Le trait de Cyril Pedrosa, ça envoie du pâté. Et encore, ce n'est pas le plus important ici.
Ca faisait maintenant un moment que cette BD tournait dans ma tête et que je me décidais à l'acheter, malgré le problème de la trouver. Lorsque je l'ai vue en occasion, je n'ai pas hésité, et je ne regrette vraiment pas mon choix. Derrière une histoire qui commence de manière fantastique et semble très simple, le ton est bien sérieux. C'est un conte qui se développe, et progressivement nous arrivons à comprendre ce qui est présent derrière toute l'histoire.
C'est beau, et ça m'a touché, la fin a manqué de me faire venir les larmes aux yeux, tant c'est beau de simplicité, et l'émotion passe dans les non-dits, la façon de glisser une case muette mais qui en dit long au milieu des autres. C'est vraiment magique et ça m'a transporté jusqu'au bout, sans que je puisse décrocher.
Une BD vraiment bien, que j'ai adoré lire et relire, et qui trône dans ma BDthèque en bonne position maintenant, là où sont celles qu'il faut pouvoir attraper facilement. Je vous recommande franchement de la lire, ne serait-ce que pour découvrir le trait de Pedrosa, mais surtout pour ce magnifique conte. J'ai beaucoup, beaucoup aimé.
Epatante cette petite BD ! J'ai découvert tardivement ce volume qui est pourtant très bien noté sur ce site.
Elle réunit à la fois la virtuosité d'un trait qui est précis et concis dans son style, bien que je n'en sois pas un fan absolu, et une grande aisance dans les couleurs et le rythme des cases. Rien à redire de ce côté là, c'est parfaitement bien mené.
Mais ce qui est détonnant, c'est vraiment ces histoires, toutes tellement différentes, qui contiennent toutes un twist final bien inattendu. Je pensais, à ma lecture, arriver un moment à saturation des histoires et comprendre le mécanisme, mais le scénariste nous a concocté des petites perles qui se différencient toutes dans leur déroulement et m'ont toutes surpris, sans exception. Qui plus est, j'ai eu grand plaisir à le relire, puisque le volume est constitué de nombreuses histoires et que je ne m'en rappelais plus exactement après avoir lu d'autres choses entre.
Bref, un excellent opus qui mérite qu'on s'y attarde, tant pour sa qualité narrative que pour les surprises qu'il arrive à amener dans un monde de polar sombre "classique" dont on pourrait penser que l'originalité est envolée depuis longtemps. Ne passez pas à côté de cette petite perle qui a sa place dans une bonne BDthèque !
Moi j’ai beaucoup aimé.
Le graphisme est bien entendu la première chose qui saute aux yeux. Il est intriguant et original, et les pleines pages sont vraiment magnifiques dans le genre. Il est de plus parfaitement lisible.
L’histoire est finalement assez classique, et raconte les déboires d’un groupe d’artistes disparates travaillant sur une installation artistique géante. Le ton est très humain, l’auteur s’intéresse surtout aux protagonistes, à leur travail et leurs interactions. Il y a aussi une réflexion intéressante sur la place de l’art dans nos vies.
Bref, une histoire classique mais intéressante, et une mise en image originale et que j’ai personnellement beaucoup appréciée.
Je ne sais pas pourquoi, mais en ces jours bien sombre pour la BD je me suis mis a relire "La nuit". D'abord un visuel, hallucinant, halluciné. Le dessin de Druillet m'a dès ma prime jeunesse fasciné, les perspectives, les univers, les personnages, tout quoi! Ici il nous livre sa douleur, la perte d'un être plus que cher.
Alors oui c'est morbide, c'est une ambiance glauque, un univers sans avenir, il y a de quoi se tirer une balle. Cet album est pour son auteur une catharsis faite avant tout pour exorciser des démons intérieurs, mais par les dieux quel talent. Certains ont évoqué "Le Cri" de Munch, bien sur mais un cri dessiné et de quel manière. Alors oui nous ne sommes pas dans la même douleur mais accordons à l'auteur le bénéfice de l'abattement sublimé par un talent pictural évident mais qui peut éventuellement rebuter certains d'entre nous.
Voila une série thématique que je découvre avec un grand plaisir. A ce jour "L'écorché" est le seul diptyque que je connaisse.
Le scénario de cette histoire est ma foi plutôt bien construit et même s'il faut s'accrocher un peu pour suivre l'imbroglio familial qui nous est proposé, l'envie de savoir est savamment entretenue. Sans y toucher et de manière plaisante cette histoire arrive à aborder plusieurs thèmes que j'ai trouvé intéressants, les gueules cassées, le monde de la peinture, la condition du petit peuple qui fréquente les assommoirs et les cabarets, bref une série qui nous embarque dans plusieurs univers mais sans jamais perdre le fil de son propos.
