Les derniers avis (49039 avis)

Par pol
Note: 3/5
Couverture de la série Night Fever
Night Fever

Night Fever est un one shot signé par le duo Brubaker - Phillips qu'on ne présente plus. Il nous raconte ici l'histoire de Jonathan Webb, un américain en voyage d'affaire en Europe. Au gré de ses insomnies il va plonger dans le monde de la nuit de cette grande ville. Et il ne va pas forcément en voir le meilleur. Il va se lier d'amitié avec un homme curieux qui va lui servir de guide, et un peu plus. Il va l'entrainer dans un univers violent et un peu malsain. Le début est bien construit, et l'entame est assez accrocheuse. Les prémices de cette plongée dans ce milieu de noctambules est intrigant. Par contre au fur et à mesure qu'on avance dans le récit, cette curiosité disparait peu à peu et laisse la place à un étrange sentiment. Entre violence, acte illégaux et hallucinations notre bonhomme se laisse entrainer dans une spirale sombre un peu malgré lui. Mais je n'ai pas été 100% convaincu ces péripéties, et au final j'ai eu du mal à adhérent pleinement. Le final est satisfait et met un point final à cette histoire. Un récit qui se laisse lire, pas désagréable mais pas inoubliable. On reconnait bien la patte et le style des auteurs, mais c'est pas leur meilleure collaboration.

29/10/2023 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 3/5
Couverture de la série Killing Joke (Batman - The Killing Joke/Rire et Mourir/Souriez !)
Killing Joke (Batman - The Killing Joke/Rire et Mourir/Souriez !)

... Bien que l'ayant lu au moment de sa parution, nanti de son premier titre Francophone somme toute assez réussi et très en rapport avec la couverture (de l'époque !), je dois dire que j'étais un peu resté sur ma faim, moi aussi. Et pas seulement à cause de la platitude scénaristique sensée résumer la naissance d'un personnage aussi emblématique que le Joker... Plouf, donc. Sans trait d'esprit parce que c'est vraiment pas drôle ! Comme cité précédemment, l'histoire, à part dans ses scènes de violence gratuites (c'était quand même un peu expéditif de se débarrasser comme ça de Batgirl juste parce que le concept n'a jamais tenu la route !), se déroule sans vraie originalité ni réelle tension ; et seul le dessin très figuratif de Brian Bolland donne de la puissance au propos -et pourtant, je ne suis pas fan ! Berk : il est incapable de traduire une émotion sans enlaidir un visage. Comme quoi la virtuosité académique n'est pas tout dans ce domaine incroyablement riche de possibilités d'expression qu'est la Bande Dessinée. Ce qui n'enlève rien, surtout à l'époque, à la rareté -et donc l'attrait- de la rigueur "réaliste" de son style. Le résultat est une traduction très crue des scènes (Barbara, encore une fois ! Insupportable, on se croirait au journal télévisé !) et cela a sans aucun doute beaucoup contribué au succès des ventes. Un des premiers essais aux commandes d'une franchise célèbre du sinon (d'habitude ?!) très créatif Alan Moore qui, peut-être, s'est senti obligé d'y aller fort dans la torture "psychologique" (à l'Américaine, hein !) et le racolage, pour être sûr de marquer les esprits et faire son trou outre-Atlantique. Pari (facile) gagné.

