Les derniers avis (49043 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Creepy cat
Creepy cat

2.5 J'ai mieux accroché que Ro, mais il faut dire que j'aime bien les chats alors je dois faire partie du public-cible. Le dessin est correct, il est dans le style qu'on retrouve souvent dans les webcomics et j'ai même cru que c'était un manga occidental jusqu'à ce que je vois le copyright japonais à la fin du premier tome. La série est une suite de gags en une page et c'est un exercice difficile selon moi, surtout qu'il y a moins de cases par page que dans une BD Franco-Belge vu que le format est plus petit. Comme c'est souvent le cas, les meilleurs gags m'ont faire sourire, mais je n'ai jamais rigolé. Il y a plusieurs gags qui ne sont pas réussis et je me suis souvent demandé pourquoi une chute était censée être marrante. J'imagine que c'est à cause des différences culturelles ou qu'il y a des références et des jeux de mots qui ont sauté lors de la traduction. En gros, cela se laisse lire si on aime les chats, mais ce n'est pas mémorable et je ne compte pas lire la suite si d'autres tomes sortent. D'ailleurs, je n'ai lu que les 2 premiers tomes et cela me suffit amplement.

19/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Pendragon (Le Gris/Dellac/Martinello)
Pendragon (Le Gris/Dellac/Martinello)

Je me suis fait avoir comme un bleu … une couverture et des premières pages qui envoient. Je m’étais imaginé tout un monde de Fantasy à la Warhammer bien mis en scène avec un dessin burné. Passé cette introduction qui m’a bien mis en appétit et à mon grand désarroi (de ma faute aussi, je n’avais qu’à lire le 4eme de couverture), le récit prend la tournure d’une revisite du mythe d’Arthur. Pff encore !! criait une petite voix dans ma tête. Malgré les bonnes idées du scénario, j’avoue que j’ai un peu lu ça en mode automatique, jamais vraiment conquis par le récit, tout paraît bien sage et tracé après la fureur des 2 premières pages. Heureusement la partie graphique est soignée, j’avais croisé le dessinateur sur un album de Conan mais ici je trouve son trait encore plus fin, ses couleurs sont également bien réussies. Le storyboard est assuré par Benoît Dellac pour un rendu cinématographique. C’est plutôt solide dans l’ensemble, de chouettes ambiances de crées. Honnêtement c’est bien foutu mais sans réelles surprises dans les péripéties, si ce n’est ce petit côté dark insufflé à l’univers. J’aime bien ce dernier mais le reste m’a semblé trop planplan, je dois faire une overdose du sujet.

19/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Tête de Chien
Tête de Chien

Aaah enfin ! Depuis le temps que je l’attendais ce cycle 3 d’Ira Dei, mais !… Attendez là, c’est pas Ira Dei ça. Je comprends pas, ce sont pourtant bien les mêmes auteurs, l’histoire se déroule sensiblement à la même époque (oui ok le Moyen-Âge dure plus ou moins 1000 ans, mais bon à un siècle ou deux près on y est), et en plus c’est chez le même éditeur. Bon… Alors je comprends les nécessités économiques qui font qu’un éditeur décide de stopper une série parce que celle-ci se vend pas trop bien. Mais alors quand une même pair d’auteurs se pointe devant le même éditeur (j’imagine le tableau), en expliquant que leur prochaine série (oui parce que ce sera sur plusieurs tomes) se déroulera sensiblement dans le même contexte historique… faut m’expliquer pourquoi Dargaud valide ce projet, mais a rejeté un cycle 3 d’Ira Dei. Enfin bref, voilà donc « Tête de chien », où il ne sera pas question de conflits géopolitiques méditerranéens au XIème siècle, mais de tournois chevaleresques et magouilles de bandits dans la France du XIIIème siècle. J’ai bien aimé, oui. Un petit côté entre le film « Chevalier » de Brian Helgeland, et la bd Hérauts d’Eric Corbeyran. Cela se lit sans difficulté, sans grande surprise, sans retournement de situation improbable, sans vraiment de suspens non plus. C’est plutôt plaisant si on a le médiévisme comme centre d’intérêt comme moi, les autres resteront peut être sur leur faim. Je n’ai ni les armes ni les connaissances pour expliquer le pourquoi du comment, mais je trouve le dessin de Ronan Toulhoat moins bon que sur Ira Dei ou même Conan. On reconnaît la patte graphique bien distinctive, c’est toujours très plaisant à regarder, maaaaais…. On est un peu dans la même veine que la "République du Crâne", il y a un côté « rushé » je trouve, c’est pas bien peaufiné comme ailleurs. C’est mon ressenti. En même temps le mec enchaîne les albums en ce moment. Un premier album plutôt sympa, avec une intrigue bien racontée malgré des personnages un brin archétypaux et qui, pour l’instant, ne sortent pas de leur zone de jeu, en attendant de voir où les auteurs vont nous emmener et en espérant plus de rebondissement et que ça s’emballe enfin. Taïhaut !

