Un autre album sur la naissance d'un enfant et sur le thème des parents qui doivent changer leur vie en faisant place au nouvel enfant, sauf qu'ici, l'enfant qui nait est trisomique. Les sentiments des parents sont présentés sans fard, de l'angoisse initiale, au rejet violent, puis à l'apprivoisement progressif et à l'acceptation finale, l'amour inconditionnel, faisant place à un combat quotidien contre les préjugés (ceux-là même que l'auteur partageait avant la naissance de son enfant).
La lecture de cet album donne une vraie claque et ne laisse absolument pas indifférent. Personne ne souhaite avoir un enfant trisomique et tous les parents angoissent à ce sujet lors de la grossesse. Pourtant, les choses changent après la naissance, et l'attachement devient très fort. Ce livre touche donc un sujet extrêmement puissant, une phobie quasi universelle. Il se présente comme un feu d'artifice où l'on passe d'une émotion extrême à l'autre. Mais il finit par dédramatiser complètement et la fin est heureuse: la vie et l'amour gagnent la partie.
Bon, un truc qui m'a quand même énervé: les nez d'extra-terrestres de sa femme et sa fille - il aurait quand même pu faire un effort à ce niveau, parce que ca ou un gros nez de clown, c'est pareil.
Méprisé par l’intelligentsia et les milieux cinéphiles de son vivant, De Funès est aujourd’hui en passe de devenir un acteur culte du cinéma comique populaire, aux côtés de Charlie Chaplin ou des Marx Brothers. Il faut reconnaître que ses films ne sont pas tous des chefs d’œuvre, loin s’en faut, mais l’acteur possédait une telle puissance comique que le moindre navet auquel il participait pouvait devenir digne d’intérêt. De Funès occultait la plupart du temps la présence des autres comédiens qui semblaient n’être là que pour lui servir de faire-valoir. Bien que de nature timide, marqué par une enfance défavorisée et les galères de ses débuts, le comédien visait constamment le haut de l’affiche, se démenant comme un beau diable jusqu’à y laisser sa santé.
En mêlant anecdotes authentiques et répliques cultes, les auteurs ont cherché à coller au plus près de la réalité. Bien qu’ils soient de fervents admirateurs, ils n’ont pas cherché à enjoliver à tout prix le personnage, qui avait ses zones d’ombres et pouvait parfois faire preuve de mesquinerie. On apprend ainsi que Louis de Funès ne supportait pas le fait qu’Edouard Molinaro ne riait jamais lorsqu'il le filmait, ou encore qu’il s’était mis à bouder lors du tournage du « Corniaud », découvrant que Bourvil apparaissait beaucoup plus souvent que lui à l’écran. Pourtant, l’homme était pudique et ne dévoilait rien de sa vie privée. Se sachant de santé fragile, il avait conscience de la mort qui rôdait, mais son désir de jouer la comédie resta quasiment intact jusqu’à la fin.
Alexis Chabert allie parfaitement sobriété du trait et caricatures de l’acteur ainsi que des diverses célébrités côtoyées par ce dernier. Un dessin sensible pour une mise en couleur agréable et soignée. De façon étonnante, la couverture représente en fait son père, dont la vie est évoquée brièvement au début du récit alors que, avocat sans le sou, il venait de fuir l’Espagne pour Paris en compagnie de sa belle richement dotée, afin de pouvoir concrétiser leur projet de mariage. Ce père semblait lui ressembler comme deux gouttes d’eau – sans que l’on sache s’il s’agit d’une extrapolation des auteurs. Quoi qu’il en soit, cette biographie se laissera déguster sans déplaisir, que l’on soit fan ou pas du personnage.
Après lecture de la totalité des albums, un constat s'impose : cette série est géniale MAIS que diable avait fumé l'auteur quand il a conçu le tome 6 ???????
J'aurais préféré qu'il ne le sorte pas, car je suis limite de penser à un massacre volontaire de sa série ou bien, ce qui ne serait pas mieux, à un manque de respect de son lectorat...
Je veux croire que le tome 7 redressera la barre, ainsi que le tome 8, puisque la série est normalement prévue pour 8 tomes, jusqu'aux 18 ans de Lou...
Bref, abordons tout de suite ce tome 6 qui à mes yeux est tout à fait dispensable ! Vous pouvez sincèrement ne pas le prendre.
