Les derniers avis (48389 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Yuri Is My Job!
Yuri Is My Job!

Un autre manga dont j'ai découvert l'existence à travers son adaptation en anime, que j'ai fini par lire sur internet et dont je viens juste de voir qu'il a été traduit en français. La série met en vedette Hime, une fille qui joue les gentilles filles parfaites, mais qui est en réalité manipulatrice. Un jour, elle blesse une employée d'un café et doit la remplacer. Elle se rend compte que c'est un café où les serveuses cosplay comme dans un yuri et que pour une raison mystérieuse, une des employées ne l'aime pas du tout..... C'est vraiment le genre de manga où il faut avoir quelques connaissances de la culture japonaise pour bien apprécier le scénario parce qu'ici on se moque des yuris de type 'Class-s' ou Esu en japonais. C'est un genre issu d'une pratique sociale où dans les établissements scolaires féminins, un élève d'une classe supérieure devenait la grande sœur d'une élève plus jeune, la petite sœur, et ensemble elles avaient une relation platonique qui servait de test pour leurs relations avec leur futur mari. Donc voilà, si vous avez déjà consommé des médias venus du Japon et que vous vous demandez pourquoi il y avait autant d'écolières qui semblaient avoir une relation lesbienne, mais à la fin la relation était juste platonique et elles finissent avec des hommes une fois l'adolescence passée, cela vient de cette pratique. Donc le café cosplay contient tous les clichés du genre et le coté satirique de l'œuvre est assez rigolo si on connait ce type de récit. Maintenant, l'œuvre a aussi un coté dramatique et je trouve que c'est son point faible. En fait, cela commence tout de même bien, mais voilà comme c'est trop souvent le cas avec les mangas, le récit est inutilement étiré avec notamment des quiproquos qui semblent exister juste pour faire durer autant que possible le manga et il y aussi un gros arc narratif qui est trop long et finit par être ennuyeux. Cette série est le genre typique de manga dont j'aime bien lire les premiers tomes, mais pour lequel, au fil des tomes, je commence à perdre de l'intérêt malgré ses qualités comme le dessin que j'aime bien. C'est pour cela que je suggère plus un emprunt.

05/12/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Jeux de filles
Jeux de filles

Curieusement, j'ai préféré cet album à celui sur Gladys & Monique du même auteur. Peut-être est-ce simplement une question d'appréciation d'histoire, mais plusieurs d'entre elles m'ont parues plus simple, sans doute meilleures aussi. Le dessin reste dans sa veine, avec les trames sur les corps et des femmes aux formes fortes et marquées. C'est assez simple dans le traitement mais curieusement j'ai trouvé qu'il y avait une certaine efficacité qui manquait à mon sens à l'autre BD. Peut-être est-ce dû aussi au texte qui apparait ici (pas partout, cela dit) et qui permet parfois d'appuyer l'histoire ? En tout cas ça reste plus sympathique à lire selon moi et je recommanderais cet ouvrage de l'auteur ! On est dans la moyenne niveau qualité de BD cul, pas au delà mais pas en deçà.

05/12/2023 (modifier)
Par Cleck
Note: 3/5
Couverture de la série Plein ciel
Plein ciel

Agréable tranche de vie dressant le portrait des habitants d'une tour d'un quartier populaire en cours de mutation. Le suicide d'un retraité est le point de départ de ce récit feel good. Nous faisons la connaissance d'une petite mamie amoureuse, de jeunes voisins attentionnés, d'un petit-fils endeuillé... Tout cela est bien gentil, même si des regrets et déceptions pointent souvent le bout du nez chez tel ou tel personnage n'ayant pas vu venir le drame ni su le prévenir. C'est original et assez charmant. On pense évidemment à L'Immeuble d'en face de Vanyda. De mémoire, cette BD-ci est mieux construite scénaristiquement, mais autrement moins intéressante visuellement, même si ces plans de la tour "à la Playtime de Tati" amusent. Une lecture dispensable, mais assez sympathique.

