Les derniers avis (32029 avis)

Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Block 109 - Opération soleil de plomb
Block 109 - Opération soleil de plomb

A mon avis l'un des meilleurs opus se situant dans l'univers de Block 109. Après un "Etoile rouge" assez décevant, et un "New York 1947" qui lorgne du côté d'Hollywood, ici le fait que l'action se déroule en Afrique ajoute un plus évident à cette histoire. C'est vrai qu'encore une fois quelques références peuvent faire penser à Apocalypse Now, voir Prédator, dans quelques cadrages. Il n'en demeure pas moins que nous avons là un scénario un poil plus étoffé qui suit un commando dont la mission en milieu hostile réserve de bons moments. L'ambiance est parfaitement rendue et les tenants de cette mission sont bien exposés. Mon seul bémol vient du fait que la révolte des populations indigènes est amenée de manière rapide même si l'on pouvait pressentir ce qui allait survenir. Le dessin est du tout bon, au fil des tomes il s'améliore. Je préciserais qu'à mon avis ce tome peut se lire indépendamment de la série mère. Du tout bon et saluons encore une fois l'originalité de la démarche.

06/10/2014 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Sherlock Holmes - Les Chroniques de Moriarty
Sherlock Holmes - Les Chroniques de Moriarty

En voilà une bonne surprise ! Moi qui suis un amateur des univers fantastiques - et de ceux de Lovecraft au passage quand ils sont bien digérés et régurgités - me voilà servi ! De plus, l'idée de faire de Moriarty, l'ennemi juré de Sherlock Holmes, le personnage principal d'une série, est loin de me déplaire, bien au contraire ! Faire du "méchant" le pivot d'une autre série, je suis preneur ! Et pour les surprises, ça ne traine pas ! D'emblée on se retrouve plongé sur les pas de Moriarty qui semble errer dans un univers étrange et lunaire... On apprend rapidement qu'il est en fait prisonnier d'un autre plan où les Anciens Dieux règnent... Ceux-là même qu'il a empêchés de fouler la Terre (cf. Sherlock Holmes et le Necronomicon). Moriarty est en fait la seule clé possible pour ces divinités de revenir sur Terre, ce qui explique qu'elles ne l'aient pas éliminé rapidement ; les supplices s'enchainent pour tenter de lui arracher ce secret, mais le sieur est cabochard et n'entend pas s'en laisser compter... Et hop ! Retour à Londres... où l'on retrouve Moriarty... Ça se complique ? On est perdu ? Non. Tout se tient et est même plutôt très bien géré au niveau de la narration. L'alternance des deux univers jusqu'à leur convergence est très bien menée et maintient une intensité narrative jusqu'à la fin de ce premier tome. La chasse au Necronomicon est ouverte ! Et pour nous servir sur papier cette histoire audacieuse, Andrea Fattori nous propose un dessin très efficace et soigné. Ses planches sont riches en détails, tant dans les costumes, l'architecture que les paysages. Même les scènes qui se déroulent dans l'autre plan, aride et désertique nous sont rendues de façon très expressives et denses : on sent la pesanteur de l'ambiance qu'impose un univers Lovecraftien. Bref, un très bon premier tome dont j'attends la suite avec impatience !

06/10/2014 (modifier)
Par Chéreau
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Locke & Key
Locke & Key

