C’est très beau visuellement avec de belles couleurs qui mettent en valeur les planches et un cadrage assez dynamique. La flore sous-marine sera de toute beauté. Encore une fois, il n’y a rien à redire sur cet aspect.
Cependant, le scénario n’arrive pas à nous captiver plus que cela. Il y a bien un petit message écologique qui enveloppe le récit (la défense de la nature et des océans). Il manque incontestablement quelque chose pour nous intéresser sur la longueur une fois que l’effet de surprise est passé. C’est une approche assez banale et assez cinématographique à savoir les humains qui s’opposent à un peuple de la mer s’apparentant un peu aux Atlantes.
J’ai appris que l’auteur de ce comics est malheureusement décédé d’un cancer à l’âge de 37 ans. Triste nouvelle. J’avoue qu’il savait très bien dessiner. Son héroïne est par exemple assez sexy. Un film avec Megan Fox dans le rôle d’Aspen devait se faire mais n’a pas abouti.
A noter qu’on peut lire les pensées des personnages et que pour différencier les pensées de chacun, Michael Turner leur a attribué un code de couleur différent. C’est assez astucieux. Dommage que les dialogues ralentissent considérablement le rythme.
Cette série sera à réserver aux fans de l’auteur et aux amateurs du genre.
Encore une œuvre qui va souffrir de la différence entre un excellent dessin et un piètre scénario. Graphiquement, rien à redire car c’est très beau et soigné. Au niveau de l’intrigue, c’est très lent et cela confine presque à l’ennui ce qui n’est jamais bon dans une bd censée nous faire rêver et nous donner un peu de distraction.
Encore une fois, on a un univers assez original dans le genre crépusculaire qui va parler certainement à son auteur mais un peu moins à son lectorat. La faute est celle d’une bonne mise en place. Il y a de sérieux manques malgré une volonté de bien faire. Que dire également de ces longs monologues assommants ? Rien à ajouter. Un titre qu’on va oublier de sitôt.
Il n’y a pas eu de suite faute d’avoir rencontré le succès. Bref, c’est un mauvais augure.
Je vais être assez lapidaire dans mon avis sur cette série, que j’ai finie difficilement, laborieusement, en survolant même certains passages.
D’emblée je n’ai pas réussi à entrer dans l’intrigue. La faute d’abord au dessin – qui n’est pas sans charmes, certes, mais dont je ne suis pas friand. C’est très anguleux, froid, avec des corps, des décors surtout, très allongés, et une colorisation elle aussi qui ne m’a pas plu. Contrairement au dessin d’Andréas (qui de prime abord possède quelques accointances avec celui de Gorski), je n’ai pas trouvé ici ce quelque chose qui me fait passer outre certaine préventions. De plus, ce dessin « stylisé » ne masque pas toujours des erreurs de proportions qui ne doivent pas tout à un choix esthétique.
Ajoutons à cela des textes parfois trop importants, remplissant des bulles et ne fluidifiant pas ma lecture…
Si je n’ai pas su faire l’effort nécessaire pour apprivoiser le dessin, c’est que l’histoire elle-même ne m’a pas convaincu, ne m’a pas intéressé, avec une intrigue manquant d’originalité, autour des conventions sociales à dépasser ou pas.
Je n’y reviendrai pas.
La particularité de ce manga est d’être colorisée. J’avais hâte de le découvrir mais j’ai été déçu par le graphisme qui ne fait pas dans la précision car il y a comme une impression de flou.
Ce récit s’inspire avec beaucoup d’éloignement de la fameuse histoire sans fin des années 80. On a encore tous le refrain en tête qui est d’ailleurs repris par certaines séries à succès de Netflix. Bref, cela revient un peu à la mode.
Sur le fond, je n’ai pas été convaincu par le développement du récit qui baigne beaucoup dans la facilité. Et hop, l’héroïne se retrouve happée par le livre dans une librairie alors qu’elle poursuivait son chat.
Fort heureusement, il n’y a que deux volumes. Cette histoire a fini par trouver sa fin pour notre plus grand soulagement.
Je ne savais pas vraiment ce qu’était un otaku. C’est visiblement une personne qui consacre une grande partie de son temps à une activité d’intérieur comme la lecture de bande dessinée ou le visionnage de film d’animation ou encore des jeux vidéos liés à la culture du Japon. On pourrait se dire également qu’on est tous des otaku d’une certaine manière.