Une histoire abracadabrante, un humour nettement moins présent, même si le côté psychédélique de l'histoire est un terrain propice , un coup de crayon moins soigné que d'habitude, le tout n'étant pas très compréhensible... Je ne sanctionne pas la série pour le moment, j'attends la suite qui devrait arriver en ce début d'année.
Pour le reste : eh bien, c'est top ! Ma fille de 12 ans et moi avons adoré lire cette série jusqu'au tome 5. L'histoire est sympa, les personnages caricaturaux à souhaits avec en point d'équilibre cette petite Lou qui se pose de vraies questions, l'humour bien présent, les interrogations sensées, et je suis fan de ces couvertures intérieures hautement travaillées. Le dessin n'est pas tip top mais il sert à merveille les personnages et l'histoire grâce à sa simplicité et au choix de couleurs variées quand il faut.
Une BD pour tous, même si ça plaira peut être moins aux jeunes garçons.
4/5 sans hésiter pour les 5 premiers tomes.
1/5 pour le 6ème... Même avec des explications de l'auteur ou des circonstances atténuantes, j'aurais du mal à accepter une histoire aussi incompréhensible. Ma fille m'avait dit "j'ai rien compris !!!", je lui avais répondu "mais non tu vas voir, on va le relire ensemble et tu verras que ça ira mieux !". Ben, jusqu'à la dernière page, j'ai espéré voir la lumière, mais en vain...
Peut être aurait il mieux valu finir la série au tome 5 du coup ?
Les éditions Lapin ont eu la bonne idée de rééditer l’intégrale de cette série (les trois albums dont un inédit, plus quelques bonus, comme des flyers ou affiches liés à l’adaptation au théâtre de « La Nostalgie »).
Le premier album, « La nostalgie de Dieu » raconte la rencontre, et les dialogues, entre un homme au bout du rouleau, désespéré et suicidaire, et Dieu donc. Dans le deuxième album, « Le complexe de Dieu », Dieu s’allonge sur un divan pour une psychanalyse haute en couleur. Le dernier tome – inédit en album, « Le retour de Dieu », voit Dieu recruter un nouveau prophète, et tenter avec lui de réécrire les textes fondateurs et redéfinir les fondamentaux d’une religion, en préparant ce qui ressemble à une campagne de communication foireuse.
Le dessin est minimaliste. Dieu – comme il se doit, est toujours invisible : seul apparaît donc un bonhomme dans un style très « enfantin » (successivement donc suicidaire, psy ou prophète), dans différentes postures répétitives. Marc Dubuisson réussit tout de même l’exploit de rendre très expressive cette esquisse de bonhomme, ses postures et réactions face aux saillies divines étant souvent franchement drôles.
Quasiment pas de décor autour (il est minimaliste et immuable dans les cases de chacun des trois albums), tout se joue donc dans les dialogues, le plus souvent réussis.
En effet, Marc Dubuisson introduit ici un dieu iconoclaste, désabusé, cynique, finalement très peu divin !
C’est inégal, certes, mais beaucoup de répliques – accompagnées des réactions du bonhomme, font mouche. J'ai très souvent souri, et plusieurs fois franchement rigolé. Je trouve les deux derniers opus mieux réussis que le premier (même s’il y a de bonnes idées dans celui-ci).
Ma note réelle serait 3,5/5, mais mon athéisme forcené me fait l’arrondir à quatre étoiles. A noter que Marc Dubuisson a commis chez les mêmes éditions Lapin « Les Grands moments de solitude de Michaël Guérin », dans un style graphique très proche, jouant sur les mimiques minimalistes et les silences gênés du personnage principal pour agiter nos zygomatiques.
Tout à fait du même avis que pol si ce n'est que j'avais lu les trois tomes du roman, et pas vu le film.
Cette adaptation BD rend tout-à-fait l'ambiance du roman:
-une ambiguïté des rapports entre Blomkwist et Salander qui fait naître un certain sex appeal pour le lecteur,
-une intrigue polarde parfaitement maîtrisée et rythmée effectivement, sans les 100 premières pages du triptyque d'origine qui étaient un peu touffues
-des scènes dures, indispensables au récit, qui ne tombent pas dans l'écueil du voyeurisme, parce qu'on s'est identifié aux personnages si bien imaginés par Stieg Larson.
-un dessin expressif aux couleurs sombres et subtiles dans le premier cycle qui avait certes plus d'originalité avec Ohms mais la reprise est honnête dans le deuxième cycle.
Bref à conseiller à tous les amateurs de Polar.
