Note approximative : 2.5/5
J'ai relu un "Bec-En-Fer" récemment et j'ai été intrigué...
D'un côté, j'y ai retrouvé ce que je n'aimais pas étant gosse, c'est-à-dire une intrigue trop fouillis, un dessin, une mise en page et une façon d'insérer le texte qui n'aident pas à la compréhension, ainsi que ces personnages dessinés avec leurs yeux mi-clos comme s'ils étaient en permanence shootés ce qui m'agace prodigieusement (quoique moins que dans Sylvain et Sylvette).
De l'autre, j'ai trouvé une foule de détails historiques intéressants, des dessins pas mauvais, un humour pas toujours bon mais bien présent, des personnages assez marrants et originaux et des scénarios pas que pour les gamins.
Bref, une série en demi-teinte qui m'intéressait étant gamin par le côté chevaliers en armures et intrigues médiévales humoristiques, mais qui reste lourde à lire et difficile à apprécier.
Voilà une nouvelle série de Morvan très intéressante !
L'histoire est bien ficelée, on voyage avec beaucoup de plaisir dans ce monde virtuel variant avec la realité, et le dessin est atractif, il n' y a qu'à regarder la couverture !
Bref, une nouvelle série qui s'annonce comme l'une des meilleures de la collection fictions !
(Attention, 600ème avis. Il est un peu verbeux, d’autant plus que « Bleu » ne l’est pas du tout)
Il y a sûrement beaucoup à dire de cet album, et probablement plus autour de ce petit fascicule entièrement bleu, sans titre ni légende ni parole ailleurs que dans le rabat de la troisième de couverture que sur l’album lui-même. Quoique…
Autour de « Bleu », on pourra dire que Trondheim fait de l’esbroufe, qu’il pond un truc pour le vendre et se faire de l’argent ou faire parler de lui. (Comme le libraire chez qui je l’ai acheté, qui répétait joyeusement « C’est de l’arnaque ! ». Hum… ) Que « Bleu » est du foutage de gueule, qu’il ne signifie rien, que ce n’est pas de la BD, etc., ad nauseam. Pas de problème sur ce point, de nombreux gens le soulèveront après moi et ne manqueront pas d’y glisser une connotation assassine.
Enfin bon. Petites suggestions de réponses / débats : il ne va pas se vendre beaucoup, et fait par un auteur inconnu il serait probablement passé inaperçu.
Passé ces considérations, supposons que Trondheim a voulu faire quelque chose d’atypique et voyons ce qu’on peut essayer de trouver sur l’album lui-même.
Le graphisme est très minimaliste. Fond uniforme, formes simples, couleurs homogènes. Pas de cases, mais les dessins sont répartis comme s’ils étaient disposés dans un gaufrier.
La première question qui se pose est probablement celle de la signification du dessin… Dans la pyramide d’abstraction partant d’un dessin réaliste à la « Blueberry » par exemple vers des dessins de plus en plus abstraits comme « Tintin » puis les patates de Trondheim, « Bleu » est encore au-delà. Déjà « Mister O » était rudimentaire, mais là c’est bien plus poussé ! Le signifié est donc très faible, et la part d’interprétation laissée au lecteur assez forte. On peut donc y voir à peu près ce que l’on veut, mais ce qui me paraît très évident, c’est une espèce d’amibe qui interagit avec son environnement, de façon à la fois simple et complexe. Comme lorsqu’elle mange, qu’elle rencontre une autre amibe, qu’elle se transforme (mutation ?), qu’elle se reproduit, etc.
Certes. Mais ces interactions apparemment simples donnent lieu à des effets assez incompréhensibles, et les règles que l’on essaie d’échafauder au fur et à mesure des « péripéties » qui ont lieu ne marchent pas toujours. Par ailleurs les dessins des amibes et des points se composent parfois pour donner des espèces de monstres, minimalistes mais sympas.
Alors qu’est-ce que ça donne ?
Eh bien ça donne un ouvrage à relire, à décrypter, sur lequel on essaie de plaquer du sens (que ce sens relève de la volonté de l’auteur ou que celui-ci ait fait « un peu n’importe quoi » en laissant l’imagination du lecteur faire le reste n’y change évidemment rien).
Corollaire : ça plaira à très, très peu de monde. Lisez-le si vous aimez Trondheim et vous prendre la tête sur des trucs abscons. Sinon, c’est parfaitement inutile.