Je ne sais pourquoi mais il y a comme une honte qui se cache derrière ces personnes qui ne veulent pas que cela transparaisse par exemple dans leur vie professionnelle. Il n’y aurait pourtant pas de quoi fouetter un chat. Cela fait un peu cachotterie exagérée.
Je n’ai pas du tout aimé la construction de ce manga qui est bien trop maladroite et artificielle pour convaincre. Certaines situations sont risibles et certains dialogues sont pathétiques. Bref, Otaku est plutôt un titre décevant comme il y en a plein.
Mon avis ne porte que sur l’album « 1918, du printemps tragique à l’Armistice », seul à m’être tombé sous la main (et presque des mains hélas, malgré le travail et la bonne volonté des auteurs).
J’ai découvert avec cet album les auteurs, et cette maison d’édition, qui s’est semble-t-il fait une spécialité de l’histoire – militaire et/ou religieuse, dans une approche quelque peu surannée et « old school ».
En moins d’une quarantaine de pages, Patrick Deschamps tente la gageure de présenter les théâtres d’opération (batailles, mais aussi dessous des décisions cruciales) de la dernière année (d’octobre 1917 au 11 novembre 1918 donc), sur le front Ouest, mais aussi un peu sur le front Est, et aussi sur le front des Balkans. On l’aura compris, ce choix impose de sérieux raccourcis, et rend un peu illusoire la mise en place de petites histoires dans la grande, au risque de ne faire que du pointillisme historique, aride qui plus est.
Et cela est accentué par le type de narration choisi. En effet, Si les textes sont relativement abondants, ce sont avant tout des textes « explicatifs », quand bien même ils sont intégrés dans des bulles, les personnages (généraux le plus souvent, mais aussi hommes politiques, comme Clémenceau) dialoguant artificiellement comme s’ils lisaient des dépêches. C’est assez gênant, cela nuit à la fluidité de la lecture, et a quelque chose de ridicule parfois.
Les quelques citations d'Ernst Jünger qui parsèment le récit ne m'ont pas fait oublier la lourdeur de l'ensemble.
Ce parti pris renforce le côté « hagiographique », « vieillot » de la narration. On est là dans un « cours d’histoire » comme il s’en faisait, à une certaine époque – mais comme il ne s’en fait plus, heureusement pour les collégiens ou lycéens – qui semblent être la cible de l’éditeur ?
La lecture est courte, mais assez rébarbative. De plus, l’absence de regard critique – par choix ou par manque de place – réduit cet album à une suite d’images d’Epinal qui ne m’a pas vraiment accroché.
Quant au dessin de Guillaume Berteloot, il est très classique, techniquement pas mauvais, mais trop statique à mon goût. Il est raccord avec la narration, un peu guindée. De toute façon, le manque de place et le choix narratif le poussaient vers un travail d’illustration, plus que vers un dessin dynamique.
Bref, je rentre cette série avec cet album sur le site. Mais c’est clair que dans la très (trop ?) grande production BD liée à la première guerre mondiale, ce n’est pas la meilleure réussite. En tout cas le fond et la forme ne m’ont pas plu.
Mouais mouais... Une autre lecture de manga qui me donne de nouveau l'impression que nos mangakas japonais testent des trucs dans des niches toujours plus singulières et pas forcément pertinentes...
Car ici, la trame de base axée sur la fantasy de façon très classique prend tout à coup un tournant assez inattendu de façon plus ou moins déguisée : l'organisation de conventions... Sûr que ça va passionner un paquet de monde... Et même si j'ai pu me sentir un tantinet concerné pour organiser régulièrement des événements culturels et un festival BD, franchement cette série ne m'a pas vraiment convaincu.
En effet, notre jeune héroïne Mika se retrouve on ne sait comment dans un univers de fantasy et va essayer par tous les moyens de revenir dans notre monde. Pour se faire elle se spécialise dans la copie de grimoires et autres parchemins magiques afin de trouver LA formule qui lui permettra de rentrer chez elle. Car chaque être de ce monde hérite d'un pouvoir : pour elle il s'agit de pouvoir copier des ouvrages magiques. Elle organise donc les premières rencontres de mages et autres sorciers locaux afin de trouver la perle rare.
On assiste donc après la mise en place des personnages et de l'univers à une succession de conventions prenant de plus en plus d'ampleur auxquelles il faut trouver des solutions logistiques plus conséquentes... Qu'il s'agisse de la nourriture, des emplacements de chaque participant ou même des chiottes tout y passe... Wow ! Passionnant !