Une bd ayant pour thème principal le tatouage, il fallait le faire ! Il est vrai que le tatouage est devenu au fil des années un art en vogue. Quand les corps se racontent, cela fait de belles histoires à découvrir pour peu que le souvenir soit heureux. Pour autant, il ne faut pas oublier que le tatouage a longtemps été associé aux mauvais garçons. En l’occurrence, il avait un succès fou dans les prisons et notamment dans les goulags perdus au fin fond de la Sibérie de la sinistre ère stalinienne. Hier marginal, et aujourd’hui phénomène de société : va comprendre !
Le tatouage marque le plus souvent des souvenirs heureux ou malheureux, une décision prise, le franchissement d'une étape à l’image de notre héros petit garçon Pavel pris dans la tourmente de la tempête du destin. En vérité, le tatouage dans les goulags devient un art de l'ombre, symbole d'une exclusion assumée.
C’est intéressant de voir l’évolution de Pavel du goulag à Manhattan où il exercera ses compétences pour aider les autorités à débusquer les tueurs en série. Une sorte de Mentaliste mais avec le crayon qui dessine l’âme des gens. Certes, l’histoire est cruelle mais elle est salvatrice. François Boucq et Jérôme Charyn se sont véritablement surpassés pour nous livrer une œuvre magnifique en tout point. Cela sent l’encre, la sueur et le sang avec une furieuse envie de se faire tatouer.
Note Dessin : 4,5/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4.25/5
Urban est une oeuvre qui est dans tous les esprits de ceux qui reviennent de leur libraire. Il faut dire qu’il ne m’a pas fallu davantage que 30 secondes après l’avoir feuilleté pour avoir envie de l’embarquer avec moi. Une bd dont le bouche à oreille s'agrandit au fil des jours, aidé par des critiques quasi unanimes vantant les louanges d’une œuvre revenue de loin (Urban Games avait fait dès lors l’effet d’un pétard mouillé avec abandon du dessinateur dès le premier tome et mésentente avec les Humanos).
Vendu comme un blockbuster de science-fiction tendance Blade Runner, Urban s'avère être une œuvre qui souhaiterait s’affranchir de tout son passé mais repasse tel un hommage les nombreuses références d’une génération élevée aux petits Mickey, Dark Vador, Dragonball et j’en passe si l’on observe attentivement les costumes portés par une population désirant s’abandonner pendant un cours délai dans la cité-parc de loisirs au doux nom évocateur de Monplaisir.
Néanmoins tout n’est pas si rose dans ce monde futuriste à l’instar d’un Soleil Vert où les corps féminins sont réduits à l’état d’objet publicitaire et sexuel et où la violence devient un spectacle télévisé comme dans le Prix du danger d’Yves Boisset.
Une bd pétrie donc d’un propos et d’un fond. Pour autant, ça n'en est pas moins un bouquin saisissant et surtout envoûtant par la beauté des dessins. Je ne sais pas d’où vient ce Roberto Ricci mais j’ai hate de savoir où il va aller tant son talent nous déglingue la rétine par les couleurs, son trait, bref son style !
Après lecture des trois tomes, je dois réviser grandement mon jugement.
En effet, si le premier tome m’avait laissé sur une bonne impression pour l’univers présenté et la maitrise graphique incroyable de Roberto Ricci, je n’étais encore pleinement convaincu par l’histoire mais le scénariste Luc Brunschwig possède mille idées qui explosent enfin dès le second tome par une maitrise narrative surprenante, multipliant les personnages et points de vue et en développant moult flashbacks par une méthode reprenant cadrage et mise en scène digne d’un blockbuster hollywoodien.
Les couleurs et les décors étouffant de détails contribuent grandement à l’ambiance anxiogène d’un univers bien plus complexe qu’il n’y parait. Pourtant le lecteur ne s’y sent jamais lésé ou perdu.
Chaque tome se termine sur un cliffhanger relançant l’histoire et l’intérêt. Au début du tome 3 et des conséquences d’une attaque plongeant le monde dans une obscurité artificielle, je me suis même rappelé pourquoi j’aimais tant la bd franco-belge SF et rien que pour cela…. MERCI aux auteurs !
Du coup je passe ma note de 3 à 4/5 avec un coup de cœur mérité dans l’attente d’une suite à la hauteur de mes espérances mais l’entreprise a l’air suffisamment robuste pour même les dépasser.
En tous cas pour ceux qui y sont restés insensibles c’est vraiment l’œuvre à lire de toute urgence à l’heure actuelle, ne regrettez pas votre ticket pour Monplaisir, vous n’en serez pas déçus.