05/12/2023 (modifier)
Couverture de la série Alcibiade
Alcibiade

S’inspirant de l’odyssée d’Homère, Rémi Farnos propose un récit initiatique dans lequel le jeune Alcibiade va se lancer dans un long périple à travers la contrée en quête d’un vieux sage capable de répondre à la question qui le taraude. Plus que les péripéties qu’il propose, cet album vaut avant tout par son découpage. Nombre de planches proposent un unique décor s’étalant sur l’ensemble de la page. Décor découpé par un gaufrier dans lequel nous suivons les évolutions du personnage (je pourrais vous faire un petit dessin pour être plus clair mais je pense qu’il vaut mieux que vous alliez directement voir dans la galerie). Rémi Farnos maîtrise parfaitement la technique et c’est vraiment plaisant de se promener ainsi dans ses planches. A une autre occasion, c’est au sens de l’observation du lecteur qu’il fait appel et c’est à celui-ci de découvrir dans le décor un personnage caché. Là encore, c’est plutôt bien fait et cela donne au livre un aspect ludique bien adapté au public visé. Au niveau de l’histoire en elle-même, et même si elle est secondaire, les multiples références faites à l’odyssée sont bien intégrée dans celle-ci. Le lecteur adulte les repèrera rapidement alors que le jeune lecteur se demandera peut-être ultérieurement où donc il avait déjà lu une histoire avec un labyrinthe et un minotaure (par exemple). Enfin, la morale attendue (à nouveau très prévisible pour le lecteur adulte mais peut-être moins pour un enfant) illustre l’adage qui veut que le voyage compte finalement plus que la destination. Pour résumer, j’ai trouvé ce récit pas mal du tout et bien maitrisé d’un point de vue technique. Mon seul reproche vient du fait que l’aspect ludique prend un peu trop le dessus sur l’émotion, mais c’est certainement un livre à emprunter à l’occasion.

05/12/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Demon Slayer (Les Rôdeurs de la nuit)
Demon Slayer (Les Rôdeurs de la nuit)

Poussé par mon fils qui adorait la série animée, j'ai acheté les premiers tomes du manga il y a bien deux ans je crois mais après les avoir lus et les avoir trouvés simplement sympas, je n'avais pas eu la motivation d'acheter ni de lire la suite. Ce n'est que maintenant, bien plus tard, que je viens de lire l'intégrale de la série pour enfin m'en faire un avis complet... et... j'ai une drôle d'impression en demi-teinte. Il y a beaucoup de bonnes choses. Pour commencer, il y a une certaine originalité de ton, entre l'aventure façon nekketsu (le jeune héros plein de bravoure qui va se donner à fond pour grimper les échelons, affronter les épreuves et chercher sans relâche à atteindre son but, entouré d'amis fidèles qui lui apporteront leur soutien), la tragédie romantique, et ici et là une part d'humour léger qui contraste étrangement avec le sordide et le gore de certaines scènes. Nous avons en effet d'une part un héros qui porte sa petite soeur comme un éternel fardeau et combat les terribles monstres qui l'ont transformée en démon, tandis que ceux-ci dévorent, asservissent, déforment et anéantissent des humains comme de simples proies animales. Et d'autre part, nous avons des compagnons du héros un peu foufous, entre un Inosuke survolté avec sa tête de sanglier débile sur la tête, un Zenitsu à la fois agaçant de lâcheté et raide dingue de la soeur du héros, et même certains piliers pourfendeurs de démons qu'il est difficile de prendre au sérieux, comme le pilier de l'amour, et même certains démons eux-mêmes. Cet étrange cocktail permet de nettement mieux assimiler l'horreur de certaines situations. On notera d'ailleurs que la majorité des protagonistes sont jeunes, beaucoup sont mêmes des pré-adolescents alors qu'ils combattent les pires dangers. Cela joue à nouveau dans la réussite à alléger une histoire qui autrement serait vraiment trop noire si on ne gardait que ses aspects cruels et réalistes. Ensuite, il y a l'originalité dans les spécificités de tous ces démons. J'avoue que c'est ça qui m'a tenu en haleine, bien plus que les ennuyeuses attaques des gentils, "souffle de machin, ixième mouvement". Chaque démon a des caractéristiques physiques, intellectuelles et des pouvoirs très différents qui les amènent chacun différemment à s'en prendre aux humains sous des formes parfois très brutales, parfois bien plus psychologiques ou dérangeantes. Et d'ailleurs sur ce plan, j'ai trouvé certaines des "lunes supérieures" bien plus intéressantes que leur maître démon, Muzan. Quant au graphisme, il est bien, clair à la lecture malgré des combats parfois embrouillés, et suffisamment doué pour bien distinguer chaque personnage. Je n'ai pas grand chose de plus à en dire. Du coup, pourquoi n'ai-je pas ressenti à la lecture de ce manga la même envie dévorante de lire la suite que pour nombre d'autres bons nekketsu ? Peut-être parce qu'il manque une forme de fil rouge narratif et une intrigue plus linéaire aussi je crois. Je m'y suis pas mal perdu dans tous ces démons et ces pourfendeurs, et ces affrontements souvent si denses que j'en suis venu à les mélanger en lisant toute la série d'un coup. En outre, même si le héros a bien un but à accomplir dès le premier tome, je ne me suis jamais senti l'envie pressante de savoir comment il allait y arriver. Je n'ai pas ressenti l'engouement de son évolution et de sa montée en puissance : les capacités des démons comme de leurs pourfendeurs sont trop impalpables pour bien ressentir qui est plus fort que qui, et c'est bien souvent par une pirouette, une force de la volonté qui tout à coup leur permet de se dépasser, que les héros retournent la situation quand tout semble perdu. Je n'ai jamais ressenti de véritable risque pour le héros car la narration m'a donné trop souvent l'impression qu'un deus ex machina pouvait intervenir à tout moment pour le sauver. A noter aussi que les flash-back en cours de combat se font de plus en plus nombreux, surtout vers la fin. Certes ils ont pour but de donner de la profondeur à chaque combattant, gentils comme méchants, et d'expliquer leurs motivations et comment ils en sont arrivés là, et même si ça peut amener à quelques dénouements touchants quand ils viennent finalement à mourir, ça brise aussi fortement le rythme de la lecture et du combat, et ça m'agace. Dans l'ensemble, j'ai aimé ce shonen et je comprends l'engouement qu'il a pu y avoir autour de lui, peut-être davantage du fait de l'anime que du manga d'ailleurs, mais je n'arrive pas à le classer au même niveau que mes mangas préférés. Peut-être mériterait-il une seconde lecture toutefois car il est suffisamment intelligent et varié dans son intrigue pour se permettre d'être redécouvert une deuxième fois. Quand j'en aurais le temps... et l'envie...