Bref, je ne pense pas que j'irai plus loin dans cette série.
Mouais, c'est carrément pas la BD du siècle, en fait j'ai pas trop compris le projet. Si l'objectif était de faire du bourrin second degré, pari gagné. Mais faire du bourrin second degré demande alors une touche d'humour et désolé les gars mais l'humour ce ne sont pas que des vannes à deux balles avec des gros mots ou du recyclage de pub comme dans Lanfeust. Le comique c'est aussi celui de situation qui n'a pas besoin d'appuyer lourdement sur les effets de langage.
Après il y a sans doute preneur mais personnellement je me suis assez vite désintéressé des aventures de ce bon Krän. Pour ce qui est du dessin, disons charitablement que, et c'est tant mieux, E.Herenguel a depuis fait de gros progrès. Ici le trait est encore gras et la colorisation n'est pas au top. Même dans le genre décalé c'est moyen. Je passe mon chemin.
Hélas, je me retrouve en grande partie dans l’avis de Mac Arthur concernant cet album, que j’ai lu en me posant pas mal de questions – restées sans réponse. S’il se laisse lire, ses défauts (essentiellement scénaristiques) le plombent irrémédiablement.
En effet, le scénario use de ficelles fragiles qui me laissent perplexe. Tout le côté « thriller », à partir de l’apparition des types de la CIA, de l’enlèvement, puis l’évasion de Nick, est hautement improbable (dans le fond et la forme). C’est tellement nul, et les sbires de l’agence font tellement bras cassés, qu’on en arriverait presque à prendre en pitié cette organisation (non je déconne). Surtout que cet aspect disparait subitement et qu’il n’y a pas vraiment de suite à l’évasion de Nick.
L’autre aspect de l’histoire, à savoir les talents de mémorisation de Nick, aurait mérité d’être mieux exploité (effectivement, le stockage de ses « souvenirs » dans des cartons est ridicule) : mais encore aurait-il fallu lui donner un « enrobage » correct.
Quant au dessin, si techniquement il n’y a pas trop de reproches à lui faire, je n’ai pas trop accroché au rendu vaguement brouillon, « crayonné », hachuré, qui me déplaisait parfois.
Je pense que je vais oublier rapidement ce « De Mémoire ».
Les Entrailles de New York est un album assez spécial. C'est une sorte de documentaire sur la face cachée de la ville de New York, avec beaucoup d'images et d'anecdotes, la majorité portant sur l'architecture de la ville, ce que les nouveaux bâtiments cachent des anciennes constructions, et quelques secrets pas très glorieux de la Grosse Pomme.
Il est composé de chapitres courts, allant de deux à une douzaine de pages, chacun abordant un thème différent. Il ne contient qu'une faible portion de véritables planches de bande dessinée, un quart des pages je dirais. Celles-ci mettent en scène l'auteure elle-même ou les personnages historiques dont elle veut parler. Un autre petit quart est empli d'un texte dense accompagné de quelques illustrations racontant, à la manière d'encarts documentaires dans un Guide du Routard, des anecdotes et informations concernant certains personnages rocambolesques, faits-divers ou lieux étonnants de l'Histoire de New York. Un bon tiers de l'album ensuite sont des dessins de façades et de rues avec une comparaison entre ce à quoi elles ressemblaient au début du 20e siècle et ce qu'elles sont devenues au début du 21e siècle. Les pages restantes sont des illustrations, commentaires et aussi quelques photos de l'auteure sur des lieux remarquables, des souvenirs du passé de la ville et autres comparaisons entre par exemple les véhicules publics d'antan ou une collection d'anciennes clés d'hôtel.
Si c'est parfois intéressant et souvent instructif, c'est un peu rébarbatif aussi. Les dessins des façades et architectures sont bons, tandis que ceux des personnages sont plutôt laids. Certains textes et sujets abordés sont suffisamment surprenants et bien écrits pour capter le lecteur, mais beaucoup d'autres sont ennuyeux. Quant aux comparaisons des façades et de leurs évolutions, c'est intéressant sur les dix premières pages, mais plus de 100 pages sur le sujet, ça lasse très vite.