Malgré l'insistance de mon libraire, je n'avais pas acheté "little Tulip", sans doute en raison du dessin de Boucq, auteur qui, mis à part la remarquable série Bouncer, ne me tente guère.
Il aura fallu que le père noël dépose cet album sous le sapin pour que je le lise.
Et bien, je dois dire que cela fut une divine surprise à la lecture de l'histoire de Paul/Pavel, enfant élevé dans les geôles staliniennes.
L'histoire, dès les premières pages, nous transporte, et, malgré de nombreux flash-back ,l'ensemble du scénario de Charyn reste parfaitement fluide.
La reconstitution des Goulags de l'ère Stalinienne est saisissante de vérité (je me suis ,en outre, lancé dans la lecture de "l'archipel du Goulag" de Soljenistsyne) et nous offre des passages très durs à lire.
L'équilibre entre l'enquête "américaine" et la période soviétique est très bien dosée.
Seul ombre au tableau, la conclusion qui repose sur une dose de fantastique, qui nuit un peu au récit. Mais tant pis !
L'histoire est cruelle, presque criante de vérité, et très bien illustrée par un François Boucq, dont je découvre pour la première fois une œuvre autre que Bouncer.
Un très bon moment de lecture.
La Mondaine est un diptyque qui peut retenir l'attention par bien des égards entre sexe et collaboration. On va suivre l'évolution d'une brigade de bonnes moeurs dans le Paris de 1937 à 1944. Le regard principal sera celui d'une jeune inspecteur Aimé Louzeau qui intègre cette institution.
De la frivolité des années 30 à la dure réalité de l'Occupation nazie, on ne va pas s'ennuyer au travers la galerie de personnages. On constatera également que le destin peut frapper cruellement les personnages. La rafle du Vel' d'Hiv ne sera pas qu'évoquée. La candeur laissera sa place au tragique ce qui pourra apparaître comme assez déconcertant pour le lecteur.
Une institution particulière dans une époque trouble: c'est un roman graphique plutôt rare. Les sujets comme la folie, les perversions, le poids de la religion, le rôle de la police durant l'Occupation ont été abordé tout en finesse. Au final, les affaires de moeurs ne seront plus qu'une évocation ou un décors pour laisser la place à la psychologie du personnage principal et de son rapport au monde. Cela sera assez pertinent car crédible.
La Mondaine est à découvrir pour ceux qui aime le style de Zidrou.
Il n’y a pas grand-chose à redire à ce « sequel comics » qui se laissera lire très volontiers par quiconque aura apprécié comme moi le roman de Mary Shelley. Vieux routier de la BD d’horreur U.S., Bernie Wrightson réussit à nous éblouir pas son trait au fusain noir et blanc, qui compense un certain académisme grand guignol par un luxe de détails impressionnant. Sa patte « comics » respecte plutôt bien l’esprit du roman et son ambiance sombre et inquiétante. Les pleines pages représentant la bibliothèque et surtout le laboratoire du docteur Ingles sont littéralement époustouflantes, un laboratoire dantesque et poussiéreux surchargé de monstres empaillés, squelettes menaçants, embryons difformes en bocaux, totems primitifs et autres piles de crânes humains. Du grand art.
Quant à l’histoire, elle est assez prenante même si dans cette première partie Steve Niles semble reprendre plus ou moins la trame de l’original. Le docteur Frankenstein, tenu pour mort, est remplacé ici par le docteur Ingles, qui, comme son prédécesseur, s’est pris de passion pour les arcanes de l’alchimie et de la création. L’originalité réside au début du récit dans le nouveau statut du monstre en tant que bête de foire au sein du cirque lui servant de refuge, avec certaines scènes évoquant « Freaks ». Si l’on pressent que la situation tournera mal, il faudra attendre le tome 2 pour en avoir confirmation, l’auteur passant dès la page sept en mode flashback, imaginant le prolongement immédiat du roman de Shelley. De la même façon, la tonalité littéraire du texte s’accorde bien avec le récit original.
Si cette production n’a certes rien de révolutionnaire, il m’est impossible de nier le talent de son auteur, moi qui en plus ne suis pas versé dans les comics US. Il y a même un côté désuet qui ne fait que contribuer au charme de cette histoire. Comme pour la cuisine, on peut être à l’affut de recettes innovantes, mais on peut parfois prendre le plus grand plaisir à déguster un plat traditionnel.