Un sujet sur BDparadisio traite de Bleu, et Trondheim y fait une petite réponse que je reproduis ici même :
"[...] comme vous n'aurez pas l'occasion de lire une interview de moi sur ce sujet, ni sur un autre sujet d'ailleurs, et que vous avez avancé des arguments interessants, voire intelligents, et quelques questions en passant, je vais tacher d'être bref sur mon rapport avec Bleu, sans chercher à me justifier.
L'idée est parti en premier lieu avec un numéro de Bile Noire dans lequel il y avait un espace "bande dessinée abstraite".
Le deuxième morceau est venu de Fabrice Parme qui m'a dit que ce serait amusant de faire un album avec une couverture d'une seule couleur, sans aucune indication.
Troisièmement, effectivement, je suis joueur, j'aime les défis (même les défis idiots) et je me suis dit que ce serait intéressant de faire un album abstrait avec une couverture unie.
Souvent, en fait, je fais des albums que j'aimerais lire. Donc, j'aimerais en lire d'autres, des albums de bd abstraites, et pour ça, vous tous, pas besoin de savoir dessiner.
J'ai écrit le découpage de cet album en environ 4 fois une heure (sur plusieurs jours) et je l'ai dessiné en 4 heures (pas pour la performence mais parce qu'il n'y avait pas besoin de plus de temps et que je ne voulais pas faire d'esthétisme avec des formes souples et lissées). Donc un album réalisé en 8 heures, chez moi, pas pour un truc en public.
Il y a une histoire, mais il est vrai que la bd muette est déjà difficile à lire, mais la bd muette et abstraite encore plus.
Je ne sais pas combien je vendrai de ces livres et je pense pouvoir dire honnêtement que je m'en fiche. Si j'avais voulu faire oeuvre artistique, j'aurai demandé un grand format, cartonné, avec du beau papier épais pour faire livre d'art et le vendre plus cher.
Donc, ce machin bleu, c'est juste un machin bleu.
Chacun le prend comme il veut, et si ça peut ouvrir une voie pour la bd abstraite, tant mieux. [...]"
Je me permets de poster un second avis pour cette BD, car j'ai un second avis.
J'aime me remettre en question, nuancer mes propos, pour parfois aller jusqu'à me contredire.
J'ai relu ce petit album, en me laissant quelques semaines de mise à distance.
Et sans que je me l'explique réellement, ça m'a plu...
Peut-être n'étais-je pas dans les bonnes conditions lors de la première lecture, peut-être ai-je été trop déconcerté par rapport à ce que je m'attendais à lire ? (je misais beaucoup sur l'optique de remise en question)
Le fait est que là l'humour m'a touché, la poésie de l'ensemble m'a happé, et j'ai passé un excellent moment.
Je reviens poster car mon 1er avis me gêne. Non pas qu'il ait été excessif, il a été ce qu'il a été, mais que je ne m'y retrouve plus.
A lire pour vous faire votre propre avis. :)
Ancien avis:
Note: 2/5
Après avoir lu vos avis, décrivant cette petite BD comme quelque chose au dessin minimaliste (bon, rien d'étonnant) qui nous pousse à la remise en question, je me suis décidé à l'acquérir... Et puis rien qu'avec un titre pareil, cela en valait déjà la peine...
Je pense que je vais franchement "nuancer" vos très positifs avis.
Bon, Trondheim nous met en scène différentes génèses possibles dans des histourinettes sympathoches, mais qui cassent franchement pas des briques. C'est assez absurde, cela ne mène nulle part, (la première m'a fait sourire, mais ensuite, c'est répétitif...) et la dimension de remise en question s'opère une fois le livret (très joli au demeurant) clos : "heu... dois-je suivre les avis sur Bdthèque ?"
En tous cas, confirmation pour moi que, malgré mon respect pour l'auteur, à qui on ne peut enlever le mérite de contribuer à faire bouger les choses dans le domaine de la BD, et de le faire plutôt bien, je n'accroche décidemment pas à ce qu'il fait (à l'exeption d'un ou deux Lapinot et Donjon, et surtout le 1er Vénézia). Je ne conseille pas l'achat de cet album... peut-être à lire ?