Bref, à moins d'être amoureux de la ville de New York et désireux d'en découvrir des aspects peu connus et des visions de son histoire et de son architecture avec un œil neuf et sortant des sentiers battus, c'est un album qui risque de vous tomber des mains passé un certain nombre de pages.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Fathom
C’est très beau visuellement avec de belles couleurs qui mettent en valeur les planches et un cadrage assez dynamique. La flore sous-marine sera de toute beauté. Encore une fois, il n’y a rien à redire sur cet aspect. Cependant, le scénario n’arrive pas à nous captiver plus que cela. Il y a bien un petit message écologique qui enveloppe le récit (la défense de la nature et des océans). Il manque incontestablement quelque chose pour nous intéresser sur la longueur une fois que l’effet de surprise est passé. C’est une approche assez banale et assez cinématographique à savoir les humains qui s’opposent à un peuple de la mer s’apparentant un peu aux Atlantes. J’ai appris que l’auteur de ce comics est malheureusement décédé d’un cancer à l’âge de 37 ans. Triste nouvelle. J’avoue qu’il savait très bien dessiner. Son héroïne est par exemple assez sexy. Un film avec Megan Fox dans le rôle d’Aspen devait se faire mais n’a pas abouti. A noter qu’on peut lire les pensées des personnages et que pour différencier les pensées de chacun, Michael Turner leur a attribué un code de couleur différent. C’est assez astucieux. Dommage que les dialogues ralentissent considérablement le rythme. Cette série sera à réserver aux fans de l’auteur et aux amateurs du genre.
L'Augure
Encore une œuvre qui va souffrir de la différence entre un excellent dessin et un piètre scénario. Graphiquement, rien à redire car c’est très beau et soigné. Au niveau de l’intrigue, c’est très lent et cela confine presque à l’ennui ce qui n’est jamais bon dans une bd censée nous faire rêver et nous donner un peu de distraction. Encore une fois, on a un univers assez original dans le genre crépusculaire qui va parler certainement à son auteur mais un peu moins à son lectorat. La faute est celle d’une bonne mise en place. Il y a de sérieux manques malgré une volonté de bien faire. Que dire également de ces longs monologues assommants ? Rien à ajouter. Un titre qu’on va oublier de sitôt. Il n’y a pas eu de suite faute d’avoir rencontré le succès. Bref, c’est un mauvais augure.
Saga anglaise
Je vais être assez lapidaire dans mon avis sur cette série, que j’ai finie difficilement, laborieusement, en survolant même certains passages. D’emblée je n’ai pas réussi à entrer dans l’intrigue. La faute d’abord au dessin – qui n’est pas sans charmes, certes, mais dont je ne suis pas friand. C’est très anguleux, froid, avec des corps, des décors surtout, très allongés, et une colorisation elle aussi qui ne m’a pas plu. Contrairement au dessin d’Andréas (qui de prime abord possède quelques accointances avec celui de Gorski), je n’ai pas trouvé ici ce quelque chose qui me fait passer outre certaine préventions. De plus, ce dessin « stylisé » ne masque pas toujours des erreurs de proportions qui ne doivent pas tout à un choix esthétique. Ajoutons à cela des textes parfois trop importants, remplissant des bulles et ne fluidifiant pas ma lecture… Si je n’ai pas su faire l’effort nécessaire pour apprivoiser le dessin, c’est que l’histoire elle-même ne m’a pas convaincu, ne m’a pas intéressé, avec une intrigue manquant d’originalité, autour des conventions sociales à dépasser ou pas. Je n’y reviendrai pas.
Histoires sans fin
La particularité de ce manga est d’être colorisée. J’avais hâte de le découvrir mais j’ai été déçu par le graphisme qui ne fait pas dans la précision car il y a comme une impression de flou. Ce récit s’inspire avec beaucoup d’éloignement de la fameuse histoire sans fin des années 80. On a encore tous le refrain en tête qui est d’ailleurs repris par certaines séries à succès de Netflix. Bref, cela revient un peu à la mode. Sur le fond, je n’ai pas été convaincu par le développement du récit qui baigne beaucoup dans la facilité. Et hop, l’héroïne se retrouve happée par le livre dans une librairie alors qu’elle poursuivait son chat. Fort heureusement, il n’y a que deux volumes. Cette histoire a fini par trouver sa fin pour notre plus grand soulagement.
