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Par BDenis
Note: 4/5
Couverture de la série Soda
Soda

(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin) J'adore. Le flic qui cache à sa mère son dangereux métier, afin de ménager son cœur, et se fait passer pour un pasteur, constitue une entrée en matière des plus prometteuses. Suite au décès du père, Soda accueille sa mère chez lui (chat compris – important, le chat !). A New-York. Au 23e étage d'un immeuble. Important, le 23e étage, car cela lui laisse le temps, néanmoins minuté, de changer de costume dans l'ascenseur, quand il rentre du boulot, pour passer son déguisement de pasteur. Et inversement quand il quitte son appartement. Tout un art ! Les enquêtes sont dynamiques et très bien foutues, avec un tome 2 un ton en dessous, mais un n°6 de haute volée : Soda qui doit investiguer pendant que sa mère, qui ne sort d'habitude jamais, fait des examens à l'hôpital, et qui doit être présent toutes les deux heures entre chaque examen à la demande de celle-ci, constitue une prouesse scénaristique pour un résultat jouissif. Et le chat est de la partie ! Les dialogues sont affûtés, ils m'ont fait rire plus d'une fois. Les personnages, même secondaires, sont attachants : les lubies animalières du capitaine de police valent leur pesant de cacahuètes ! Le dessin de Gazzotti, qui succède avec succès à Warnant au cours du tome 3, est fabuleux, dans la lignée des Uderzo, Franquin et consorts. Avec quelques petits détails hilarants au second plan. Mais ne nous y trompons pas, l'aspect comique du dessin et des dialogues ne doit pas occulter le réel intérêt des enquêtes qui, elles, sont très sérieuses. Et ce mélange des genres s'amalgame de la meilleure des façons pour donner ce petit bijou de série. Incontournable. (j'ai lu les neuf premiers tomes) 17 / 20

28/12/2015 (modifier)
Par BDenis
Note: 4/5
Couverture de la série Gil St André
Gil St André

(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin) Avis basé après lecture du premier cycle, en cinq tomes. Un bon polar qui vous tient bien en haleine. On veut enchaîner les albums car on a vraiment envie de savoir comment Gil va se dépêtrer de ses situations compliquées, ce qu’il est réellement arrivé à sa femme, comment il va aller au bout de l’enquête. Quelques facilités scénaristiques mais l’ensemble reste absolument de bon niveau avec des personnages bien campés. Le tout accompagné d’un très bon dessin, avec des vignettes bien remplies y compris dans les arrière-plans. Un bon moment de lecture comme on aimerait en avoir plus souvent. Je lirai assurément la suite, en me demandant, présentement, comment Gil st André pourra justifier de nouvelles enquêtes, vu que ça n’est pas vraiment son métier à la base. 14,5 / 20

28/12/2015 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série La Traque (Delcourt)
La Traque (Delcourt)

Cette série est donc une suite de 9/11, des mêmes auteurs (avec Corbeyran en co-scénariste), et propose donc de mettre un point final à l'histoire d'Oussama Ben Laden, avec les derniers mois qui ont permis de remonter sa trace. Les personnages sont les mêmes, entre le chef terroriste et son entourage, mais aussi l'homme d'affaires Saïd-François Mohammed, au passé trouble, et l'agent Mayer, qui travaille pour la CIA et s'assoit sur un certain nombre de règles d'éthique. Personne, ici, n'est tout noir ou tout blanc, et le Président des USA pas plus que les autres. C'est ce que j'aime dans les scenarii de JC Bartoll : au sein de la recherche pour coller au plus près de la vérité, et avec les trous comblés par son sens de la véracité, ce choix de n'épargner personne. L'agent Mayer va d'ailleurs, par son manque de vigilance, causer un accident marquant. Mais cela ne va pas l'empêcher de continuer sa quête. Jef est encore une fois auxc pinceaux, et la nervosité de son trait allié à ce souci du réalisme va encore faire merveille. J'attends le tome 3 avec impatience.

