Les derniers avis (48991 avis)

Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Death's Game
Death's Game

Leejae, notre personnage principal, 31 ans, pense déjà avoir raté sa vie. Faut dire qu'il commence à les cumuler... Il enchaîne les refus aux postes des grandes entreprises qu'il convoite, les dettes s'accumulent après des investissements hasardeux, sa copine vient de le plaquer et se marie très peu de temps après leur séparation... Bref, la loose ! Et il décide de passer le pas : option suicide ! Mais la Mort ne l'entend pas de cette oreille et se sent offensée par ses paroles "Je peux faire ce que je veux de ma mort". Elle le punit en l'obligeant à se réincarner et de mourir 13 fois... Et c'est là le piment de cette nouvelle série. Chaque réincarnation est une surprise pour tout le monde, tant pour le lecteur que pour notre Leejae. Que ce soit en jeune businessman arrogant, en jeune garçon victime de harcèlement ou un prédateur sexuel, le réveil est souvent brutal, surtout que Leejae sait que chacune de ses réincarnations doit se solder par la mort, mais qu'il a UNE chance de changer les choses, et donc de survivre. Petit bonus, entre chaque "nouvelle mort", retour dans le bureau de la patronne pour une petite leçon de morale... et une balle dans la tête pour le renvoyer à son nouveau destin. (Du plomb dans la tête qu'on vous dit !) Si j'étais un peu dubitatif au départ, la qualité narrative de ce premier tome embarque rapidement le lecteur et je me suis laissé prendre à ce jeu macabre, les personnages dans lesquels il se réincarne étant bien trouvés. Pour ce qui est du dessin, on est dans le classique du graphisme webtoon ; le dessin n'est pas exceptionnel mais tient bien la route, dommage que la colorisation ait ce côté un peu trop informatisé. Je suis donc curieux de découvrir la suite. *** Tome 2 *** Revoilà donc notre Leejae, qui cette fois encore va se retrouver à incarner des personnages improbables pour avoir froissé la Mort... Prédateur sexuel, streameur populaire ou encore petite racaille incarcérée, les profils sont légion... Mais le résultat souvent le même. Pourtant Leejae commence à comprendre un peu mieux comment tout cela "fonctionne" et essaye des coups pour se sortir de ce mauvais pas que lui impose la Mort... C'est toujours intéressant de s'amuser à dépeindre et jouer avec un panel de personnages aussi variés ; on a l'impression de passer l'espèce humaine au microscope à travers ces tranches de vies torturées (dans tous les sens du terme). Voilà donc une série qui installe son rythme, espérons que la suite soit aussi bonne.

10/04/2024 (MAJ le 19/06/2024) (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série Wild's End
Wild's End

Cela fait un moment que je lorgne sur cette série, attiré par les superbes couvertures et les avis positifs. Mais je l’ai souvent feuilletée puis reposée, la faute à un dessin que je trouve trop simpliste et dépouillé. Et puis j’ai fini par craquer sur la superbe intégrale VO. J’ai beaucoup aimé l’histoire, clairement inspirée de « La guerre des mondes ». Le rythme est enjoué, et les personnages sont attachants au possible. Les dialogues sont remplis d’humour, j’ai adoré les sarcasmes et les boutades omniprésents, qui permettent d’oublier que l’intrigue est finalement assez simpliste, voire un peu tirée par les cheveux par moment. Je note aussi certaines longueurs, le bouquin fait presque 500 pages, ça fait trop je trouve. Par contre j’ai beaucoup aimé la fin. Je me suis fait au dessin dépouillé. Il est lisible et sert parfaitement l’histoire. Reste aussi la question épineuse de la publication française, qui semble arrêtée après 2 tomes. J’ai essayé de demander des nouvelles à l’éditeur, mais mes messages sont restés sans réponse. Ce genre d’histoire perd beaucoup d’intérêt sans son dénouement, je trouve. Pour conclure, j’ai passé un bon moment de lecture en compagnie de personnages drôles et attachants, et je lirai sans doute le deuxième cycle (encore non annoncé en français).