29/10/2023 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Fox One
Fox One

Je ne sais pas si mon avis va aller à l'encontre des précédents, mais loin d'être très positif, il surnage pour moi un peu au-dessus de la moyenne. Le premier tome ne m'a pas vraiment plu. Certes, il y avait une recherche de réalisme formel, de vraisemblance dans le récit, les thématiques, et les armements présentés. Un réalisme qui pour moi a été un peu sabordé par les dessins. Oh bien sûr, Renaud Garetta propose des scènes aériennes très réussies, avec des avions parfaitement dessinés. Mais les autres scènes, quelle catastrophe. Les personnages sont bourrés d'erreurs morphologiques, on a même du mal à reconnaître certains d'entre eux... Et les couleurs sont juste horribles. Sans parler de la mise en scène de certaines séquences, à la limite de la lisibilité. Si le design des personnages s'améliore au fil des tomes, la mise en scène reste foutraque de bout en bout. L'histoire n'est pas désagréable en soi, mais elle pâtit de ce niveau graphique insuffisant. J'imagine cependant que les férus d'aéronautique y trouveront leur compte, et c'est tant mieux. Les tomes 2 et 3, s'ils embrayent directement sur la fin du 1er, forment un récit presque à part entière, et je trouve qu'ils sont pas inintéressants, même si je trouve que le scénario franche par moments. Et la fin, finalement. Pourquoi pas, ça m'a franchement cueilli. C'est grâce à cette fin et à des scenarii qui tient globalement la route que Fox One obtient, à mes yeux, la moyenne.

28/10/2023 (modifier)
Par greg
Note: 3/5
Couverture de la série Le Convoyeur
Le Convoyeur

Encore une nouvelle BD post-apocalyptique me direz-vous. Oui, mais elle réussit à trouver sa propre identité. Dans un futur proche, une épidémie détruit les métaux, sauf le cuivre, et transforme lentement l'humanité en mutants. Certains affublés de facultés particulières, mais pas tous. Une nouvelle structure féodale s'est mise en place, et une nouvelle église traque de son côté les humains encore sains et leurs enfants afin de perpétuer l'espèce. Au milieu se trouve le convoyeur, étrange homme barbu aux yeux rouges, ayant la faculté d'absorber les pouvoirs de ses adversaires. Sa mission : convoyer / ramener biens et personnes, en échange de quoi le commanditaire avale un étrange œuf translucide ressemblant à celui d'un poisson. Le premier tome prend tout le temps de poser son univers, ses personnages, est très bien écrit, et laisse la porte ouverte à beaucoup de question : quelle est la fonction des œufs? Et quelle est cette mystérieuse personne qui traque le convoyeur, et tue ses anciens clients, avec lesquels il semble avoir établi un lien psychique une fois l’œuf avalé? Après effectivement l'univers décrit est assez glauque et dénué d'espoirs. Mais c'est ce réalisme qui fait sa force. Le second tome se concentre sur la nature du convoyeur, et les motivations de la chasseuse. Beaucoup de réponses, assez terrifiantes, nous sont fournies, mais plusieurs zones d'ombres persistent, et donc donnent vraiment envie de découvrir les autres tomes à venir : au départ prévu comme une trilogie, ce sera finalement une quadrilogie vu le succès rencontré par le premier opus. Jusqu'ici c'est un quasi sans-fautes. Edit 04/07/2022 : tome 03. On se replonge avec plaisir dans l'univers du convoyeur, toutefois on ne peut s'empêcher d'éprouver une forme de déception. Si l'intrigue continue à progresser, et donne de plus en plus de réponses terrifiantes quant à la nature du convoyeur et la tragédie ayant frappé l'un des personnages principaux, on a un peu le sentiment que ce qui a été traité en 54 planches aurait pu l'être en seulement 20. On ignore en effet toujours absolument tout de la nature véritable du convoyeur et des motivations de la créature qui l'a engendré, ainsi que ses origines. Je peux comprendre la volonté des auteurs de faire durer le suspens, mais là ce n'est pas justifié, j'espère juste que cette tactique de faire traîner en longueur ne sera pas reprise dans les dernier tome. Edit 27/10/2023: après avoir lu le quatrième et dernier tome, je reste un peu sur ma faim. En effet, si il y a bien un duel final entre la chasseuse qui pourchassait le convoyeur et ce dernier, ou du moins son incarnation, beaucoup de questions demeurent sans réponse: on en sait pas plus ni sur l'origine, ni sur le but poursuivi par la mystérieuse créature à l'origine du convoyeur, et on nous pond une classique mais fatigante dernière page semblant remettre en question ce qui s'est passé juste avant. J'ai comme un sentiment de gâchis, et je rabaisse ma note de 4 à 3 étoiles du coup.

