Les derniers avis (31953 avis)

Par graveen
Note: 4/5
Couverture de la série Expérience mort
Expérience mort

Je vous trouve dur :) Je viens de lire les 4 tomes, et l'histoire se tient quand même assez bien (sauf le coup de réchauffer les cartes à puces, là c'est pas du tout crédible...). Le dessin de Ponzio colle bien à l'histoire. Il est un peu glacant, je dirais comme le thème de la série, et je pense sincèrement que le final tome 4 ouvre beaucoup de portes. edit 06/2018: Bajram disait sur Facebook (privé ou public, je ne sais plus) que l'histoire stoppait au t4, pas de suite prévue - du moins dans un futur proche. Un beau voyage dans la SF fantastique. J'ai personnellement bien plus apprécié que Cryozone. C'est l'histoire d'un groupe de personnes qui tentent de comprendre ce qu'il y a après la vie. Le scénario expose ce voyage, qui aura des conséquences importantes.

09/12/2016 (modifier)
Couverture de la série Le Port des Marins Perdus
Le Port des Marins Perdus

Il est des albums dont vous avez du mal à lâcher la lecture, sur lesquels une fois la dernière planche avalée vous avez besoin de tout relire sans précipitation pour profiter de la fluidité du trait et de la narration, desquels vous vous dites que noyés dans la production actuelle de toute façon le pauvre auteur sera perdu. "Le Port des Marins Perdus" est de cette catégorie, un récit de bateaux, de pirates, de lointain et de douceur aussi. Car contrairement aux très bons Long John Silver ou encore A bord de l'Etoile Matutine, ici il n’y a pas que de la peur, de la sueur et du sang, on peut y trouver aussi des sentiments et de la douceur. Le scénario suit un fil finalement classique, mais je ne me rends compte de ceci que maintenant lorsque j’écris mon commentaire. Les événements bien amenés permettent de désamorcer les indices trop gros qui avaient probablement intentionnellement été laissés, et le lecteur se prend au jeu des questions et de l’empathie pour les personnages. Le dessin, à première vue brouillon, déploie une aisance et une légèreté bienvenue pour nourrir le propos, et si aux premières planches on peut se demander si l’album final verra le jour, très vite l’âme du récit se nourrit des traits de crayons parfois avec pudeur parfois avec hargne. Vous l’aurez compris, cet album fait partie des très jolies surprises de ce trimestre qu’il faut connaitre même si les récits de gros pirates ne vous enchantent pas, car ici il n’est pas question seulement d’un univers spécial et sanguinaire, mais bien de grandeur de sentiments évoluant avec pudeur dans la mémoire et l’humeur du lecteur. Et si le récit échappe à la note ultime, ce n’est pas pour le sentiment merveilleux de l’après lecture, mais plutôt parce qu’il n’y a rien d’extraordinaire dans cet album, aussi bien dans une trouvaille scénaristique ou une prouesse graphique. Procurer un tel bonheur au lecteur par une fluidité et un excellent travail même classique montre un talent d’auteurs à découvrir

08/12/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série À coucher dehors
À coucher dehors

Enfin je lis une histoire de Ducoudray que je trouve formidable. Jusqu'à présent je trouvais au mieux que ses histoires étaient sympathiques à lire. Le sujet est intéressant (un SDF hérite d'une maison et d'un trisomique) et c'est bien traité. Ce que j'ai aimé c'est l'humour. Un scénario sans imagination aurait simplement fait une histoire triste du genre 'regardez ce brave SDF qui essaie de s'occuper de son pauvre cousin trisomique et qui est martyrisé par les méchants flics'. C'est traité avec humour et j'ai bien rigolé. Les dialogues sont savoureux et chaque personnage est mémorable. L'autre point fort c'est que le scénario est imprévisible. Je m'attendais juste à ce que le SDF soit méchant avec son cousin handicapé et puis qu'au final il finisse par l'aimer parce qu'au fond de lui il a un gros cœur et j'ai été bien surpris. Il y a plein de rebondissements inattendus et aucune scène ne m'a semblé plus faible que les autres. La fin donne vraiment envie de lire la suite ! Le dessin est vraiment beau avec de très belles couleurs.