04/12/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Bâtisseurs
Les Bâtisseurs

Un peu surpris de voir cette série en être une et pas une collection alors qu'elle nous délivre la biographie de personnages complètement différents, j'ai pu constater la logique de cette entreprise en enchainant le tome 2 après le premier. En effet, outre le fait qu'il s'agisse dans les deux cas d'artistes bâtisseurs du grandiose, je ne m'étais pas rendu compte de la proximité chronologique et spirituelle entre Viollet-le-duc et Bartholdi. Et du coup, je me demande s'il y aura d'autres tomes et si oui sur quels personnages ils porteront. Il s'agit de bons biopics, décrivant avec une mise en page fluide et prenante la vie d'hommes qu'on connait mal. Le dessin est réaliste, très soigné, très propre, avec une mise en scène qui laisse la part belle à l'architecture, aux sculptures et aux angles de vue permettant de les admirer d'en haut et d'en bas. Pour ma part, si je savais que Viollet-le-duc était l'auteur de la fameuse flèche de Notre-Dame qui s'est écroulée lors de l'incendie, je n'avais aucune idée de son parcours et de sa carrière. Avec cet ouvrage ma foi plutôt épais et dense, j'ai découvert un personnage que je n'imaginais pas, très humain et complètement passionné d'art gothique. Je n'avais aucune idée du conflit entre académiciens trop classiques de l'époque, désireux de remplacer toute construction trop ancienne par des nouveautés inspirées de l'art antique, et ceux qui comme Victor Hugo, Prosper Mérimée et Viollet-le-duc souhaitaient ardemment restaurer et faire survivre l'art roman et gothique propres aux racines de la France. J'ai été très intéressé par cette lecture particulièrement instructive. Étant moins amateur de l'art de Bartholdi et de sa fameuse Statue de la Liberté, j'ai été un peu moins enthousiasmé par le second tome qui pourtant présente les mêmes qualités que le premier. Là encore j'ai complètement découvert un personnage dont pourtant j'avais déjà lu une BD à son sujet (L'Homme de l'Année - 1886). Ici on voit bien ses influences initiales, les voyages qui l'ont inspiré et ont fait progresser sa carrière, et le chemin qui l'a amené à réaliser cette oeuvre qui le rendra immortel. Une fois de plus une lecture très instructive et bien menée, même si moins envoutante pour moi que le premier tome, pour des raisons de goût je pense.

