'une grande patience. Ce dernier tome va révéler une surprise de taille. La fin sera tout simplement grandiose même si elle ne répondra pas forcément à nos désirs. Cependant, c'est surtout au niveau graphique et de la mise en page que cela relève d'une espèce de magie composé de talent. Il y a des planches qui sont simplement à couper le souffle. Bref, cela valait sans doute la peine d'attendre pour atteindre cette qualité.
Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 3.5/5 – Note Globale : 4/5
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L'Oracle della Luna
Que voilà une belle histoire ! Certes, elle n'est pas exempte de défauts, mais au contraire des 2 commentaires précédents, je serai plus indulgent et passerai outre sur plusieurs incohérences ou situations peu crédibles, car quand une Bd me plaît, je me laisse emporter avant tout par le plaisir de lecture qu'elle procure. C'est le cas ici, c'est ça qu'il faut signaler en premier : malgré d'évidents détails qui peuvent gêner, il ne faut pas s'obstiner à pointer du doigt tout ce qui est négatif. Au contraire, il faut se laisser bercer par l'ambiance et le contexte historique bien recréés, et surtout séduire par le dessin envoûtant de Griffo qui a un peu changé de style (c'est très différent de Sherman par exemple). Ses personnages sont beaux, les décors et les costumes vénitiens, ou les décors des Météores sont d'une belle fidélité, bref il réussit de très belles pages grâce à un trait plus lumineux que dans ses autres séries (et pourtant Giacomo C. se situait aussi à Venise). Le sticker collé sur la couverture du tome 1 qui dit "un thriller historico-religieux dans la lignée d'Umberto Eco" est très trompeur ; ça y est, d'emblée l'éditeur compare la Bd au Nom de la Rose, faut pas exagérer, il n'y a que le début d'album qui présente quelques similitudes (abbaye, moines tués, mystères). Ensuite, ça évolue vers le romanesque. Mais dès le début cependant, le mystère s'installe, c'est une bonne amorce, on est happé, on rentre tout de suite dans le récit et on n'a pas envie de lâcher ; enfin moi, c'est l'impression que ça m'a fait. Ensuite, la narration suit son cours, elle utilise de nombreux raccourcis scénaristiques et quelques grosses ficelles, mais ça n'est jamais nuisible au récit. Le décor historique participe grandement à l'intérêt que je porte à cette série, car cette époque du XVIème siècle en Italie est fascinante et aussi riche que le XVIème siècle en France. L'autre atout de cette bande, c'est le parfait équilibre entre ce contexte historique et l'aspect romanesque, aucun ne fait de l'ombre à l'autre, tous deux s'imbriquent parfaitement. Le destin de Giovanni est multiple ; certaines phases de son existence sont moins intéressantes, telle la partie mystique où il choisit d'être ermite en Grèce, mais elle enrichit cependant le personnage. Arrivé au tome 3, je reste dans l'attente de la suite ; c'est une belle série qui procure un vrai plaisir de lecture, au rythme soutenu et aux péripéties nombreuses, et j'espère que la conclusion sera à la hauteur de la qualité globale.
Polina
Toute l'ambiance est palpable dans la couverture.... La rudesse de ce monde et, paradoxalement, la fragilité de ces si jeunes filles. Mais on y parle aussi du temps qui passe, de la maturité, du regard sur l'autre qui évolue ainsi que sur soi-même... Beau roman graphique dont les dessins sont très forts.
Où le regard ne porte pas...
C'est beau; déroutant par le deuxième tome qui perd en naïveté (et en poésie) mais gagne en ésotérisme. L'histoire gagne en profondeur. Agréable surprise.
El Niño
Une femme "super héros" c'est plutôt rare. Avec tout ce que ce genre de bd comporte d'irréalisme et de séduisant. Un scénario qui tient plutôt bien la route.
La Parenthèse
Riche en émotions et en humanité. Un combat extraordinaire livré avec pudeur. Un scénario qui nous porte sans lourdeur... Comme il s'agit en plus d'une autobiographie, le lecteur ne peut qu'en être touché d'avantage... Même s'il est toujours malheureux de dévoiler une fin, préciser que celle-ci nous laisse optimiste peut encourager à lire ce roman graphique si particulier...
Lulu Femme Nue
Beaucoup d'humanité. On se prend d'affection pour ce personnage qui fait pourtant un choix très "politiquement incorrect" , surtout pour une femme; ce qui est d'autant plus intéressant...
Le Grand Siècle
Très bon scénario; rocambolesque mais qui tient bien la route. Très belles illustrations, mais avec une rupture entre le premier tome et les suivants qui m'a un peu désappointé (d'où mon 4 sur 5). En espérant que le quatrième tome tienne les immenses promesses des 3 premiers...!
Home
Que voilà de la très bonne SF. On retrouve dans cette histoire de nombreuses influences notamment cinématographiques mais qui ne sont pas pesantes et juste assez subtiles pour ne pas plomber le récit et qu'ainsi à la lecture on se dise, Ah oui je reconnais. Les différents éléments s'imbriquent parfaitement les uns aux autres, mixant la planète hostile, les créatures qui la peuple, la tension dans le groupe face à l'inconnu. Le graphisme est vraiment très bien et l'assistance par ordinateur ne se fait pas trop sentir ou du moins elle sait se faire oublier. Les couleurs, la jungle, ne sont pas trop flashy comme c'est parfois le cas dans ce genre de production. Alors au final un très gros potentiel pour cette BD dans laquelle on plonge avec plaisir, mais, MAIS... Voila un premier tome paru en 2008 chez Soleil. Nous sommes en 2014, donc... je ne conseille pas l'achat, préférez la médiathèque.
