Ce qu'il y a de très bon dans cette série, ce sont les personnages : les membres de la famille Centobucchi sont vraiment tous sympas et fouillés (et j'aime surtout le Frère Franck et le maffioso Amerigo). Ensuite, l'humour est franchement pas mal : encore une fois, ce sont Amerigo et Franck qui m'ont fait le plus rire par leurs réactions et façons de penser. Sur ce plan là, c'est très sympa.
En outre, le dessin donne un style très vieille BD policière américaine qui convient non seulement à l'ambiance mais aussi à mettre en valeur l'humour de la série.
Maintenant, par contre, je dois avouer que les presque 800 pages que comportent les 4 tomes parus de cette série ne m'ont pas toutes autant plu. C'est surtout le premier tome qui m'a charmé, et encore je l'ai déjà trouvé un peu long et la partie intéressante et humoristique un peu trop diluée. Ensuite, les tomes 2 et 3, les histoires sont toujours intéressantes mais pas tellement captivantes dans le fond : c'est pas mal, mais pas exceptionnel. Puis vient le tome 4 qui lui n'est presque plus qu'une suite d'histoires un peu comique, un peu cynique, autour de confessions faites au Frère Franck, et... bon, c'est toujours sympa, mais au bout de tant de pages, on commence à comprendre l'idée de l'univers des Frères Spaghetti et donc à s'en lasser un peu.
Globalement sympa et souvent bien marrant mais un peu lassant à la longue.
Effectivement, cette BD est très spéciale. Format spécial, délire un peu spécial (même si on est habitué à pire) mais surtout narration spéciale.
Les personnages ne sont pas très attachants, on ne s'y attache pas vraiment mais s'imaginer à leur place rend mal à l'aise.
L'univers rempli de fantasmes, de divagations et de symboles n'est pas sans rappeler la série "Twin Peaks" de Lynch, "le festin nu" de Burroughs (adapté au ciné par Cronenberg) ou les toiles surréalistes de Dali.
Les trouvailles scénaristiques et picturales sont souvent originales et justifiées, donnent quelquefois l'impression d'un leitmotiv auquel s'agrippe l'auteur (le truc s'essoufle), mais déstabilisent chaque fois plus le lecteur (à la limite de la nausée).
J'ai également été un peu déçu par la fin mais je ne m'attendais en fait pas à beaucoup plus émoustillant.
En conclusion, c'est une série à lire au calme, le soir ou en pleine nuit.
Certains seront envoûtés par le style (les dessins soutiennent très bien l'atmosphère glauque et l'aspect perturbé des protagonistes), d'autres piqueront du nez au bout d'une dizaine de pages, et la majorité (je pense) sera trop déboussolée par cette BD trop décalée pour eux. C'est pourquoi je conseille l'achat du premier tome, à mon avis si vous ne l'appréciez pas, vous n'aimerez pas plus les autres.
Je ne l'ai lu qu'une fois et d'après moi elle mérite une deuxième tentative. En tout cas, elle nécessite une relecture pour être un peu comprise.
Bon, ce n'est pas mon genre de BD préférée, mais c'est pas mal.
Le dessin est issu en droite lignée du style de Largo Winch, ainsi que la colorisation. C'est moderne, lumineux, réaliste, idéal pour ces aventures modernes.
Car le scénario, c'est de l'aventure pure et dure, de ces histoires d'aventuriers-mercenaires qui montent leur groupe d'amis spécialisés chacun dans son domaine : un grand classique remis un peu au goût du genre avec situations politiques modernes et fric à volonté.
Je n'en attendais ni moins ni plus de la part de Van Hamme : une Bd de qualité, mais bon, faut aimer le genre aventurier et sa clique.
Je n'aime pas tout dans le dessin de Hausman mais globalement, je trouve qu'il nous offre en général et ici encore de très jolis albums. Celui-ci est beau par son dessin, par ses couleurs, par l'ambiance que cette harmonie de couleurs et de dessins a su créer.