19/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Tiago Solan
Tiago Solan

Pas grand-chose à dire sur ce diptyque, qui reste sur du basique, mais qui fait bien le boulot. A commencer par le dessin, du réaliste classique et bien fichu, dynamique, plutôt agréable. Pour le reste, on sent que Sergeef s’est documenté, qu’il suit bien l’actualité, ce qui lui permet de densifier son scénario. Non pas avec des péripéties, mais avec un fort ancrage dans l’actualité géopolitique des quinze dernières années : la guerre en Afghanistan (qui sert au début à présenter le héros, tireur d’élite de l’armée française), le printemps arabe et la chute de Kadhafi, ainsi que les guerres impliquant divers groupes djihadistes et touaregs dans le Sahel (libyen et malien ici). Un arrière-plan riche et crédible. Concernant l’intrigue elle-même, elle se laisse lire, c’est assez rythmé. Mais ça souffre de quelques facilités (par exemple dans le second tome la facilité pour Solan de faire transiter son groupe, leur équipement sans se faire repérer par les groupes djihadistes ou les services spéciaux occidentaux). Et une fin un peu trop abrupte et facile elle aussi. Une série d’emprunt, pour les amateurs du genre ne cherchant pas d’intrigue trop complexe et originale. Note réelle 2,5/5.

19/10/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Nos adoptions
Nos adoptions

Les auteurs ont deux points communs, ils sont d'origine coréenne et ont été adopté. Jung a déjà réalisé deux albums sur l'adoption avec Couleur de peau : miel et Babybox. Ici, il s'est associé à Laëtitia Marty pour réaliser une trilogie sur ce même sujet. Chaque album traitera de l'adoption d'un point de vue différent, d'abord celui des adoptants avec ce tome, puis la parole sera donnée aux adoptés et enfin aux familles biologiques coréennes. Un premier tome qui commence par les confidences des auteurs, sur leurs motivations et la réalisation de cet opus à partir de nombreux témoignages. Cet album reprend trois de ces témoignages librement réinterprétés et se terminera par de nombreuses lettres de parents adoptifs. Une narration qui joue sur l'émotion avec le ressenti différent des adoptants lorsque leurs enfants font la démarche de retrouver leurs parents biologiques en Corée, ce besoin viscérale de retrouver ses racines. J'ai bien aimé les deux premières histoires qui permettent de découvrir un cheminement émotif dissemblable. Par contre le dernier récit sous forme de lettre m'a laissé de marbre, il est aussi beaucoup plus court. Des parcours de vie qui transpirent d'amour. La partie graphique est somptueuse dans un style très réaliste avec de magnifiques passages allégoriques. Juste deux couleurs pour accompagner le dessin, le bleu et le marron, pour donner cette ambiance intimiste. Je serai du voyage pour le second volet.

19/10/2023 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série Le Goût du Japon
Le Goût du Japon

Je ressors malheureux sur la même impression mitigée que Ro. J’avais beaucoup aimé les 2 premiers tomes de cette série, mais le dernier en date (It's not a Piece of Cake) m’avait moins enthousiasmé. 12 ans plus tard (bigre), ce voyage au Japon m’a enchanté voire émerveillé sur la première moitié, mais je me suis lassé des méandres oniriques vaguement loufoques des aventures de nos protagonistes. Le récit est original et poétique, certes, mais j’ai fini par décrocher et me désintéresser des évènements, des personnages… Du coup la fin ne m’a pas du tout touché. C’est finalement le dessin qui m’a porté sur la deuxième moitié du récit. De ce coté là rien à redire, c’est vraiment magnifique. Le trait est précis et maitrisé, les compositions font preuve d’une inventivité incroyable, et les touches de rouge donne vraiment du cachet à l’album. Les longs passages muets montrant la campagne japonaise sont un délice pour les yeux. Une lecture agréable et originale, mais trop longue et qui n’a pas réussi à me toucher ou me captiver sur la longueur. Dommage.

