L’album vaut presque autant, si ce n’est plus par sa valeur d’exemple, générale, que pour les différents cas développés.
Ces histoires sont très diverses, leur seul point commun étant que ce sont de très jeunes femmes, voire de très jeunes adolescentes, qui se sont dressées contre certains blocages de leur société, ou LA société en général. En effet, entre une jeune Pakistanaise victime de talibans locaux parce qu’elle étudie (et qui devient l’égérie de celles qui luttent pour le droit des femmes dans son pays) et la « star » médiatique planétaire Greta Thunberg, qui est devenue une passionaria de la prise de conscience des enjeux climatiques (mais qui ne risque pas sa vie à chaque instant), il y a beaucoup de différences.
Mais le regroupement de ces histoires, de ces jeunes femmes peut faire sens, en donnant envie à d’autres de s’engager, en participant de l’émancipation de toutes les femmes (même si les situations sont évidemment très différentes).
Accessoirement, l’éclairage est intéressant pour tout ce qui se passe « avant » l’éclosion médiatique. Savoir comment et pourquoi ces gamines/ados en sont arrivées là. Je ne connaissais pas les autres exemples à part Thunberg, et même sur celle-ci j’ai trouvé instructive la partie sur sa petite enfance.
Une lecture intéressante donc.
Le dessin est à la fois fouillis et fouillé, hésitant, mais aussi très précis par endroit, avec un trait fin utilisant bien le Noir et Blanc (seules quelques planches sont en couleur, dans le premier tome, pour mieux matérialiser l’enfer). Ça n’est pas toujours d’une très grande lisibilité, mais globalement j’ai bien aimé ce dessin qui, par son trait rageur, m’a parfois fait penser au travail de Guido Buzzelli.
Concernant l’intrigue, disons que, là aussi j’y ai trouvé de l’intérêt, mais qu’il était temps que ça prenne fin. En effet, je me suis un peu lassé à certains moments des longues tirades de notre ange exterminateur, s’adressant à la statue de Sainte Massard.
Mais il y a des choses intéressantes quand même dans cette vision assez noire et désespérée de l’Inquisition, dans un territoire dont le nom ressemble à Venise, où beaucoup de personnages (le héros en premier) portent un masque.
Mais des longueurs, un récit souvent trop aride à mon goût, ont progressivement fait baisser l’intérêt de la lecture, c’est dommage.
Note réelle 2,5/5
Rien d’extraordinaire ni de trop surprenant dans ce western, dans lequel on retrouve un héros sans doute un peu trop « propret », Tex, un pur incorruptible et invincible. C’est sans aucun doute le principal reproche que l’on peut faire à cette histoire, trop linéaire et manichéenne, jusqu’au happy-end final. Ça manque quand même de profondeur !
Mais, cela dit, c’est un album qui se laisse lire, du western hyper classique, agrémenté d’un dessin sans fioriture, mais agréable et très lisible.
Une lecture d’emprunt pour les amateurs de westerns ne cherchant pas la surprise à tout prix (ou les complétistes de l’univers de Tex). Mais j'en suis sorti un peu déçu.
Note réelle 2,5/5.
C’est du pur roman graphique, avec une intrigue qui se développe très lentement, sans gros rebondissements. Cela peut gêner.
Même si je ne suis pas forcément le cœur de cible, j’ai pourtant bien aimé ma lecture.
D’abord il faut dire que la narration est fluide. Elle prend son temps donc, il n’y a pas beaucoup de texte. Et les planches sont aérées, avec un dessin assez grand. Un dessin justement, très simple, presque proche de crayonnés « améliorés », mais très lisible et agréable.
Le fil rouge est assez classique, autour de deux jeunes adolescentes qui se retrouvent durant leurs vacances, discutent de sujets divers et variés (les mecs, avoir un enfant, leur situation familiale, les ragots ou autres autour des personnes croisées). Une narration limpide et aérée, une très importante pagination, on prend donc son temps, et on apprend à connaître les deux filles, et s’éclairent aussi certaines zones d’ombre (la douleur rentrée de la mère de l’héroïne par exemple).
Un thème classique, traité de façon intéressante, prétexte à divers questionnements. Les personnages et les situations sont crédibles. Pour le reste, tout est affaire de goût, car, comme je l’ai dit précédemment, c’est avant tout un récit cérébral, plus que d’action.
