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Couverture de la série Batman - Les Derniers Jours du Chevalier Noir (Qu'est-il Arrivé au Chevalier Noir ?)
Batman - Les Derniers Jours du Chevalier Noir (Qu'est-il Arrivé au Chevalier Noir ?)

Naturellement attiré par cet album tant en raison de son scénariste renommé et de son protagoniste principal, que de son titre laissant entrevoir une histoire atypique, j'ai été passablement déçu par ma lecture. Atypique, « Batman - Les Derniers Jours du Chevalier Noir » l'est assurément par sa narration et son thème : la veillée funèbre de Batman. On sent que Neil Gaiman est un immense fan et qu'il a pris énormément de plaisir à travailler sur ce projet. Pour faire simple, Batman est (mort... ? et) allongé dans une chapelle. Tous les personnages de son univers, alliés ou ennemis, viennent lui rendre hommage, pour certains par une prise de parole et une anecdote le concernant. L'histoire est difficile à comprendre et les récits des différents intervenants sont contradictoires, ce qui plombe la lecture. Sur le moment, j'ai pensé que c'était un choix scénaristique, que chaque personnage tirait la couverture à lui en fantasmant sa petite histoire. Ce n'est que plus tard, au hasard d'une promenade sur internet que j'ai compris que cet album reprenait les arcs narratifs de plusieurs récits de Batman. La seule véritable lumière vient de la partie de l'album racontée par ce brave Alfred... je n'avais jamais pensé à Batman et à son combat contre le crime sous cet angle. J'aurais franchement aimé en savoir plus. Graphiquement rien de spécial à relever. Nous sommes dans du comics de super héros classique. « Batman - Les Derniers Jours du Chevalier Noir » sort manifestement des sentiers battus... et pour une fois, peut être aurait-il fallu y rester !

17/01/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série Nosferatu
Nosferatu

Je suis habituellement un grand fan de l’œuvre de Druillet mais j'avoue que pour le coup je suis un brin déçu. Il faut dire qu'il y a peu j'étais encore en pleine lecture du Dracula de George Bess qui lui s'est véritablement attaché à retranscrire le livre de Bram Stoker. Ici c'est un Nosferatu qui certes porte le nom et est également un vampire mais qui est à mille lieues de l'original. Nous croisons donc un vampire vivant sur un monde apocalyptique, il est seul et son unique préoccupation est de déambuler, voler dans des cieux noirs à la recherche de nourriture. Sa quête est assez vaine, en effet il ne croise sur son chemin que des créatures dégénérées, aussi paumées que lui, finalement son dernier but sera de fuir ce monde vide de tout. Dans ses autres récits Druillet utilisait des décors incroyables avec des couleurs qui renforçaient le propos. Ici nous n'avons droit qu'à un noir et blanc que l'on pourrait qualifier de minimaliste avec des décors peu variés. Et puis que ce Nosferatu est bavard, si encore c'était pour nous dire quelque chose, mais au final il ne reste pas grand chose de ses propos, j'avoue même avoir sauté quelques phylactères tant c'était grandiloquent et à mon avis dénué de sens. Seul point positif: avoir retrouvé quelques textes magnifiques de Baudelaire. Comme l'Ymagier, certaines choses m'ont sans doute échappé, pas sûr que j'y revienne de sitôt.

17/01/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Lune d'argent sur Providence
Lune d'argent sur Providence

Dans cette série, j'ai aimé : - le cadre d'une petite ville du New Hampshire en 1880 qui mêle une ambiance western à un décor plus proche de la Nouvelle-Angleterre - les deux personnages principaux qui ont des personnalités intéressantes et pas trop clichés - le récit du premier tome, assez orienté vers l'action et l'enquête, plutôt clair dans son intrigue qui mêle des sortes de garous terrorisant la population et sur lesquels le shérif doit enquêter J'ai moins apprécié : - le dessin de Hérenguel qui n'est pas ma tasse de thé. Autant je l'aime bien sur les décors et les personnages principaux, autant je ne suis pas fan de la colorisation, des postures poseuses des garous, et du trait souvent embrouillé. - le côté trop cliché de la réaction de la foule en colère et du personnage du grand chasseur blanc raciste et détestable qui harangue la foule et la pousse à la haine - quelques dialogues pompeux et fort peu compréhensibles comme les diatribes du révérend notamment Et surtout je n'ai pas aimé : - La façon dont l'intrigue devient confuse et échevelée dans le second tome, abandonnant la relative linéarité du premier tome pour un embrouillaminis empli d'ésotérisme. Je me suis perdu dans cette deuxième partie du récit, comprenant mal les motivations des uns des autres comme si, finalement, j'étais passé complètement à côté du fond de l'intrigue. L'album m'est presque tombé des mains à un moment donné.