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Un autre album sur la naissance d'un enfant et sur le thème des parents qui doivent changer leur vie en faisant place au nouvel enfant, sauf qu'ici, l'enfant qui nait est trisomique. Les sentiments des parents sont présentés sans fard, de l'angoisse initiale, au rejet violent, puis à l'apprivoisement progressif et à l'acceptation finale, l'amour inconditionnel, faisant place à un combat quotidien contre les préjugés (ceux-là même que l'auteur partageait avant la naissance de son enfant). La lecture de cet album donne une vraie claque et ne laisse absolument pas indifférent. Personne ne souhaite avoir un enfant trisomique et tous les parents angoissent à ce sujet lors de la grossesse. Pourtant, les choses changent après la naissance, et l'attachement devient très fort. Ce livre touche donc un sujet extrêmement puissant, une phobie quasi universelle. Il se présente comme un feu d'artifice où l'on passe d'une émotion extrême à l'autre. Mais il finit par dédramatiser complètement et la fin est heureuse: la vie et l'amour gagnent la partie. Bon, un truc qui m'a quand même énervé: les nez d'extra-terrestres de sa femme et sa fille - il aurait quand même pu faire un effort à ce niveau, parce que ca ou un gros nez de clown, c'est pareil.
Louis de Funès - Une vie de folie et de grandeur
Méprisé par l’intelligentsia et les milieux cinéphiles de son vivant, De Funès est aujourd’hui en passe de devenir un acteur culte du cinéma comique populaire, aux côtés de Charlie Chaplin ou des Marx Brothers. Il faut reconnaître que ses films ne sont pas tous des chefs d’œuvre, loin s’en faut, mais l’acteur possédait une telle puissance comique que le moindre navet auquel il participait pouvait devenir digne d’intérêt. De Funès occultait la plupart du temps la présence des autres comédiens qui semblaient n’être là que pour lui servir de faire-valoir. Bien que de nature timide, marqué par une enfance défavorisée et les galères de ses débuts, le comédien visait constamment le haut de l’affiche, se démenant comme un beau diable jusqu’à y laisser sa santé. En mêlant anecdotes authentiques et répliques cultes, les auteurs ont cherché à coller au plus près de la réalité. Bien qu’ils soient de fervents admirateurs, ils n’ont pas cherché à enjoliver à tout prix le personnage, qui avait ses zones d’ombres et pouvait parfois faire preuve de mesquinerie. On apprend ainsi que Louis de Funès ne supportait pas le fait qu’Edouard Molinaro ne riait jamais lorsqu'il le filmait, ou encore qu’il s’était mis à bouder lors du tournage du « Corniaud », découvrant que Bourvil apparaissait beaucoup plus souvent que lui à l’écran. Pourtant, l’homme était pudique et ne dévoilait rien de sa vie privée. Se sachant de santé fragile, il avait conscience de la mort qui rôdait, mais son désir de jouer la comédie resta quasiment intact jusqu’à la fin. Alexis Chabert allie parfaitement sobriété du trait et caricatures de l’acteur ainsi que des diverses célébrités côtoyées par ce dernier. Un dessin sensible pour une mise en couleur agréable et soignée. De façon étonnante, la couverture représente en fait son père, dont la vie est évoquée brièvement au début du récit alors que, avocat sans le sou, il venait de fuir l’Espagne pour Paris en compagnie de sa belle richement dotée, afin de pouvoir concrétiser leur projet de mariage. Ce père semblait lui ressembler comme deux gouttes d’eau – sans que l’on sache s’il s’agit d’une extrapolation des auteurs. Quoi qu’il en soit, cette biographie se laissera déguster sans déplaisir, que l’on soit fan ou pas du personnage.
Lou !