19/06/2024 (modifier)
Par Présence
Note: 3/5
Couverture de la série La Lame d'Azrael (Batman - Azrael)
La Lame d'Azrael (Batman - Azrael)

Une épée enflammée, les templiers, un gnome et Batman - Il s'agit d'une histoire complète initialement parue sous la forme d'une minisérie en 4 épisodes en 1992/1993. le scénario est de Dennis O'Neil, les dessins de Joe Quesada, l'encrage de Kevin Nowlan, et la mise en couleurs de Lovern Kindzierski. L'histoire se situe peu de temps avant Knightfall. Quelque part à Gotham, un individu habillé d'une armure de templier avec une épée enflammée (Ludovic Valley) vient exercer vengeance sur Carleton LeHah. Malheureusement l'affrontement ne se termine pas à son avantage, et il est obligé de fuir l'appartement de LeHah (après une chute par la fenêtre, grièvement blessé par les hommes de main de ce dernier). Il choit au beau milieu d'une parade célébrant la fondation de Gotham, et se traîne dans une ruelle. Après s'être débarrassé de son costume trop voyant, il trouve refuge chez Jean-Paul Valley (son fils) où il rend son dernier soupir après lui avoir dit où il avait caché son habit d'Azrael et comment contacter l'Ordre sacré de Saint Dumas. Jean-Paul Valley se rend en Suisse où il rencontre Nomoz (une espèce de Gnome) qui lui explique qu'il est le récipiendaire du titre d'Azrael et que son père l'y a préparé durant son enfance par un conditionnement subconscient appelé le Système. Ayant eu le rapport de police concernant les 4 morts et 14 blessés lors de l'apparition d'Azrael, Batman s'intéresse à l'affaire, d'autant qu'il avait déjà repéré LeHah comme un trafiquant d'armes de haute technologie. Dans son introduction, Archie Goodwin explique que le responsable éditorial de cette minisérie était un peu gêné aux entournures dans la mesure où il était hors de question d'éventer l'importance du rôle de Jean-Paul Valley dans la saga Knightfall. Ainsi donc cette histoire devait être capable de capter l'attention (et l'acte d'achat) des lecteurs sans pouvoir se prévaloir de son importance capitale pour la continuité à venir dans les séries Batman. Il revenait donc à Dennis O'Neil de concocter une histoire d'origine qui tienne la route pour elle-même afin d'introduire ce nouveau personnage. C'est la raison pour laquelle la minisérie met également en scène le personnage de Batman qui sert de caution à l'introduction d'Azrael. La personnalité d'Alfred Pennyworth (qui sert de compagnon route à Batman pendant ses pérégrinations) est peu développé, et ses sarcasmes habituels manquent même de mordant. Joe Quesada dessine un Batman gothique à souhait avec d'étranges protubérances agressives dans sa cape, ce qui ajoute encore à son aura de mystère en maintenant à distance ceux qui l'entourent. O'Neil dépeint un Batman déterminé sans être obsédé, utilisant ses talents de détective, sans paraître omniscient. Il en fait également un être faillible qui se fait capturer malgré sa vaillance et sa perfection physique. Étrangement et sans réelle justification, Bruce Wayne a l'air tout à fait oublieux de protéger son identité secrète puisque Batman se fait aider publiquement d'Alfred Pennyworth et que ce dernier dévoile l'identité de Batman à Jean-Paul Valley et Nomoz sans motif clairement discernable. Mais le vrai personnage principal de ce récit n'est pas Batman, c'est plutôt Jean-Paul Valley, ou plus précisément le mystère qu'est Azrael. O'Neil s'appuie sur des recettes éprouvées : une responsabilité qui se transmet de père en fils, un Ordre mystérieux agissant dans la clandestinité, une relation avec les templiers, un chalet caché dans les montagnes suisses abritant une base souterraine, des fonds secrets détournés par un membre peu scrupuleux, des assassinats en série, un ennemi possédé par un mystérieux démon. On peut même dire qu'il n'a pas lésiné sur les mystères et éléments pulps en tout genre. C'est même la limite du récit dans la mesure où le lecteur n'apprend finalement pas grand-chose, et ne dispose d'aucune indication sur l'apparence des plus déconcertantes de Nomoz dans un contexte en décalage par rapport à cette créature mythologique. Les dessins de Quesada recèlent déjà toute la personnalité de ce dessinateur, et bénéficient de l'encrage soigné et peaufiné de Kevin Nowlan, un vrai travail d'orfèvre. Chaque trait et chaque contour de surface est pensé au millimètre près pour une expérience esthétique très riche. Quesada et Nowlan utilisent les surfaces noires pour donner plus de poids à leurs pages. La conception graphique de chaque personnage est pensée dans les menus détails. L'ambiance globale accentue l'aspect gothique de Batman et Azrael, ainsi que le mystère dans lequel les 2 personnages se débattent. Ils ont passé un temps impressionnant à peaufiner les textures des costumes et des décors. Sur chaque page, le lecteur s'arrête sur une case plus réussies que les autres qui met en avant leur talent : la façon de jouer avec l'espace blanc de la neige, la forme expressionniste de la cape de Batman, le reflet bleu acier sur les lunettes de soleil de Bruce Wayne, le visage démoniaque de LeHah possédé par Biis et défiguré par une cicatrice (avec son œil mort), la texture des flammes, leur caractère presque vivant, etc. Par la suite (après Knightfall), le personnage de Jean-Paul Valley aura droit à sa propre série continue : 100 épisodes de 1995 à 2003. Ce tome a pour vocation d'introduire un personnage intriguant ayant vocation à devenir incontournable dans les séries Batman dans les épisodes suivants. O'Neil, Quesada et Nowlan effectuent un travail honnête, mais qui souffre un peu de la lettre de commande des responsables éditoriaux : l'empilage d'éléments hétérogènes, de mystères non résolus finit par laisser le lecteur sur sa fin. le travail de Quesada est déjà impressionnant d'inventivité même s'il aurait mérité d'être mieux canalisé. L'encrage de Kevin Nowlan est un travail d'orfèvre qui mérite d'être admiré, mais qui n'intéressera qu'une partie des lecteurs. Pour compléter cette introduction à Knightfall, il est possible de découvrir le personnage de Bane dans La revanche de Bane.