17/01/2020 (modifier)
Par Jetjet
Note: 2/5
Couverture de la série Edika
Edika

Ah tiens donc, et si on lisait un "nez-dis-cas" ? Ah oui ça rappelle fortement les années lycée où on s'arrachait le Fluide Glacial mensuel que quelqu'un avait toujours la bonne idée d'acheter et de prêter dans les cours de récré dans les années 80.... Et la première histoire que tout le monde lisait c'était toujours l'histoire d'Edika ! Ah oui retrouver cette famille déjantée avec son chat Clark Gaybeul en slip kangourou, des nanas aux gros nez et aux gros nénés et pas mal de situations absurdes avec des dialogues abscons... On se fendait bien la gueule dis donc... Le dessin était facile, immédiatement reconnaissable et identifiable et puis quelqu'un a eu la bonne idée de tous les acheter en éditions cartonnées... Des titres improbables, des situations scabreuses, jamais de chute, ah oui clairement on allait se fendre la gueule.... Je vais confesser un secret qui pourra être vilipendé en haut lieu pour trahison devant les modérateurs : non je n'ai pas lu les 37 tomes listés à ce jour. Non je n'en ai jamais acheté aucun. Mais on a du me prêter bien plus de la moitié pour passer le temps. Il faut dire qu'Edika était le seul représentant de ce style absurde (en fait non mais le plus connu sur deux décennies de franco-belge). Mais je dois confesser autre chose : cela ne m'a jamais fait beaucoup rire mais à un âge où on est jeune et con, lire Edika était une bonne raison d'y voir un bout de nichon ou de passer pour un rebelle. Un seul de ses albums pourrait suffire pour comprendre et en apprécier ou pas le style car tout le reste n'est que répétition. Mais il a raison ce bouffon, personne n'a jamais su vraiment l'égaler sauf son frère Carali. Mais pour en avoir relu par nostalgie et par curiosité, ce succès est peut-être mérité mais il n'y a vraiment rien de bien folichon.

16/01/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 2/5
Couverture de la série Elles ne vont pas se fumer toutes seules
Elles ne vont pas se fumer toutes seules

Cet album ne m’a pas enthousiasmé. Je ne suis certes pas fumeur, et donc peut-être pas le public cible. L’auteur parle de son expérience en tant que fumeuse, nous fait part de ses craintes, de ses réflexions sur le sujet, sur le regard des autres. Elle parle aussi de la cigarette de manière plus générale dans la société, de son omniprésence à la télé et au cinéma avant que le lien avec le cancer ne soit établi par exemple. La mise en image est modeste, avec un style qui aurait plus sa place sur un blog. Un album distrayant mais vite oublié.

16/01/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Enigmes de Léa
Les Enigmes de Léa

J'ai une certaine affection pour les BD Enigmes car quand j'étais jeune, c'était l'une des pages que je cherchais en priorité dans mes lectures du journal de Mickey ou de Pif. J'aimais bien me creuser un petit peu la cervelle et repérer les indices, même si évidemment au fur et à mesure, les indices me sautaient souvent aux yeux tant j'étais devenu rompu au système de ces petits jeux en BD. Toujours est-il que j'aime bien l'idée de mettre au goût du jour les BD Enigmes pour les faire apprécier à la nouvelle génération. Les Enigmes de Léa ont une jeune fille pour héroïne, collégienne enquêtrice en herbe. Douée d'un grand sens de l'observation, ses amis et ses proches lui demandent souvent son aide pour résoudre des enquêtes du quotidien et rien n'échappe à son œil acéré quand on essaie de lui mentir. Ses albums se composent d'énigmes en une ou deux planches, avec la solution écrite à l'envers en dessous de la dernière case si vous n'avez pas trouvé par vous-mêmes. A noter aussi quelques planches jeux qui ne sont pas des énigmes mais par exemple des labyrinthes ou des jeux de décryptage façon Escape Game. Le dessin est très lumineux. J'aurais pu l'apprécier pour sa clarté et sa rigueur. Mais je trouve malheureusement que les traits sont souvent trop rectilignes, les couleurs trop tranchées, avec une impression de dessin informatique un peu trop présente à mon goût. Quant aux histoires, si je trouve l'héroïne agréable, les enquêtes elles-mêmes ne m'ont pas convaincu. Trop souvent, j'ai été frustré. Quelques fois, c'était parce les résolutions d'énigmes était sujettes à interprétations, avec des affirmations qui me semblaient un peu abruptes car d'autres solutions étaient possibles et donc les preuves contestables. D'autres fois, c'était parce que le détail qui amenait la preuve était certes indéniable mais dessiné trop petit pour être vu sans un coup de chance ou sans avoir lu la solution. Ces planches là m'ont un peu agacé, au point que je n'ai pas pris un réel plaisir à la lecture de cette BD et mon avis est donc plutôt mitigé.