Après lecture de la totalité des albums, un constat s'impose : cette série est géniale MAIS que diable avait fumé l'auteur quand il a conçu le tome 6 ??????? J'aurais préféré qu'il ne le sorte pas, car je suis limite de penser à un massacre volontaire de sa série ou bien, ce qui ne serait pas mieux, à un manque de respect de son lectorat... Je veux croire que le tome 7 redressera la barre, ainsi que le tome 8, puisque la série est normalement prévue pour 8 tomes, jusqu'aux 18 ans de Lou... Bref, abordons tout de suite ce tome 6 qui à mes yeux est tout à fait dispensable ! Vous pouvez sincèrement ne pas le prendre. Une histoire abracadabrante, un humour nettement moins présent, même si le côté psychédélique de l'histoire est un terrain propice , un coup de crayon moins soigné que d'habitude, le tout n'étant pas très compréhensible... Je ne sanctionne pas la série pour le moment, j'attends la suite qui devrait arriver en ce début d'année. Pour le reste : eh bien, c'est top ! Ma fille de 12 ans et moi avons adoré lire cette série jusqu'au tome 5. L'histoire est sympa, les personnages caricaturaux à souhaits avec en point d'équilibre cette petite Lou qui se pose de vraies questions, l'humour bien présent, les interrogations sensées, et je suis fan de ces couvertures intérieures hautement travaillées. Le dessin n'est pas tip top mais il sert à merveille les personnages et l'histoire grâce à sa simplicité et au choix de couleurs variées quand il faut. Une BD pour tous, même si ça plaira peut être moins aux jeunes garçons. 4/5 sans hésiter pour les 5 premiers tomes. 1/5 pour le 6ème... Même avec des explications de l'auteur ou des circonstances atténuantes, j'aurais du mal à accepter une histoire aussi incompréhensible. Ma fille m'avait dit "j'ai rien compris !!!", je lui avais répondu "mais non tu vas voir, on va le relire ensemble et tu verras que ça ira mieux !". Ben, jusqu'à la dernière page, j'ai espéré voir la lumière, mais en vain... Peut être aurait il mieux valu finir la série au tome 5 du coup ?
La Nostalgie de Dieu
Les éditions Lapin ont eu la bonne idée de rééditer l’intégrale de cette série (les trois albums dont un inédit, plus quelques bonus, comme des flyers ou affiches liés à l’adaptation au théâtre de « La Nostalgie »). Le premier album, « La nostalgie de Dieu » raconte la rencontre, et les dialogues, entre un homme au bout du rouleau, désespéré et suicidaire, et Dieu donc. Dans le deuxième album, « Le complexe de Dieu », Dieu s’allonge sur un divan pour une psychanalyse haute en couleur. Le dernier tome – inédit en album, « Le retour de Dieu », voit Dieu recruter un nouveau prophète, et tenter avec lui de réécrire les textes fondateurs et redéfinir les fondamentaux d’une religion, en préparant ce qui ressemble à une campagne de communication foireuse. Le dessin est minimaliste. Dieu – comme il se doit, est toujours invisible : seul apparaît donc un bonhomme dans un style très « enfantin » (successivement donc suicidaire, psy ou prophète), dans différentes postures répétitives. Marc Dubuisson réussit tout de même l’exploit de rendre très expressive cette esquisse de bonhomme, ses postures et réactions face aux saillies divines étant souvent franchement drôles. Quasiment pas de décor autour (il est minimaliste et immuable dans les cases de chacun des trois albums), tout se joue donc dans les dialogues, le plus souvent réussis. En effet, Marc Dubuisson introduit ici un dieu iconoclaste, désabusé, cynique, finalement très peu divin ! C’est inégal, certes, mais beaucoup de répliques – accompagnées des réactions du bonhomme, font mouche. J'ai très souvent souri, et plusieurs fois franchement rigolé. Je trouve les deux derniers opus mieux réussis que le premier (même s’il y a de bonnes idées dans celui-ci). Ma note réelle serait 3,5/5, mais mon athéisme forcené me fait l’arrondir à quatre étoiles. A noter que Marc Dubuisson a commis chez les mêmes éditions Lapin « Les Grands moments de solitude de Michaël Guérin », dans un style graphique très proche, jouant sur les mimiques minimalistes et les silences gênés du personnage principal pour agiter nos zygomatiques.
Millenium
Tout à fait du même avis que pol si ce n'est que j'avais lu les trois tomes du roman, et pas vu le film. Cette adaptation BD rend tout-à-fait l'ambiance du roman: -une ambiguïté des rapports entre Blomkwist et Salander qui fait naître un certain sex appeal pour le lecteur, -une intrigue polarde parfaitement maîtrisée et rythmée effectivement, sans les 100 premières pages du triptyque d'origine qui étaient un peu touffues -des scènes dures, indispensables au récit, qui ne tombent pas dans l'écueil du voyeurisme, parce qu'on s'est identifié aux personnages si bien imaginés par Stieg Larson. -un dessin expressif aux couleurs sombres et subtiles dans le premier cycle qui avait certes plus d'originalité avec Ohms mais la reprise est honnête dans le deuxième cycle. Bref à conseiller à tous les amateurs de Polar.