Le commissaire Picon et le capitaine Renoir, que tout oppose, sont forcés de faire équipe ensemble pour élucider l’enlèvement mystérieux du professeur Brignou. En parallèle, 2 brigands notoires (Antoine et Louis Dor) vont, bien malgré eux, se frotter au spectre, étrange individu qui serait impliqué dans L’Affaire Brignou. Ce récit rappelle les enquête policières du début du siècle, à ceci près que le fantastique fait figure d’élément central.
L’histoire, intéressante, est plutôt bien amenée par Masbou. Cela commence par un banal cambriolage, tout ce qu’il y a de plus rationnel, puis le fantastique fait son apparition... alternant scènes humoristique et d’horreur.
Par contre, les planches de Cerqueira manquent cruellement d’audace dans le découpage (trop classique, trop monotone) ! De plus, les dessins semi-réalistes, pourtant bons à la base, sont fort petits et les détails trop nombreux. Bref, à l’image de la couverture, le graphisme ne me plaît pas des masses.
C’est sûr, j’emprunterai la suite de la série car le scénario accroche suffisamment, mais je n’y investirai pas dedans.
Je viens de découvrir Griffo avec Petit Miracle. Son graphisme m’a d’emblée séduit, me poussant de la sorte à regarder de plus près ses réalisations précédentes, dont Monsieur Noir.
La lecture de Monsieur Noir m’a laissé exactement la même impression qu’à EXJulien. A savoir, un diptyque avec un gros potentiel regorgeant de trouvailles originales qui restent malheureusement inexploitées. Cela aurait pu, malgré tout, donner quelque chose d’intéressant si la fin avait été tout autre. En effet, elle déçoit beaucoup en ce sens qu’elle clôt le récit de manière trop prévisible.
Le plus de la série est plutôt à chercher du côté du graphisme de Griffo. Il a un trait très personnel et bien léché, qui se rapproche par moment de celui d’Yslaire. Malheureusement, la mise en couleurs gâche le rendu des planches par des tons trop ternes et délavés.
J'ai acheté les 2 tomes sortis de cette série suite aux critiques formulées ici. Bon, j'avoue avoir été un peu déçu.
Déjà le dessin du premier tome m'a rebuté. Heureusement, il change fortement dans le tome 2 et devient vraiment mieux même si toujours très classique.
Quant à l'histoire, elle n'est pas mauvaise, c'est vrai, mais vraiment banale, je trouve. En grand lecteur de SF, j'ai l'impression de voir un petit scénario sans originalité. Il y a quelques bonnes idées, notamment dans les personnages tels que le clone, etc. Mais l'ensemble reste vraiment du déjà vu à mes yeux.
Alors ça se lit bien, les BDs sont denses et comportent un grand nombre de pages, ce qui est appréciable, mais j'attends franchement la suite pour voir si ça reste au même niveau ou si le scénario gagne en originalité et en profondeur.
Un bon petit polar. On croirait "lire un film", en tout cas je verrais ça très bien adapté au cinéma ou en téléfilm.
L'intrigue n'est pas des plus surprenante, surtout si on sait par avance ce qu'est le syndrome de Munchaüsen - ce qui n'était pas mon cas. La fin est un peu vite amenée.
Les dessins sont très bien faits, en noir et blanc bien maîtrisé.
Par contre, un petit mot sur le prix que je trouve un peu excessif pour un album broché petit format. Je sais bien que ce n'est pas un éditeur beaucoup distribué, mais quand même.
Une série sympa, sans plus. Disons que ça se laisse lire facilement, mais bon je n'ai pas le même enthousiasme que le posteur de la série.
En plus les dessins des premiers albums sont vraiment moches, on sent que ça a vieilli. Le cycle de l'étoile blanche n'est pas mal, même si les allusions aux sectes et à David Koresh - Gamesh - sont un peu grosses, le suivant est un peu moins bon. C'est toujours les méchantes firmes qui veulent profiter et détruire la belle nature, et nos héros arrivent pour tout régler... ça finit par lasser.
Je ne sais pas à quoi je m'attendais, mais en tout cas cette série ne m'a pas enchanté plus que ça. Il faut dire que je ne suis pas un fan d'histoires de super-héros. C'est malgré tout humain de voir ce vieillard de Batman complètement dépassé et hors d'âge.
Je trouve énervant de mettre un mot sur trois en gras, et les dessins sont plutôt laids.