Le dessin est sympa je lui reprocherais juste une colorisation un peu terne. Au final une bonne histoire pas forcément indispensable mais qui mérite un petit détour.
La mémé en question est en effet une femme pratique, et qui ne s’embarrasse pas trop de scrupules ! Elle est cynique, déjantée, et les animaux, les vieux ou en fait tous ceux qui ont le malheur de croiser son chemin sont souvent les victimes innocentes de ses délires plus ou moins absurdes et sadiques.
C’est le premier album de Riss que je lis, mais j’avoue que j’ai vraiment bien apprécié son univers loufoque. Il manie l’humour noir à la perfection. Le dessin est expressif, et l’ensemble est assez jouissif. Mémé, en perverse mémère survitaminée, est un personnage haut en couleurs qui gagne à être connue. En tout cas en BD…
Amateurs d’humour noir, voilà un album peu connu mais vraiment réussi qui vous tend les bras : alors n’hésitez pas à venir faire sa connaissance !
A l'heure où je publie cet avis, je ne sais pas encore si Riss survivra à l'attentat contre Charlie Hebdo. J'espère bien sûr que oui, pour que meure la connerie !
Je viens de lire ce nouvel album de Boucq et Charyn, un duo qui a produit par le passé deux chefs d'oeuvres (Bouche du diable et La Femme du magicien).
J'ai été fasciné par toute la partie qui se déroule dans le goulag. La violence et la brutalité extrême, et les formes de solidarité, d'ordre, et même d'art qui en découlent sont dépeintes de manière extrêmement prenantes - avec quelques superbes planches en prime.
J'ai beaucoup moins aimé la partie à New-York, qui diminue la force qui se dégage de la partie Sibérienne, et dont la fin est plutôt décevante.
Bilan un peu mitigé, donc. Ca n'atteint pas le niveau des deux autres albums produit par le même duo par le passé, mais ça reste globalement très bon.
Ce cours de neurobiologie présenté en BD est une réussite.
La mise en image est habile, et n’est pas un simple prétexte pour « faire de la BD ». Les illustrations sont pertinentes et facilitent grandement la compréhension des différents concepts présentés.
Le contenu scientifique n’est absolument pas en reste. Les différents chapitres expliquent différents aspects du fonctionnement du cerveau, et sont narrés par un scientifique renommé ayant officié dans chaque spécialité. La lecture est aisée, même si je dois avouer avoir du relire certains passages plus pointus.
J’ai appris beaucoup de choses, et regrette simplement que l’histoire ne soit pas plus longue. Un second tome aurait permis de développer encore plus.
J'ai beaucoup aimé "La jeune femme et le nègre". Une histoire d'amour plus ou moins autobiographique entre une jeune Belge et un candidat réfugié politique Togolais, dont le parcours de combattant avec l'administration et le désespoir qui s'ensuit finissent par plomber la relation entre les 2 jeunes gens. Le sujet est très bien traité, sans trémolos ni diatribes politique, en se focalisant sur la vie des protagonistes (juste quelques clichés dans la relations avec les parents, et dans le travail de terrain en Afrique de l'Ouest). Une très bonne surprise.
Un autre album sur la naissance d'un enfant et sur le thème des parents qui doivent changer leur vie en faisant place au nouvel enfant, sauf qu'ici, l'enfant qui nait est trisomique. Les sentiments des parents sont présentés sans fard, de l'angoisse initiale, au rejet violent, puis à l'apprivoisement progressif et à l'acceptation finale, l'amour inconditionnel, faisant place à un combat quotidien contre les préjugés (ceux-là même que l'auteur partageait avant la naissance de son enfant).
La lecture de cet album donne une vraie claque et ne laisse absolument pas indifférent. Personne ne souhaite avoir un enfant trisomique et tous les parents angoissent à ce sujet lors de la grossesse. Pourtant, les choses changent après la naissance, et l'attachement devient très fort. Ce livre touche donc un sujet extrêmement puissant, une phobie quasi universelle. Il se présente comme un feu d'artifice où l'on passe d'une émotion extrême à l'autre. Mais il finit par dédramatiser complètement et la fin est heureuse: la vie et l'amour gagnent la partie.
Bon, un truc qui m'a quand même énervé: les nez d'extra-terrestres de sa femme et sa fille - il aurait quand même pu faire un effort à ce niveau, parce que ca ou un gros nez de clown, c'est pareil.