Little Tulip
Une bd ayant pour thème principal le tatouage, il fallait le faire ! Il est vrai que le tatouage est devenu au fil des années un art en vogue. Quand les corps se racontent, cela fait de belles histoires à découvrir pour peu que le souvenir soit heureux. Pour autant, il ne faut pas oublier que le tatouage a longtemps été associé aux mauvais garçons. En l’occurrence, il avait un succès fou dans les prisons et notamment dans les goulags perdus au fin fond de la Sibérie de la sinistre ère stalinienne. Hier marginal, et aujourd’hui phénomène de société : va comprendre ! Le tatouage marque le plus souvent des souvenirs heureux ou malheureux, une décision prise, le franchissement d'une étape à l’image de notre héros petit garçon Pavel pris dans la tourmente de la tempête du destin. En vérité, le tatouage dans les goulags devient un art de l'ombre, symbole d'une exclusion assumée. C’est intéressant de voir l’évolution de Pavel du goulag à Manhattan où il exercera ses compétences pour aider les autorités à débusquer les tueurs en série. Une sorte de Mentaliste mais avec le crayon qui dessine l’âme des gens. Certes, l’histoire est cruelle mais elle est salvatrice. François Boucq et Jérôme Charyn se sont véritablement surpassés pour nous livrer une œuvre magnifique en tout point. Cela sent l’encre, la sueur et le sang avec une furieuse envie de se faire tatouer. Note Dessin : 4,5/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4.25/5
Urban
Urban est une oeuvre qui est dans tous les esprits de ceux qui reviennent de leur libraire. Il faut dire qu’il ne m’a pas fallu davantage que 30 secondes après l’avoir feuilleté pour avoir envie de l’embarquer avec moi. Une bd dont le bouche à oreille s'agrandit au fil des jours, aidé par des critiques quasi unanimes vantant les louanges d’une œuvre revenue de loin (Urban Games avait fait dès lors l’effet d’un pétard mouillé avec abandon du dessinateur dès le premier tome et mésentente avec les Humanos). Vendu comme un blockbuster de science-fiction tendance Blade Runner, Urban s'avère être une œuvre qui souhaiterait s’affranchir de tout son passé mais repasse tel un hommage les nombreuses références d’une génération élevée aux petits Mickey, Dark Vador, Dragonball et j’en passe si l’on observe attentivement les costumes portés par une population désirant s’abandonner pendant un cours délai dans la cité-parc de loisirs au doux nom évocateur de Monplaisir. Néanmoins tout n’est pas si rose dans ce monde futuriste à l’instar d’un Soleil Vert où les corps féminins sont réduits à l’état d’objet publicitaire et sexuel et où la violence devient un spectacle télévisé comme dans le Prix du danger d’Yves Boisset. Une bd pétrie donc d’un propos et d’un fond. Pour autant, ça n'en est pas moins un bouquin saisissant et surtout envoûtant par la beauté des dessins. Je ne sais pas d’où vient ce Roberto Ricci mais j’ai hate de savoir où il va aller tant son talent nous déglingue la rétine par les couleurs, son trait, bref son style ! Après lecture des trois tomes, je dois réviser grandement mon jugement. En effet, si le premier tome m’avait laissé sur une bonne impression pour l’univers présenté et la maitrise graphique incroyable de Roberto Ricci, je n’étais encore pleinement convaincu par l’histoire mais le scénariste Luc Brunschwig possède mille idées qui explosent enfin dès le second tome par une maitrise narrative surprenante, multipliant les personnages et points de vue et en développant moult flashbacks par une méthode reprenant cadrage et mise en scène digne d’un blockbuster hollywoodien. Les couleurs et les décors étouffant de détails contribuent grandement à l’ambiance anxiogène d’un univers bien plus complexe qu’il n’y parait. Pourtant le lecteur ne s’y sent jamais lésé ou perdu. Chaque tome se termine sur un cliffhanger relançant l’histoire et l’intérêt. Au début du tome 3 et des conséquences d’une attaque plongeant le monde dans une obscurité artificielle, je me suis même rappelé pourquoi j’aimais tant la bd franco-belge SF et rien que pour cela…. MERCI aux auteurs ! Du coup je passe ma note de 3 à 4/5 avec un coup de cœur mérité dans l’attente d’une suite à la hauteur de mes espérances mais l’entreprise a l’air suffisamment robuste pour même les dépasser. En tous cas pour ceux qui y sont restés insensibles c’est vraiment l’œuvre à lire de toute urgence à l’heure actuelle, ne regrettez pas votre ticket pour Monplaisir, vous n’en serez pas déçus.
