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Couverture de la série La Femme à l'étoile
La Femme à l'étoile

Un album épais, mais dont la lecture est agréable, et relativement rapide finalement. Sans tout renouveler dans le genre, ce western se révèle prenant, et assez original. C’est une sorte de huis-clos, où nous assistons, au fond d’une vallée encaissée, au milieu de ruines près d’une vieille mine abandonnée, à la résistance de deux jeunes gens, une femme et un homme, qui se sont retrouvés ici par hasard. Par bribes, on apprend qu’ils ont tué – et qu’ils sont donc traqués pour cela. Les raisons de leur « assassinat » s’éclairent peu à peu. Cela donne de l’épaisseur à leurs personnages, alors qu’apparaissent les bras armés de la justice, des shérifs et leurs sbires. La notion de bien et de mal n’est pas très claire, mais le struggle for life de nos assiégés donne du rythme à l’intrigue. Et rapidement on prend fait et causes pour eux, tandis que les représentants de la loi – leur chef en particulier (qui semble habité par une illumination christique) – sombrent dans la folie. La lutte est âpre, dans le froid glacial, on ne s’ennuie jamais. Pastor prend le temps de donner corps et âme à ses personnages, on s’attache à eux. Le dessin de Pastor, qui a travaillé à l’aquarelle, est beau et original pour un western. Une lecture très sympathique. Note réelle 3,5/5.

17/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Monster Club
Monster Club

Je ne m’étendrai pas sur le 2eme tome, dont je garde bien peu de souvenir, la faute à une discontinuité sur la partie graphique qui ne me plait pas. Par contre, je garde énormément de sympathie pour le premier. Déjà l’un des rares, si ce n’est le seul, album dessinait par Thierry Leprévost, d’habitude coloriste talentueux. Il rend ici une copie pas exempt de défauts mais cependant très agréable à suivre. Les personnages sont bien campés et malgré des planches assez chargées en cases, le tout reste lisible et d’une belle dynamique. Dommage qu’il n’est pas poursuivi l’aventure. Et justement en parlant d’aventure, j’aime bien le petit monde imaginé par Masbou. Ça me fait penser à un film qui m’a vraiment marqué gamin : Aux sources du Nil, je retrouve cette ambiance victorienne et cette rivalité/concurrence entre personnalités ou club. Bien sûr ici, le sujet sera tout autre et s’avérera beaucoup moins sérieux, laissant place à pas mal d’humour au passage. Une quête un peu saugrenue donc mais qui se laisse découvrir avec plaisir.

17/06/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Marée haute
Marée haute

Construit dans les années 70, le complexe de bains dans lequel le héros, avatar de l'auteur, a grandi comprenait une piscine et un restaurant sur la côté espagnole au nord de Barcelone. Au rythme des paellas qui y étaient servies, il se développaient dans et autour de cet établissement toute une faune qui reflétait la situation de la Catalogne à cette époque et ce qui a forgé l'enfance de l'auteur, avec en premier l'image de son père, fort-à-bras et fort-en-gueule sincèrement amoureux de sa femme plus inquiète pour les finances de leur restaurant et cherchant le réconfort sur numéro surtaxé lui prodiguant prévisions d'avenir et autres recettes de sortilèges bidons. Avec cette BD, on a l'impression de lire un journal intime en partie romancé. L'auteur s'y met en scène sous la forme d'un gamin un peu fripouille fasciné par sa famille et son père surtout, très présent et qui donne en partie son âme à cet endroit si particulier où il a grandi. Autour de lui, on découvre une vision par ses yeux d'enfants d'à quoi ressemblaient les gens à l'époque, les sympas comme les moins sympas, comme par exemple les drogués qui erraient sur la plage et que l'auteur dépeint comme des vampires aux visages émaciés. Et toujours son père se posait en protecteur implacable, comme le "gardien de la plage". Une jeunesse aux allures d'éternelles vacances puisque toujours à la plage. Jusqu'au jour où la crise financière espagnole et les magouilles qui imprégnaient la Catalogne d'alors vont les rattraper... Le dessin de cet album est assez marquant puisque son style change selon le contexte, dans un ensemble un peu hétéroclite et avec toujours à mes yeux le sentiment d'être celui d'un dessinateur self-made-man qui aurait appris à dessiner tout seul, en bon amateur. N'entendez pas par là que je le trouve insuffisant sur le plan technique, mais il sort des styles académiques, même si parfois je trouve que ses personnages ont des petits airs de ceux d'Andreas, ce qui n'est pas pour me déplaire. L'histoire est intéressante pour découvrir l'ambiance balnéaire de l'Espagne des années 90 et aussi relativement touchante sur la fin. Je dois avouer toutefois n'avoir pas été véritablement transporté : j'ai trouvé cette lecture plaisante mais pas bouleversante.