Locke & Key a été l'événement BD des années 2009 à 2012 aux États-Unis. Cette série fantastique remarquable le mérite. Le dessin de Gabriel Rodriguez, efficace et déjà solide au début, mais encore nerveux, se libère d'album en album pour atteindre des sommets dans le dernier tome : construction des pages, cadrages, personnages, scènes d'ensemble, couleurs... tout devient à la fois très maîtrisé et naturellement fluide. Rodriguez parvient paradoxalement à nous offrir une virtuosité graphique époustouflante avec une sobriété et une justesse de vieux maître. La marque des grands. Le choix d'une histoire à la fois contemporaine (elle se déroule aujourd'hui dans l'état du Maine) et totalement fantastique (l'étrange maison de Keyhouse abrite de mystérieuses clés magiques aux pouvoirs inquiétants) permet à Rodriguez de montrer la vaste palette de son talents sur une grande variété de thèmes. A des scènes familiales ou lycéennes, en plan large et lumière zénithale, succèdent des tableaux hallucinants : combat contre des ombres gigantesques dans une semi-obscurité, vision des pensées circulant à l'intérieur de l'esprit d'un protagoniste... Certains personnages devenant géants, d'autres ne dépassant pas la taille d'une poupée, Rodriguez peut également multiplier les angles improbables, plongées et contre-plongées. La construction des pages, enfin, répond à celle de chaque album et de la série toute entière : les cases se répondent, visuellement ou par un jeu d'écho dans leurs dialogues, des scènes se répètent volontairement avec d'éclairantes variations, des jeux de portes magiques offrent un prétexte à jouer avec les codes mêmes de la bande dessinée, des personnages se déplaçant au sens propre d'une case à l'autre comme on change d'univers, parfois simultanément et en sens contraire... C'est dans cet habile jeu de construction qu'on devine l'étroite collaboration entre le scénariste et le dessinateur, qui ne se sont pas contentés de se succéder à la table de travail, mais ont bâti ensemble une énigme où les dessins de l'un peuvent répondre aux mots de l'autre et vice-versa. La maîtrise formelle de Joe Hill est en effet plus qu'à la hauteur de celle de Rodriguez. Son sens du récit, sa construction dramaturgique, la manière dont il bâtit à la fois le grand récit et les petits histoires prouvent sa connaissance fine des règles narratives. On n'est pas pour rien le rejeton d'une famille d'écrivains à succès et le fils de Stephen King lui-même. Joe Hill, qui marche clairement sur les traces de son père, y compris en situant son histoire dans le Maine, s'offre d'ailleurs le chic d'une jolie scène hommage à son paternel, dans le 6e tome. Soyons clairs : cette maîtrise formelle offre un merveilleux plaisir de lecture. Tout est dosé, les événements s'enchaînent avec juste ce qu'il faut de temps morts poétiques. Même si le récit paraît flotter un moment, au milieu du 4e tome, le rythme ne faiblit pas, les coups de théâtre fonctionnent à chaque fois. Mais on reste, c'est un peu dommage, dans l'application d'une recette. Puisqu'un des personnages de Hill porte le nom de Caravaggio, j'ose la comparaison avec la peinture classique : comme le Caravage, Hill parvient à renouveler le genre en appliquant strictement le cahier des charges d'un thème imposé et archi-rebattu. Caravage peignait des pélerins d'Emmaüs et des Christ en croix en y ajoutant une vie, une flamme intérieure, une puissance charnelle que personne d'autre que lui n'avaient su créer. Joe Hill, lui, s'attaque à la trame américaine si connue, mille fois brodée et rebrodée au cinéma, dans les romans et les comics américains des "adolescents-qui-sauvent-le-monde-d'une-invasion-des-forces-du-mal" et il le fait mieux que personne avant lui. Mais il reste dans le thème. Il applique la recette avec un professionnalisme génial, mais il applique la recette. Les coups de théâtre sont à l'endroit habituel, le bouquet final est aussi gothique et sanglant qu'espéré, les flashback arrivent au bon moment pour éclairer le présent tout en donnant de l'épaisseur à l'histoire. Joe Hill pourrait être premier de la classe d'une école de scénaristes, avec mention spéciale du jury. Son histoire est classique aussi dans la mesure où elle met en scène de manière particulièrement insistante les névroses habituelles de la littérature américaine : solitude fondamentale des êtres, murés dans leur exigence de réussite individuelle, idéalisation de la famille, d'autant plus forte que les relations interpersonnelles dysfonctionnent, fascination pour la violence physique extrême comme exutoire des émotions que chacun refoule en permanence. Peu d'autres littératures abordent ces thèmes de manière aussi insistante. Mais peu d’œuvres américaines ne les abordent pas. C'est presque une marque de fabrique, un code de reconnaissance. Pour un lecteur européen, même habitué à la psyché américaine, ces obsessions restent toujours une source d'étonnement. L'extrême violence finit même par lasser un peu. Trop de morts, trop de sang... C'est d'autant plus brutal qu'on s'attache aux personnages. C'est sur ce point, d'ailleurs que j'aimerais conclure. Parce que c'est la plus belle réussite de Joe Hill : sa galerie de personnages est une réussite. Il parvient à tisser un destin singulier à une bonne douzaine de personnages principaux, tous singuliers, tous crédibles, tous profonds et attachants. Il les fait douter, grandir, évoluer. Leurs dialogues sonnent toujours juste, même et surtout ceux des adolescents, alors qu'il est si difficile de saisir avec justesse la vérité de cet âge d'entre-deux et de paradoxes, cet âge du double refus de l'enfant et de l'adulte, qui danse sur une ligne de crête et se réfugie dans les stéréotypes pour échapper à toute classification. Joe Hill les peint comme s'il avait su garder son âme adolescente et acquis en même temps la maturité suffisante pour se comprendre lui-même. Son histoire, au fond, est d'abord une histoire de passage à l'âge adulte, la découverte d'eux-mêmes et du monde par de jeunes américains du XXIe siècle, par delà leurs peurs et leurs doutes. Et ce particularisme fort du contexte permet à l’œuvre d'accéder à l'universalité. Tous les adolescents pourront sans doute se reconnaître dans Tyler, Kinsey, Jamal, Scot, Jackie et les autres. Le charme principal de Locke & Key est là. Et ne faut-il pas, au fond, chercher dans ces rites de passage le sens profond des verrous et des clés du titre ?