16/01/2020 (modifier)
Par Jetjet
Note: 2/5
Couverture de la série Awop Bop Aloobop Alop Bam Boom
Awop Bop Aloobop Alop Bam Boom

Bon déjà le titre de ce petit bouquin est imprononçable. Après le pitch est des plus improbables : Bam Boom, un chat belliqueux, part en croisade contre de curieux aliens pour délivrer sa fiancée Betty qui a été kidnappée. En effet les aliens souhaitent ouvrir une ligne de fast food pour nourrir leurs curieuses bestioles dégueux par de la chair terrienne. Et c’est parti pour un cocktail de bourre-pifs en tous genre avec tout un tas de personnages anecdotiques : le moustique journaliste qui souhaite lever le voile sur ce mystère en filmant toutes les manigances chelous de cette invasion, le duo de détectives pas très malins et une bande de cafards se délectant des cadavres aliens laissés par notre chat psychopathe. Mattioli construit son récit comme un serial de la belle époque : tout est chapitré en deux pages avec moult rebondissements improvisés au gré de son humeur et de son imagination. Et c’est là que le bat blesse : l’histoire n’a ni queue ni tête et se veut comme un incroyable bac à sables d’idées jetées ici et là. En abusant d’une voix off tantôt ironique tantôt anecdotique, les planches dynamiques au demeurant sont plombées par des dialogues se voulant trash et pas aussi mordants qu’espérés. Si on apprécie toujours autant le trait cartoon de l’auteur dans un noir et blanc minimaliste mais dynamique, on déplore la pauvreté des situations décuplée par le nombre exagéré de points de vue. Parue initialement dans Frigidaire, l’équivalent transalpin de notre défunte revue « Psikopat » par Carali, nul doute que la parution épisodique ici compilée dans le présent recueil ne présente pas cette « intrigue interstellaire » sous son meilleur jour. La patte trashouille et gore de l’auteur est pourtant bien respectée avec quelques mises à mort grotesques bien sympathiques mais la chatte Betty n’est qu’un objet sexualisé désuet symbolique d’une autre époque désormais révolue où l’on pouvait se permettre tous les excès pour le meilleur comme pour le pire. Le bilan est ici hélas mitigé et l’est encore davantage lorsque l’on connait le potentiel d’un auteur comme le regretté Massimo Mattioli.

16/01/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Captain America - Le Procès de Captain America
Captain America - Le Procès de Captain America

