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Château de sable

Note: 3.63/5
(3.63/5 pour 16 avis)

Sur une plage, le destin de 13 personnages va se retrouver bouleversé par un événement inconcevable, un basculement de la réalité qui va plonger cette petite troupe dans un abîme de questionnements.


Atrabile Auteurs suisses BDs adaptées en film Frederik Peeters

Sur une plage, le destin de 13 personnages va se retrouver bouleversé par un événement inconcevable, un basculement de la réalité qui va plonger cette petite troupe dans un abîme de questionnements. Face à cet événement fantastique (que l’on gardera volontairement mystérieux ici), les protagonistes de Château de sable vont d’abord traverser une phase bien humaine de dénégation tendue et conflictuelle, puis viendra la période de l’acceptation, quand les masques seront tombés et qu’il faudra bien composer avec la nouvelle donne, car le temps est compté… Face à un destin qui s’échappe inexorablement comme une poignée de sable entre les doigts, chacun réagira à sa manière, mais comment et que faire quand un coucher de soleil peut être synonyme de fin ? Récit complet et complexe, où la situation est plus importante que l’explication, Château de sable balance tout au long de ses cent pages entre noirceur et humanisme, pour former à l’arrivée un conte moderne, cruel et passionnant.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 01 Octobre 2010
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Château de sable © Atrabile 2010

04/10/2010 | Ro
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Par karibou79
Note: 4/5
L'avatar du posteur karibou79

Aïe, je viens après l'avis de iannick qui a exactement couché mes sentiments. Un huis-clos, l'ambiance oppressante, la fluidité du récit, l'intelligence de la mise en scène... il a abordé tous les points, même la note colle! J'imagine que plusieurs lecteurs sont frustés par la fin et le manque d'explication. Je trouve cela bien vu, cela évite de devoir démontrer les sources de cette déformation temporelle. En évitant les catégorisations SF ou fantastique, les auteurs restent focalisés sur l'importance des interactions entre les divers acteurs de cet étrange théâtre balnéaire. Seul petit reproche qui me vient, le noir et blanc. Des teintes pastel vert/sable/bleu/rose (en fait un peu comme la belle couverture) auraient donné un super rendu.

21/12/2021 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
L'avatar du posteur iannick

La bande dessinée « Château de sable » m’a fait la même impression que « Constellation » réalisée par le même dessinateur. En effet, on y retourne un récit classique, pas très original, au dénouement sans surprise mais une ambiance qui m’a pris par la gorge et une narration impeccable. « Château de sable » nous raconte le destin de plusieurs familles et d’un protagoniste seul qui sont « emprisonnés » sur un lieu (en l’occurrence, une crique) où le temps passe extrêmement vite… Le scénario, réalisé par Pierre Oscar Lévy, est donc simpliste et on peut facilement deviner ce que les personnages vont devenir… mais j’ai énormément apprécié l’ambiance assez oppressante qui règne tout au long de cette bande dessinée et les réactions des différents protagonistes face à ce phénomène inquiétant qui leur échappe complétement. Certes, certains passages apparaissent invraisemblables et peuvent laisser sceptiques des lecteurs à l’esprit cartésien mais personnellement, cela ne m’a pas rebuté. Au contraire, ces séquences rehaussent -à mon avis- d’une manière bienvenue l’atmosphère étrange et horrifique de de récit. Cette ambiance malsaine est dû grâce à l’excellent don de narrateur de la part de Frédérik Peeters. Ce dessinateur a une façon de faire ralentir et accélérer les situations d’une manière tellement pertinente que c’est toujours un plaisir de lire ses ouvrages (à condition tout de même d’être réceptif au sujet de la bande dessinée en question bien entendu). Il sait poser ses personnages et les séquences quand il faut pour nous faire ressortir les angoisses (ou de joies) des différents protagonistes. Sa narration est tellement fluide que la lecture de cette histoire en devient très agréable. J’aime sa façon de mettre en page, j’apprécie aussi son coup de patte. Bref, à chaque fois, j’ai toujours un mal fou à me détacher de la lecture de ses albums avant leurs dénouements ! Avec « Château de sable », Pierre Oscar Lévy et Frédérik Peeters nous démontrent qu’il n’y a pas besoin d’insérer des monstres ou des scènes d’action pour nous concevoir un excellent récit d’horreur. Il suffit d’y mettre une ambiance oppressante, des personnages intéressants et une narration impeccable pour nous prendre par la gorge et pour ne pas lâcher la lecture jusqu’à son dénouement… cela est possible quand ce genre de récit certes classique et sans (trop) de surprises est réalisé par un excellent duo d’auteurs, ce qui est le cas pour cette bd. De plus, le sujet de cette bande dessinée peut être une incitation à se questionner sur notre existence et la façon dont on la vit…