J'ai bien aimé la lecture de la série de Coyote. Cet univers de fausse baston un peu humoristique a souvent mis un sourire sur mes lèvres.
Le format de quelques pages par histoire permet de développer le récit du gag juste ce qu'il faut pour avoir un récit suffisamment construit.
C'est assez gentil comme ambiance et les blagues des textes sont bien introduites même si c'est parfois du très connu.
C'est quand même un univers plus récréatif et plus sympa que de voir des Hells Angels avec des insignes douteux.
J'ai surtout été séduit par le très beau dessin en N&B de Coyote. C'est très détaillé, les motos sont splendides et les expressions humoristiques tombent justes.
Une lecture récréative qui n'a pas beaucoup vieillie.
Je trouve très sévère les deux avis précédents même si je comprends que cette série très girly Marie-Chantal puisse agacer.
Je me place sur un autre plan. On a longtemps reproché à la BD d'être un monde très masculin voire limite macho. Souvent les héroïnes ne font que singer des stéréotypes masculins ou alors elles se déshabillent.
Elles peuvent même faire les deux en même temps LOL. Ici l'auteure reprend des thématiques exclusivement de l'univers féminin. Ce n'est pas plus idiot que des séries de cul ou de castagnes.
Surtout j'ai trouvé que les sujets étaient abordés avec humour et parfois tendresse en tout cas toujours avec une certaine intelligence.
Evidemment le graphisme est parfois inégal ou un peu naïf mais cela n'a pas gêné ma lecture.
Je ne suis pas un lecteur de magasines féminin ou des romans de l'auteure mais son essai en BD m'a plus amusé qu'agacé.
Un petit 3 pour rééquilibrer une note que je trouve injustement trop basse.
2.5
Tiens, un autre one-shot sur Batman, à croire que c'est le seul personnage de DC Comics !
Ici, l'idée de départ est pas mal et le fait que Batman doit emmener un détenu en prison avec un temps limité alors qu'il y a plein d'obstacles sur son chemin donne un coté original à l'œuvre sauf que c'est gâché par le fait que la narration est un peu confuse par moment ce qui rend le scénario inutilement compliqué par moment. Il faut dire que les nouveaux personnages ne sont pas trop intéressants ou attachants, j'avais surtout du plaisir lorsque Batman parlait à des figures connues (Alfred, Gordon) et lorsqu'il affronte un méchant classique qui fait une apparition surprise.
Un bon point est que l'auteur montre un Batman qui croit en la justice pour tous, même pour les criminels et qui est capable de montrer de la compassion pour les autres. Ça change du Batman super-viril qui agit comme un connard qui est glorifié dans ses pires travers ou encore des scénaristes qui veulent nous montrer que Batman c'est juste un sale méchant homme blanc riche qui fait rien que taper sur les pauvres sans défense.
Je ne connaissais rien de l'écrivain japonais Yukio Mishima en dehors de sa mort spectaculaire et du fait qu'il aurait eu des tendances homosexuelles. Cette biographie m'a donc permis d'en apprendre un peu plus sur cet artiste dont les motivations restent un mystère.
Si la biographie est assez longue pour bien développer les moments clés de la vie de l'écrivain, elle est tout de même peu passionnante à lire même si la personnalité de Mishima est fascinante. Le type a un mode de pensée qui le pousse vers la perfection et d'aller jusqu'au bout de ses idées politiques et c'est fascinant à regarder même si je ne suis pas du tout en accord avec sa vision d'un Japon qui doit être impérial. Le scénariste montre le cheminement de l'écrivain et c'est tout de même parfois un peu dur de comprendre ses actions, mais je pense que c'est dû au fait que la culture japonaise est bien différente de notre mode de pensée occidental.
Le dessin est correct quoique par moment les personnages se ressemblent un peu trop ce qui ne rend pas la lecture facile.
Western Love porte bien son titre puisque cette série raconte une histoire d'amour sur fond de hors la lois, de shérif, de saloon et de braquage de banque. Sur fond de western quoi.