28/12/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Fables
Fables

Ah qu'il est bon de retomber en enfance, quoique !, en lisant et surtout en retrouvant tous les héros qui nous faisaient frémir ou rêver au temps de notre folle jeunesse. A la lecture de cette série, -suis rendu au tome 11-, je n'ai pu m'empêcher d'avoir une petite pensée pour ce brave Walt Disney. En effet que voilà une bonne surprise de voir notre Blanche Neige préférée, devenue adjointe au maire de cette cité des fables qui se sont incrustées dans notre quotidien. Dire que la belle a du chien serait presque de l'irrespect mais diantre sous les traits de Lan Medina ou autres dessinateurs, elle possède de quoi faire frémir plus d'un nain. Hormis ce trait fidèle au style de comics, voilà des Fables plutôt bien foutues avec une colorisation ad hoc point trop flashy. A l'occasion de cet avis ce que je voudrais mettre particulièrement en avant c'est l'imagination débordante et débridée de Bill Willingham qui parvient à nous transporter tantôt dans des récits policiers, tantôt fantastique, parfois même à de la pure romance. Balloté d'un côté ou de l'autre le lecteur n'est pas pour autant perdu, tout retombe sur ces pattes, arf, arf ! S'il fallait encore convaincre les réfractaires au Comics, cette œuvre est faite pour eux. Bon oui d'accord, sur l'ensemble certains tomes ne se valent pas, mais allez-y, les personnages de contes de fées ont beaucoup à dire et c'est plutôt intéressant.

28/12/2015 (modifier)
Par jul
Note: 4/5
Couverture de la série Complainte des landes perdues - Les Chevaliers du Pardon
Complainte des landes perdues - Les Chevaliers du Pardon

Ce 2ème cycle de "La Complainte des landes perdues" n'a finalement rien à voir avec le 1er cycle de Rosinski, si ce n'est ce lieu des landes perdues. Encore que... ce lieu ressemblant plus à des landes irlandaises ou écossaises mais tellement imaginaires, qu'on est plus proche d'un univers 100 % fantasy. Le Guinea Lord (le méchant de la série) est d’ailleurs un mélange entre le chevalier tonnerre des Légendes des Contrées Oubliées et Dark Vador... Mais tout cela n'enlève en rien les qualités de ce second cycle. Des qualités graphiques surtout. Enfin principalement dans les 2 premiers tomes d'une beauté à couper le souffle. Si vous êtes sensibles à cette ambiance de chevaliers galopant à cheval à travers des landes (perdues don ), sous de magnifiques ciels gris... et combattant de redoutables démones reptiliennes diaboliques, il n'y a pas mieux sur le marché. Chaque case est une merveille de dessin ultra minutieux et de somptueuses couleurs (directes). Et non à l'ordinateur comme les les 2 tomes suivants. Bon après, étant donné le travail de titan que cela représente, je ne vais pas jeter la pierre à Delaby. De plus cet auteur est décédé récemment, paix à son âme. Par contre le scénario est pas mal, mais pas parfait. J'ai pu lire dans certains avis que Dufaux a l'air de ne pas savoir où il va. C'est vrai que c'est un peu l'impression que cela donne même si ce n'est pas mauvais pour autant. Les "méchants" sont magnifiques, les "gentils" un peu fades... Certains de ces "méchants" sont presque abandonnés en cours de route ou pas assez exploités (la mère des douleurs par exemple). Comme si leur présence était surtout là pour en mettre plein la vue lors de leur découverte (la mère des douleurs) puis laissés de côté, sans que leurs présence ne soit finalement totalement utile. Pour faire uniquement de belles planches, de belles séquences, comme dans un film. C'est souvent le cas tout au long de ces 4 tomes. Pareil pour certaines séquences (la chapelle renversée par exemple). Mais bon c'est un défaut récurrent dans énormément de séries de fantasy. Donc même avec ce défaut présent tout au long de la série, je ne peux m’empêcher de mettre un 4, en raison des dessins sublimes des 2 premiers albums. Réellement envoûtant et chiadés, aux petits ognons. Dans le genre, difficile de faire mieux. Et puis les couvertures... Je crois que les 3 cycles de "La Complainte des landes perdues" est une des rares séries à aligner autant de couvertures sublimes... Il me tarde d'acheter la dernière dessinée par Tillier (à la couverture tout aussi sublime). De plus j'adore vraiment ce que fait cette auteure ("Fées et tendres automates" et Le Bois des Vierges, séries à compléter également ... )

27/12/2015 (modifier)
Par jul
Note: 4/5
Couverture de la série L'Étrange vie de Nobody Owens
L'Étrange vie de Nobody Owens

