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A l'Ouest de l'Eden

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 4 avis)

A l'Ouest de l'Eden est le second volet d'un tryptique indépendant signé par Hugo Pratt qui comprend également "la Macumba du Gringo" et "Jesuite Joe". Chacun raconte en fait une variation mystique autour de la fraternité... et du fratricide.


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale Auteurs Italiens Mer Rouge et Corne de l'Afrique Pilote Pratt

Le mythe universel de Caïn et Abel réinterprété dans des cultures qu'on croirait étrangères à l'ancien testament. Peu connues, ces histoires sont effrayantes et magnifiques. Décembre 1931. Dans le désert somalien limitrophe de l'Ethiopie, fournaise infernale hostile à toute forme de vie, la patrouille de méharistes commandée par le lieutenant Robinson donne la chasse à un guerrier solitaire et insaisissable qui signe ses méfaits d'un simple surnom : le Vengeur.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1979
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série A l'Ouest de l'Eden
Les notes (4)
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30/03/2009 | Erik
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L'avatar du posteur Agecanonix

Il y avait longtemps que je n'avais pas lu du Hugo Pratt, c'est pas un de mes auteurs préférés, loin de là, mais parfois, certains de ses récits m'ont intéressé, c'est le cas avec celui-ci que j'ai eu l'occasion de lire dans l'édition originale Dargaud de 1979, en Collection Pilote (le récit a été prépublié dans Pilote en 1978), avec une couverture que je trouve bien plus jolie que cette réédition. Décidément, les couv de rééditions sont souvent quelconques, voire carrément laides, j'arrive pas à comprendre ce genre de truc, un éditeur devrait savoir qu'une couv de Bd c'est comme une affiche de film, ça doit donner l'envie au lecteur de la lire, et franchement, si on m'avait présenté cet album réédité, je n'aurais même pas eu envie de l'ouvrir, en plus du fait que Pratt n'est pas un auteur dont je raffole... C'est un récit assez étonnant, sorte de version moderne du mythe biblique de Caïn et Abel située dans un décor d'Afrique coloniale, avec des cultures qu'on ne s'attend pas à trouver dans ce genre de relecture. Pratt revisite ce mythe sous l'uniforme britannique avec un évident côté mystique et installe une ambiance d'une grande noirceur, mais je trouve qu'il n'exploite pas entièrement le potentiel que ce type de récit pouvait offrir. Je reste un peu interloqué par le traitement de certains personnages, et le récit bascule un peu trop soudainement dans un salmigondis ésotérique. Ceci dit, ça ne m'a pas déplu, c'est l'essentiel, même si je ne me régale pas non plus. Au niveau graphique, c'est du Pratt, pour moi ce n'est pas un dessin devant lequel je suis admiratif, donc je m'acclimate, il n'est ni pire ni meilleur que ce que j'ai pu voir dans d'autres séries du grand auteur italien, comme Les Scorpions du désert ou Jesuit Joe...

15/07/2020 (modifier)
Par McClure
Note: 3/5

A l'inverse d'Aurelien, il s'agit pour moi de l'oeuvre la plus difficile de Pratt que j'adore. Pour quelle raison ? Simplement parce que je suis assez hermétique à tout ce qui touche au surnaturel "spirituel", à l'ésotérique... Ici Pratt mixe avec réussite un récit d'aventures de l'Afrique Coloniale, avec toujours la même qualité de travail, et un regard particulier sur cette époque aventureuse mais aussi toujours moralement critiquable. Maintenant, le récit bascule trop vite et trop fort dans le spirituel pour me tenir en haleine sur cette histoire. Les transgressions sur Adam et Eve, Abel et Cain ne m'ont pas transporté. Le final est plutôt bien ficelé mais on s'y attend assez vite. Une oeuvre moins forte que le reste à mon sens, reste que cela reste de très bonne qualité.

24/07/2012 (modifier)

Le lieutenant Robinson du Somaliland Camel Corps, de l’armée anglaise, et ses hommes font route vers un fortin à la frontière entre la Somalie et l’Ethiopie. Sur place, ils découvrent avec horreur que toute la garnison a été massacrée. Soudain, un soldat de Robinson est abattu. Le coup de feu semble provenir d’un mystérieux méhariste, très éloigné du fortin. Le bataillon se lance alors à la poursuite de ce dernier, mais en vain : il a disparu. Les soldats commencent alors à parler de spectre… La magie de Pratt n’a jamais aussi bien pris avec moi que dans cet album. Une série comme Les scorpions du désert est peut-être un peu trop réaliste. Certains Corto Maltese (Les helvétiques, p. ex.) sont par contre bien trop oniriques à mon goût. Avec 'A l’ouest de l’Eden', l’équilibre est parfait ! Par ailleurs, j’ai toujours adoré les récits de Pratt ayant pour cadre l’Afrique. Tout ce sable à perte de vue, ça fait rêver… Le scénario est très bien ficelé, le côté mystico-religieux admirablement calibré et la chute est géniale ! Concernant le dessin, Pratt est dans sa meilleure période, selon moi : après sa phase trop réaliste (La ballade de la mer salée, p. ex.) et avant sa phase trop abstraite (Mu, p. ex.) Il s’agit là – vous l’aurez compris de par ma cotation – d’une de mes bd préférées ! Je ne la conseille pas exclusivement aux inconditionnels de l’auteur. Pour ma part, je ne connaissais d'ailleurs pas encore Hugo Pratt à l’époque où j’ai découvert cet album.

19/12/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

La patrouille du lieutenant Abel Robinson s'enfonce dans le désert somalien en 1931 à la poursuite de la bande d'un rebelle: le Vengeur. Soudain, une tempête de sable sépare Robinson de ses hommes pour le précipiter dans un autre univers à l'Ouest de l'Eden... Hugo Pratt renoue une fois de plus les liens qu'il entretient avec la corne de l'Afrique, ses histoires et ses mystères. Dans ce récit aux multiples facettes se mêlent aventure, mythe et surnaturel. Entre rêve et réalité, le lecteur peut se perdre. Cependant, l'auteur garde une parfaite maîtrise de l'histoire pour nous révéler un final à la hauteur.

30/03/2009 (modifier)