Les 2 protagonistes vont se tourner gentiment autour, petite parade de séduction, je te résiste, je ne suis pas intéressée, attends non reviens. Il suffira d'un diner aux chandelles pour conclure tout ça. Un début de romance pas hyper original, mais qui s'insère plutôt bien dans un cadre western. Il faut reconnaitre que pour le coup c'est déjà moins habituel. Cette histoire d'amour prend donc place dans un village isolé, typique du far west. Autour de nos tourtereaux il y a évidemment une intrigue qui se dessine. Notre joli coeur est en fait envoyé en mission d'espionnage par le chef de sa bande, pour faire du repérage en vue d'une attaque de banque. Mais une fois que les sentiments sont là, notre jeune premier a des remords et des doutes.
Le ton est gentillet, bercé par un humour bon enfant. L'ensemble est plutôt bien réalisé, le dessin est dynamique et ne dénote pas dans le catalogue Soleil. Le récit ne se signale pas par son originalité, ni par le suspens de l'intrigue ou par l'émotion de cette histoire d'amour. Mais c'est efficace, ça se lit vite et bien et c'est divertissant juste ce qu'il faut. Pas sur par contre que cette histoire soit mémorable une fois refermée. A voir ce que vont donner les tomes suivants
Marion Montaigne s’est depuis longtemps fait une spécialité des séries « scientifiques rigolotes », dans lesquelles le rigolo et le sérieux se mêlent, l’un des deux pôles dominant généralement. Ici, on s’adresse à un jeune lectorat, en proposant pour chaque animal une fiche d’une page, sensée donner les caractéristiques principales de la bestiole.
Mais c’est bien l’humour qui prend le pas sur le sérieux. Le petit format, le fait que cela soit à chaque fois traité en une page, tout convient aux jeunes lecteurs. Mais l’adulte que je suis a trouvé l’humour à la fois inégal et globalement trop gentil, pas assez caustique (public visé oblige), et je suis personnellement sorti un peu déçu.
Mais je conseille néanmoins la lecture pour des plus jeunes, qui y trouveront une lecture sans doute agréable, facilement lisible par tranches.
Note réelle 2,5/5.
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Nées Rebelles - Jeunes filles au poing levé
L’album vaut presque autant, si ce n’est plus par sa valeur d’exemple, générale, que pour les différents cas développés. Ces histoires sont très diverses, leur seul point commun étant que ce sont de très jeunes femmes, voire de très jeunes adolescentes, qui se sont dressées contre certains blocages de leur société, ou LA société en général. En effet, entre une jeune Pakistanaise victime de talibans locaux parce qu’elle étudie (et qui devient l’égérie de celles qui luttent pour le droit des femmes dans son pays) et la « star » médiatique planétaire Greta Thunberg, qui est devenue une passionaria de la prise de conscience des enjeux climatiques (mais qui ne risque pas sa vie à chaque instant), il y a beaucoup de différences. Mais le regroupement de ces histoires, de ces jeunes femmes peut faire sens, en donnant envie à d’autres de s’engager, en participant de l’émancipation de toutes les femmes (même si les situations sont évidemment très différentes). Accessoirement, l’éclairage est intéressant pour tout ce qui se passe « avant » l’éclosion médiatique. Savoir comment et pourquoi ces gamines/ados en sont arrivées là. Je ne connaissais pas les autres exemples à part Thunberg, et même sur celle-ci j’ai trouvé instructive la partie sur sa petite enfance. Une lecture intéressante donc.