06/08/2021 (MAJ le 28/10/2023) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Évaporés
Les Évaporés

Les Évaporés est l'adaptation plus ou moins libre en bande dessinée d'un roman de Thomas B. Reverdy. Si elle en garde l'essentiel du fond et du message, elle modifie un peu les personnages, transformant notamment l'héroïne et son amant détective venus tous deux de San Francisco en une héroïne venue de France et un détective japonais. Pour le reste, l'histoire est globalement identique. C'est celle d'un homme dans la soixantaine qui abandonne son foyer en pleine nuit pour disparaitre complètement, se réfugiant dans un quartier populaire de Tokyo réputé pour accueillir d'autres "évaporés" comme lui, désireux de couper les ponts avec leur ancienne vie et d'y chercher des petits boulots. En parallèle d'histoires de corruption et de magouilles criminelles, impliquant notamment un gamin de douze ans témoin d'un meurtre et fuyant des yakuzas, cette histoire est avant tout l'occasion d'offrir un regard original sur le Japon, celui des laissés pour compte mais aussi celui des suites de la catastrophe de Fukushima et du tsunami avec son lot de réfugiés et les tentatives gouvernementales de nettoyer les lieux. Réalisée en noir et blanc avec un dessin semi-réaliste détaillé et appréciable, cette BD brasse différents thèmes pour former une histoire originale et intéressante sur le Japon, sa culture et les conséquences de la catastrophe de 2011 dans la région de Sendai et son impact sur le reste du pays. Comme elle mélange le mystère sur les motivations du père disparu, l'enquête de sa fille pour le retrouver ainsi que deux histoires criminelles en parallèle, le lecteur est assez vite pris par la lecture et l'envie d'en savoir plus. Et c'est ce qui permet à l'auteur de placer plusieurs moments où sont décrits cet étrange phénomène sociologique que sont les évaporés, le quartier de San’ya à Tokyo qui en est venu à servir de refuge à nombre d'entre eux, le type de boulots qui leur est offert, l'influence des yakuzas, et surtout donc comme dit plus haut les suites du tsunami à l'échelle du pays et pour la région de Sendai elle-même. Pris par ma lecture, je voyais avec appréhension la fin de l'album approcher trop vite car je voyais mal comment toutes ces portes ouvertes allaient pouvoir se refermer. Et de fait, l'histoire se termine de manière plutôt ouverte, laissant le lecteur sur une demi-frustration même si la conclusion reste relativement satisfaisante. J'avoue que j'aurais aimé un développement et une fin plus concrète, notamment pour ce qui concerne la partie polar de l'histoire.

27/10/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Paris des merveilles
Le Paris des merveilles

J'avais découvert le Paris des Merveilleuses avec la série Les Artilleuses qui se déroulait dans cette capitale de la Belle Epoque peuplée de mages et autres fées. Mais c'est cette fois c'est directement l'adaptation des romans de Pierre Pevel auquel nous avons droit, à raison de 2 tomes par livre. J'ai donc été replongé dans ce Paris de fantasy qui mêle intrigues policières et politiques dans une ambiance 19e siècle et Brigades du Tigre, et aventures de light fantasy avec une cohébitation entre humains et créatures magiques avec les conflits entre chaque clan que cela peut impliquer. L'intrigue du premier diptyque, Les Enchantements d'Ambremer, comporte pas mal d'éléments en commun avec celle des Artilleuses. Toutefois le rythme un peu plus sage et une narration moins orientée vers l'action m'a davantage séduit. La relation entre le héros mage et l'héroïne fée exilée de son monde magique est assez sympathique. L'intrigue, à base une fois de plus de complots, d'espionnage et d'une quête d'artefacts mystérieux, tient assez bien la route. J'ai trouvé le rythme légerement brusque toutefois, sans doute dû au fait de devoir adapter tout un roman en moins de 96 pages de BD : ça reste compréhensible (quoique j'ai dû revenir pas mal de pages en arrière pour comprendre la raison de la vengeance exercée à la fin du tome 2) mais l'atmosphère a un peu de mal à se poser et le lecteur à savourer les lieux et l'originalité de cet univers. Et pour ce qui est du dessin, il est de bonne qualité, dynamique quand il le faut et détaillé quand l'occasion le permet. C'est une lecture divertissante dans un Paris de fantasy qui ne manque pas d'intérêt et qui promet d'autres aventures que je lirai probablement avec plaisir.