Otaku Otaku
Je ne savais pas vraiment ce qu’était un otaku. C’est visiblement une personne qui consacre une grande partie de son temps à une activité d’intérieur comme la lecture de bande dessinée ou le visionnage de film d’animation ou encore des jeux vidéos liés à la culture du Japon. On pourrait se dire également qu’on est tous des otaku d’une certaine manière. Je ne sais pourquoi mais il y a comme une honte qui se cache derrière ces personnes qui ne veulent pas que cela transparaisse par exemple dans leur vie professionnelle. Il n’y aurait pourtant pas de quoi fouetter un chat. Cela fait un peu cachotterie exagérée. Je n’ai pas du tout aimé la construction de ce manga qui est bien trop maladroite et artificielle pour convaincre. Certaines situations sont risibles et certains dialogues sont pathétiques. Bref, Otaku est plutôt un titre décevant comme il y en a plein.
Le Centenaire de la Grande Guerre
Mon avis ne porte que sur l’album « 1918, du printemps tragique à l’Armistice », seul à m’être tombé sous la main (et presque des mains hélas, malgré le travail et la bonne volonté des auteurs). J’ai découvert avec cet album les auteurs, et cette maison d’édition, qui s’est semble-t-il fait une spécialité de l’histoire – militaire et/ou religieuse, dans une approche quelque peu surannée et « old school ». En moins d’une quarantaine de pages, Patrick Deschamps tente la gageure de présenter les théâtres d’opération (batailles, mais aussi dessous des décisions cruciales) de la dernière année (d’octobre 1917 au 11 novembre 1918 donc), sur le front Ouest, mais aussi un peu sur le front Est, et aussi sur le front des Balkans. On l’aura compris, ce choix impose de sérieux raccourcis, et rend un peu illusoire la mise en place de petites histoires dans la grande, au risque de ne faire que du pointillisme historique, aride qui plus est. Et cela est accentué par le type de narration choisi. En effet, Si les textes sont relativement abondants, ce sont avant tout des textes « explicatifs », quand bien même ils sont intégrés dans des bulles, les personnages (généraux le plus souvent, mais aussi hommes politiques, comme Clémenceau) dialoguant artificiellement comme s’ils lisaient des dépêches. C’est assez gênant, cela nuit à la fluidité de la lecture, et a quelque chose de ridicule parfois. Les quelques citations d'Ernst Jünger qui parsèment le récit ne m'ont pas fait oublier la lourdeur de l'ensemble. Ce parti pris renforce le côté « hagiographique », « vieillot » de la narration. On est là dans un « cours d’histoire » comme il s’en faisait, à une certaine époque – mais comme il ne s’en fait plus, heureusement pour les collégiens ou lycéens – qui semblent être la cible de l’éditeur ? La lecture est courte, mais assez rébarbative. De plus, l’absence de regard critique – par choix ou par manque de place – réduit cet album à une suite d’images d’Epinal qui ne m’a pas vraiment accroché. Quant au dessin de Guillaume Berteloot, il est très classique, techniquement pas mauvais, mais trop statique à mon goût. Il est raccord avec la narration, un peu guindée. De toute façon, le manque de place et le choix narratif le poussaient vers un travail d’illustration, plus que vers un dessin dynamique. Bref, je rentre cette série avec cet album sur le site. Mais c’est clair que dans la très (trop ?) grande production BD liée à la première guerre mondiale, ce n’est pas la meilleure réussite. En tout cas le fond et la forme ne m’ont pas plu.
L'Imprimerie des sorcières
Mouais mouais... Une autre lecture de manga qui me donne de nouveau l'impression que nos mangakas japonais testent des trucs dans des niches toujours plus singulières et pas forcément pertinentes... Car ici, la trame de base axée sur la fantasy de façon très classique prend tout à coup un tournant assez inattendu de façon plus ou moins déguisée : l'organisation de conventions... Sûr que ça va passionner un paquet de monde... Et même si j'ai pu me sentir un tantinet concerné pour organiser régulièrement des événements culturels et un festival BD, franchement cette série ne m'a pas vraiment convaincu. En effet, notre jeune héroïne Mika se retrouve on ne sait comment dans un univers de fantasy et va essayer par tous les moyens de revenir dans notre monde. Pour se faire elle se spécialise dans la copie de grimoires et autres parchemins magiques afin de trouver LA formule qui lui permettra de rentrer chez elle. Car chaque être de ce monde hérite d'un pouvoir : pour elle il s'agit de pouvoir copier des ouvrages magiques. Elle organise donc les premières rencontres de mages et autres sorciers locaux afin de trouver la perle rare. On assiste donc après la mise en place des personnages et de l'univers à une succession de conventions prenant de plus en plus d'ampleur auxquelles il faut trouver des solutions logistiques plus conséquentes... Qu'il s'agisse de la nourriture, des emplacements de chaque participant ou même des chiottes tout y passe... Wow ! Passionnant ! Bref, je ne pense pas que j'irai plus loin dans cette série.