Ensuite, concernant l'histoire en elle-même, elle n'est pas vraiment exceptionnelle mais elle a le mérite d'être à la fois originale et surtout forte. En effet, le côté cruel et pervers de ce conte noir est indéniable (une habitude dans les scénarios de Yann). La façon dont le sort s'acharne sur le héros puis ensuite le façon dont ce dernier cherche à se venger sur les écureuils est poignante et presque dérangeante tant elle est forte.
Globalement, c'est un BD qui est jolie par ses dessins, forte par ses sentiments, mais un peu moyenne au niveau de l'histoire et du souvenir qu'elle laisse dans la mémoire.
Ric Hochet, une série policière française pas mal qui mérite votre attention si vous aimez les histoires policières classiques.
Seulement le scénario de certains tomes laisse à désirer, on ne saisit pas toujours le déroulement de l'histoire et la fin peut paraître quelque fois bâclée. C'est un reproche à faire aux derniers albums parus qui manquent cruellement d'originalité (au bout de 69 tomes) et dont l'histoire est confuse (penthouse story).
Les dessins sont convenables, un peu vieillots, mais nous immergent bien dans l'action.
Une série qui s'essouffle mais qui est quand même intéressante et plaisante, surtout jusqu'aux tomes 45-50, après vous pouvez passer. :)
Cette bd est correcte je dirais. Les enquêtes que mène Jérôme K. Jérôme Bloche sont la plupart du temps intéressantes et on s'ennuie rarement à les suivre.
Les scenarii sont donc plaisants sans pour autant être très profonds mais bon... ça va quand même. Les dessins de Dodier sont agréables, on reconnaît facilement Paris, le héros a une bouille bien faite. Bien sûr ils ne sont pas à la hauteur des plus grandes BDs, loin de là.
Pour ma part je possède les 17 tomes et je trouve qu'ils sont assez "en dent de scie", un coup bien, un coup moyen voire faible.
Je conseille vivement le n°4 "Passé recomposé" qui est le meilleur à mon avis.
Je vous trouve un peu trop méchants vis-à-vis de cette BD qui est assez honnête. Je ne savais pas que c'était une oeuvre de la famille Hermann et maintenant que je le sais ça ne change pas mon avis. Le dessin est vraiment agréable, j'aime bien le style de Hermann senior, ça change un peu. Les personnages font assez naturels et tout reste très lisible.
En revanche l'histoire est assez difficile à suivre : tout comme Ditto on est très vite complètement perdu. L'idée, sans être follement originale, est suffisamment innovante pour nous intéresser, notamment le cadre (la Chine peut-être dans quelques décennies). Mais la narration ne fait pas naître une tension suffisante : on ne se sent pas poussé vers la fin comme dans les autres histoires d'espionnage. La fin inattendue m'a assez plu et il ne faut pas oublier que tout tient en un tome malgré une certaine complexité.
Bref, c'est pas mal comme on dit, mais ça ne manquera ni à votre collection ni à votre culture bd...
(Je n'ai lu que les quatres premiers tomes.)
Des séries comme ça, avec un scénar historique et des dessins réalistes mais un peu vieillis, c'est pas ce qui manque chez Glénat.
L'intérêt de celle-ci, c'est que le héros change de motivation dans chaque tome (il cherche à sauver des amis, puis à s'intégrer, puis à se venger, puis à vivre tranquillement, puis à retrouver quelqu'un, ...), de manière parfois assez contradictoire mais qui m'a bien plu : pour une fois que le héros n'est pas le hérault du bien contre le mal, mais au contraire se cherche...
Par contre, chacun de ces objectifs se déroule de façon assez semblable : par des batailles sanglantes et de nombreux morts. Déjà qu'une fois ne me passionne pas, au bout de 4 tomes, ça devient plus que lassant. :(
Un autre point fort du scénario est que les milieux où évolue Hutgain sont assez variés. Déjà le point de départ, la bande de brigands mutilateurs d'enfants, est assez original, et on va le voir par la suite rencontrer des adeptes du diables, des moines irlandais, des vikings, parfois frolant les limites du fantastique.
Le dessin est très correct, même s'il reste vraiment classique, et typique de ce genre de récit historique. Pareil pour le rythme du récit : rien de choquant mais quand on sait les ambiances que certains sont capables de créer, on ne peut s'empêcher de trouver ça assez moyen.