04/12/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Marvel - Le Côté obscur
Marvel - Le Côté obscur

Une série que je recommande car elle est exactement ce qu'on attend d'elle : une porte d'entrée vers le comics en parlant en priorité d'histoires sombres. Malgré l'aspect franchement disparate des volumes, je suis assez content de l'avoir lue. Notons tout de suite que la série à eu l'excellente idée de faire commencer chaque volume par une double préface : tout d'abord une présentation succincte du personnage introduit par la suite (origine, développement au fil des ans etc. …) ce qui permets à chaque fois de replacer le récit dans le contexte global. D'autre part, une double page est consacré aux pistes à suivre si l'on veut découvrir plus le personnage. C'est une excellente idée pour s'y retrouver dans les publications innombrables (Panini ne se prive pas de faire de la publicité pour ses volumes, mais c'est de bonne guerre). Ces deux doubles pages sont un excellent ajout pour les néophytes comme moi, donnant du contexte et des pistes d'exploration future : parfait pour accompagner une mise en bouche ! C'est une série de comics qui comporte différents volumes et je n'ai pas envie de faire une critique pour chacun, je me contenterais de les regrouper par paquets : Il y en a des franchement dispensables (comme Venom) qui se contentent de nous proposer des entrées dans une histoire sans donner la fin. Merci du cadeau ! D'autant que plusieurs fois j'ai trouvé le dessin laid (Venom, encore une fois). Il y en a qui ont un intérêt de découverte, mais qui restent assez peu compréhensibles si on n'a pas de connaissances étendues de l'univers Marvel (Dardevil, dans la deuxième histoire par exemple). C'est une découverte de la complexité de cet univers et ça donne un avant-goût lorsqu'on veut s'y lancer. Des BD indépendantes de qualité variables (Jessica Jones est incroyable, celle de Dardevil est correct), qui permettent de voir en une seule fois le personnage, son univers et son comportement. Et quelques histoires qui marquent (Jessica Jones, encore une fois). A ce niveau là, je rajouterais les origines de Thanos et de Dr Strange (la version revisitée) qui sont à la fois de très belles BD, mais surtout des histoires qui donnent envie d'aller découvrir cet univers. On pose des bases intelligentes et puissantes, tant dans les réflexions que dans les scénarios. Donc voila, la série est un ensemble très disparate mais il y a eu suffisamment de bonnes choses là-dedans pour que j'en sorte content. Personnellement je trouve que les volumes 4, 6 et 8 sont carrément géniaux. Dans les autres volumes, j'ai pioché les histoires qui m'intéressaient mais je ne dénigre pas le reste, qui a eu un intérêt dans l'ensemble. C'est souvent les deuxièmes histoires du volume (plus courtes) qui sont beaucoup moins intéressantes. Manque de temps, manque de développement, sans doute. La plupart de ces histoires ont été rééditées ailleurs et sont accessibles d'une autre façon, mais cette collection permettait de découvrir à petit prix les personnages, ce qui est appréciable. Il faut aussi noter que c'est une volonté de faire des histoires plus sombres qui a motivé la collection, et c'est sans doute ce qui m'a plu. Les histoires ont un ton plus sérieux, plus grave aussi. Plusieurs sont d'ailleurs carrément noires, et j'aime bien ça (je vais très bien !). Pour ma part, j'ai surtout découvert qui est Jessica Jones et je VAIS me pencher sur elle, parce que c'est une héroïne qui m'a carrément plu. Je note aussi que Dr Strange est un héros qui m'inspire plus que ce que j'en ai vu dans les films Marvel. Disons que je suis légèrement réconcilié avec l'univers Marvel ! On va dire que la série est donc un petit succès.