05/10/2014 (MAJ le 05/10/2014) (modifier)
Couverture de la série Solo (Martin)
Solo (Martin)

Solo est un récit picaresque qui raconte les aventures d'un jeune rat dans un monde post-apocalyptique. La grande réussite de l'album tient dans le dessin dynamique et virtuose d'Oscar Martin. La colorisation qui fait volontairement la part belle aux couleurs ternes rend magnifiquement l'univers sinistre et désolé. Seules quelques rares cases se risquent dans des tons pastels aux moments les moins tendus et pessimistes de l'histoire. Le scénario très linéaire ne laisse pas vraiment le temps de souffler. Il a bien quelques passages durant lesquels le héros nous fait part de ses états d'âmes, mais le ton du discours en voix off n'adoucit guère les scènes d'action qui se succèdent. L'univers construit par Martin n'est pas encore pleinement exploité, et j'aurais aimé qu'il développe davantage les interactions entre les nombreuses races qui y vivent. C'est donc une lecture très agréable que ce premier volume de Solo, auquel je donne un bon 3,5+ (que j'arrondis sans regret à 4). Le bémol qui m'empêche de lui donner davantage tient en deux points. • D'abord, l'histoire est certes accrocheuse, mais, comme le souligne justement ArzaK, elle puise largement son inspiration dans Mad Max III et Gladiator, elle me rappelle aussi des BD de l'âge classique comme Simon du fleuve ou les premiers épisodes de Jeremiah. Le dessin quant à lui s'inscrit dans la tradition des personnages zoomorphes à la Blacksad, toit en lorgnant vers les rats de Pacush Blues. C'est superbement réalisé, mais on sent bien ses sources d'inspiration et si la série s'inscrit dans la durée, Oscar Martin devra peut-être trouver quelques idées plus originales pour conserver tout mon intérêt de lecteur. • Ensuite, je dois bien avouer que par moment, les réflexions métaphysiques du héros m'ont un peu gavé. Je trouve qu'une case qui représente le personnage évoluant dans un décor désolé en dit parfois davantage que certaines des platitudes qui traversent l'esprit de Solo. La série a un beau potentiel et l'auteur a beaucoup de talent. Il ne manque pas grand chose pour qu'il réalise une œuvre d'exception. Je lui souhaite d'y parvenir et j'attends la suite avec impatience.

05/10/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Petite frappe
Petite frappe

Le titre induit certainement en erreur même s'il s'agit de football. Je dois avouer que j'ai bien aimé le style de cette bd qui a un parfum d'inachevé. On suit une tranche de vie d'un jeune morveux prétentieux un peu rebelle qui joue dans la provocation. Cependant, il est connu que ceux qui ont du talent cède facilement à ces défauts. Au moins, la psychologie du personnage de Jon est bien détaillée. Il n'y a rien de pire pour moi que la fadeur car très vite guette l'ennui. Les auteurs n'ont pas cédés à la facilité et aux clichés qui sont nombreux généralement dans ce style de récit décrivant le quotidien de notre jeunesse. Il y a quelque chose d'unique dans cette bd qui flirte parfois avec le fantastique au moment où l'on s'y attend le moins. Par ailleurs, il y a véritablement du magnétisme dans l'air et cela accroche. Je regrette également qu'il n'y ait pas de deuxième tome qui nous aurait montré l'évolution du personnage. Au final, aussi bien le dessin que le scénario m'ont séduit sur le thème central de la difficulté du passage à l'âge adulte.