Little Tulip
Malgré l'insistance de mon libraire, je n'avais pas acheté "little Tulip", sans doute en raison du dessin de Boucq, auteur qui, mis à part la remarquable série Bouncer, ne me tente guère. Il aura fallu que le père noël dépose cet album sous le sapin pour que je le lise. Et bien, je dois dire que cela fut une divine surprise à la lecture de l'histoire de Paul/Pavel, enfant élevé dans les geôles staliniennes. L'histoire, dès les premières pages, nous transporte, et, malgré de nombreux flash-back ,l'ensemble du scénario de Charyn reste parfaitement fluide. La reconstitution des Goulags de l'ère Stalinienne est saisissante de vérité (je me suis ,en outre, lancé dans la lecture de "l'archipel du Goulag" de Soljenistsyne) et nous offre des passages très durs à lire. L'équilibre entre l'enquête "américaine" et la période soviétique est très bien dosée. Seul ombre au tableau, la conclusion qui repose sur une dose de fantastique, qui nuit un peu au récit. Mais tant pis ! L'histoire est cruelle, presque criante de vérité, et très bien illustrée par un François Boucq, dont je découvre pour la première fois une œuvre autre que Bouncer. Un très bon moment de lecture.
La Mondaine
La Mondaine est un diptyque qui peut retenir l'attention par bien des égards entre sexe et collaboration. On va suivre l'évolution d'une brigade de bonnes moeurs dans le Paris de 1937 à 1944. Le regard principal sera celui d'une jeune inspecteur Aimé Louzeau qui intègre cette institution. De la frivolité des années 30 à la dure réalité de l'Occupation nazie, on ne va pas s'ennuyer au travers la galerie de personnages. On constatera également que le destin peut frapper cruellement les personnages. La rafle du Vel' d'Hiv ne sera pas qu'évoquée. La candeur laissera sa place au tragique ce qui pourra apparaître comme assez déconcertant pour le lecteur. Une institution particulière dans une époque trouble: c'est un roman graphique plutôt rare. Les sujets comme la folie, les perversions, le poids de la religion, le rôle de la police durant l'Occupation ont été abordé tout en finesse. Au final, les affaires de moeurs ne seront plus qu'une évocation ou un décors pour laisser la place à la psychologie du personnage principal et de son rapport au monde. Cela sera assez pertinent car crédible. La Mondaine est à découvrir pour ceux qui aime le style de Zidrou.
Frankenstein - Le monstre est vivant
Il n’y a pas grand-chose à redire à ce « sequel comics » qui se laissera lire très volontiers par quiconque aura apprécié comme moi le roman de Mary Shelley. Vieux routier de la BD d’horreur U.S., Bernie Wrightson réussit à nous éblouir pas son trait au fusain noir et blanc, qui compense un certain académisme grand guignol par un luxe de détails impressionnant. Sa patte « comics » respecte plutôt bien l’esprit du roman et son ambiance sombre et inquiétante. Les pleines pages représentant la bibliothèque et surtout le laboratoire du docteur Ingles sont littéralement époustouflantes, un laboratoire dantesque et poussiéreux surchargé de monstres empaillés, squelettes menaçants, embryons difformes en bocaux, totems primitifs et autres piles de crânes humains. Du grand art. Quant à l’histoire, elle est assez prenante même si dans cette première partie Steve Niles semble reprendre plus ou moins la trame de l’original. Le docteur Frankenstein, tenu pour mort, est remplacé ici par le docteur Ingles, qui, comme son prédécesseur, s’est pris de passion pour les arcanes de l’alchimie et de la création. L’originalité réside au début du récit dans le nouveau statut du monstre en tant que bête de foire au sein du cirque lui servant de refuge, avec certaines scènes évoquant « Freaks ». Si l’on pressent que la situation tournera mal, il faudra attendre le tome 2 pour en avoir confirmation, l’auteur passant dès la page sept en mode flashback, imaginant le prolongement immédiat du roman de Shelley. De la même façon, la tonalité littéraire du texte s’accorde bien avec le récit original. Si cette production n’a certes rien de révolutionnaire, il m’est impossible de nier le talent de son auteur, moi qui en plus ne suis pas versé dans les comics US. Il y a même un côté désuet qui ne fait que contribuer au charme de cette histoire. Comme pour la cuisine, on peut être à l’affut de recettes innovantes, mais on peut parfois prendre le plus grand plaisir à déguster un plat traditionnel.