J'apprécie énormément Neil Gaiman, même si finalement, je n'ai pas lu grand chose de lui. J'ai surtout vu 2 films adaptés plus ou moins de ses œuvres : Coraline et Mirrormask (en collaboration avec son illustrateur fétiche Dave McKean ). Au sujet de son oeuvre phare, Sandman, je possède uniquement le 1er tome que j'aime beaucoup (série à compléter d’ailleur ). Bref je suis énormément attiré par cet auteur car son univers me parle énormément. Tantôt féerique ou tantôt très sombre. La symbiose parfaite, l'essence même des rêves et des cauchemars. L'un ne va pas sans l'autre... Grâce à Bdtheque, j'ai découvert cette bd que je me suis empressé d'acheter, le scénario m'ayant interpelé tout de suite. Un petit garçon trouvant refuge dans un cimetière et élevé par des fantômes et des vampires, je signe tout de suite ! J'ai globalement beaucoup aimé même si je m'attendais à mieux. Ou plutôt j'ai nettement préféré les 3 premières histoires (l'album est décomposé en 5 histoires, ou plutôt 5 chapitres bien distincts - avec d’ailleurs un changement de dessinateurs de temps en temps). Nous suivons l'apprentissage du jeune Nobody, réfugié dans un cimetière car poursuivi par un mystérieux cambrioleur- tueur ayant massacré sa famille. L'apprentissage de la vie dans le cimetière et de diverses choses par son tuteur autoproclamé, le vampire Silas... Nobody Owens découvrira toutes sortes de choses et de micro-lieux plus ou moins secrets et plus ou moins cachés à l'intérieur de cet endroit magique : le repaire de la vouivre ou plutôt l'entité indigo dans un caveau. L'enfer parallèle des goules à l'intérieur d'un caveau également... Le mystérieux loup protecteur, sa deuxième tutrice remplaçante durant l'absence de Silas. Il y a du monde dans ce cimetière et énormément de légendes internes... Tout cela est issu de l'imagination fertile de Neil Gaiman se servant de figures du folklore gothique ou d'Halloween pour les adapter à sa sauce. Tout cela se lit très bien. C'est clair, doux, enchanteur... avec la touche étrange et subtile de Gaiman. En revanche j'ai trouvé les 2 derniers chapitres moins intéressants (la stèle de la sorcière et danse macabre). Le dessin est de plus, devenu un chouia plus quelconque. Bon cet album seras suivi d'un volume 2 donc patience... Je mets un 4 tout de même pour l'univers et l'ambiance, très réussis.

27/12/2015 (modifier)
Couverture de la série Revanche
Revanche

Puisqu'il paraît que la France est devenue un pays de droite... Puisque les seuls héros actuels sont des entrepreneurs faisant prospérer leur start-up... Puisque les pauvres ne sont que des loosers qui ont mérité leur sort... Puisqu'il faut bien être réaliste et penser d'abord à soi... Puisque solidarité et justice sociale ne sont bientôt plus qu'utopies de vieillards radotants… Puisque les derniers rêveurs s'éteignent alors que Bernard Tapie revient en politique... Puisque financiers et patrons osent tout sans soulever la colère de ceux qu'ils étrillent... Voici Revanche, le vengeur des victimes du capitalisme, le Robin des Bois du vingt-et-unième siècle, celui qui ne se trompe pas de cible quand il combat l'injustice ! Complètement improbable, hélas, mais plus drôle qu'Action Directe, il joue les Clark Kent au sein du MEDEF, mais durant sa pause repas, il devient le Superman des laissés-pour-compte. C'est une vraie jubilation de le voir botter le cul des pourris qui profitent de la détresse des autres. Revanche est une bande dessinée parodique, composée d'histoires courtes, dessinées dans un style mi-réaliste, mi-caricatural. Les auteurs ne se prennent pas au sérieux, mais ne font pas mystère de leurs engagements. Et leurs indignations, même traitées sur le ton de la rigolade, en disent long sur notre société. Une lecture salutaire, qui donne le moral.

26/12/2015 (modifier)
Couverture de la série Les Vieux Fourneaux
Les Vieux Fourneaux

