Samba Bugatti

Note: 3.1/5
(3.1/5 pour 10 avis)

Griffo et Dufaux réinvestissent la beauté vénéneuse d' un monde fantastique inventé dans "Béatifica Blues" et qui trouve, avec "Samba Bugatti", un étonnant prolongement...


Après l'apocalypse... Jean Dufaux Maladies et épidémies

Les machines agonisent. Contaminées par un virus transmis par l'homme, les unes après les autres, les machines aux écrans purulents, à l'acier rouillé, à l'âme court-circuitée, se meurent. Samba Bugatti. Attaché à la section prévention. Dossier protégé par le code N.Q.I. Données non communicables. Profession: traquer et éliminer les porteurs de virus, les donneurs de gangrène. Un homme fort et dur, sans pitié, sans remords, Samba Bugatti. Un homme fait pour déjouer les pièges de ce monde de rouille et de vapeur, de violence et d'illusions. Mais Samba Bugatti est lui aussi infecté! Lui qui a pour mission de traquer et d' éliminer les porteurs de virus, les donneurs de gangrènes porte à même la chair la bactérie de Lagopa. Comme une bombe à retardement, cette infection, fera de cet homme sans pitié, sans remords, un Monkey. Un être devenu machine, possédé par le fer et la rouille.. Il a 3 jours pour détruire les exemplaires du Beatifica Blues! 3 jours pour échapper, aussi, à Ziggy Montana et Alton Cage! 3 jours pour accepter de vivre ou devancer la mort!!!

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mai 1992
Statut histoire Série terminée (Suite de Beatifica Blues) 4 tomes parus
Couverture de la série Samba Bugatti
Les notes (10)
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21/10/2001 | Loïc
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Par sloane
Note: 3/5
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Lorsque j'ai découvert Samba Bugatti , je ne connaissais pas Beatifica Blues dont il est fait de nombreuses références dans cette série. Néanmoins cela ne pas empêcher d'apprécié. L'univers qui nous est proposé est tout ce qu'il y a de déprimant voir même flippant, la patte de Griffo en soit remerciée. D'ailleurs celle ci n'est pas sans me rappeler un certain Adamov. Le monde imaginé par les auteurs regorge d'idées qui si elles ne sont pas très gaies est carrément bien foutu. Le scénario est bien construit, seul la fin du tome 4 est un peu Bisounours. Comme l'a dit un autre posteur le gimmick de la pizza m'a modérément amusé. Au final une série plaisante, pas mal faite et qui se laisse lire. Quelques incohérences et facilités m'empêche d'être plus enthousiaste.

08/09/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
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2.5 La suite de Beatifica Blues et je la préfère à cette dernière car j'ai trouvé le scénario était moins prétentieux. Quoique encore une fois je trouve une série de Dufaux a un scénario moyen. J'aime bien le coté un peu délirante de cette univers, mais je trouve qu'il manque quelques choses pour que j'accroche vraiment au scénario. Les personnages ne sont pas attachants et parfois je me demandais si le scénario n'était pas un peu improvisé. J'aime bien le dessin de Griffo pour ce qui est du décors et de la couleur, mais je n'aime pas les personnages. Parfois je trouvais que cela ressemblait à du sous-Bilal.

14/12/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
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C'est avec circonspection que me me suis attaqué à l'intégrale de "Samba Bugatti". En effet, rien que la couverture très marquée et datée me renvoyait d'emblée à la série Les Eaux de Mortelune de Adamov et Cothias. L'avantage de Dufaux et Griffo, c'est qu'ils ont su, eux, s'arrêter avant que cela ne tourne en jus de boudin. Et même si on retrouve des similitudes sans le scénario (monde post-apocalyptique, corruption, évolution/régression technologique...) et dans la colorisation (C'est Glénat qui retouchait ???), la comparaison s'arrête là. Pour moi l'intérêt de cette série réside dans l'ambiance et l'univers sordide dans lequel évolue Samba Bugatti. L'ambiance et les décors sont bien travaillés et rendus. Car côté scénario, c'est un peu confus et parfois étoffé de scènes ou de leitmotiv complètement incongrus et inutiles (Qu'est-ce que ça a pu me gonfler cette histoire de pizza Stravotch !). On a pourtant un postulat de base très bon (les machines infectées par l'homme), mais mis à part l'intrigue développée, j'ai trouvé que la réflexion aurait pu être mené plus loin. Après, ce n'est pas non plus la profondeur et la finesse de notre protagoniste qui arrange les choses... Le dessin de Griffo est bon, mais avec le recul, porte la marque des productions des années 80/90. Du coup, malgré sa qualité pour l'époque, il commence à vieillir et accuse un peu le coup. Mais bon, son coup de crayon reste précis, il aime travailler les décors et les détails. Au final, Samba Bugatti, c'est comme une bonne vieille série ou téléfilm américain qui se laisse mater pour passer le temps quand on a rien d'autre à se mettre sous la dent.