Cet album contient deux histoires qui se suivent et se déroulent dans la foulée de celles narrées dans Captain America - Deux Amériques. Toutes se passent dans les temps confus qui ont suivi la fin de Civil War après la mort puis la résurrection de Captain America et tandis que Bucky Barnes, l'ancien acolyte du Cap, avait endossé le costume et le bouclier en remplacement de Steve Rogers. C'est bien Bucky Barnes qui est au coeur des récits de cet album et le titre est trompeur car plutôt que le procès de Captain America, c'est bien à celui du Soldat de l'Hiver que nous sommes conviés. Pour ceux qui n'ont pas suivi ou ne connaissent pas l'univers Marvel, le Soldat de l'Hiver était l'identité de Bucky Barnes à l'époque où il était complètement manipulé par l'Union Soviétique qui l'utilisait comme super-soldat et assassin d'élite durant la Guerre Froide. Autant dire qu'il a commis bien des crimes mais Bucky était alors amnésique et complètement inconscient de ses actes. Ceux-ci ont cependant été révélés au grand public et Bucky Barnes doit passer en jugement. Ce procès occupe la première moitié de l'album ici présent. La seconde moitié se déroule pour sa part en Russie car ce n'est pas uniquement l'Amérique qui a une dent contre l'ancien Soldat de l'Hiver mais aussi le pays qui l'a utilisé et qui l'accuse d'avoir commis des crimes de son propre chef. Sincèrement, ces récits m'ont fait l'impression de bouche-trous en attendant mieux. Durant les années de publication qui ont suivi Civil War, les auteurs de Captain America ont fait évoluer leur petit monde, racontant les circonstances de l'absence puis du retour de Steve Rogers/Captain America. Cet album comme ceux qui le précèdent donnent le sentiment qu'ils devaient déblayer le terrain, clarifier les choses en attendant de trouver une meilleure idée de scénario et de passer à la grande crise suivante. Donc là, voilà, il s'agit d'épurer le passé de Bucky Barnes/Soldat de l'Hiver pour voir s'il peut être réhabilité et trouver sa place parmi les super-héros Marvel classiques. Mais ces histoires ne sont guère passionnantes. Une grosse poignée de dessinateurs s'y succèdent, avec chacun leurs styles parfois bien différents. Il y a des dessins qui j'ai bien aimés (Mike Deodato Jr. notamment) mais il y en a d'autres que je n'ai pas aimés et ils sont un peu trop présents. Je leur reproche un trait assez peu élégant et surtout une mise en scène confuse où j'ai eu plusieurs fois du mal à bien suivre l'action et à comprendre ce que le dessinateur voulait montrer. Ça sentait presque le dessin bâclé. Globalement, j'ai lu ces épisodes sans passion, avec presque une grosse part d'ennui par moment tant les péripéties sont convenues par moment, ou embrouillées à d'autres moments. Très dispensable à moins de vouloir absolument savoir ce qu'il s'est passé pour Captain America et Bucky Barnes entre Civil War et la crise Marvel suivante.

15/01/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série J'ai tué François-Ferdinand Archiduc d'Autriche
J'ai tué François-Ferdinand Archiduc d'Autriche

Un one-shot sans grand intérêt. Il faut dire que j'ai lu il y a quelques années l'excellent ''Gavrilo Princip'' qui raconte aussi la vie de l'assassin de l'archiduc et durant ma lecture je n’arrêtais pas d'avoir des souvenirs de cette oeuvre qui m'a grandement touché et donc cet album partait déjà avec un désavantage. J'avais l'impression de déjà tout connaitre sur cet homme et que ce one-shot ne m'apprendrait rien de nouveau. J'ai tout de même essayé de lire cet album sans préjugé, mais très vite je me suis ennuyé. Le dessin est pas mal, mais le scénario est vraiment chiant à lire. Cette BD a le même défaut que plusieurs bandes dessinées historiques que j'ai lues: le traitement de l'événement est froid. Je n'ai ressenti aucune émotion alors que c'est tout de même un des événements les plus marquants du 20ème siècle vu que cet assassinat va déclencher la première guerre mondiale. Le contexte historique n'est pas vraiment approfondi. J'ai presque eu l'impression qu'on suivait une bande de copains qui avaient envie de faire les 400 coups pour s'amuser. Bref, lisez plutôt ''Gavrilo Princip''.

15/01/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Ada & Rosie
Ada & Rosie

Une bande dessinée humoristique qui sent bon l'autobiographie et qui ne m'a pas du tout fait rire. Il y a quelques gags qui m'ont fait sourire, mais la plupart du temps l'humour n'a pas du tout fonctionné sur moi et à quelques occasions je me suis même demandé ce qu'il y avait de marrant dans la chute. On dirait une suite d'anecdotes qui sont drôles uniquement si on les a vécues soi-même. Les personnages sont stéréotypés, notamment la jeune fille qui évidemment va faire des réflexions d'enfants sensées être drôles. Je me suis rapidement ennuyé à la lecture de cet album qui raconte une vie quotidienne au final banale et sans intérêt. À la limite, c'est le genre de gags en une planche dont je n'aurais aucun problème d'en lire une page par semaine dans un magazine, mais dont la lecture en album se révèle vite indigeste. Le dessin est correct.

14/01/2020 (modifier)