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Trois ombres
Le trait de Cyril Pedrosa, ça envoie du pâté. Et encore, ce n'est pas le plus important ici. Ca faisait maintenant un moment que cette BD tournait dans ma tête et que je me décidais à l'acheter, malgré le problème de la trouver. Lorsque je l'ai vue en occasion, je n'ai pas hésité, et je ne regrette vraiment pas mon choix. Derrière une histoire qui commence de manière fantastique et semble très simple, le ton est bien sérieux. C'est un conte qui se développe, et progressivement nous arrivons à comprendre ce qui est présent derrière toute l'histoire. C'est beau, et ça m'a touché, la fin a manqué de me faire venir les larmes aux yeux, tant c'est beau de simplicité, et l'émotion passe dans les non-dits, la façon de glisser une case muette mais qui en dit long au milieu des autres. C'est vraiment magique et ça m'a transporté jusqu'au bout, sans que je puisse décrocher. Une BD vraiment bien, que j'ai adoré lire et relire, et qui trône dans ma BDthèque en bonne position maintenant, là où sont celles qu'il faut pouvoir attraper facilement. Je vous recommande franchement de la lire, ne serait-ce que pour découvrir le trait de Pedrosa, mais surtout pour ce magnifique conte. J'ai beaucoup, beaucoup aimé.
Voies off
Epatante cette petite BD ! J'ai découvert tardivement ce volume qui est pourtant très bien noté sur ce site. Elle réunit à la fois la virtuosité d'un trait qui est précis et concis dans son style, bien que je n'en sois pas un fan absolu, et une grande aisance dans les couleurs et le rythme des cases. Rien à redire de ce côté là, c'est parfaitement bien mené. Mais ce qui est détonnant, c'est vraiment ces histoires, toutes tellement différentes, qui contiennent toutes un twist final bien inattendu. Je pensais, à ma lecture, arriver un moment à saturation des histoires et comprendre le mécanisme, mais le scénariste nous a concocté des petites perles qui se différencient toutes dans leur déroulement et m'ont toutes surpris, sans exception. Qui plus est, j'ai eu grand plaisir à le relire, puisque le volume est constitué de nombreuses histoires et que je ne m'en rappelais plus exactement après avoir lu d'autres choses entre. Bref, un excellent opus qui mérite qu'on s'y attarde, tant pour sa qualité narrative que pour les surprises qu'il arrive à amener dans un monde de polar sombre "classique" dont on pourrait penser que l'originalité est envolée depuis longtemps. Ne passez pas à côté de cette petite perle qui a sa place dans une bonne BDthèque !
Les Amateurs
Moi j’ai beaucoup aimé. Le graphisme est bien entendu la première chose qui saute aux yeux. Il est intriguant et original, et les pleines pages sont vraiment magnifiques dans le genre. Il est de plus parfaitement lisible. L’histoire est finalement assez classique, et raconte les déboires d’un groupe d’artistes disparates travaillant sur une installation artistique géante. Le ton est très humain, l’auteur s’intéresse surtout aux protagonistes, à leur travail et leurs interactions. Il y a aussi une réflexion intéressante sur la place de l’art dans nos vies. Bref, une histoire classique mais intéressante, et une mise en image originale et que j’ai personnellement beaucoup appréciée.
La Nuit
Je ne sais pas pourquoi, mais en ces jours bien sombre pour la BD je me suis mis a relire "La nuit". D'abord un visuel, hallucinant, halluciné. Le dessin de Druillet m'a dès ma prime jeunesse fasciné, les perspectives, les univers, les personnages, tout quoi! Ici il nous livre sa douleur, la perte d'un être plus que cher. Alors oui c'est morbide, c'est une ambiance glauque, un univers sans avenir, il y a de quoi se tirer une balle. Cet album est pour son auteur une catharsis faite avant tout pour exorciser des démons intérieurs, mais par les dieux quel talent. Certains ont évoqué "Le Cri" de Munch, bien sur mais un cri dessiné et de quel manière. Alors oui nous ne sommes pas dans la même douleur mais accordons à l'auteur le bénéfice de l'abattement sublimé par un talent pictural évident mais qui peut éventuellement rebuter certains d'entre nous.
Secrets - L'écorché
Voila une série thématique que je découvre avec un grand plaisir. A ce jour "L'écorché" est le seul diptyque que je connaisse. Le scénario de cette histoire est ma foi plutôt bien construit et même s'il faut s'accrocher un peu pour suivre l'imbroglio familial qui nous est proposé, l'envie de savoir est savamment entretenue. Sans y toucher et de manière plaisante cette histoire arrive à aborder plusieurs thèmes que j'ai trouvé intéressants, les gueules cassées, le monde de la peinture, la condition du petit peuple qui fréquente les assommoirs et les cabarets, bref une série qui nous embarque dans plusieurs univers mais sans jamais perdre le fil de son propos. Le dessin est sympa je lui reprocherais juste une colorisation un peu terne. Au final une bonne histoire pas forcément indispensable mais qui mérite un petit détour.