17/06/2024 (modifier)
Par Cleck
Note: 3/5
Couverture de la série L'Ambulance 13
L'Ambulance 13

Je me suis enfin tourné vers cette série historique sur la guerre de 14-18, la grande estime qui l'accompagnait me décidant. Adoptant un parti-pris clair inattaquable (dénoncer les horreurs du conflit, le cynisme des hiérarchies et politiciens, être attentif aux points de vue féminins, etc.), elle déroule son intrigue via le prisme d'un chirurgien de guerre de bonne famille envoyé en première ligne. S'invitent ses histoires de cœur, ses délicates relations avec sa famille bourgeoise et notamment son notable de père, son rapport à la hiérarchie militaire, à ses infortunés collègues de compagnie. Il s'agit d'une belle BD, mais à la différence d'un Largo Winch ou d'un XIII où l'on accepte les infinies et rocambolesques sinuosités de l'intrigue, le genre historique ici freine sinon interdit l'usage de l'abracadabrantesque. Notre brave poilu est véritablement immortel ! Il parcourt les champs de bataille de nombreux affrontements tristement célèbres (Verdun, Chemin des Dames, la Somme...), toujours en première ligne, et parvient miraculeusement à s'en sortir estropié mais vivant et relativement indemne. Parallèlement, les illustrations ne m'ont permis de reconnaître chacun des protagonistes avec l'immédiateté souhaitée, faisant régner ici ou là une mini et regrettable confusion. Pertinent et assez agréable, mais selon moi pas au niveau des éloges lus. [Lecture arrêtée à la fin du tome 4, tomes suivants inaccessibles pour le moment]

17/06/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Un mari d'enfer
Un mari d'enfer

Un mari d'enfer est un webtoon qui mélange les genres isekai, fantasy, romance et un peu d'intrigue politique. Laëtitia est réincarnée dans un monde de fantasy mais se souvient de sa vie précédente. Cela ne lui sert que peu toutefois car dans sa nouvelle vie, elle est orpheline et reléguée au rang de servante dans sa famille adoptive. Ceux-ci la forcent un jour à épouser un seigneur qui vit dans les dangereuses terres du Nord, protecteur réputé de l'humanité face aux diables qui y rôdent mais également méprisé pour la laideur supposée qu'il cache derrière un masque terrifiant. Autant dire que la jeune Laëtitia est terrorisée quand elle arrive là-bas mais elle y découvre un seigneur et son peuple gentils et attentionnés, ainsi que ses capacités à participer elle aussi à la défense du royaume grâce à son intelligence et à ses connaissances de sa vie passée. Et surtout... elle découvre que le monstrueux seigneur est en réalité... un très beau jeune homme qui se croit laid alors qu'il fait fondre le coeur de l'héroïne. Romance, aventure, intrigues et aussi un peu d'humour sont au menu de cette histoire ma foi fort agréable. Graphiquement, c'est du webtoon classique, à savoir que les personnages sont mis en avant, dans un style manga très classique, au détriment de décors souvent réduits au minimum, le tout colorisé à l'ordinateur avec force dégradés et effets de lumière. Le dessin reste toutefois de relativement bonne qualité et il se laisse lire. L'histoire ne se prend pas vraiment au sérieux, surtout dans la romance elle-même. Difficile en effet de trouver crédible ce si beau jeune homme que toute le monde croit moche, lui compris, et qui tombe dans les bras d'une héroïne qui ne demande que ça. On retrouve cette même légèreté un peu partout, que ce soit dans les méthodes de l'héroïne pour combattre les diables ou dans les relations entre personnages. C'est plutôt amusant et ça fonctionne relativement bien pour capter le lecteur et lui donner envie de lire la suite.