Trois vieux papis lancés dans un road movie ! C'est vrai qu'ils sont attachants ces ancêtres, qui refusent de vieillir malgré leurs rhumatismes. Réunis pour un enterrement, les voilà partis pour une course-poursuite en quête de l'éternelle jeunesse. La pire génération de l'histoire ? Peut-être… N'empêche qu'ils n'ont jamais cessé de se battre, eux ! Pour des causes sociales, puis pour passer le temps et enfin pour le plaisir d'emmerder les cons. “Ceux qui vivent sont ceux qui luttent”, et ce n'est pas la jeune Sophie, enceinte jusqu'aux yeux, qui va les contredire. Les personnages son drôles et attachants. Les réparties fusent. L'histoire est simple mais passionnante. Lupano réussit encore un joli scénario, tout en tendresse caustique. Le dessin de Cauuet est très réussi. Il a déjà travaillé avec Lupano sur L'Honneur des Tzarom et adopte cette fois un style plus caricatural, qui colle merveilleusement au sujet. J'ai jubilé en accompagnant Les vieux fourneaux dans leur périple et j'espère qu'ils reviendront bientôt pour de nouvelles aventures. La fin ouverte promet un bel avenir à ces nouveaux héros. •••••• 3 albums et j'apprécie toujours autant les trois papys •••••• Je lis que certains posteurs font la fine bouche : « pas original », « convenu », « sans surprise »… Je vous trouve bien sévères mes amis, alors je reprends la plume (enfin le clavier) pour les défendre. Peut-être que le thème des ancêtres turbulents n'est pas neuf ; c'est vrai que ceux-ci rappellent nombre d'œuvres antérieures comme Les Vieux de la Vieille (les anars de René Fallet plutôt que les cabotins d'Audiard et Grangier), ou encore La Vieille de Patrick Font. Les pépés indignes sont des figures littéraires récurrentes, et alors ? Ces Vieux fourneaux ne font pas exception au genre, mais quel plaisir de les voir évoluer ! Par leurs facéties, si absurdes soient-elles, ils ressuscitent un univers à la Brassens et ça me fait chaud au cœur. Parce qu'en ces temps de repli individualiste et de politiquement correct, ça fait foutrement plaisir de contempler ces dinosaures gauchistes semer le désordre dans la bonne humeur. Qui ose encore s'en prendre aux travers d'une société qui s'auto-satisfait de sa perversité tout en la déplorant ? Qui à part des Pierrot, Antoine, Mimile et Mamie Fanfan ? Il y a bien Revanche dans un genre un peu différent, mais on ne peut pas dire que l'esprit gauchiste fasse florès de nos jours. Il faut de vieux farceurs au bord de la tombe pour nous offrir la vision jubilatoire et optimiste d'un avenir possiblement radieux. Et il est faux de dire qu'ils sont enferrés dans leurs certitudes et leurs dogmes passéistes. Au fil des albums Lupano a l'intelligence de les bousculer, de les mettre face à leurs contradictions, de les prendre en faute, de raviver leurs regrets, de les amener à doute d'eux-mêmes. Des caricatures, sans doute, mais plus humaines que bien des vivants ! Longue vie aux Vieux Fourneaux et à leurs aventures salutaires !

15/04/2014 (MAJ le 26/12/2015) (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Au nom du père...
Au nom du père...

Traduit de l’italien, cet album est un bon polar à suspens comme je les aime. Le dessin en noir et blanc colle à merveille à ce scénario noir comme la couleur de peur de notre héroïne. C'est une tueuse sans pitié qui va honorer les contrats de son père momentanément hors service. Le récit est très musclé. Je déconseille la lecture aux adolescents en raison d'une extrême violence. Comme dit, la tueuse ne fera pas dans la dentelle et aucun témoin ne sera épargné. Il s'agit encore d'une histoire de vengeance mais on tombe dedans assez facilement pour ne lâcher aucune case jusqu'à la fin. Pour moi, la maîtrise du scénario est parfaite sur une idée pourtant simple et classique. Cela rappelle un peu le film Léon de Luc Besson ou encore Pulp Fiction de Tarantino. On s'attache à cette héroïne au destin brisé. Au final, un thriller prenant et efficace.

26/12/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Hamster Jovial
Hamster Jovial

Ah ! Que c'était bon ! Je me suis franchement poilé avec ces histoires même si, il faut bien l'avouer, mon hilarité était fortement entachée d'un puissant sentiment anticlérical légué par ma famille pratiquement tous instituteurs, laïcs of course ! Il arrive encore aujourd'hui que devant l'église près de laquelle j'habite se réunissent quelques jeunes gars et filles en tenue de scout et je ne peux m'empêcher de sourire en ayant immanquablement une petite pensée pour ce brave Hamster Jovial. Que voulez-vous ? J'aime ne pas prendre au sérieux ces institutions qu'il est de bon ton de ne pas critiquer. Pour en revenir à la BD, ben c'est du Gotlib tout craché, franchement daté 60' et 70' mais comme le disait un camarade précédent cela a pour moi un côté petite madeleine ; musicalement je suis resté un peu bloqué dans ces années-là. Vive la patrouille !!

26/12/2015 (modifier)