Bon, une série historique pas mal, rien d'extraordinaire mais ça se laisse lire.
Cette BD reprend presque exactement le film Le Bossu le plus récent, celui avec Auteuil et Lucchini. Les personnages ne ressemblent pas aux acteurs ceci dit, mais les scènes sont presque identiques visuellement.
Le dessin est moyen mais pas mauvais.
Globalement, comme le scénario du Bossu n'est pas mauvais non plus, ça donne une histoire assez intéressante. L'ennui, c'est que le film entier a du mal à tenir en une unique Bd, alors le tout a l'air fâcheusement condensé. Les scènes d'action sont traitées en une case unique parfois, l'intrigue passe en accéléré par moment. Le rythme n'est pas excellent, donc.
Mais bon, ça se laisse lire.
Ceci étant dit, je n'achèterais pas ça et regarderais plutôt le film qui, à mon avis, est meilleur que cette adaptation.
Note approximative : 2.5/5
Cette BD a pour auteur Claude Lacroix, le même qui a co-scénarisé Le Cycle de Cyann avec Bourgeon. Autant vous dire tout de suite que ces deux séries n'ont absolument rien à voir entre elles.
Le dessin humoristique de Lacroix est ici, je trouve, à mi-chemin entre le style comique franco-belge et le dessin de Lelong pour Carmen Cru.
Et d'ailleurs, L'homme au chapeau mou partage avec Carmen Cru cet humour décalé. Le héros, l'homme au chapeau mou lui-même, est détestable. C'est un homme cynique, pervers, mysogine, râleur, qui juge la société qui l'entoure, s'en moque et s'en outre à la fois. Les gags sont parfois assez réalistes, parfois délirants (avec apparition de soucoupe volante par exemple), souvent faits d'humour noir ou d'humour absurde.
Ce n'est pas exceptionnellement drôle, mais ce n'est pas mauvais.
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Spaghetti Brothers
Ce qu'il y a de très bon dans cette série, ce sont les personnages : les membres de la famille Centobucchi sont vraiment tous sympas et fouillés (et j'aime surtout le Frère Franck et le maffioso Amerigo). Ensuite, l'humour est franchement pas mal : encore une fois, ce sont Amerigo et Franck qui m'ont fait le plus rire par leurs réactions et façons de penser. Sur ce plan là, c'est très sympa. En outre, le dessin donne un style très vieille BD policière américaine qui convient non seulement à l'ambiance mais aussi à mettre en valeur l'humour de la série. Maintenant, par contre, je dois avouer que les presque 800 pages que comportent les 4 tomes parus de cette série ne m'ont pas toutes autant plu. C'est surtout le premier tome qui m'a charmé, et encore je l'ai déjà trouvé un peu long et la partie intéressante et humoristique un peu trop diluée. Ensuite, les tomes 2 et 3, les histoires sont toujours intéressantes mais pas tellement captivantes dans le fond : c'est pas mal, mais pas exceptionnel. Puis vient le tome 4 qui lui n'est presque plus qu'une suite d'histoires un peu comique, un peu cynique, autour de confessions faites au Frère Franck, et... bon, c'est toujours sympa, mais au bout de tant de pages, on commence à comprendre l'idée de l'univers des Frères Spaghetti et donc à s'en lasser un peu. Globalement sympa et souvent bien marrant mais un peu lassant à la longue.