18/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Hanebad !
Hanebad !

Sympa comme tout cette série, j’ai eu des bonnes vibes à la lecture des 2 premiers tomes. L’humour n’est pas loufoque mais fonctionne bien. La partie graphique est réussie et on se prête facilement au jeu des matchs de bad. Même si le contenu est assez classique au genre (entraînement, rivalité, compet’, secret …), je me suis laissé embarquer avec plaisir. Les personnages sont attachants et n’ont pas tout dévoilé. On est pas dans un harem mais j’avoue que l’auteur fait quand même bien la part belle à la gente féminine. Alors c’est clair que ça ne révolutionnera rien, mais si vous aimez les shonen sportif et que vous êtes amateurs de badminton. J’ai trouvé ça tout à fait potable, je vais continuer à suivre.

18/06/2024 (modifier)
Couverture de la série L'Étincelle
L'Étincelle

Deux albums parus, mais la série a été abandonnée avant son mitan, alors que le héros faisait des efforts surhumains pour survivre. Car c’est un peu ici Cosette au pays du matin calme, tant la misère s’abat sur Tae-Il et sa famille, et tant celui-ci doit faire preuve de courage, d’abnégation pour s’en sortir, tentant de faire quelques études, alors que la mouise s’acharne sur sa famille (son père alcoolique violent suite à quelques désastres, sa mère souffre-douleur cherchant à sauver ce qui peut l’être, et des petits frères et sœurs qu’il doit aussi prendre en charge). Le moins qu’on puisse dire est que Tae-Il possède une volonté, une force de caractère hors du commun. Mais la répétition des malheurs – c’est assez dur de dire ça comme ça – lasse un peu, au point qu’on imagine presque que le scénariste – qui s’inspire d’une histoire et d’un personnage bien réels – en rajoute pour faire pleurer dans les chaumières. Autre bémol, le dessin, que j’ai trouvé la plupart du temps très moyen, avec une colorisation parfois approximative. Disons que ça passe, mais ça n’est pas le point fort. Reste un éclairage très cru sur la société coréenne des années 1950-1960, au temps de la dictature et avant le grand bond de la croissance économique. Avec un rappel du contexte (politique et économique) intéressant en début de chaque album, par un spécialiste. Du coup c’est une lecture globalement intéressante. Mais quand même monocorde et rébarbative, avec un dessin pas à mon goût. Hélas, on ne sait pas si ou comment le héros va s’en sortir, les trois derniers albums prévus n’ayant jamais paru – en Français toutefois. Note réelle 2,5/5.