08/12/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Joséphine Baker
Joséphine Baker

Suis-je un gros inculte ? Sincèrement, je ne le pense pas. Moi également, je ne connaissais pas la Miss Joséphine Baker. Et pourtant, c‘était un personnage qui a marqué son époque à savoir les années folle. Mon arrière-grand-mère l’aurait sans doute mieux connu que moi. C’est daté. Pour autant, je suis étonné qu’on n’en parle plus à notre époque. C’est comme ces choses qui ont marqué leur temps en brillant intensément puis un siècle plus tard, on est totalement passé à autre chose. A-t-elle réellement influencé la danse moderne ? Il faut sans doute suivre les cours d’art dramatique pour connaître la réponse. En tout cas, cette biographie se concentre surtout sur le mondain. Alors, oui, elle a vraiment connu toutes les personnalités de l’époque que cela soit de grands écrivains ou artistes (Dali, Jean Gabin…) et même un célèbre architecte (Le Corbusier). Elle a eu d’innombrables aventures dans une vie un peu débridée où on lâchait prise. Par contre, rien sur les techniques de danse ou le travail accompli afin de se démarquer pour être une grande vedette. Certes, il y avait les pitreries sur scène qui faisait rire la bourgeoisie. Mais bon, c’est peu. Quelques scènes n’ont un peu marqué. Au début, nous avons une enfance dans un milieu très pauvre. Elle devient la bonne à tout faire d’une vielle dame qui l’a maltraite au point où l’on se prend de pitié pour elle. Mais visiblement, cela ne semble pas la marquer car elle est d’humeur toujours joyeuse. Les mauvais côté du personnage sont également présents car elle était assez volage et peu fidèle. Cependant, c’est un très gros pavé qui compile toutes les anecdotes de sa vie. On a l’impression qu’elle a vécu dix fois. Il y aura une quantité de personnages différents et il faudra suivre (du genre elle aura deux fois un mari portant le même prénom Willie). C’est assez passionnant à lire malgré l'impressionnante quantité de pages. J’ai beaucoup aimé le style graphique ainsi que la mise en scène. C’est frais et aérien. Le divertissement est assuré avec une telle femme. Je garderai un souvenir joyeux de la première célébrité black qui s'est également battu pour les droits civiques et qui aimait notre pays au point d'avoir été naturalisé.

08/12/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Trinité
Trinité

3.5 Une bonne histoire qui narre la rencontre entre Wonder Woman et Batman et Superman. Le dessin est sympa et je trouve qu'elle a un coté rétro. Au niveau du scénario, le point fort du scénario est la relation entre les trois super-héros. Leurs personnalités sont bien montré et utilisé. C'est intéressant de les voir coopérer et il y a de très bons dialogues. J'avoue toutefois qu'il a fallu le dernier tiers de l'album pour que je trouve l'histoire passionnante à lire. Je trouve en effet que le plan des méchant n'est pas des plus intéressant et de plus Ra's al Ghul a toujours été un méchant qui m'a laissé indifférent. J'ai préféré Bizarro et la méchante amazone a quelques bons moments. C'est donc un bon one-shot à lire même si j'aurais aimé des méchants plus charismatiques.

07/12/2016 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Grand Méchant Renard
Le Grand Méchant Renard

J’ajoute moi aussi un petit commentaire élogieux sur cette BD. Comme les autres posteurs, j’ai beaucoup apprécié cette lecture. Grand méchant renard enchaine les situations cocasses sans redondance ni vulgarité et avec beaucoup de fraicheur. On rigole franchement pendant les 180 pages de l’album. Derrière un style graphique volontairement enfantin, Benjamin Renner impose un trait dynamique, esthétique et terriblement efficace. Les personnages, très réussis et attachants, sont particulièrement expressifs. Les gags s’enchainent avec bonheur jusqu’au bout sans lassitude pour le lecteur. Drôle, frais et original, Le Grand méchant renard est une vraie réussite ! A découvrir absolument.