Immondys
Effectivement, cette BD est très spéciale. Format spécial, délire un peu spécial (même si on est habitué à pire) mais surtout narration spéciale. Les personnages ne sont pas très attachants, on ne s'y attache pas vraiment mais s'imaginer à leur place rend mal à l'aise. L'univers rempli de fantasmes, de divagations et de symboles n'est pas sans rappeler la série "Twin Peaks" de Lynch, "le festin nu" de Burroughs (adapté au ciné par Cronenberg) ou les toiles surréalistes de Dali. Les trouvailles scénaristiques et picturales sont souvent originales et justifiées, donnent quelquefois l'impression d'un leitmotiv auquel s'agrippe l'auteur (le truc s'essoufle), mais déstabilisent chaque fois plus le lecteur (à la limite de la nausée). J'ai également été un peu déçu par la fin mais je ne m'attendais en fait pas à beaucoup plus émoustillant. En conclusion, c'est une série à lire au calme, le soir ou en pleine nuit. Certains seront envoûtés par le style (les dessins soutiennent très bien l'atmosphère glauque et l'aspect perturbé des protagonistes), d'autres piqueront du nez au bout d'une dizaine de pages, et la majorité (je pense) sera trop déboussolée par cette BD trop décalée pour eux. C'est pourquoi je conseille l'achat du premier tome, à mon avis si vous ne l'appréciez pas, vous n'aimerez pas plus les autres. Je ne l'ai lu qu'une fois et d'après moi elle mérite une deuxième tentative. En tout cas, elle nécessite une relecture pour être un peu comprise.
Wayne Shelton
Bon, ce n'est pas mon genre de BD préférée, mais c'est pas mal. Le dessin est issu en droite lignée du style de Largo Winch, ainsi que la colorisation. C'est moderne, lumineux, réaliste, idéal pour ces aventures modernes. Car le scénario, c'est de l'aventure pure et dure, de ces histoires d'aventuriers-mercenaires qui montent leur groupe d'amis spécialisés chacun dans son domaine : un grand classique remis un peu au goût du genre avec situations politiques modernes et fric à volonté. Je n'en attendais ni moins ni plus de la part de Van Hamme : une Bd de qualité, mais bon, faut aimer le genre aventurier et sa clique.
Le Prince des Ecureuils
Je n'aime pas tout dans le dessin de Hausman mais globalement, je trouve qu'il nous offre en général et ici encore de très jolis albums. Celui-ci est beau par son dessin, par ses couleurs, par l'ambiance que cette harmonie de couleurs et de dessins a su créer. Ensuite, concernant l'histoire en elle-même, elle n'est pas vraiment exceptionnelle mais elle a le mérite d'être à la fois originale et surtout forte. En effet, le côté cruel et pervers de ce conte noir est indéniable (une habitude dans les scénarios de Yann). La façon dont le sort s'acharne sur le héros puis ensuite le façon dont ce dernier cherche à se venger sur les écureuils est poignante et presque dérangeante tant elle est forte. Globalement, c'est un BD qui est jolie par ses dessins, forte par ses sentiments, mais un peu moyenne au niveau de l'histoire et du souvenir qu'elle laisse dans la mémoire.
Ric Hochet
Ric Hochet, une série policière française pas mal qui mérite votre attention si vous aimez les histoires policières classiques. Seulement le scénario de certains tomes laisse à désirer, on ne saisit pas toujours le déroulement de l'histoire et la fin peut paraître quelque fois bâclée. C'est un reproche à faire aux derniers albums parus qui manquent cruellement d'originalité (au bout de 69 tomes) et dont l'histoire est confuse (penthouse story). Les dessins sont convenables, un peu vieillots, mais nous immergent bien dans l'action. Une série qui s'essouffle mais qui est quand même intéressante et plaisante, surtout jusqu'aux tomes 45-50, après vous pouvez passer. :)
Jérôme K. Jérôme Bloche
Cette bd est correcte je dirais. Les enquêtes que mène Jérôme K. Jérôme Bloche sont la plupart du temps intéressantes et on s'ennuie rarement à les suivre. Les scenarii sont donc plaisants sans pour autant être très profonds mais bon... ça va quand même. Les dessins de Dodier sont agréables, on reconnaît facilement Paris, le héros a une bouille bien faite. Bien sûr ils ne sont pas à la hauteur des plus grandes BDs, loin de là. Pour ma part je possède les 17 tomes et je trouve qu'ils sont assez "en dent de scie", un coup bien, un coup moyen voire faible. Je conseille vivement le n°4 "Passé recomposé" qui est le meilleur à mon avis.