18/10/2023 (modifier)
Par ethanos
Note: 3/5
Couverture de la série Black Hills
Black Hills

C'est avec beaucoup d'envie que je me suis acheté l'intégrale de ce Black Hills de Swolfs et Marc-Renier. Il faut dire que mes dernières lectures en matière de BD western m'ont vraiment emballées. Après une petite quinzaine d'années à ne plus trop acheter de BDs, j'ai, en partie grâce aux avis ajoutés sur Bdtheque (;-)), merci encore à eux !, trouvé toute une série de Bds qui étaient de vraies réussites, voire certaines qui ont parfois fait une entrée fracassante dans mon top personnel. Je pense à des choses comme Jusqu'au dernier / Sykes / L'étoile du désert , etc, et, dans une moindre mesure à des choses comme Stern, ou Jesse James, Wyoming Doll. Bref, je suis dans un bon mood western, stetsons et cowboys mal rasés ces derniers temps ! D'autre part, j'ai vraiment beaucoup apprécié, non sang..euh pardon, non sans une certaine surprise (le sujet étant déjà achi vu-revu-et re-revu) la lecture des 6 premiers tomes du Prince de la nuit, aussi dessiné par Swolfs, précisément parce que j'ai trouvé le dessin à la fois doux et agréable. Le premier adjectif surprendra peut-être mais, oui, il y avait quelque chose de confortable, de cosy, dans le dessin proposé pour cette série. Si on ajoute à cela quelques vieux souvenirs de Durango..., bref, comme disent les djeuns aujourd'hui (ohhh, ben papy....) : j'étais (bien) chaud pour lire ce Black Hills. Malheureusement, les choses ne se sont pas du tout passées comme je l'avais pensé. Tout d'abord, grosse erreur de ma part (mais peut-être que ça servira aux autres de lire mes bêtises), j'ai acheté l'intégrale de la série sur un célèbre site d'occaz en ligne, SANS DEMANDER QUELLE ÉTAIT LA TAILLE du volume lui-même. Et du coup, je me suis retrouvé avec un 'mini-BD' de 18,5 X 24,5 cm, ce qui n'est pas optimal, surtout pour ce genre d'histoires. Déjà, urrgh, blood 'n guts, grosse déception à l'ouverture du colis ! Et puis, surtout, de manière un petit peu incompréhensible (puisque c'est quand même la même personne qui crayonne), j'ai trouvé le dessin peu convaincant. Avec ces jaunes qui envahissent littéralement certaines planches (un peu comme dans Comanche d'ailleurs où la même chose m'avait déjà un peu posé problème avec le dessin d'Hermann). Je trouve les visages parfois pas super bien réussis, assez peu expressifs, y compris sur certaines pages, celui du héros, ce qui est quand même un peu problématique (!). Seul le personnage de Frenchie, peut-être au fond le vrai héros de la série, a un visage vraiment parlant, avec toute une palette d'expressions, de mimiques, ou de rictus. La mise en scène est...'très sage', avec systématiquement, entre 5 et 7 cases bien rangées à leur place dans le gaufrier pour chaque page. Pas vraiment de grandes plaines qui envahiraient toute la page ou presque, ou, a contrario, des visages, des expressions faciales, mises en évidence, enfermées dans de petites cases, sauf à quelques rares reprises lors de scènes de combat. Bref, je ne m'explique pas du tout la chose. Comment peut-on aimer à ce point le travail d'un artiste sur une série, et se sentir 'en dehors', spectateur éloigné, parfois presque un peu agacé par le même artiste sur une autre série ? Quelques mots rapides du scénar qui est plutôt correct, sans être renversant. Encore une fois, je trouve que le personnage de Frenchie est le plus réussi, c'est lui qui va en fait nous servir de guide dans ce monde que l'on croit connaître sans vraiment le connaître (le parallèle avec le lecteur est évident...). On aurait pu l'affubler d'une autre nationalité que la nôtre, et surtout éviter le patronyme 'LeBon' (ok, message reçu, n'en jetez plus !) mais bon, tout ça reste de l'ordre du détail. Ce qui l'est moins par contre, c'est le côté un peu lourdingue dans la manière dont le message est transmis. L'ensemble est très 'pro-indiens' (ce qui ne me pose aucun problème, entendons-nous bien, bien au contraire. J'ai toujours eu plus de tendresse pour 'les fils de Cochise' que pour la cavalerie qui arrive toujours à temps, si vous voyez ce que je veux dire....), mais on ne fait pas dans la finesse, quoi. A part quelques Blancs un peu à l'écoute des souffrances indiennes, ou révoltés par les injustices subies par ces derniers, le héros ayant lui-même de la famille chez les Sioux, les autres sont quand même un ramassis de goujats racistes, ultra-violents, corrompus, etc... qui donne un peu un côté gros gâteau à la crème bourré de sucre à l'ensemble. On a intérêt de prévoir de l'eau à bulles pour la digestion ! Bon voilà, pour tout dire, j'ai même un peu de mal à finir mon intégrale. Clairement, je ne suis pas vraiment dedans, rien à faire, je n'adhère que par moments. Du coup, je mets un 2,5, arrondi à trois par respect pour le travail d'ensemble, les recherches historiques, et aussi parce que je sais que la série a plu à bcp de gens. Après tout, c'est p'être moi qui suis trop exigeant, ou de mauvais poil... ?