Château de sable
Eh bien, que ce soit seul à la baguette (comme les albums que j’ai précédemment lus de lui) ou seulement au dessin comme dans cet album, voilà la confirmation que Frederik Peeters participe à des projets de grande qualité. Le dessin, en Noir et Blanc, est très bon, et parfaitement adapté à l’ambiance à la fois mystérieuse et angoissante dans laquelle baigne l’histoire. Pas ou peu d’action, un huis-clos (une petite plage isolée), et des personnages dont on ne sait pas grand-chose, mais qui tous, une fois « entrés en scène », se retrouvent piégés dans cette bulle temporelle qui les questionne autant qu’elle intrigue le lecteur. Unité de lieu donc, unité de temps aussi, mais un temps en décalage par rapport à la réalité « de l’extérieur ». On est dans du fantastique sans esbroufe, qui s’inscrit dans un réel bien ancré dans la normalité, mais qui modifie juste un paramètre, pour que la douzaine de personnages ici réunis sentent vaciller sous eux le socle de cette normalité. Tous n’ont pas la force de l’assumer. Au final, un album assez vite lu, mais une très bonne publication de l’éditeur Atrabile, dont la lecture et l’achat sont franchement recommandés ! *** SPOILER*** On pourrait chipoter en disant que Pierre Oscar Levy nous laisse avec nos questions et ne donne pas les clefs de l’énigme (qui tire sur le gamin venu à la rencontre des « piégés », qu’en est-il finalement de cette accélération du temps ?). Cette fin ouverte ne me gêne pas. En effet, cela laisse l’imagination du lecteur au pouvoir, et évite tout risque de dilution de l’intrigue. ***FIN SPOILER***
Le Régulateur
Voici une série originale que l’on peut qualifier de « steampunk » : c’est un mélange de genre de science-fiction et de passé style révolution industrielle. J’ai beaucoup apprécié le dessin des frères Moreno qui est vraiment magnifique avec un sens du détail jusque dans ses cadrages. Vous avez vu le métal des bâtiments et le drapé des costumes ? Sublime tout simplement ! Le scénario de Corbeyran (connu pour être l’auteur de l’univers des Stryges) se ralentit un peu au troisième tome mais la série n’est pas encore achevée car elle comptera 6 tomes. On est parfois surpris par la tournure que prennent les évènements. J’ai été touché par l’histoire de ces frères jumeaux séparés par une opération chirurgicale ayant mal tournée. On éprouve même de la sympathie pour Nyx le héros, un tueur à gage au passé trouble. Par ailleurs, le monde décrit est sombre et pessimiste : j’aime ces ambiances un peu particulières car on ressent des choses d’autant que la psychologie des personnages est captivante. Je trouve néanmoins que le rythme de parution est plutôt très lent. C’est un peu dommage. Cela semble nuire à l’image de cette série dans un secteur assez concurrencé. C’était pourtant une bd qui avait marqué les lecteurs à sa sortie et qui avait connu rapidement un certain succès. Un scénariste de génie avec des dessinateurs de talent pour une œuvre hors du commun ! Alors qu'il a fallu attendre près de 3 ans et demi entre le troisième et le quatrième tome, je me suis rendu compte que ce dernier n'était pas exempt de défaut au niveau de la qualité. Ainsi, page 13, dans une des cases, on peut lire: "tu trouvais le vie impitoyable!": chercher l'erreur!!! C'est franchement scandaleux de faire de commettre de telle énormité comme s'il n'y avait pas de relecture avant l'impression des planches ! Voilà, j'ai poussé mon coup de gueulante. Cela ne change rien à mon appréciation globale. Un lecteur avisé remarquera que la première image commence toujours de la même manière avec le texte : monstrueux. Ce n’est qu’à la relecture de la série tout entière que j’ai pu faire attention à ce genre de détail. On s’apercevra également que le scénario est parfaitement maîtrisé et ce depuis le début. Une fausse note cependant : les couvertures font référence à chaque fois à un personnage féminin à l’exception du premier tome malgré le titre. Cela gâche un peu la cohérence d’une mécanique qui se voulait parfaitement huilée. Encore une fois, on pardonnera car l’ensemble demeure d’une grande qualité. Il aura fallu 14 ans aux auteurs pour terminer cette histoire. Le lecteur a dû faire preuve d'une grande patience. Ce dernier tome va révéler une surprise de taille. La fin sera tout simplement grandiose même si elle ne répondra pas forcément à nos désirs. Cependant, c'est surtout au niveau graphique et de la mise en page que cela relève d'une espèce de magie composé de talent. Il y a des planches qui sont simplement à couper le souffle. Bref, cela valait sans doute la peine d'attendre pour atteindre cette qualité. Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 3.5/5 – Note Globale : 4/5