04/12/2023 (modifier)
Couverture de la série Conquistador (Van Linthout)
Conquistador (Van Linthout)

L’histoire en elle-même manque sans doute de densité, de rythme – ou de rupture de rythme. Mais l’album se laisse lire plutôt agréablement. En effet, la narration est assez raccord avec le sujet, c’est un blues lent et noir. Une déclaration d’amour à une musique. Mais aussi une volonté de bien retranscrire l’univers dans lequel elle est née, s’est développée, à savoir le sud des États-Unis, le bayou, le racisme et la pauvreté des Noirs, plus esclaves, mais pas encore libres. Le dessin de Van Linthout est agréable, et surtout parfaitement adapté au thème de l’intrigue. Il use d’un Noir et Blanc jouant sur le gris, avec un travail au lavis, des crayonnés qui parfois surnagent : j’ai bien aimé le rendu, triste et très bluesy..

04/12/2023 (modifier)
Couverture de la série Toonzie
Toonzie

Cette première œuvre d'un jeune auteur français vient de recevoir le prix Atomium de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Et c’est vrai que comme première œuvre, c’est plutôt pas mal ! Toonzie nous raconte le crépuscule d’une secte et de son gourou. Ce dernier a eu l’idée de génie de prophétiser que seule sa mort au terme d’une vie longue et heureuse garantira l’accomplissement d’une véritable bénédiction : chaque humain verra son Toon, un double de nous-même immortel (nous sommes des Toon avant notre naissance, notre Toon nous accompagne toute notre vie durant même si nous n’en avons plus conscience, et à notre mort, nous redevenons des Toons). Nous plongeons ainsi dans une ambiance de fin de règne. La secte n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fut et les quelques illuminés qui entourent Toonzie angoissent à l’idée que ce dernier pourrait ne pas vivre heureux jusqu’à son dernier jour tout en se remémorant les glorieux temps passés. Le récit souffre de pas mal de longueurs, mais paradoxalement, ces longueurs font partie de son charme : ça se traine, les personnages ressassent sans cesse, on sent qu’ils sont en attente de quelque chose (en fait, que Toonzie décède pour qu’enfin le monde entier réalise que lui et ses adeptes avaient raison, justifiant ainsi leur choix de vie). Parallèlement à ce fil narratif, différents chapitres nous permettent de découvrir le passé de Toonzie, les premiers shows, les doutes, les dérives. Au niveau de la construction du récit comme au niveau visuel, ça sent l’amateurisme. Dans le sens noble du terme ! Certains chapitres semblent repris tels quels de fanzines et intégrés à cet album (ils collent d’ailleurs parfaitement avec l’histoire dans sa globalité). Le trait est souvent incertain avec ce qui me semble être de gênantes limites techniques. Il n’empêche que l’ambiance est bien présente et que j’ai senti la passion et l’envie de l’auteur. Et finalement, c’est ça le plus important (et sans doute le plus remarquable) ! Donc voilà, franchement, malgré les longueurs, malgré un visuel pas vraiment à mon goût, j’ai éprouvé du plaisir à lire cet album. Je trouve que Xavier Bouyssou a exploré une thématique intéressante et a su créer un univers accrocheur. Pas mal du tout (mais à réserver aux amateurs de récits underground).

04/12/2023 (modifier)
Couverture de la série Suzette ou le grand amour
Suzette ou le grand amour

Un album loin d’être mauvais mais qui ne m’aura que moyennement convaincu. Pourtant on retrouve bien le style de l’auteur avec ce récit remplit d’humanité, le ton est juste, l’histoire est belle. Son dessin « simple » assure toujours une belle lisibilité, c’est facile à lire. Mais alors qu’est ce qui c’est passé ? pourquoi je n’ai pas été emporté ? Contrairement à ses autres œuvres lues (Ce n'est pas toi que j'attendais et L’odyssée d’Hakim), ici je n’ai tout simplement pas ressenti grand chose niveau émotion, alors que c’est clairement la grande force des albums précités. Les personnages ne m’ont pas touché et l’histoire se révèle mignonne mais sans véritable relief. En plus durant ma lecture je n’arrêtais pas d’avoir en tête Sirocco, un album qui partage pas mal de similitudes (Italie, famille, 3eme âge …) et qui m’a nettement plus emballé. Un peu déçu du coup, ça manque de piquant.

04/12/2023 (modifier)