10/02/2011 (modifier)
Par Pasukare
Note: 2/5
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"Samba Bugatti", suite de Beatifica Blues, nous raconte l'histoire d'un homme meurtri par un drame familial qui se retrouve affublé de la mission de retrouver des exemplaires d'un livre interdit par les autorités totalitaires du moment. L'homme se prénomme Samba Bugatti, le livre a pour titre Beatifica Blues. Le lien entre les deux séries s'arrête là, ou presque. Je n'avais vraiment pas aimé Beatifica Blues (à qui j'avais attribué un généreux 2/5), sorte de récit un peu délirant en milieu post-apocalyptique désertique, "Samba Bugatti" ne me laissera pas un souvenir impérissable non plus, bien que sa lecture ait été légèrement moins désagréable. C'est essentiellement grâce au dessin (plus net, plus assuré, avec des couleurs plus agréables à regarder, bien que les visages soient à mon goût tout aussi ratés) et aussi au cadre de l'histoire (la ville en ruine, avec ses machines ravagées par un virus que lui a transmis l'homme et qui finissent pas tomber en panne les unes après les autres), et c'est sans doute cela qui a facilité ma lecture et m'a permis d'atteindre la fin. Malheureusement, côté scénario, ce n'est toujours pas ça. J'ai la désagréable impression en tournant la dernière page que rien n'était prévu d'avance, le fil conducteur que je croyais tenir au départ semble m'avoir échappé quelque part dans le 3ème tome. Le quatrième volet surtout m'a fait l'effet d'une pièce rapportée permettant un happy end, sans justification aucune. Sans un weekend de Pâques familial et ennuyeux, je ne suis pas persuadée que j'aurais tenu jusqu'au bout…

18/04/2009 (modifier)
Par tolllo
Note: 3/5

Une danse et une voiture : curieux assemblage pour le nom d'un héros ! Je me suis réellement posé la question : où l'auteur a-t-il péché cette idée ? Bon, passé ce détail sans réelle importance, entrons dans le vif du sujet. Le monde tel qu’il a été conçu dans cette histoire est vraiment bien décrit et fourmille d’idées dans tous les azimuts ! Je n’adhère ni n’accroche forcément à tout mais je dois reconnaître que nous sommes en présence d’une très bonne représentation d’un monde pas si différent du nôtre. Le tout est bourré de messages et de mises en gardes, et même de comparaisons à notre civilisation (les hommes détruisent toujours tout : leurs créations, leurs rêves, leurs imaginations) enfin cela n’est peut être que mon interprétation. Ce scénario est tout de même un peu trop barré à mon goût, mais je dois reconnaître sa très grande qualité et son côté grandiose. J’affectionne tout particulièrement la maladie transmise aux machines et aux métaux par les hommes. Ceci est presque une métaphore de notre société. Le héros par contre n’est pas particulièrement intéressant mais on se laisse tout de même guidé par lui à travers toutes les méandres de cet univers. Bref vous l’aurez peut-être compris, je suis moi-même aussi clair vis a vis de cette histoire que le scénario en lui-même... c’est à dire confus, légèrement perdu et un peu désorienté. A lire pour l’univers créé. (12/20)

05/02/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
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Je n'avais pas trop aimé Beatifica Blues des mêmes auteurs que je trouvais trop kitsch. C'est en commençant cette lecture que je me suis aperçu que cette histoire était un prolongement à l'univers de cette première oeuvre. Je dois cependant avouer que j'ai nettement préféré cette lecture moins délirante qui offre un aspect remarquable sur cette société du futur en pleine déliquescence. L'idée de départ est même très intéressante : les hommes contaminent les machines par une espèce de virus qui les rongent de l'intérieur. Presque une parabole ! Le premier volume en guise d'introduction nous avait juste exposé au tempérament violent du personnage de Samba Bugatti. La suite nous réserve bien des surprises. On peut également être admiratif devant la précision du trait surtout dans les décors de ce monde futuriste à l'agonie. Les frissons sont garantis. Le réalisme est tout à fait saisissant avec des personnages féminins très réussis. Je ne tarirais pas d'éloge sur le scénariste qui compte parmi mes préférés. Il sait toujours nous surprendre au détour d'une histoire par sa capacité à nous rendre attentif. Des épisodes tumultueux dans une ambiance sombre. Nous avons là une bd de science-fiction assez sympa qui a toutefois un peu vieilli. Fan d'univers décalés, ce titre est pour vous !

