Neurocomix

Note: 4/5
(4/5 pour 3 avis)

Dans ce roman graphique révolutionnaire, Matteo Farinella et Hana Roš lèvent le voile sur les mystères du cerveau !


BDs éducatives Les petits éditeurs indépendants

Savez-vous de quoi votre cerveau est composé ? Comment la mémoire fonctionne ? Ce qu’est un neurone et comment il marche ? Neurocomix nous invite à un voyage dans le cerveau : arpentez des forêts de neurones, explorez les grottes de la mémoire et pénétrez le château des illusions ! En cours de route, vous rencontrerez créatures étranges, un calmar géant, une limace de mer joueuse de guitare ainsi que les grands pionniers des neurosciences. Dans ce roman graphique révolutionnaire, Matteo Farinella et Hana Roš lèvent le voile sur les mystères du cerveau !

Scénaristes
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Mars 2014
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Neurocomix
Les notes (3)
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14/03/2014 | Sejy
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L'avatar du posteur Noirdésir

Je ne suis pas du tout scientifique, ni par goût ni par culture – et donc ce petit album n’avait a priori rien pour me captiver. C’est la couverture qui m’a fait de l’œil au départ, et un rapide feuilletage m’a poussé à le découvrir. Eh bien, s’il n’a pas fait de moi un amoureux des sciences, je dois dire que j’ai bien aimé ma lecture, et que je vous recommande d’en faire autant. En effet, sur un sujet qui pourrait paraître rébarbatif, voire très/trop pointu, les auteurs ont su rendre intéressante leur petite démonstration (certains regretteront peut-être parfois un manque de développement – ce n’est pas mon cas). D’abord par un dessin à la fois simple, mais très clair, parfois proche de l’underground. Qui facilite la lisibilité en tout cas. Ensuite par un scénario malin : nous visitons le cerveau avec un prisonnier pour guide, cet homme, tout en cherchant la « sortie », nous permet de voir les uns après les autres les différents « composants » importants de notre machine à réfléchir. En chemin, il rencontre les savants qui, depuis plusieurs siècles, ont fait progresser nos connaissances dans ce domaine, qui lui expliquent le fonctionnement des différents organes du cerveau. C’est bien fichu, et le côté ludique revendiqué dès le départ (et confirmé par l’épilogue) ne sacrifie pas le niveau scientifique de l’ouvrage, puisqu’au didactisme s’ajoute un côté épistémologique pas du tout rasoir. A noter un petit hommage en fin d’album à L'Art Invisible de Mc Cloud… Bref, je n’étais pas du tout le public visé au départ par cet album, mais au final je vous en recommande la lecture. Note réelle 3,5/5.

26/03/2017 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
L'avatar du posteur Alix

Ce cours de neurobiologie présenté en BD est une réussite. La mise en image est habile, et n’est pas un simple prétexte pour « faire de la BD ». Les illustrations sont pertinentes et facilitent grandement la compréhension des différents concepts présentés. Le contenu scientifique n’est absolument pas en reste. Les différents chapitres expliquent différents aspects du fonctionnement du cerveau, et sont narrés par un scientifique renommé ayant officié dans chaque spécialité. La lecture est aisée, même si je dois avouer avoir du relire certains passages plus pointus. J’ai appris beaucoup de choses, et regrette simplement que l’histoire ne soit pas plus longue. Un second tome aurait permis de développer encore plus.

07/01/2015 (modifier)
Par Sejy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Sejy

Que sommes-nous ? Être vivant, biologie pensante avec son caractère, ses réflexions, ses intermittences du cœur et ses vicissitudes, dont les convictions domestiquent la volonté et le libre arbitre ? Ou simplement un exceptionnel mécano biochimique, une personnalité parmi tant de possibilités, prédisposée, finalement soumise à l’agencement, aux interconnexions de milliards de petites cellules, tributaire de la plasticité d’une étonnante matière molle et grise ? Deux jeunes neuro-scientifiques britanniques ont crânement donné corps à leurs réponses dans cette ébouriffante aventure, une virée incongrue aux tréfonds du cortex humain dévoilant moult coulisses et autres cachotteries fascinantes. Il existait sûrement mille et une façons pour anatomiser ce fameux carafon. Intrusives ou pas. Salissantes ou moins. La plus habile, et à n’en pas douter la plus appétissante, émoustille le sujet même que l’on ambitionne visiter. Par le prisme des yeux et du croquis. Un pinceau ludique, philanthrope, illustrant ex professo, des notions méta textuelles épineuses avec une évidence que la plume seule aurait bien du mal à délivrer. Du pain béni pour celui qui, à l’instar de mézigue, aurait la comprenette un chouia récalcitrante. En route donc ! Offrons-nous une balade pédagogique aux lisières du fantastique et, fermement agrippés aux basques d’un héros littéralement perdu, prisonnier de ses propres pensées, osons arpenter les chemins cognitifs et électrisants d’une forêt synaptique oppressante. Dans un aperçu extravagant des populations locales, examiner, câliner un neurone (stupéfiant à envisager dans un intellect typé homme tant les certitudes féminines logent cette gent organique plus, mais alors beaucoup plus au sud du nombril et de la banalité du mâle), dénuder les méandres mnémoniques et leurs gardiens bizarres ou fuir des monstres psychotropes spectaculaires. Aux tours et détours des circonvolutions encéphaliques, observer, tendre oreille et curiosité à une équipée de sommités émaillant l’Histoire, toutes flanquées du même zèle irrésistible pour exposer leurs découvertes, leurs savoirs dans des leçons précieuses. S’accommoder de quelque idiome barbare inévitable qui viendra écorcher le tympan, d’un concept ardu qui mettra plus de temps à se laisser embrasser. Rien d’irrémédiable. Et marcher, encore un peu. Jusqu’au croisement des raisonnements scientifique et philosophique, pour s’égarer dans le dualisme du qui-suis-je, aspirant à dénicher la cachette de l’âme dans le brouillard des illusions. Enfin, au bout du chemin, se voir récompensé, désaltéré à la dialectique subtile d’un épilogue rudement bien senti, à la poésie fulgurante de sa case ultime. Neurocomix se dégustera comme une bourlingue prométhéenne à travers l’esprit, capiteuse, démystifiante, transportée par la résonance d’un graphisme noir et blanc tout en courbes, amusant puis inquiétant, parfois grotesque et dont la légère disproportion dans les caboches ou le vide de certains regards souligne la perspective hallucinée de l'exposé. Un jeu de mollets pour cerveau lent, burlesque et incroyablement instructif, un « brain » trop linéaire, qui mériterait davantage de ce flegme barré « mad » in England prompt à générer les meilleures endorphines. Mais je me montre difficile... Vous rependrez bien un peu de cervelle ?

14/03/2014 (modifier)