26/10/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série L'Homme étoilé (A la vie ! / Je serai là !)
L'Homme étoilé (A la vie ! / Je serai là !)

L'auteur est infirmier en soins palliatifs et, après avoir simplement raconté des anecdotes touchantes ou amusantes sur son métier sur Instagram et dans son premier tome, il raconte ensuite son parcours d'étudiant infirmier, comment il en est venu à se spécialiser dans le domaine des soins palliatifs et aussi en quoi ce choix est probablement lié à un évènement de son passé. Malgré le sujet théoriquement lourd, le ton reste léger. L'auteur le précise justement : pour lui, les soins palliatifs, c'est apporter de la vie aux derniers jours des patients, se comporter avec eux en être humain, les écouter, illuminer ces derniers pour une fin plus apaisée pour eux et pour leur proches. C'est donc dans une ambiance rock et l'esprit ouvert qu'il s'intéresse sincèrement à ses patients. Et pourtant il en a vu des cas, dans ces fameux soins palliatifs mais aussi avant dans d'autres départements hospitaliers. Certains font froid dans le dos, d'autres au contraire remplissent d'une joie simple ou de satisfaction. C'est intéressant, bien raconté, facile à la lire grâce à une structure en chapitres courts presque indépendants. Le dessin est du dessin de blog BD, souple, propre et agréable. En résumé, c'est une bonne série sur le métier d'infirmier et le sujet de la fin de vie abordé avec humanité et une bonne humeur qui contraste avec l'idée qu'on se fait de ce domaine.

26/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série L'Allumeuse
L'Allumeuse

Un peu moins sévère que Ro, même si je partage plusieurs de ses points négatifs sur la BD. En effet, comme souvent dans les BD pornographique japonaise, c'est un dessin qui exagère "légèrement" les poitrines des femmes, floute les organes génitales et insiste "un peu" trop sur la transpiration dans l'acte en lui-même (ou alors les japonais mettent toujours le chauffage à fond, je ne sais pas je n'y suis jamais allé). Les scènes en elle-même sont nombreuses, souvent parasitant le récit d'ailleurs. L'histoire en elle-même est simple, puisqu'il s'agit d'un jeune homme découvrant que sa collègue d'université couche avec un prof marié. Alors qu'il lui déclare tout savoir et fait en même temps une maladroite déclaration d'amour (dans laquelle je n'ai pas cru d'ailleurs), il commence une relation avec elle tout en découvrant une collègue mignonne et sympathique, qui partage ses gouts. Vous l'aurez compris, c'est avant tout une histoire d'amour en triangle amoureux, où les questions seront bien plus autour du sentiment envers chacun et la question de l'adultère. Maintenant le développement ne m'a pas vraiment surpris et le héros n'était pas assez intéressant à mes yeux pour que je m'investisse émotionnellement parlant dedans. Quelques passages sympathiques rehaussent l'ensemble, apportant des précisions que j'ai apprécié sur la question de la sexualité ou des relations. J'ajouterais que j'ai eu du mal avec le personnage principal qui se fait des fantasmes bien rétrogrades au début de la BD, précisions qui ne reviendra jamais ensuite et qui me semble assez mal le caractériser. L'auteur a peut-être eu envie de montrer les tendances qu'ont les jeunes hommes vierges à considérer négativement les femmes ? En tout cas ça dénote surtout que c'est en ouverture. Je ne pense pas revenir vers cette BD un jour mais elle a quelques intérêts, mineurs tout de même. J'ai lu mieux en terme de manga X et mieux en terme de comédie amoureuse autour de trois personnes. C'est intéressant sans être immanquable.