Le Marquis (G. Davis)
Le dessin est à la fois fouillis et fouillé, hésitant, mais aussi très précis par endroit, avec un trait fin utilisant bien le Noir et Blanc (seules quelques planches sont en couleur, dans le premier tome, pour mieux matérialiser l’enfer). Ça n’est pas toujours d’une très grande lisibilité, mais globalement j’ai bien aimé ce dessin qui, par son trait rageur, m’a parfois fait penser au travail de Guido Buzzelli. Concernant l’intrigue, disons que, là aussi j’y ai trouvé de l’intérêt, mais qu’il était temps que ça prenne fin. En effet, je me suis un peu lassé à certains moments des longues tirades de notre ange exterminateur, s’adressant à la statue de Sainte Massard. Mais il y a des choses intéressantes quand même dans cette vision assez noire et désespérée de l’Inquisition, dans un territoire dont le nom ressemble à Venise, où beaucoup de personnages (le héros en premier) portent un masque. Mais des longueurs, un récit souvent trop aride à mon goût, ont progressivement fait baisser l’intérêt de la lecture, c’est dommage. Note réelle 2,5/5
Montana - Une aventure de Tex
Rien d’extraordinaire ni de trop surprenant dans ce western, dans lequel on retrouve un héros sans doute un peu trop « propret », Tex, un pur incorruptible et invincible. C’est sans aucun doute le principal reproche que l’on peut faire à cette histoire, trop linéaire et manichéenne, jusqu’au happy-end final. Ça manque quand même de profondeur ! Mais, cela dit, c’est un album qui se laisse lire, du western hyper classique, agrémenté d’un dessin sans fioriture, mais agréable et très lisible. Une lecture d’emprunt pour les amateurs de westerns ne cherchant pas la surprise à tout prix (ou les complétistes de l’univers de Tex). Mais j'en suis sorti un peu déçu. Note réelle 2,5/5.
Cet été-là
C’est du pur roman graphique, avec une intrigue qui se développe très lentement, sans gros rebondissements. Cela peut gêner. Même si je ne suis pas forcément le cœur de cible, j’ai pourtant bien aimé ma lecture. D’abord il faut dire que la narration est fluide. Elle prend son temps donc, il n’y a pas beaucoup de texte. Et les planches sont aérées, avec un dessin assez grand. Un dessin justement, très simple, presque proche de crayonnés « améliorés », mais très lisible et agréable. Le fil rouge est assez classique, autour de deux jeunes adolescentes qui se retrouvent durant leurs vacances, discutent de sujets divers et variés (les mecs, avoir un enfant, leur situation familiale, les ragots ou autres autour des personnes croisées). Une narration limpide et aérée, une très importante pagination, on prend donc son temps, et on apprend à connaître les deux filles, et s’éclairent aussi certaines zones d’ombre (la douleur rentrée de la mère de l’héroïne par exemple). Un thème classique, traité de façon intéressante, prétexte à divers questionnements. Les personnages et les situations sont crédibles. Pour le reste, tout est affaire de goût, car, comme je l’ai dit précédemment, c’est avant tout un récit cérébral, plus que d’action.
Litteul Kévin
J'ai bien aimé la lecture de la série de Coyote. Cet univers de fausse baston un peu humoristique a souvent mis un sourire sur mes lèvres. Le format de quelques pages par histoire permet de développer le récit du gag juste ce qu'il faut pour avoir un récit suffisamment construit. C'est assez gentil comme ambiance et les blagues des textes sont bien introduites même si c'est parfois du très connu. C'est quand même un univers plus récréatif et plus sympa que de voir des Hells Angels avec des insignes douteux. J'ai surtout été séduit par le très beau dessin en N&B de Coyote. C'est très détaillé, les motos sont splendides et les expressions humoristiques tombent justes. Une lecture récréative qui n'a pas beaucoup vieillie.
Les Carnets d'Agnès
Je trouve très sévère les deux avis précédents même si je comprends que cette série très girly Marie-Chantal puisse agacer. Je me place sur un autre plan. On a longtemps reproché à la BD d'être un monde très masculin voire limite macho. Souvent les héroïnes ne font que singer des stéréotypes masculins ou alors elles se déshabillent. Elles peuvent même faire les deux en même temps LOL. Ici l'auteure reprend des thématiques exclusivement de l'univers féminin. Ce n'est pas plus idiot que des séries de cul ou de castagnes. Surtout j'ai trouvé que les sujets étaient abordés avec humour et parfois tendresse en tout cas toujours avec une certaine intelligence. Evidemment le graphisme est parfois inégal ou un peu naïf mais cela n'a pas gêné ma lecture. Je ne suis pas un lecteur de magasines féminin ou des romans de l'auteure mais son essai en BD m'a plus amusé qu'agacé. Un petit 3 pour rééquilibrer une note que je trouve injustement trop basse.