07/12/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série S'enfuir
S'enfuir

Guy Delisle a écrit plusieurs autobiographies sur sa vie et maintenant il raconte l'histoire vraie d'un homme qui a été retenu en otage durant sa première mission. J'ai retrouvé les qualités des autobiographies de Delisle au point où j'aurais pu croire qu'il était lui-même l'otage. Le scénario est prenant et s'il y a beaucoup de répétitions dans les actions des personnages, je trouve que ça illustre bien ce qu'a vécu Christophe André. J'adorais lorsqu'il se mettait à penser à ce qui pourrait lui arriver, à se demander ce qui se passait pendant qu'il était prisonnier de ses ravisseurs... J'ai ressenti beaucoup d'émotions durant ma lecture. On retrouve aussi quelques moments humoristiques même si la situation est dramatique. Le récit est prenant et je voulais absolument savoir comment il allait s'en sortir et j'ai même ressenti de la tension par moment alors que je savais déjà qu'il n'allait pas mourir puisqu'il a pu raconter son expérience à l'auteur. Le dessin, le découpage et la narration de Delisle sont encore une fois excellents. À lire absolument si on aime cet auteur.

05/12/2016 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Port des Marins Perdus
Le Port des Marins Perdus

J'étais passé à côté de cet album à sa sortie. Je suis tombé dessus par hasard à la médiathèque, et bien m'en a pris. Le parti pris des dessins crayonnés voire des esquisses peuvent rebuter certains mais le style de Stéfano Turconi est véritablement bluffant et donne un souffle épique que l'on attendait pas aux aventures maritimes d'Abel (le combat naval dans la première partie est magnifique!) Car si le récit de Teresa Radice est avant tout maritime, il allie toutefois histoires d'amour, histoire fantastique, et recherche au trésor. La narration reste fluide malgré le fait d'avoir le point de vue de plusieurs personnages. Mais le charme de cette épaisse bande dessinée (294 pages) réside dans la poésie qui plane tout au long du récit. On y cite aussi bien des extraits de Shakespeare, que des poèmes du poète William Blake, voire des extraits de la bible - ce qui est presque normal lorsque les principaux protagonistes se prénomment Rebecca et Abel- On peut rapprocher, sans commune mesure eu égard à son format, ce livre , au court récit intitulé En Mer de Drew Weing (2011) par sa poésie. Même si certaines pages sur les états d'âme de Rebecca ou de Nathan sont un peu lassantes, j'ai n'ai pas lâché ce livre avant d'en connaître la fin. Emparquez sur "l'Explorer" , vous passerez un très agréable voyage.

04/12/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série La Présidente
La Présidente