01/01/2009 (modifier)
Par kalish
Note: 4/5

La suite de la très critiquée Beatifica Blues, série qui me rend très nostalgique. Habituellement, je n’aime pas la science-fiction fantaisiste où chaque scène ne découle pas logiquement de la précédente. Cette série et le premier cycle font un peu partie de ce type de SF années 80 du style de Bilal ou Moebius. Mais là où ça ne passe pas avec ces deux auteurs, le tandem Dufaux / Griffo m’emporte. Sûrement le côté rock poétique qu’ils donnent à ces histoires mais aussi parce qu’il y a malgré tout, une logique d’ensemble. Les trois premiers tomes forment une histoire complète avec un dessin un peu vieillot mais qui donne un bon côté glauque à ce futur apocalyptique. Le dernier tranche un peu graphiquement et scénaristiquement : pas indispensable mais il épilogue bien la série donnant un peu d’espoir pour ce monde à l’agonie imaginé par les auteurs.

24/12/2008 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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Cette BD se dit être une sorte de suite de Beatifica Blues, pourtant qu'on aie lu les deux séries comme moi, ou seulement Samba Bugatti, il y a de quoi être dérouté. Pour ceux qui ont lu Beatifica Blues, Samba Bugatti est sensé se passer bien des années après mais le décor semble au contraire plus ancien que le désert post-apocalyptique de la première série puisque nous nous retrouvons ici dans un New-York qui semble tout juste échappé d'une anticipation un peu punk et non pas rescapée d'une Terre dévastée. Et pourtant il est vrai qu'on retrouve bien des éléments et l'historique de Beatifica, notamment les personnages de Zelda Rukovski et de Beast Schubert, mais il y a un petit quelque chose d'artificiel ou d'étonnant dans la façon dont ces éléments sont... récupérés. Quant à ceux qui n'ont pas lu cette autre série, Samba Bugatti pourra dérouter le lecteur neuf par son univers Rock, mélangeant science-fiction réaliste et une imagination pas toujours logique mais plus proche de la poésie. Comment comprendre en effet qu'un virus transforme les hommes en robots, qu'Ernest Hemingway soit devenu un androïde assassin un peu fou, qu'on puisse changer de corps en entrant dans une sorte de photomaton en ruine, que le monde sombre ainsi dans une folie douce et dangereuse... Il ne faut donc pas s'étonner de quelques personnages et situations surprenantes : l'important n'est pas de faire un thriller SF sérieux et réaliste, mais de créer un monde un peu poétique/rock où le récit prime sur la logique. En cela, Samba Bugatti est moins délirant que Beatifica Blues et cela devrait sans doute plaire davantage à ceux qui préfère un scénario "sérieux" qui se tient totalement même si l'univers de Samba en ressort comme ayant un peu moins de ce charme étrange qu'avait la série précédente. Le dessin de Griffo est excellent. Je lui reprocherais par contre son choix de couleurs qui ne sont pas toujours à mon goût et trahissent un peu la qualité du trait à mes yeux. Néanmoins, ce sont de beaux albums. Quant à l'histoire en elle-même, maintenant, au delà du décor et de l'originalité de l'univers imaginé, elle n'est pas mal mais je ne la trouve pas réellement prenante. Enquête, infiltration, bagarre, destruction, complot, poursuite... je n'aime pas trop ce côté thriller qui n'a pas su tellement me captiver. Ca se lit bien, le dessin est bon, le décor original et ne manquant pas d'un certain charme, mais globalement je ne trouve pas cette série excellente ni vraiment marquante.

25/04/2005 (modifier)
Par SAGERA
Note: 3/5

L'univers crée par Dufaux est loin, trés loin d'être un ramassis de clichés. On navigue ici dans un monde à la fois familier et vraiment original. Ceci dit, Samba bugatti par son ton singulier, peut trés vite dérouter. Cette série se rapproche en effet de la science fiction -d'auteur... pour ceux qui connaisse un peu le ciné... c'est dans la même veine que THX 1138 de Lucas ou Bienvenue à Gattaca (pas par les thèmes approchés, mais par le climat qui se dégage). Quant au dessin, il est en parfaite harmonie avec le sujet. De la bd de sf, trés aboutie.

22/09/2002 (modifier)
Par Loïc
Note: 4/5

18/20 Un prolongement de Béatifica Blues ( des même auteurs ) mais qui peut se lire indépendemment. Une histoire dans un monde en pleine déliquescence servi par le dessin de Griffo et ou le Rock'n'Roll tient une place importante...

21/10/2001 (modifier)