20/12/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Eh bien, que ce soit seul à la baguette (comme les albums que j’ai précédemment lus de lui) ou seulement au dessin comme dans cet album, voilà la confirmation que Frederik Peeters participe à des projets de grande qualité. Le dessin, en Noir et Blanc, est très bon, et parfaitement adapté à l’ambiance à la fois mystérieuse et angoissante dans laquelle baigne l’histoire. Pas ou peu d’action, un huis-clos (une petite plage isolée), et des personnages dont on ne sait pas grand-chose, mais qui tous, une fois « entrés en scène », se retrouvent piégés dans cette bulle temporelle qui les questionne autant qu’elle intrigue le lecteur. Unité de lieu donc, unité de temps aussi, mais un temps en décalage par rapport à la réalité « de l’extérieur ». On est dans du fantastique sans esbroufe, qui s’inscrit dans un réel bien ancré dans la normalité, mais qui modifie juste un paramètre, pour que la douzaine de personnages ici réunis sentent vaciller sous eux le socle de cette normalité. Tous n’ont pas la force de l’assumer. Au final, un album assez vite lu, mais une très bonne publication de l’éditeur Atrabile, dont la lecture et l’achat sont franchement recommandés ! *** SPOILER*** On pourrait chipoter en disant que Pierre Oscar Levy nous laisse avec nos questions et ne donne pas les clefs de l’énigme (qui tire sur le gamin venu à la rencontre des « piégés », qu’en est-il finalement de cette accélération du temps ?). Cette fin ouverte ne me gêne pas. En effet, cela laisse l’imagination du lecteur au pouvoir, et évite tout risque de dilution de l’intrigue. ***FIN SPOILER***

02/10/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Un bon one-shot, mais certains défauts ont fait en sorte que mon intérêt a un peu diminué au fil des pages. J'aime bien le dessin de Frederick Peeters qui est toujours aussi bon. J'adore comment il dessine ses personnages et le noir et blanc est superbe. Le scénario est pas mal et j'ai aimé en général les personnages adultes parce que les enfants ne sont pas crédibles à mes yeux. Donc non seulement ils grandissent, mais ils semblent développer une mentalité d'adulte tout seul sans l'aide de personne ! Comment ça marche ? Peut-être que j'aurais trouvé cela crédible si on avait expliqué le phénomène, mais il n'y a aucune explication et je trouve cela un peu frustrant. De plus, vers le dernier tiers de l'album, j'ai commencé à m'ennuyer un peu parce que je trouve que cela tourne en rond et que la fin est prévisible.

08/02/2014 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue boy

Après Lupus que j’avais globalement bien apprécié, je suis heureux de retrouver cet auteur dans une autre production, dont il n’est cette fois que le dessinateur. Le trait en noir et blanc est sensiblement le même que dans sa quadrilogie, même si j’en avais préféré l’univers SF fantaisiste et foisonnant. Je dois dire que j’ai lu d’une traite cette histoire aussi palpitante que terrifiante, qui commence comme une série noire pour évoluer, après un virage à 180°, vers le thriller fantastique à la Stephen King. C’est dans l’ensemble bien barré avec un humour gentiment grinçant… Les auteurs semblent prendre un malin plaisir à assister à la décrépitude à vitesse grand V de leurs personnages, tout particulièrement les plus névrosés d’entre eux qui apparaissent comme des souris se débattant frénétiquement dans un labyrinthe. Reste que certains détails m’ont paru flous (par exemple, que vient faire ici José, « le fils de l’hôtelier », pourquoi et par qui se fait-il tirer dessus comme un lapin ?) mais heureusement cela ne gêne en rien la fluidité du récit. En fait, ce qui m’a le plus dérouté, c’est ce sentiment d’avoir un thème parallèle à la trame principale qui du coup s’en trouve diluée. En effet, si le sujet dominant traite bien de la nécessité de ne pas passer à côté de l’essentiel durant la courte vie qui nous est donnée, un autre questionnement vient parasiter l’histoire, celui du racisme, avec cette allusion à « L’Etranger » qu’il m’a semblé percevoir… Cela dit, j’ai trouvé intéressante la présence de l’immigré, au début victime de la suspicion des uns et des autres, accablé malgré sa discrétion et son humilité, mais qui s’avérera au final comme le personnage-clé du récit, celui qui va apaiser le cœur des plus jeunes avec la jolie parabole du palais en rapport avec leur terrible situation. J’aurais juste bien voulu que les auteurs creusent un peu plus la psychologie des personnages que j’ai trouvés assez superficiels, du coup il y a comme un hiatus entre ladite parabole et ces derniers, mais cela tient peut-être au fait que le format one-shot rendait cela plus difficile. Malgré tous ces mais, je recommande vraiment la lecture de cette bédé qui devrait vous happer et vous hanter pour longtemps. La terreur et le malaise qu’elle suscite trouve judicieusement son contrepoint dans la sagesse de son propos suggérée dans le titre et issue de la parabole en question : le plus solide des palais n’est qu’un château de sable inapte à nous protéger des assauts de la mort, alors ne perdons pas de temps et goûtons aux fruits de la vie !