17/06/2024 (modifier)
Par Titanick
Note: 3/5
Couverture de la série Tunnels
Tunnels

Des galeries se creusent dans les sous-sols entre Israël et la Cisjordanie. En tous sens d’ailleurs, et les archéologues israéliens à la recherche d’artéfacts bibliques finissent forcément par croiser l’autre camp qui passe la démarcation sous le mur. Mur de séparation entre deux peuples mais le conflit ne sera pas évoqué, ou à peine. Une seule chose obsède l’équipe d’archéologues, trouver l’objet de leur quête, rien d’autre ne compte. Et quasiment tout tourne autour de cette recherche, avec les déboires de financement, de matériels et les petites compromissions pour être le premier avant les autres… pour la gloire. Cet égo des scientifiques pour les publications est la partie qui m’a paru le plus réaliste, d’ailleurs. C’est quand même un peu tiré par les cheveux comme histoire, et les rapports entre les scientifiques et les ouvriers qui creusent sont caricaturaux, même si les réflexions des quelques fidèles illuminés apportent un peu d’humour par leur lecture premier degré de l’ancien testament. Un dessin plutôt ligne claire mais « molle », hésitant entre le réalisme et l’humoristique qui ne m’a pas transportée (mais c’est un goût personnel, j’en conviens). Je ne devais pas être dans un bon jour pour apprécier pleinement, même si j’ai fini l’ouvrage sans réel déplaisir. 2,5 arrondi à 3. Je ne le réemprunterai pas.

17/06/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Tsubaken
Tsubaken

Kenrick est un jeune orphelin viré de tous les lycées pour excès de violence dans un monde légèrement futuriste où les films, séries et autres jeux vidéos ne sont plus disponibles que sur abonnement en ligne et où les CD et autres copies physiques de vieux jeux et mangas se vendent sous le manteau. Mais il se contente en général de répliquer aux harceleurs et bizuteurs en tout genre. Et c'est à nouveau le cas dans le nouveau lycée où il vient de débarquer. Si ce n'est que grâce à un nouvel ami, il va avoir une seconde chance et pourra peut-être tenir un peu avant d'être viré. Ce qui ne l'empêche pas de devoir rapidement affronter les gangs en place et leurs bagarreurs. C'est un webtoon de baston dans une ambiance de lycée de banlieue avec un héros à l'énorme coupe afro qui affronte des petites frappes et autres punks. Le dessin de ZeN est assez cool, tout en dynamisme et dans un style un peu street art. Sa mise en scène est percutante et efficace. Pour le scénario, c'est un peu difficile de se faire une idée sur le seul tome 1 car il reste très introductif et se résume globalement à l'arrivée du héros dans son nouveau lycée, la rencontre avec un gars un peu coincé qui deviendra son ami, et trois fois le même type de scène où le héros se retrouve confronté à des harceleurs et où il les tabasse avec la plus grande aisance. D'où lui vient une telle force, on n'en sait rien pour le moment. Vers où se dirigera l'intrigue et consistera-t-elle en autre chose que des combats certes bien chorégraphiés mais sans grande profondeur, on ne le saura aussi qu'en lisant la suite. Pour l'instant, autant l'idée d'un monde où toute la culture a été dématérialisée et est sous la coupe de sociétés capitalistes est intéressante, autant elle est très peu exploitée pour ne laisser la place qu'à une succession de défis et de bastons. A voir donc...

17/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Batman - Silence
Batman - Silence

Ouais sympa mais je m’attendais tellement à mieux que cette série m’est parue anecdotique dans la carrière de notre justicier. Je l’ai lu dans son intégrale où en intro on a une sorte de ping-pong entre les créateurs, chacun se complimentant respectivement sur leurs parties. C’est un peu le truc à la mode, on trouve ça dans pas mal de comics (Invincible…) sauf que généralement c’est à la fin et que les auteurs essayent d’être drôles. Ici ça le veut mais j’ai trouvé ça beaucoup trop premier degré, surtout quand j’entends chef d’œuvre ou révolution… et ce n’est pas dit sur le ton de la plaisanterie. Donc Ok pas de problème pour se la péter mais attention aux attentes du lecteur du coup !! Et les miennes sont loin d’avoir été comblées messieurs les auteurs. Oui vous livrez du boulot honnête mais ça ne fait pas tout. Le dessin est le moins attaquable, on aime ou pas, perso je lui trouve un côté trop 90´s dans la représentation des héros (mais pas des héroïnes bizarrement). En tout cas ça reste fluide, lisible et détaillé. Quand à l’histoire si elle ne s’avère pas foncièrement désagréable avec l’interaction de nombreux personnages de la franchise, c’est pas non plus ouf ! Le scénariste n’arrive pas à tenir la longueur avec le mystère autour de Silence. Il y a du rythme mais pas de tension, ça ne fait pas vibrer. L’intérêt ne cesse de décliner au fil des chapitres, le pire étant la révélation finale qui fait pchittt. Donc voilà ça se laisse lire si on aime l’univers, mais c’est très loin d’être un indispensable comme les créateurs avaient l’air de se gargariser. Il y a quand même un truc qui m’a bien plu, en plus de me sembler réussi, c’est l’évolution de la relation Batman/Catwoman.