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Bec-en-fer
Note approximative : 2.5/5 J'ai relu un "Bec-En-Fer" récemment et j'ai été intrigué... D'un côté, j'y ai retrouvé ce que je n'aimais pas étant gosse, c'est-à-dire une intrigue trop fouillis, un dessin, une mise en page et une façon d'insérer le texte qui n'aident pas à la compréhension, ainsi que ces personnages dessinés avec leurs yeux mi-clos comme s'ils étaient en permanence shootés ce qui m'agace prodigieusement (quoique moins que dans Sylvain et Sylvette). De l'autre, j'ai trouvé une foule de détails historiques intéressants, des dessins pas mauvais, un humour pas toujours bon mais bien présent, des personnages assez marrants et originaux et des scénarios pas que pour les gamins. Bref, une série en demi-teinte qui m'intéressait étant gamin par le côté chevaliers en armures et intrigues médiévales humoristiques, mais qui reste lourde à lire et difficile à apprécier.
Fléau.world
Voilà une nouvelle série de Morvan très intéressante ! L'histoire est bien ficelée, on voyage avec beaucoup de plaisir dans ce monde virtuel variant avec la realité, et le dessin est atractif, il n' y a qu'à regarder la couverture ! Bref, une nouvelle série qui s'annonce comme l'une des meilleures de la collection fictions !
Bleu
(Attention, 600ème avis. Il est un peu verbeux, d’autant plus que « Bleu » ne l’est pas du tout) Il y a sûrement beaucoup à dire de cet album, et probablement plus autour de ce petit fascicule entièrement bleu, sans titre ni légende ni parole ailleurs que dans le rabat de la troisième de couverture que sur l’album lui-même. Quoique… Autour de « Bleu », on pourra dire que Trondheim fait de l’esbroufe, qu’il pond un truc pour le vendre et se faire de l’argent ou faire parler de lui. (Comme le libraire chez qui je l’ai acheté, qui répétait joyeusement « C’est de l’arnaque ! ». Hum… ) Que « Bleu » est du foutage de gueule, qu’il ne signifie rien, que ce n’est pas de la BD, etc., ad nauseam. Pas de problème sur ce point, de nombreux gens le soulèveront après moi et ne manqueront pas d’y glisser une connotation assassine. Enfin bon. Petites suggestions de réponses / débats : il ne va pas se vendre beaucoup, et fait par un auteur inconnu il serait probablement passé inaperçu. Passé ces considérations, supposons que Trondheim a voulu faire quelque chose d’atypique et voyons ce qu’on peut essayer de trouver sur l’album lui-même. Le graphisme est très minimaliste. Fond uniforme, formes simples, couleurs homogènes. Pas de cases, mais les dessins sont répartis comme s’ils étaient disposés dans un gaufrier. La première question qui se pose est probablement celle de la signification du dessin… Dans la pyramide d’abstraction partant d’un dessin réaliste à la « Blueberry » par exemple vers des dessins de plus en plus abstraits comme « Tintin » puis les patates de Trondheim, « Bleu » est encore au-delà. Déjà « Mister O » était rudimentaire, mais là c’est bien plus poussé ! Le signifié est donc très faible, et la part d’interprétation laissée au lecteur assez forte. On peut donc y voir à peu près ce que l’on veut, mais ce qui me paraît très évident, c’est une espèce d’amibe qui interagit avec son environnement, de façon à la fois simple et complexe. Comme lorsqu’elle mange, qu’elle rencontre une autre amibe, qu’elle se transforme (mutation ?), qu’elle se reproduit, etc. Certes. Mais ces interactions apparemment simples donnent lieu à des effets assez incompréhensibles, et les règles que l’on essaie d’échafauder au fur et à mesure des « péripéties » qui ont lieu ne marchent pas toujours. Par ailleurs les dessins des amibes et des points se composent parfois pour donner des espèces de monstres, minimalistes mais sympas. Alors qu’est-ce que ça donne ? Eh bien ça donne un ouvrage à relire, à décrypter, sur lequel on essaie de plaquer du sens (que ce sens relève de la volonté de l’auteur ou que celui-ci ait fait « un peu n’importe quoi » en laissant l’imagination du lecteur faire le reste n’y change évidemment rien). Corollaire : ça plaira à très, très peu de monde. Lisez-le si vous aimez Trondheim et vous prendre la tête sur des trucs abscons. Sinon, c’est parfaitement inutile.