Batman - One Dark Knight
2.5 Tiens, un autre one-shot sur Batman, à croire que c'est le seul personnage de DC Comics ! Ici, l'idée de départ est pas mal et le fait que Batman doit emmener un détenu en prison avec un temps limité alors qu'il y a plein d'obstacles sur son chemin donne un coté original à l'œuvre sauf que c'est gâché par le fait que la narration est un peu confuse par moment ce qui rend le scénario inutilement compliqué par moment. Il faut dire que les nouveaux personnages ne sont pas trop intéressants ou attachants, j'avais surtout du plaisir lorsque Batman parlait à des figures connues (Alfred, Gordon) et lorsqu'il affronte un méchant classique qui fait une apparition surprise. Un bon point est que l'auteur montre un Batman qui croit en la justice pour tous, même pour les criminels et qui est capable de montrer de la compassion pour les autres. Ça change du Batman super-viril qui agit comme un connard qui est glorifié dans ses pires travers ou encore des scénaristes qui veulent nous montrer que Batman c'est juste un sale méchant homme blanc riche qui fait rien que taper sur les pauvres sans défense.
Mishima - Ma mort est mon chef-d'œuvre
Je ne connaissais rien de l'écrivain japonais Yukio Mishima en dehors de sa mort spectaculaire et du fait qu'il aurait eu des tendances homosexuelles. Cette biographie m'a donc permis d'en apprendre un peu plus sur cet artiste dont les motivations restent un mystère. Si la biographie est assez longue pour bien développer les moments clés de la vie de l'écrivain, elle est tout de même peu passionnante à lire même si la personnalité de Mishima est fascinante. Le type a un mode de pensée qui le pousse vers la perfection et d'aller jusqu'au bout de ses idées politiques et c'est fascinant à regarder même si je ne suis pas du tout en accord avec sa vision d'un Japon qui doit être impérial. Le scénariste montre le cheminement de l'écrivain et c'est tout de même parfois un peu dur de comprendre ses actions, mais je pense que c'est dû au fait que la culture japonaise est bien différente de notre mode de pensée occidental. Le dessin est correct quoique par moment les personnages se ressemblent un peu trop ce qui ne rend pas la lecture facile.
Western Love
Western Love porte bien son titre puisque cette série raconte une histoire d'amour sur fond de hors la lois, de shérif, de saloon et de braquage de banque. Sur fond de western quoi. Les 2 protagonistes vont se tourner gentiment autour, petite parade de séduction, je te résiste, je ne suis pas intéressée, attends non reviens. Il suffira d'un diner aux chandelles pour conclure tout ça. Un début de romance pas hyper original, mais qui s'insère plutôt bien dans un cadre western. Il faut reconnaitre que pour le coup c'est déjà moins habituel. Cette histoire d'amour prend donc place dans un village isolé, typique du far west. Autour de nos tourtereaux il y a évidemment une intrigue qui se dessine. Notre joli coeur est en fait envoyé en mission d'espionnage par le chef de sa bande, pour faire du repérage en vue d'une attaque de banque. Mais une fois que les sentiments sont là, notre jeune premier a des remords et des doutes. Le ton est gentillet, bercé par un humour bon enfant. L'ensemble est plutôt bien réalisé, le dessin est dynamique et ne dénote pas dans le catalogue Soleil. Le récit ne se signale pas par son originalité, ni par le suspens de l'intrigue ou par l'émotion de cette histoire d'amour. Mais c'est efficace, ça se lit vite et bien et c'est divertissant juste ce qu'il faut. Pas sur par contre que cette histoire soit mémorable une fois refermée. A voir ce que vont donner les tomes suivants
La Vie des très bêtes
Marion Montaigne s’est depuis longtemps fait une spécialité des séries « scientifiques rigolotes », dans lesquelles le rigolo et le sérieux se mêlent, l’un des deux pôles dominant généralement. Ici, on s’adresse à un jeune lectorat, en proposant pour chaque animal une fiche d’une page, sensée donner les caractéristiques principales de la bestiole. Mais c’est bien l’humour qui prend le pas sur le sérieux. Le petit format, le fait que cela soit à chaque fois traité en une page, tout convient aux jeunes lecteurs. Mais l’adulte que je suis a trouvé l’humour à la fois inégal et globalement trop gentil, pas assez caustique (public visé oblige), et je suis personnellement sorti un peu déçu. Mais je conseille néanmoins la lecture pour des plus jeunes, qui y trouveront une lecture sans doute agréable, facilement lisible par tranches. Note réelle 2,5/5.