18/03/2013 (modifier)
Par Seb94
Note: 4/5

Huis clos sur une plage, ou comment un banal pique-nique familial va tourner au conte fantastique. Une histoire envoutante, qui va transformer à vitesse grand V les différents personnages. On assiste à leur vie accélérée en mode exponentiel, une minute semblant devenir une heure, puis une journée, puis… Certains vont se résigner, d’autres se révolter ou finalement l’accepter et profiter pleinement de chaque instant, conscient désormais de l’importance de chaque seconde. De nombreux mystères resteront non résolus, ce qui est à la fois frustrant et en même temps donne tout ce charme à ce récit, qui reste longtemps ancré dans la mémoire après avoir refermé la dernière page. On retrouve un peu de l’ambiance de ces bons vieux épisodes de la quatrième dimension, le dessin envoutant en noir et blanc de Peeters ne faisant qu’accentuer cette agréable sensation.

17/06/2011 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Les premières pages ont l'air intrigant à mesure que l'on se rapproche du lieu de ce récit étrange. Il s'agit d'un coin de côte assez escarpé qui pourrait se situer un peu partout dans le monde. Une première famille débarque puis une seconde. Les dialogues m'ont paru tout d'abord assez rébarbatifs puis on va se rendre compte qu'il y a un lien avec ce qui va se passer par la suite. A mesure que le récit avance, cela gagne en intensité jusqu'à la fin qui paraît inéluctable. On va passer un bon moment de lecture mais on va tout de suite regretter de ne pas avoir de réponse à nos questions. Qui est ce petit José, fils de l'hôtelier, qui court pour les rejoindre et qui disparaît comme par enchantement ? S'agissait 'il d'une expérience liée avec le temps ? etc... En guise de réponse, les auteurs nous filent un conte oriental assez moraliste dont la conclusion serait de ne pas avoir peur de la mort et de vivre tout simplement. On avait compris...

16/04/2011 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
L'avatar du posteur cac

Déjà très jolie couverture. Ensuite très joli dessin noir et blanc, on reconnait le style de Frederik Peeters. Puis l'histoire en elle-même m'a surpris car je n'en connaissais pas du tout la teneur avant d'ouvrir cet album. On est dans un huis clos sur une plage d'apparence très commune où survient d'un coup l'étrange façon twilight zone. Le côté fantastique sert un récit sur les relations humaines entre des familles qui ne se connaissent pas et qui doivent affronter une réalité inconcevable. Une réalité qui les conduit à rapidement se figurer ce qui va leur arriver et passer par les fameuses phases de déni, colère et d'acceptation. Une très bonne nouvelle fantastique en bande dessinée.

12/12/2010 (modifier)
Par Ubrald
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ubrald

Petite précision : ma notation n’est pas objective, Frederik Peeters faisant partie des mes auteurs préférés, de mon top 5 assurément. --------SPOLIER-------------------------------- Nous sommes en présence d’un huis clos se déroulant sur une plage ou différents protagonistes vont vivre affres et joies de la vie humaine de manière très condensée, en accéléré. --------FIN SPOLIER--------------------------- Ce qu’il faut souligner, parce que cela en frustrera probablement quelques-uns, c’est l’absence d’explication du pourquoi du comment à la fin de l’histoire. Le lecteur est juste là en témoin pour observer évoluer des humains bloqués dans une situation très contraignante, sans savoir pourquoi ils se retrouvent dans ce contexte. On se croirait dans un épisode cinquième dimension de l’émission « Temps X » des frères Bogdanov « Mr Durand ne savait pas encore en se réveillant ce matin qu’il entrait dans la cinquième dimension et qu’il ne vivrait plus jamais normalement … ». L’atmosphère oppressante du récit est très bien rendue grâce au graphisme noir & blanc de Peeters. Cet opus se situe dans la continuité de la dernière œuvre de l’auteur Pachyderme avec une atmosphère mêlant le rêve, le symbolisme, l’inconscient et la psychanalyse.

23/11/2010 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
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Après un album plus que déroutant mais au demeurant superbe, Pachyderme, Peeters se lance de nouveau dans le monde de l'étrange, bien qu'il soit seulement responsable du dessin, Pierre Oscar Levy assurant le scénario. L'ambiance opressante régnant sur ces familles prisonnières sur cette plage est très bien rendue par le dessin en noir et blanc de Fréderic Peeters. J'ai tourné les pages avec une grande rapidité pour connaitre les tenants et aboutissants de cette intrigue, voulant à tout prix connaitre une explication rationnelle à ces mystères de vieillissement prématuré. Si je n'ai pas eu toutes les réponses à mes questions, (d'ailleurs était-ce vraiment la volonté de l'auteur ?), j'ai été assez mal à l'aise voire dérangé ou encore touché par l'attitude des enfants vis à vis de leurs parents déclinants et inversement. Cette bande dessinée nous renvoie vers notre peur de la mort, et de l'inconnu et fait dans un certain sens, l'apologie du carpe diem. L'auteur se livre à une véritable étude du comportement humain en mettant en scène ses personnages dans un vase clos. Ce n'est pas big-brother mais presque. La conclusion de l'histoire me laisse encore dubitatif mais une seconde lecture m'éclairera sans doute. Un album original, fort bien construit et qui fait réflechir.

23/10/2010 (modifier)