Un sujet sur BDparadisio traite de Bleu, et Trondheim y fait une petite réponse que je reproduis ici même : "[...] comme vous n'aurez pas l'occasion de lire une interview de moi sur ce sujet, ni sur un autre sujet d'ailleurs, et que vous avez avancé des arguments interessants, voire intelligents, et quelques questions en passant, je vais tacher d'être bref sur mon rapport avec Bleu, sans chercher à me justifier. L'idée est parti en premier lieu avec un numéro de Bile Noire dans lequel il y avait un espace "bande dessinée abstraite". Le deuxième morceau est venu de Fabrice Parme qui m'a dit que ce serait amusant de faire un album avec une couverture d'une seule couleur, sans aucune indication. Troisièmement, effectivement, je suis joueur, j'aime les défis (même les défis idiots) et je me suis dit que ce serait intéressant de faire un album abstrait avec une couverture unie. Souvent, en fait, je fais des albums que j'aimerais lire. Donc, j'aimerais en lire d'autres, des albums de bd abstraites, et pour ça, vous tous, pas besoin de savoir dessiner. J'ai écrit le découpage de cet album en environ 4 fois une heure (sur plusieurs jours) et je l'ai dessiné en 4 heures (pas pour la performence mais parce qu'il n'y avait pas besoin de plus de temps et que je ne voulais pas faire d'esthétisme avec des formes souples et lissées). Donc un album réalisé en 8 heures, chez moi, pas pour un truc en public. Il y a une histoire, mais il est vrai que la bd muette est déjà difficile à lire, mais la bd muette et abstraite encore plus. Je ne sais pas combien je vendrai de ces livres et je pense pouvoir dire honnêtement que je m'en fiche. Si j'avais voulu faire oeuvre artistique, j'aurai demandé un grand format, cartonné, avec du beau papier épais pour faire livre d'art et le vendre plus cher. Donc, ce machin bleu, c'est juste un machin bleu. Chacun le prend comme il veut, et si ça peut ouvrir une voie pour la bd abstraite, tant mieux. [...]"
Genèses Apocalyptiques
Je me permets de poster un second avis pour cette BD, car j'ai un second avis. J'aime me remettre en question, nuancer mes propos, pour parfois aller jusqu'à me contredire. J'ai relu ce petit album, en me laissant quelques semaines de mise à distance. Et sans que je me l'explique réellement, ça m'a plu... Peut-être n'étais-je pas dans les bonnes conditions lors de la première lecture, peut-être ai-je été trop déconcerté par rapport à ce que je m'attendais à lire ? (je misais beaucoup sur l'optique de remise en question) Le fait est que là l'humour m'a touché, la poésie de l'ensemble m'a happé, et j'ai passé un excellent moment. Je reviens poster car mon 1er avis me gêne. Non pas qu'il ait été excessif, il a été ce qu'il a été, mais que je ne m'y retrouve plus. A lire pour vous faire votre propre avis. :) Ancien avis: Note: 2/5 Après avoir lu vos avis, décrivant cette petite BD comme quelque chose au dessin minimaliste (bon, rien d'étonnant) qui nous pousse à la remise en question, je me suis décidé à l'acquérir... Et puis rien qu'avec un titre pareil, cela en valait déjà la peine... Je pense que je vais franchement "nuancer" vos très positifs avis. Bon, Trondheim nous met en scène différentes génèses possibles dans des histourinettes sympathoches, mais qui cassent franchement pas des briques. C'est assez absurde, cela ne mène nulle part, (la première m'a fait sourire, mais ensuite, c'est répétitif...) et la dimension de remise en question s'opère une fois le livret (très joli au demeurant) clos : "heu... dois-je suivre les avis sur Bdthèque ?" En tous cas, confirmation pour moi que, malgré mon respect pour l'auteur, à qui on ne peut enlever le mérite de contribuer à faire bouger les choses dans le domaine de la BD, et de le faire plutôt bien, je n'accroche décidemment pas à ce qu'il fait (à l'exeption d'un ou deux Lapinot et Donjon, et surtout le 1er Vénézia). Je ne conseille pas l'achat de cet album... peut-être à lire ?