Mémé Femme Pratique
La mémé en question est en effet une femme pratique, et qui ne s’embarrasse pas trop de scrupules ! Elle est cynique, déjantée, et les animaux, les vieux ou en fait tous ceux qui ont le malheur de croiser son chemin sont souvent les victimes innocentes de ses délires plus ou moins absurdes et sadiques. C’est le premier album de Riss que je lis, mais j’avoue que j’ai vraiment bien apprécié son univers loufoque. Il manie l’humour noir à la perfection. Le dessin est expressif, et l’ensemble est assez jouissif. Mémé, en perverse mémère survitaminée, est un personnage haut en couleurs qui gagne à être connue. En tout cas en BD… Amateurs d’humour noir, voilà un album peu connu mais vraiment réussi qui vous tend les bras : alors n’hésitez pas à venir faire sa connaissance ! A l'heure où je publie cet avis, je ne sais pas encore si Riss survivra à l'attentat contre Charlie Hebdo. J'espère bien sûr que oui, pour que meure la connerie !
Little Tulip
Je viens de lire ce nouvel album de Boucq et Charyn, un duo qui a produit par le passé deux chefs d'oeuvres (Bouche du diable et La Femme du magicien). J'ai été fasciné par toute la partie qui se déroule dans le goulag. La violence et la brutalité extrême, et les formes de solidarité, d'ordre, et même d'art qui en découlent sont dépeintes de manière extrêmement prenantes - avec quelques superbes planches en prime. J'ai beaucoup moins aimé la partie à New-York, qui diminue la force qui se dégage de la partie Sibérienne, et dont la fin est plutôt décevante. Bilan un peu mitigé, donc. Ca n'atteint pas le niveau des deux autres albums produit par le même duo par le passé, mais ça reste globalement très bon.
Neurocomix
Ce cours de neurobiologie présenté en BD est une réussite. La mise en image est habile, et n’est pas un simple prétexte pour « faire de la BD ». Les illustrations sont pertinentes et facilitent grandement la compréhension des différents concepts présentés. Le contenu scientifique n’est absolument pas en reste. Les différents chapitres expliquent différents aspects du fonctionnement du cerveau, et sont narrés par un scientifique renommé ayant officié dans chaque spécialité. La lecture est aisée, même si je dois avouer avoir du relire certains passages plus pointus. J’ai appris beaucoup de choses, et regrette simplement que l’histoire ne soit pas plus longue. Un second tome aurait permis de développer encore plus.
La Jeune Fille et le Nègre
J'ai beaucoup aimé "La jeune femme et le nègre". Une histoire d'amour plus ou moins autobiographique entre une jeune Belge et un candidat réfugié politique Togolais, dont le parcours de combattant avec l'administration et le désespoir qui s'ensuit finissent par plomber la relation entre les 2 jeunes gens. Le sujet est très bien traité, sans trémolos ni diatribes politique, en se focalisant sur la vie des protagonistes (juste quelques clichés dans la relations avec les parents, et dans le travail de terrain en Afrique de l'Ouest). Une très bonne surprise.
Ce n'est pas toi que j'attendais
Un autre album sur la naissance d'un enfant et sur le thème des parents qui doivent changer leur vie en faisant place au nouvel enfant, sauf qu'ici, l'enfant qui nait est trisomique. Les sentiments des parents sont présentés sans fard, de l'angoisse initiale, au rejet violent, puis à l'apprivoisement progressif et à l'acceptation finale, l'amour inconditionnel, faisant place à un combat quotidien contre les préjugés (ceux-là même que l'auteur partageait avant la naissance de son enfant). La lecture de cet album donne une vraie claque et ne laisse absolument pas indifférent. Personne ne souhaite avoir un enfant trisomique et tous les parents angoissent à ce sujet lors de la grossesse. Pourtant, les choses changent après la naissance, et l'attachement devient très fort. Ce livre touche donc un sujet extrêmement puissant, une phobie quasi universelle. Il se présente comme un feu d'artifice où l'on passe d'une émotion extrême à l'autre. Mais il finit par dédramatiser complètement et la fin est heureuse: la vie et l'amour gagnent la partie. Bon, un truc qui m'a quand même énervé: les nez d'extra-terrestres de sa femme et sa fille - il aurait quand même pu faire un effort à ce niveau, parce que ca ou un gros nez de clown, c'est pareil.