Zhong Guo
Je vous trouve un peu trop méchants vis-à-vis de cette BD qui est assez honnête. Je ne savais pas que c'était une oeuvre de la famille Hermann et maintenant que je le sais ça ne change pas mon avis. Le dessin est vraiment agréable, j'aime bien le style de Hermann senior, ça change un peu. Les personnages font assez naturels et tout reste très lisible. En revanche l'histoire est assez difficile à suivre : tout comme Ditto on est très vite complètement perdu. L'idée, sans être follement originale, est suffisamment innovante pour nous intéresser, notamment le cadre (la Chine peut-être dans quelques décennies). Mais la narration ne fait pas naître une tension suffisante : on ne se sent pas poussé vers la fin comme dans les autres histoires d'espionnage. La fin inattendue m'a assez plu et il ne faut pas oublier que tout tient en un tome malgré une certaine complexité. Bref, c'est pas mal comme on dit, mais ça ne manquera ni à votre collection ni à votre culture bd...
le Torte
(Je n'ai lu que les quatres premiers tomes.) Des séries comme ça, avec un scénar historique et des dessins réalistes mais un peu vieillis, c'est pas ce qui manque chez Glénat. L'intérêt de celle-ci, c'est que le héros change de motivation dans chaque tome (il cherche à sauver des amis, puis à s'intégrer, puis à se venger, puis à vivre tranquillement, puis à retrouver quelqu'un, ...), de manière parfois assez contradictoire mais qui m'a bien plu : pour une fois que le héros n'est pas le hérault du bien contre le mal, mais au contraire se cherche... Par contre, chacun de ces objectifs se déroule de façon assez semblable : par des batailles sanglantes et de nombreux morts. Déjà qu'une fois ne me passionne pas, au bout de 4 tomes, ça devient plus que lassant. :( Un autre point fort du scénario est que les milieux où évolue Hutgain sont assez variés. Déjà le point de départ, la bande de brigands mutilateurs d'enfants, est assez original, et on va le voir par la suite rencontrer des adeptes du diables, des moines irlandais, des vikings, parfois frolant les limites du fantastique. Le dessin est très correct, même s'il reste vraiment classique, et typique de ce genre de récit historique. Pareil pour le rythme du récit : rien de choquant mais quand on sait les ambiances que certains sont capables de créer, on ne peut s'empêcher de trouver ça assez moyen. Bon, une série historique pas mal, rien d'extraordinaire mais ça se laisse lire.
Le Bossu
Cette BD reprend presque exactement le film Le Bossu le plus récent, celui avec Auteuil et Lucchini. Les personnages ne ressemblent pas aux acteurs ceci dit, mais les scènes sont presque identiques visuellement. Le dessin est moyen mais pas mauvais. Globalement, comme le scénario du Bossu n'est pas mauvais non plus, ça donne une histoire assez intéressante. L'ennui, c'est que le film entier a du mal à tenir en une unique Bd, alors le tout a l'air fâcheusement condensé. Les scènes d'action sont traitées en une case unique parfois, l'intrigue passe en accéléré par moment. Le rythme n'est pas excellent, donc. Mais bon, ça se laisse lire. Ceci étant dit, je n'achèterais pas ça et regarderais plutôt le film qui, à mon avis, est meilleur que cette adaptation.
L'Homme au chapeau mou
Note approximative : 2.5/5 Cette BD a pour auteur Claude Lacroix, le même qui a co-scénarisé Le Cycle de Cyann avec Bourgeon. Autant vous dire tout de suite que ces deux séries n'ont absolument rien à voir entre elles. Le dessin humoristique de Lacroix est ici, je trouve, à mi-chemin entre le style comique franco-belge et le dessin de Lelong pour Carmen Cru. Et d'ailleurs, L'homme au chapeau mou partage avec Carmen Cru cet humour décalé. Le héros, l'homme au chapeau mou lui-même, est détestable. C'est un homme cynique, pervers, mysogine, râleur, qui juge la société qui l'entoure, s'en moque et s'en outre à la fois. Les gags sont parfois assez réalistes, parfois délirants (avec apparition de soucoupe volante par exemple), souvent faits d'humour noir ou d'humour absurde. Ce n'est pas exceptionnellement drôle, mais ce n'est pas mauvais.