L'Ombre de l'échafaud
Le commissaire Picon et le capitaine Renoir, que tout oppose, sont forcés de faire équipe ensemble pour élucider l’enlèvement mystérieux du professeur Brignou. En parallèle, 2 brigands notoires (Antoine et Louis Dor) vont, bien malgré eux, se frotter au spectre, étrange individu qui serait impliqué dans L’Affaire Brignou. Ce récit rappelle les enquête policières du début du siècle, à ceci près que le fantastique fait figure d’élément central. L’histoire, intéressante, est plutôt bien amenée par Masbou. Cela commence par un banal cambriolage, tout ce qu’il y a de plus rationnel, puis le fantastique fait son apparition... alternant scènes humoristique et d’horreur. Par contre, les planches de Cerqueira manquent cruellement d’audace dans le découpage (trop classique, trop monotone) ! De plus, les dessins semi-réalistes, pourtant bons à la base, sont fort petits et les détails trop nombreux. Bref, à l’image de la couverture, le graphisme ne me plaît pas des masses. C’est sûr, j’emprunterai la suite de la série car le scénario accroche suffisamment, mais je n’y investirai pas dedans.
Monsieur Noir
Je viens de découvrir Griffo avec Petit Miracle. Son graphisme m’a d’emblée séduit, me poussant de la sorte à regarder de plus près ses réalisations précédentes, dont Monsieur Noir. La lecture de Monsieur Noir m’a laissé exactement la même impression qu’à EXJulien. A savoir, un diptyque avec un gros potentiel regorgeant de trouvailles originales qui restent malheureusement inexploitées. Cela aurait pu, malgré tout, donner quelque chose d’intéressant si la fin avait été tout autre. En effet, elle déçoit beaucoup en ce sens qu’elle clôt le récit de manière trop prévisible. Le plus de la série est plutôt à chercher du côté du graphisme de Griffo. Il a un trait très personnel et bien léché, qui se rapproche par moment de celui d’Yslaire. Malheureusement, la mise en couleurs gâche le rendu des planches par des tons trop ternes et délavés.
L'Histoire de Siloë
J'ai acheté les 2 tomes sortis de cette série suite aux critiques formulées ici. Bon, j'avoue avoir été un peu déçu. Déjà le dessin du premier tome m'a rebuté. Heureusement, il change fortement dans le tome 2 et devient vraiment mieux même si toujours très classique. Quant à l'histoire, elle n'est pas mauvaise, c'est vrai, mais vraiment banale, je trouve. En grand lecteur de SF, j'ai l'impression de voir un petit scénario sans originalité. Il y a quelques bonnes idées, notamment dans les personnages tels que le clone, etc. Mais l'ensemble reste vraiment du déjà vu à mes yeux. Alors ça se lit bien, les BDs sont denses et comportent un grand nombre de pages, ce qui est appréciable, mais j'attends franchement la suite pour voir si ça reste au même niveau ou si le scénario gagne en originalité et en profondeur.
Le Syndrome de Munchaüsen
Un bon petit polar. On croirait "lire un film", en tout cas je verrais ça très bien adapté au cinéma ou en téléfilm. L'intrigue n'est pas des plus surprenante, surtout si on sait par avance ce qu'est le syndrome de Munchaüsen - ce qui n'était pas mon cas. La fin est un peu vite amenée. Les dessins sont très bien faits, en noir et blanc bien maîtrisé. Par contre, un petit mot sur le prix que je trouve un peu excessif pour un album broché petit format. Je sais bien que ce n'est pas un éditeur beaucoup distribué, mais quand même.
Aquablue
Une série sympa, sans plus. Disons que ça se laisse lire facilement, mais bon je n'ai pas le même enthousiasme que le posteur de la série. En plus les dessins des premiers albums sont vraiment moches, on sent que ça a vieilli. Le cycle de l'étoile blanche n'est pas mal, même si les allusions aux sectes et à David Koresh - Gamesh - sont un peu grosses, le suivant est un peu moins bon. C'est toujours les méchantes firmes qui veulent profiter et détruire la belle nature, et nos héros arrivent pour tout régler... ça finit par lasser.
Batman - The Dark Knight returns
Je ne sais pas à quoi je m'attendais, mais en tout cas cette série ne m'a pas enchanté plus que ça. Il faut dire que je ne suis pas un fan d'histoires de super-héros. C'est malgré tout humain de voir ce vieillard de Batman complètement dépassé et hors d'âge. Je trouve énervant de mettre un mot sur trois en gras, et les dessins sont plutôt laids.