05/10/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Le Jardin d'Emile Bravo
Le Jardin d'Emile Bravo

3.5 J'aime bien ce que fait Émile Bravo et j'étais content de lire des histoires que je n'avais jamais lues de lui (hormis l'histoire tirée de Bye-Bye Bush). J'ai trouvé le résultat plutôt bon. J'avais peur de lire des histoires courtes qui s'oublient vite et ce ne fut pas le cas. Certes, c'est moins développé que ses longues histoires, mais cela reste amusant. Bravo se moque de plusieurs sujets de société et ça m'a bien fait rire même si cela manque parfois de subtilité. J'adore surtout son hommage à Gaston Lagaffe qui montre le célèbre gaffeur dans la peau d'un businessman ! Le dessin de Bravo est toujours aussi personnel, dynamique et agréable à l’œil. Les couleurs sont toujours bien choisies.

05/10/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Génération mal-logée !
Génération mal-logée !

Du même auteur que Moi, 20 ans, diplômée, motivée... Exploitée ! que j'avais déjà bien aimé. On reste dans la même veine avec génération mal logée. Il est vrai que le problème du logement est devenu au fil des années de plus en plus insoluble. Les loyers notamment dans les grandes villes ont beaucoup augmenté sans suivre la courbe de l'inflation. Lorsqu'il s'agit d'étudiant sans un sou, c'est plus que délicat. Et pourtant, il faut bien faire des études afin de décrocher un emploi. On se rend compte que le logement constitue un frein bien réel. On apprendra que seulement un étudiant sur 15 décroche son logement via le CROUS sans compter leur politique d'octroie assez aberrante. Pour les autres, c'est la galère qui commence à moins d'être un fils à bobo. L'auteur a le mérite de poser le problème et de montrer par différents aspects la dure réalité à savoir un monde sans pitié pour les jeunes. De la chambre de 6 mètres carrés (bien agencé!) à 520€ par mois à la proposition totalement indécente, il y a la colocation avec ses avantages et des inconvénients. Les agences en prennent également pour leur grade et à juste titre. Cependant, j'ai beaucoup aimé l'humour par lequel cette oeuvre est traitée par le biais d'une héroïne bien marrante. Le dessin est dynamique et les personnages sont expressifs. On ne s'ennuie pas une seconde. En conclusion, une bd moderne qui parle d'un vrai problème de société qu'il faudrait résoudre prioritairement.

05/10/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Jeronimus
Jeronimus

Grandiose! C'est le premier terme qui me soit venu après avoir refermé cette trilogie. Quand la BD se hisse à ce niveau, c'est assez jouissif. Très bien ancrée dans son époque elle décrypte avant tout une société ou la religion tient une part importante, oppressante, déterminante dans la mesure ou elle codifie, régie les actes de chacun. Au même niveau la très puissante compagnie maritime hollandaise, basée a Amsterdam, qui au XVI ème siècle invente le capitalisme, il est d'ailleurs intéressant de noter, que les fondements, la doctrine de ce modèle ne se mettent pas en place pour le bienfait des hommes, mais seulement d'un petit groupe d'entre eux. La mise en place de l'histoire, du naufrage et de ce qui va se passer ensuite sur l'île, est très longue mais elle permet vraiment de situer le contexte. Ce qui amène Jeronimus et quelques autres à se comporter comme ils le font est déterminé par un climat social, religieux, politique. Au contraire de ce que l'on pourrait penser le déterminisme n'a pas sa place. Jeronimus est protestant mais tendance anabaptiste, cela signifie qu'il peut, qu'il doit pouvoir choisir sa voie à l'âge adulte en fonction de son vécu antérieur. Celui ci est d'ailleurs plutôt dramatique et son attitude sur l'île montre un désir de revanche. Il ne s'agit pas ici de changer la société, ses actes sont purement égocentriques. Il n'y a qu'à voir son attitude au moment de la mutinerie, il agit pour lui seul et avoue même qu'il ment à tous Le choix d'aller au bout de son idée le mène à avoir un comportement extrême. Cette voie est bien sur sans issue. Ce récit n'est pas facile et brasse des thèmes éternels, certains aspects de ce récit m'ont beaucoup fait penser au Kurtz de J.Conrad. Outre une étude très poussée d'une époque, cette série montre la folie qui se développe chez un homme face à des conditions particulières. Un mot du dessin, magnifique et parfaitement adapté à l'histoire. La colorisation est excellente, à certains moments on se trouve plongé dans des tableaux des grands maitres flamands de ce temps.