Krän
Mouais, c'est carrément pas la BD du siècle, en fait j'ai pas trop compris le projet. Si l'objectif était de faire du bourrin second degré, pari gagné. Mais faire du bourrin second degré demande alors une touche d'humour et désolé les gars mais l'humour ce ne sont pas que des vannes à deux balles avec des gros mots ou du recyclage de pub comme dans Lanfeust. Le comique c'est aussi celui de situation qui n'a pas besoin d'appuyer lourdement sur les effets de langage. Après il y a sans doute preneur mais personnellement je me suis assez vite désintéressé des aventures de ce bon Krän. Pour ce qui est du dessin, disons charitablement que, et c'est tant mieux, E.Herenguel a depuis fait de gros progrès. Ici le trait est encore gras et la colorisation n'est pas au top. Même dans le genre décalé c'est moyen. Je passe mon chemin.
De mémoire
Hélas, je me retrouve en grande partie dans l’avis de Mac Arthur concernant cet album, que j’ai lu en me posant pas mal de questions – restées sans réponse. S’il se laisse lire, ses défauts (essentiellement scénaristiques) le plombent irrémédiablement. En effet, le scénario use de ficelles fragiles qui me laissent perplexe. Tout le côté « thriller », à partir de l’apparition des types de la CIA, de l’enlèvement, puis l’évasion de Nick, est hautement improbable (dans le fond et la forme). C’est tellement nul, et les sbires de l’agence font tellement bras cassés, qu’on en arriverait presque à prendre en pitié cette organisation (non je déconne). Surtout que cet aspect disparait subitement et qu’il n’y a pas vraiment de suite à l’évasion de Nick. L’autre aspect de l’histoire, à savoir les talents de mémorisation de Nick, aurait mérité d’être mieux exploité (effectivement, le stockage de ses « souvenirs » dans des cartons est ridicule) : mais encore aurait-il fallu lui donner un « enrobage » correct. Quant au dessin, si techniquement il n’y a pas trop de reproches à lui faire, je n’ai pas trop accroché au rendu vaguement brouillon, « crayonné », hachuré, qui me déplaisait parfois. Je pense que je vais oublier rapidement ce « De Mémoire ».
Les Entrailles de New York
Les Entrailles de New York est un album assez spécial. C'est une sorte de documentaire sur la face cachée de la ville de New York, avec beaucoup d'images et d'anecdotes, la majorité portant sur l'architecture de la ville, ce que les nouveaux bâtiments cachent des anciennes constructions, et quelques secrets pas très glorieux de la Grosse Pomme. Il est composé de chapitres courts, allant de deux à une douzaine de pages, chacun abordant un thème différent. Il ne contient qu'une faible portion de véritables planches de bande dessinée, un quart des pages je dirais. Celles-ci mettent en scène l'auteure elle-même ou les personnages historiques dont elle veut parler. Un autre petit quart est empli d'un texte dense accompagné de quelques illustrations racontant, à la manière d'encarts documentaires dans un Guide du Routard, des anecdotes et informations concernant certains personnages rocambolesques, faits-divers ou lieux étonnants de l'Histoire de New York. Un bon tiers de l'album ensuite sont des dessins de façades et de rues avec une comparaison entre ce à quoi elles ressemblaient au début du 20e siècle et ce qu'elles sont devenues au début du 21e siècle. Les pages restantes sont des illustrations, commentaires et aussi quelques photos de l'auteure sur des lieux remarquables, des souvenirs du passé de la ville et autres comparaisons entre par exemple les véhicules publics d'antan ou une collection d'anciennes clés d'hôtel. Si c'est parfois intéressant et souvent instructif, c'est un peu rébarbatif aussi. Les dessins des façades et architectures sont bons, tandis que ceux des personnages sont plutôt laids. Certains textes et sujets abordés sont suffisamment surprenants et bien écrits pour capter le lecteur, mais beaucoup d'autres sont ennuyeux. Quant aux comparaisons des façades et de leurs évolutions, c'est intéressant sur les dix premières pages, mais plus de 100 pages sur le sujet, ça lasse très vite. Bref, à moins d'être amoureux de la ville de New York et désireux d'en découvrir des aspects peu connus et des visions de son histoire et de son architecture avec un œil neuf et sortant des sentiers battus, c'est un album qui risque de vous tomber des mains passé un certain nombre de pages.