17/06/2024 (modifier)
Couverture de la série La Rose écarlate
La Rose écarlate

Cette série possède tous les ingrédients pour me faire soupirer. C'est totalement kitch et nian-nian à tel point que j'ai eu l'impression que l'auteure en rajoutait à plaisir comme avec ces titres qu'un Fabcaro tournerait en dérision avec plaisir. L'autrice pioche sans vergogne au niveau du scenario et du graphisme dans un catalogue de situations très connues. Cela va de Zorro/Robin des bois vers des Disney comme la Belle et la Bête, Aladin ou certains passages d'Astérix. Le graphisme surfe sur la mode d'une animation Manga dont la précision s'effiloche au fil des épisodes. Si on y ajoute des décors de Paris de Venise ou d'Istanbul (oui oui au XVIIIème siècle !!!) on ne peut pas dire que la précision ait été le souci premier de l'autrice. La série est ainsi bourrée d'anachronismes, de contradictions et d'imprécisions. Pourtant j'ai lu le premier cycle avec un certain sourire aux lèvres et j'ai trouvé le personnage de Maud attachant tellement cette gamine de 18 ans me faisait penser à une gamine de dix ans pleine de bonne volonté qui voudrait changer le monde. J'ai été touché par la naïveté du personnage qui ne faiblit jamais même devant les tentatives de déconstructions de Guilhem. Si on se place en dehors du public niche de lectrices de 8-12 ans cette série frise le ridicule. Mais j'ai essayé de voir cela avec des yeux bien plus jeunes que les miens et j'ai trouvé cela amusant. Il y a même certains points que j'ai aimé comme le graphisme des combats très dynamiques, les châteaux des premiers tomes très détaillés ou le personnage de Guilhem qui introduit un élément de cynisme ironique bienvenu. On pourrait même y ajouter quelques allusions en forme de clins d'œil sur la sexualité de Maud. Enfin le texte reste d'un niveau honnête et sans vulgarité ce qui est déjà un bon point. Une lecture bien rose bonbon plus que rose écarlate à mon avis mais pourquoi pas pour le public visé.

17/06/2024 (modifier)
Par Charly
Note: 3/5
Couverture de la série Universal War One
Universal War One

J'ai embarqué dans cette odyssée spatiale avec une curiosité piquée au vif. L'univers dépeint est vaste et l'ambition de la série, indéniable. Les planches regorgent d'actions et de paysages interstellaires qui invitent au voyage, et je dois avouer que le spectacle est souvent grandiose. Les personnages, bien que parfois stéréotypés, ont su capter mon attention. Leur charisme et leurs interactions dynamiques ont ponctué ma lecture d'une touche d'humanité bienvenue dans ce décor cosmique. Le scénario, riche en idées, m'a parfois laissé perplexe. Les voyages dans le temps et les paradoxes temporels sont des thèmes épineux, et bien que traités avec brio, ils ont par moments alourdi ma compréhension de l'intrigue. Le dessin, d'un réalisme saisissant, sert admirablement l'histoire. Cependant, j'aurais aimé y trouver plus de créativité, un brin de folie graphique pour épouser pleinement le genre du space opera. En somme, cette bande dessinée est une expérience de lecture intéressante, qui, malgré quelques zones de turbulences, mérite une place dans la bibliothèque des amateurs de science-fiction. Elle ne m'a pas totalement conquis, mais a su éveiller en moi un sentiment d'admiration pour son ambition et sa complexité.

17/06/2024 (modifier)