La Présidente est une oeuvre de politique fiction comme je les affectionne. Elle part du postulat que c'est Marine Le Pen qui va gagner les élections présidentielles de 2017 en France. Ainsi, l'auteur pense qu'elle réussira à franchir le fameux plafond de verre dont les médias ont tant parlé. Le constat actuel est pourtant que son parti dispose que d'assez peu d'élus sur l'ensemble du territoire, que les scores aux différentes élections ont considérablement varié avec un maximum de 24,86% aux élections européennes, voir 28% au premier tour des régionales avec une nette déficience sur les réserves de voix. Il est vrai qu'un tiers des français sont plutôt favorables à ses idées. Il suffit juste que je regarde autour de moi: il y a ma hiérarchie professionnelle composée de hauts cadres et non des piliers de comptoir, ainsi que la plupart de mes collègues ainsi que des connaissances proches auxquelles je n'aurais jamais pensé et enfin certains membres de ma propre famille. Bref, ils sont déjà bien implantés dans la société avec des idées telles qu'on est chez nous, la préférence nationale, l'arrêt de l'assistanat etc... Pourtant, j'ai un peu de mal à y croire. le scénario se base sur un affrontement entre Marine et Hollande. Or, ce dernier vient de se retirer de la course il y a quelques jours de cela. Par ailleurs, un autre ancien président de la République, de droite cette fois-ci, n'a pas passé le cap des primaires de son parti dont il était pourtant également le chef de file. Bref, plusieurs des hypothèses de l'auteur ne se sont pas vérifiés pour réunir les conditions à l'élection de Marine le Pen. Pour autant, il n'avait pas vu l'émergence de Juppé alors qu'en 2015 il était le grand favori des sondages. Il voyait Fillon à la présidentielle mais avec des candidatures dissidentes à droite et au centre (Bayrou). De plus, il voyait l'élection d'Hillary Clinton aux Etats-Unis sans prévoir la vague du populiste Donald Trump. On ne peut pas dire qu'il avait tout faux ou parfois, cela a dépassé ses prévisions. J'avoue que moi-même, je ne pensais pas qu'il y aurait un Brexit ou une élection américaine qui porterait un milliardaire mégalomane à la tête de la première puissance mondiale. Le constat que je me fais est sans appel: tout est désormais possible. Si cela n'a pas lieu en 2017, alors cela pourrait se produire en 2022. Bref, c'est une lente marche inexorable vers une fausse nouveauté pour des jeunes qui n'ont jamais connu les années noires. Je me suis demandé ce que penserait le tiers des français qui lirait cette bd très engagée dans un combat contre l'extrême-droite. Ils ne vont pas aimer, c'est certain et ils diront que c'est une caricature haineuse et mensongère. Mais après tout, c'est bien l'échec de la droite et de la gauche qui vont conduire à ce résultat déplorable. Je pousse le raisonnement plus loin: à quoi sert de lire cette bd si on est déjà convaincu que cela serait un mal pour le pays ? Est-ce une énième alerte salutaire et lucide ? J'avoue quand même avoir été assez surpris par la fin du premier tome. C'est une thèse qui a été jusqu'ici peu exploitée et qui est très intéressante. Je ne la dévoilerais pas pour ne pas spolier et vous donner l'envie de la découvrir. Cela fait peur, c'est tout ce que je peux dire. C'est une projection dans l'avenir qui est cohérente, intéressante également et bien imaginé. C'est assez riche et documenté. J'ai bien aimé la lettre de Fati à l'attention de la mamie bienveillante Antoinette qui fut jadis une résistante. Je comprends fort bien ces français de coeur ayant un nom d'origine étrangère et qui se verront peut-être chassé du seul pays qu'ils ont connu. Est-ce que l'on tombe pour autant dans le catastrophisme ? Seul l'avenir nous le dira. Cependant, on ne pourra pas dire qu'on nous avait pas prévenu. Il y a d'ores et déjà trop de signes nauséabonds.

04/12/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série My girlfriend is a fiction
My girlfriend is a fiction

Un gars a passé des années de sa vie à dessiner et décrire une fille qu'il a inventée et qui est censée représenter sa femme idéale. Sauf qu'un jour il tombe amoureux d'une vraie fille et il décide d'abandonner son hobby sauf qu'à ce moment là il va se produire un événement qui va faire en sorte que sa fille de fiction devienne réelle ! J'avais un peu peur de lire un truc qui manque d'originalité, mais ce n'est pas le cas. Comme on le devine facilement, la fille qu'il a imaginée va créer des problèmes au héros (surtout par rapport avec la fille réelle qu'il aime), mais il y a tout de même des trucs imprévisibles. En effet, comme il a passé des années à décrire la fille, ses fantasmes ont changé et il a écrit des choses qui se contredisent et du coup on ne sait pas trop parfois comment la fille va se comporter. Et puis l'histoire parle aussi de la création et j'ai trouvé cela intéressant. J'avais trouvé le premier tome prometteur et les deux tomes suivants excellents. Les personnages sont attachants et il y a de très bonne scènes. Malheureusement l'histoire se fini un peu abruptement ce qui est un peu décevant. Je maintiens ma note, mais je ne conseil plus un achat à cause de cette fin qui va sûrement décevoir ceux qui ont aimé les tomes précédant.

06/01/2016 (MAJ le 03/12/2016) (modifier)