18/10/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Les Enfants du rêve chinois
Les Enfants du rêve chinois

Un album de fiction-documentaire (on suit des personnages fictifs tout en apprenant des choses sur la Chine) qui représente bien les problèmes que je rencontre souvent avec ce genre de BD publié par des éditeurs comme Sarbacane et autre Futuropolis. Donc le sujet du livre m'intéresse même si je savais déjà des choses sur la société chinoise comme le manque de filles à cause de la politique de l'enfant unique et que je n'ai pas été surpris par plusieurs informations que j'ai apprise vu que c'est connu que la Chine est un pays totalitaire. Le problème est que même si le propos est intéressant, le coté fiction l'est beaucoup moins. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages et à avoir de l'empathie lorsqu'ils se retrouvent emprisonner. Heureusement, je ne me suis pas ennuyé durant ma lecture, mais la plupart du temps je ne trouvais pas cela très passionnant à lire. Dommage parce que j'aime bien le dessin.

18/10/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série L'Assassin des petits carreaux
L'Assassin des petits carreaux

2.5 Un polar qui se laisse lire sans plus. Le scénario se laisse lire et il y a des bonnes idées, mais j'ai trouvé que le rythme était un peu poussif par moment. En plus, l'héroïne n'est pas très attachante et comme l'écrit pol son caractère n'est pas trop cohérent vu qu'elle est censé être dépressif et que cela ne se voit pas du tout dans son comportement. L'énigme sur les vraies causes de la mort de la voisine de l'héroïne est un peu passionnante mais comme c'est le cas avec les polars qui ne m'ont pas paru mémorable, maintenant que je sais la solution il y a rien qui me donne envie de relire l'album un jour. Le point faible est le dessin que j'ai trouvé vraiment moyen. Je trouve même que les personnages sont souvent laids et ça manque vraiment de dynamisme dans la mise en scène. Je pense que j'aurais mieux accroché au scénario avec un meilleur dessin, mais sans toutefois que cela dépasse le stade du 'sympa à lire sans plus' vu que le scénario a lui aussi des défauts.

18/10/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Kessel - La Naissance du lion
Kessel - La Naissance du lion

Je ne connaissais Joseph Kessel que par ma lecture de son roman Le Lion à l'école et j'ignorais qu'il s'agissait d'un romancier-aventurier au même titre qu'un Jack London, Joseph Conrad, Henry de Monfreid (que Kessel a d'ailleurs côtoyé dans ses aventures dans la corne de l'Afrique) ou dans une moindre mesure Robert-Louis Stevenson. Ce sont ses nombreux périples et ce qui a formé son univers littéraire qui nous sont racontés dans cette BD qui semble être un one-shot mais qui se termine par un "à suivre" laissant entendre qu'un second tome pourrait bien venir raconter la deuxième partie de sa vie. Le graphisme de Jörg Maillet a ici des petits airs de Hugo Pratt et de José Muñoz. Il se marie bien avec l'ambiance d'aventure exotique de la première moitié du 20e siècle qui est le cadre de cet album. Toutefois la maîtrise du trait reste assez hésitante et je ne peux pas dire que je sois particulièrement charmé par son dessin. La narration est structurée d'une manière particulière : elle alterne différents épisodes de la vie de Kessel tout en revenant toujours un chapitre sur deux sur son passage en Sibérie après la fin de la première guerre mondiale, celui-ci étant finalement présenté comme le déclencheur des envies d'aventure et de voyage de l'auteur même s'il avait déjà pas mal bourlingué depuis son enfance. Cette alternance et ces sauts dans le temps empêchent de s'attacher réellement au personnage ou à son entourage. Outre son côté exubérant et alcoolique qui le rend un peu antipathique, il a aussi fréquenté énormément de noms célèbres de son époque et si on ne les connait pas déjà, on peut être perdu pour savoir qui ils sont et quels sont leurs rapports avec lui. De cet album, je retiens surtout le récit de son passage dans la Corne de l'Afrique qui est le plus intense et édifiant, même si j'ai bien aimé aussi son petit périple aérien avec l'aéropostale. Instructif mais pas toujours évident à suivre dans sa narration ni très attachant en terme de personnages et de lecture. Ce n'est pas une biographie qui m'a vraiment séduit mais elle m'aura permis de découvrir à quel point Kessel aura eu une vie mouvementée et aventureuse.

18/10/2023 (modifier)