18/06/2024 (modifier)
Couverture de la série La Véritable Histoire vraie (Les Méchants de l'Histoire)
La Véritable Histoire vraie (Les Méchants de l'Histoire)

Une série un peu surprenante, et selon moi bancale. L’idée est de faire une série de one-shot (une collection plutôt selon moi) pour présenter quelques « grands méchants » de l’Histoire. Ptiluc avait déjà fait quelques choses sur quelques-uns de ces super-méchants dans La Foire aux Cochons, mais là on est plus sur des biographies. Le problème vient surtout du positionnement. En effet, ça n’est pas vraiment une vision déconne, au contraire, les scénarios sont généralement touffus, denses – parfois trop pour le peu de pagination – et ça vire plutôt à la version « légère », parfois un peu amusante (mais pas trop finalement) de l’Histoire. C’est bancal, parce que j’ai trouvé du coup que le sérieux – qui semblait devoir l’emporter vu qu’on n’est pas sur de la caricature ou de l’humour pur – n’était pas toujours convaincant (du moins sur les albums – Hitler/Torquemada/Robespierre) que j’ai eu l’occasion de lire. Des trois que j’ai lus c’est le Robespierre qui m’a le plus déçu. Il faut dire que demander à Michel Onfray d’être l’un des deux « cadreurs » en fin d’album est grotesque, tant on sait qu’il déteste tout ce qui chez Robespierre s’oppose à ses idées d’extrême droite. Il n’est d’ailleurs aucunement historien ou spécialiste de la période. J’ai trouvé cet album sans saveur, véhiculant pas mal d’idées – mal – reçues. Comme en plus je ne suis pas fan du dessin de Bercovici (très lisible au demeurant) … Surtout, je ne vois pas ce que Robespierre vient faire ici en tant que « méchant de l’Histoire ». Il y a déjà là des choix idéologiques discutables ! Celui sur Hitler est pas mal (celui que j’ai préféré des trois lus), mais en 48 pages, c’est difficile d’être exhaustif, comme on a voulu l’être ici, d’où pas mal de frustrations. Mais le dessin de Ptiluc passe très bien – même si ses rats font immanquablement penser aux souris de Maus (Spiegelmann ayant beaucoup plus développé son sujet – qui n’est pas exactement le même). Enfin, Torquemada était l’album qui m’intriguait le plus, tant ce personnage est moins « connu » que les autres, et que la « matière » était sans doute moins fournie pour traiter cette « biographie ». Mais du coup on risquait moins de frustration que pour Robespierre ou Hitler. D’ailleurs, singulièrement, la pagination est bien moins épaisse – et le dossier final hélas réduit à la portion congrue. C’est dommage, c’est avec ce genre de personnage que la collection pouvait davantage sortir des sentiers battus. Je suis sorti de cet album avec un avis mitigé Note réelle 2,5/5.

18/06/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Copenhague
Copenhague

Une drôle d'histoire entre réalisme et loufoquerie, et en même temps une sorte d'hommage à Copenhague et à l'esprit danois. Ca commence comme un roman graphique avant qu'un élément un peu fantastique n'y soit inséré puis ça tourne à une étrange enquête policière un peu burlesque pas tant dans son déroulement que dans ses protagonistes et dans leur manière de penser et se comporter. On ne sait pas trop sur quel pied danser, entre l'humour et la romance légère, le policier et le loufoque. J'ai trouvé ça original, plutôt amusant, mais je ne suis pas vraiment tombé sous le charme. J'aime bien la mise en avant du Danemark que je ne connais pas, mais cela ne m'a pas forcément donné plus envie que ça d'aller visiter Copenhague. Je n'ai pas non plus tellement accroché aux personnages que je suivais avec un peu de distance. J'en suis ressorti diverti et appréciant ces nombreuses touches d'originalité, mais pas forcément emballé non plus.

18/06/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Hand of fate
Hand of fate

Hand of fate est un webtoon à la trame fantastique qui part sur une idée relativement originale. Une lycéenne découvre un jour qu'elle peut lire les lignes d'action et de dialogues de tous les humains autour d'elle, affichant au-dessus ce qu'ils viennent de faire et dire, ce qu'ils disent maintenant et ce qu'ils vont dire et faire dans les secondes à venir. Elle peut agir pour changer ce futur et, plus incroyable encore, elle peut réécrire le passé pour modifier le présent comme on change le scénario d'une histoire. Car elle est amenée à devenir une conteuse, capable d'écrire la trame de l'histoire et réécrire le destin de chacun. Mais avant cela, elle devra passer par bien des épreuves car elle ne sait pas du tout maîtriser ses pouvoirs et surtout elle n'est pas la seule qui en est dotée. On est forcément un peu dans le fantasme adolescent d'être capable de modifier la réalité selon ses envies. Et le tout se combine à ce qui s'annonce comme des affrontements entre personnes dotées de tels pouvoirs, à la manière de combats entre mages se déroulant en secret sans que les humains normaux ne soient au courant. C'est pas mal en espérant que la capacité à réécrire les histoires soit bien exploitée. Pour le moment on n'en a qu'un léger aperçu mais les auteurs frappent fort en créant un évènement tragique qui tue et blesse un grand nombre de proches de l'essentiel, motivation supplémentaire pour l'héroïne à découvrir comment maîtriser ses pouvoirs. Graphiquement, on est sur du webtoon assez classique, donnant la priorité aux personnages qu'aux décors. On notera toutefois que l'aspect global et les couleurs semblent plus adaptés à une lecture sur écran, avec rétroéclairage, les planches se révélant moins lisibles sur papier, surtout quand elles incluent des effets de flou pour les arrière-plans. Le rythme est lui aussi celui d'un webtoon qui prend tout son temps à se mettre en place. Un lecteur habitué aux BD classiques risque de trouver l'introduction un peu longue et de vouloir en arriver plus vite au cœur de l'intrigue. A voir la suite donc...