26/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Les Butineuses
Les Butineuses

J'aime plutôt bien les BD de Giuseppe Manunta, son trait est sympathique à l'œil même s'il n'est pas franchement érotique et qu'il a une façon de croquer les morphologies plutôt particulière, mais dans la globalité c'est agréable à lire. Les histoires courtes sont à chutes, pas forcément toujours aussi réussies mais certaines d'entre elles m'ont fait pouffer. C'est parfois un peu trop visible à mon gout mais on est pas non plus dans une demande d'originalité folle. Au moins Manunta essaye de varier les idées autour du sexe et ne se contente pas de gags poncifs, sexistes ou vulgaires. C'est une proposition qui a du charme, sans être follement original ou drôle. C'est ce que j'appelle de la lecture détente, on ne se prend pas la tête, on rigole un peu, c'est plaisant tout du long et on referme la BD sur une impression satisfaisante. Personnellement je n'en demande pas beaucoup plus et la BD reste dans cette zone de confort. Une lecture agréable, n'en demandons pas trop.

25/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Les Aventures de Huckleberry Finn
Les Aventures de Huckleberry Finn

Je ne connais pas l'auteur, qui semble avoir sorti plus de BD depuis cette œuvre de jeunesse. Par contre j'avais bien envie de lire celle-ci, BD s'inscrivant dans la continuité des aventures de Tom Sawyer dont j'ai entendu longuement parler enfant dans plusieurs adaptations différentes. Le personnage de Huck m'est donc connu mais je ne savais pas qu'il avait un roman à part, contant ses propres aventures dans l'Amérique du XIXe. La Bd raconte une histoire assez peu pour enfant, puisqu'on découvre l'alcoolisme, la violence envers les enfants, les querelles de familles et les meurtres arbitraires. Et l'ensemble est franchement teinté du racisme ordinaire du vieux sud des Amériques, avec ce noir fuyant son esclavage en compagnie de Huck. Le récit explore la rivière du Mississipi que nos deux compères descendent en radeau, progressivement. En se posant à différents points au bord du fleuve, on découvre différents aspects de cette Amérique là. Entre les villages où des familles se détestent, des clochards mythomanes qui arnaquent les gens en vendant du rêve, les chasseurs de "nègres en fuite" … C'est franchement un beau morceau de connerie humaine qui défile devant nos yeux ! Le tout est traversé par Huck, enfant orphelin de mère et dont le père est un alcoolique violent. Son périple est avant tout un moyen d'échapper à l'école et à son éducation qu'il appelle "civilisation". J'aime bien le parallèle entre la proposition de civilisation qui agace le jeune homme qui aime la nature, l'extérieur et l'absence de règles, tandis que le monde civilisé s'oppose au monde Sauvage de ces blancs qui semblent presque tout cinglés. Le gros hic que j'ai, c'est le dessin. Je ne sais pas si c'est dû à sa jeunesse, et je note que d'autres posteurs l'ont sacrément bien aimé, mais pour ma part j'ai trouvé ce côté très souple dans les corps assez dérangeant. Je pense que c'est principalement une question de goût. Pour moi, la représentation et la façon dont le dessin traite les corps me parait souvent trop artificiel et forcé, notamment lors des scènes de tensions. C'est dommage, parce que le récit est plutôt bon, mélange de jeunesse impertinente et de bêtises crasses. Amusant et choquant (sans doute plus qu'à l'époque), le récit est un bon rappel de ce qu'a pu être la vie en Amérique, bien loin des images d'Epinal des grandes villes que l'on a souvent en tête.

25/10/2023 (modifier)