05/10/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Prophet
Prophet

Que dire ? Que je l'ai attendu cette suite ? Ben oui forcément ! Mathieu Lauffray ! L'homme de LJS, l'homme au graphisme parfait, qui arrive par son trait a nous donner le mouvement, l'ambiance du récit, l'expressivité à ses personnages, enfin bref j'arrête là pour moi y a pas mieux. Après, à un dessinateur il faut adjoindre un scénariste et ici c'est sans doute ou le bas blesse.Pour les premiers tomes Dorison était là et ma foi on aime ou pas mais dans le genre c'était vraiment très bien. Civilisation oubliée, vestiges cyclopéens mis à jour, vieux savant mort du fait de leur quête. Tout cela avait un petit air qui me branche plutôt à savoir des univers à la H.P.Lovecraft, A.Merrit ou R.Howard. Mais ces gars savaient conduire leurs histoires et dès lors que Lauffray se retrouve seul aux manettes il y a comme un hic. Le troisième tome est l'occasion pour l'auteur de nous livrer des planches plus infernales, plus dantesques les unes que les autres, (peut être un peu trop d'ailleurs), mais c'est en lien avec le récit alors pourquoi pas ? Au quatrième tome tant attendu, comme Jack, j'ai dévissé, je suis moi aussi tombé dans les tréfonds. J'avoue ne pas avoir tout compris et m'être plus laisser porter par le dessin toujours aussi grandiose que par l'histoire. Je serais bien en peine de résumer l'affaire à un néophyte, d'ailleurs à lire les avis ici ou là je me rends compte qu'à chaque lecteur, une interprétation. Alors donc franchement bien parce que : le dessin, et puis dans le style apocalyptique c'est quand même novateur (à l'époque). Je relirais en tout cas.

04/10/2014 (modifier)
Couverture de la série Le Casse - Soul man
Le Casse - Soul man

Ce casse n'est pas habituel, il est en quelque sorte décomposé, mais ce choix se révèle payant, car c'est un scénario malin et très bien échafaudé, avec un retournement final qu'on devine vers les 2 ou 3 dernières pages, mais suffisamment efficace pour bien terminer ce récit ; le coup de la valise de vieux disques collector est excellent... J'aurais juste préféré un découpage un peu plus linéaire qui aurait pu éviter certains flashbacks qui coupent trop la progression du récit, mais bon je m'y fais.. Certains caractères peuvent paraître peu crédibles ; je ne suis pas un expert en psychologie criminelle, mais il me semble que le Soul Man a une réputation de terreur dans cette prison, et ce genre de mec ne se laisse pas aller facilement à des confidences sur ses goûts musicaux en temps normal, c'est des sauvages des gars comme ça, des gros durs qui n'aiment personne... enfin bon, dans la globalité, c'est assez peu gênant, et en plus ça enrichit le personnage. A cela s'ajoutent les références musicales sur la musique noire américaine, la vraie, l'authentique et mythique période du blues et de la soul, telle qu'elle était enregistrée par les stars de la Motown, et ça c'est un plus non négligeable, même si je trouve bizarre qu'il n'est pas fait mention d'Aretha Franklin, la plus grande prêtresse du genre. D'autre part, l'univers carcéral est bien rendu, donc cette Bd a de nombreuses qualités pour plaire à un public friand des polars dans ce style. Une très bonne lecture.

03/10/2014 (modifier)