18/06/2024 (modifier)
Par bab
Note: 3/5
Couverture de la série Spirou et Fantasio Classique - La Baie des Cochons
Spirou et Fantasio Classique - La Baie des Cochons

Je rejoins l'avis général, cela devient compliqué de s'y retrouver dans toutes les séries de Spirou et Fantasio. Et pourtant, je suis un aficionado de la première heure. On sent bien que la ligne éditoriale chez Dupuis est perdue face à ce monument, ce qui n'a pas empêché quelques pépites de sortir. Revenons en à nos cochons. Cela devient compliqué de donner un avis tant le passif est lourd pour cette série. Pour la Baie des Cochons, on est dans la madeleine de Proust... un peu amère. Les influences sont clairement là et ne sont pas cachées. Le trait, le style, les couleurs... tout y est, en référence à Franquin. Hélas, n'est pas Franquin qui veut. Et l'ombre du maître (telle celle du Z) plane fort sur cette nouvelle aventure. Objectivement (oui soyons le), ça fonctionne pas trop mal quand même. Rappelons que Spirou et Fantasio est avant tout une BD pour les jeunes, et non pour les vieux comme moi, pétris d'attentes et de souvenirs. Le trait est dynamique, l'humour est un peu téléphoné et n'a pas la finesse de celui de Franquin, mais pour un jeune public, pourquoi pas. A lire ce qu'y en avait été dit, je m'attendais à une déception totale, au point d'hésiter à l'acheter. Et au final, je ne regrette pas. La lecture reste plaisante et replonge dans les tomes passés. Une madeleine reste une madeleine. On peut se questionner sur l'intérêt de situer l'aventure dans un contexte historique tel que la baie des cochons et vouloir réécrire l'histoire. A y réfléchir, c'est peut être la partie la moins habile de cette histoire. A quelques exceptions près dans les spins off, j'attends toujours des auteurs qui prendront le temps de s'installer dans l'univers de Spirou et Fantasio afin de nous offrir un nouvel arc narratif de leurs aventures, comme l'a fait Franquin au début, Fournier avec plus de difficultés et bien sur Tome et Janry qui ont réussi à se hisser à la hauteur du maître.

18/06/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Dead Company
Dead Company

2.5 C'est la première série que je lis de cet auteur qui semble s'être spécialisé dans les séries de jeux de type survival où les participants doivent se massacrer jusqu'à ce qu'un survive. Ici, il y a une originalité: le protagoniste est le seul survivant de ce type de jeu et il va se retrouver à travailler pour une compagnie qui propose ce type de jeux à ses clients. Au début, on fait croire qu'il s'agit juste de jeux vidéos, mais évidement vu le titre on se doute bien que la compagnie cache des choses.... Je ne sais pas si c'est la suite d'une autre série de l'auteur. En tout cas c'est assez bien expliqué pour qu'on puisse lire cette série sans avoir besoin de lire les autres œuvres de l'auteur. Malheureusement, c'est très moyen. Je n'ai pas ressenti d'empathie pour les personnages, ce qui n'est pas une bonne nouvelle pour ce type d'œuvre. Je ne ressens aucune tension si je ne ressens rien pour les personnages et du coup je me foutais de ce qui allait arriver au protagoniste et à ceux qui l'entourent. Il y a de bonnes idées, mais leur traitement m'a semblé un peu superficiel. Et puis aussi c'est poussif par moment, surtout dans le tome 2, et il y a des grosses facilités dans le scénario. Ça se laisse lire, mais il y a tellement de mangas à lire que je recommande seulement aux fans hardcore du genre. Au moins cela dure que 3 tomes.

17/06/2024 (modifier)